Afrique du sud : 21 jeunes meurent après une soirée dans un bar d’East London

TRAGEDIE Sur les réseaux sociaux, certains évoquaient la possibilité d’une intoxication au gaz ou d’un empoisonnement collectif

20 Minutes avec AFP
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Au moins 20 jeunes on trouvé la mort après une soirée dans un bar d'East London, en Afrique du Sud.
Au moins 20 jeunes on trouvé la mort après une soirée dans un bar d'East London, en Afrique du Sud. — AFP

Les cadavres de 17 jeunes, morts sans blessures apparentes, ont été découverts dimanche dans un bar de nuit d’un township d’East London, en Afrique du Sud, a annoncé la police locale. Quatre autres jeunes qui se trouvaient dans cet établissement sont ensuite décédés à l’hôpital, selon des autorités locales. Un précédent bilan faisait état de 20 morts.

Une foule de personnes, incluant des parents dont les enfants sont portés disparus, s’est rassemblée devant le bar situé dans un quartier résidentiel pendant que des véhicules mortuaires emmenaient les victimes. De hauts responsables du gouvernement se sont rapidement rendus sur les lieux, dont le ministre de la Police nationale, Bheki Cele, qui a fondu en larmes en sortant de la morgue. « C’est une scène terrible à regarder », a-t-il déclaré aux journalistes. « Ils sont assez jeunes. Quand on vous dit qu’ils ont 13 ans, 14 ans et que vous y allez (à la morgue) et que vous les voyez. Ça casse ». Les victimes sont treize garçons et huit filles.

Pas de blessure visible

Un responsable des services de santé provinciaux, Unathi Binqose, a écarté la possibilité d’une bousculade ou d’un mouvement de foule. « Il est difficile de penser qu’il s’agit d’une bousculade, car aucune victime ne présente de blessure ouverte visible », a-t-il affirmé. Selon le journal local DispatchLive, « les corps sont éparpillés, en travers des tables, sur des chaises et au sol », sans « aucun signe apparent de blessure ». Les victimes étaient vraisemblablement des élèves qui célébraient la fin des examens et de l’année scolaire.

Sur les réseaux sociaux, certains évoquaient la possibilité d’une intoxication au gaz ou d’un empoisonnement collectif.