La campagne de Chirac financée par Bongo: l'ancien président dément

(Avec agence)

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Le Sénat a supprimé, mardi, contre la volonté du gouvernement, le droit, pour les anciens présidents de la République, de siéger automatiquement au Conseil constitutionnel.
Le Sénat a supprimé, mardi, contre la volonté du gouvernement, le droit, pour les anciens présidents de la République, de siéger automatiquement au Conseil constitutionnel. — Patrick Kovarik AFP/Archives

La guerre est ouverte. Alors que Valéry Giscard d'Estaing prétend que le président gabonais Omar Bongo, décédé en début de semaine, aurait soutenu financièrement la campagne de Jacques Chirac, pour la présidentielle de 1981, ce dernier dénonce des affirmations «dénuées de tout fondement». «Ces propos (…) ne relèvent que d'une médiocre polémique», a déclaré l'ex-président Chirac à la sortie d'une réunion du Conseil constitutionnel à laquelle il participait.

Echanges de piques

Mardi, VGE avait déclaré sur «Europe 1», à propos de la présidentielle de 1981 dans laquelle il avait brigué en vain sa réélection, affrontant au premier tour Jacques Chirac: «Normalement, vous savez qu'on n'acceptait pas des versements de fonds provenant de pays étrangers qui soutenaient des candidats en France. Et j'ai appris que Bongo soutenait financièrement Jacques Chirac».

Giscard, dont la campagne de 1981 fut plombée par l'affaire des diamants du dictateur centrafricain Bokassa, n'a jamais été avare de piques contre son successeur.Chirac avait trouvé mardi un défenseur en la personne de Charles Pasqua: «basse insinuation», «calomnie» et «vieillesse», a accusé l'ancien ministre de l'Intérieur. Les relations entre Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, qui fut son Premier ministre sont notoirement mauvaises. Les deux hommes se côtoient au Conseil constitutionnel où ils siègent en tant qu'ex-présidents.