Sommet : Les dirigeants des pays du G7 unis pour dénoncer la guerre en Ukraine

DETERMINATION Le sommet annuel du G7 se tient en Allemagne jusqu’à mardi

20 Minutes avec AFP
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Les dirigeants du G7 (de gauche à droite) : Charles Michel (Conseil européen), Mario Dragi (Italie), Justin Trudeau (Canada), Emmanuel Macron (France), Olaf Scholz (Allemagne), Joe Biden (Etats-Unis), Boris Johnson (Royaume-Uni), Fumio Kishida (Japon) et Ursula von der Leyen (Commission européenne), à Krun en Allemagne le 26 juin 2022.
Les dirigeants du G7 (de gauche à droite) : Charles Michel (Conseil européen), Mario Dragi (Italie), Justin Trudeau (Canada), Emmanuel Macron (France), Olaf Scholz (Allemagne), Joe Biden (Etats-Unis), Boris Johnson (Royaume-Uni), Fumio Kishida (Japon) et Ursula von der Leyen (Commission européenne), à Krun en Allemagne le 26 juin 2022. — Action Press//SIPA

Sans surprise, Vladimir Poutine a été au cœur des critiques et des moqueries dimanche en Bavière. Les dirigeants des pays du G7, réunis en Allemagne au premier jour de leur sommet annuel, ont affiché leur détermination à soutenir l’Ukraine.

Une photo de famille sur fond de cimes dressées dans un ciel radieux, quelques pas dans des prés fraîchement coupés : les retrouvailles du club des sept pays industrialisés (Allemagne, Etats-Unis, France, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni) ont fourni leur lot d’images bucoliques. Mais les dirigeants se sont surtout attelés sans tarder aux priorités de ce sommet qui se tient jusqu’à mardi : la guerre en Ukraine, les menaces sur la sécurité alimentaire et énergétique, l’urgence climatique, la Chine.

Embargo sur l’or russe

Soucieux d’envoyer un signal fort de soutien à Kiev, le président américain Joe Biden et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont annoncé un embargo sur les importations d’or russe, avant même que la décision ne soit formalisée par l’ensemble du G7. Cette interdiction porte sur l’or nouvellement extrait en Russie, sans viser celui déjà vendu.

Les Occidentaux ont déjà pris plusieurs volets de sanctions contre la Russie dont la guerre contre l’Ukraine est entrée dans son cinquième mois. Mais le gouvernement ukrainien en réclame plus, après des frappes russes sur Kiev dimanche matin, un acte de « barbarie » dénoncé par Joe Biden.

Face à un risque de « fatigue » du camp occidental, évoqué par Boris Johnson, le président américain a lancé un nouvel appel à l’unité du G7 et de l’Otan. Vladimir Poutine espérait « que, d’une manière ou d’une autre, l’Otan et le G7 se divisent. Mais nous ne l’avons pas fait et nous ne le ferons pas », a assuré le locataire de la Maison-Blanche. Hôte du sommet, le chancelier allemand Olaf Scholz a également loué l’unité des alliés, à laquelle « Poutine ne s’attendait pas ». Les dirigeants ne se sont en outre pas privés, lors d’un échange informel capté par les caméras, de tourner en dérision le président russe et sa pose torse nu lors d’une séance photo en 2009.

Zelensky ce lundi en visioconférence

Alors que les troupes russes progressent dans le Donbass, le président ukrainien Volodymyr Zelensky​ interviendra ce lundi en visioconférence. Il s’agit d’un « moment critique pour l’évolution du conflit », ont souligné Boris Johnson et Emmanuel Macron, selon un porte-parole du gouvernement britannique. Ils pensent qu’il est « possible de renverser le cours de la guerre ». Le Premier ministre britannique a toutefois mis en garde contre toute tentation d’une solution négociée « maintenant » en Ukraine au risque de prolonger « l’instabilité mondiale ».

Le conflit et ses répercussions vont encore occuper ce lundi une grande part des discussions avec de premiers entretiens consacrés aux turbulences économiques mondiales. Les leaders d’Indonésie, Inde, Sénégal, Afrique du Sud et Argentine, ont d’ailleurs été conviés à ce sommet alors que les Occidentaux cherchent à élargir le front des démocraties unies contre la menace d’un bloc formé par la Russie et la Chine.