Sommet du G7 : Arrivée de Joe Biden en Allemagne pour parler Ukraine, Chine et inflation avec ses alliés

DIPLOMATIE De ce dimanche à mardi, le président américain va participer à un sommet du G7 en Bavière. Il se rendra ensuite à un sommet de l’Otan en Espagne

20 Minutes avec AFP
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Joe Biden à son arrivée à Munich, le 25 juin 2022.
Joe Biden à son arrivée à Munich, le 25 juin 2022. — Susan Walsh/AP/SIPA

Joe Biden est une nouvelle fois en Europe. Le président américain est arrivé en Allemagne samedi soir, à la veille d’un sommet du G7 où il doit discuter avec ses alliés d’un front uni face à Moscou et du nouvel accès de faiblesse de l’économie mondiale.

Le locataire de la Maison-Blanche a atterri à Munich en provenance de Washington et devait gagner en hélicoptère militaire le lieu du sommet du G7. Son premier entretien au cours de ce déplacement de trois jours se fera ce dimanche avec le chancelier allemand Olaf Scholz. Puis Joe Biden participera la semaine prochaine à un sommet de l'Otan à Madrid.

Moscou doit rendre « des comptes »

Ce déplacement intervient à « un moment charnière pour la solidarité transatlantique », avait estimé jeudi John Kirby, qui coordonne la communication de la Maison-Blanche sur les questions stratégiques. Au G7 comme à l’Otan, « vous allez voir clairement comment l’intention du président, dès le départ, de revitaliser nos alliances et nos partenariats nous a permis d’être au rendez-vous » pour « que la Russie rende des comptes », a-t-il promis. Le président américain a aussi l’intention de démontrer à ses alliés que tenir tête à la Russie et faire face à la Chine sont des objectifs complémentaires, et non opposés.

Washington s’est en outre fixé trois grands objectifs pour le G7 : augmenter encore la pression sur Moscou ; faire des propositions concrètes pour répondre à la flambée des prix de l’énergie et de l’alimentation ; et lancer un partenariat sur les infrastructures avec des pays en développement. Ce dernier point se veut une réponse aux gigantesques investissements de la Chine à travers le monde. A l’Otan, les Américains et leurs alliés veulent se donner un nouveau « concept stratégique » qui, pour la première fois, évoquera les défis posés par la Chine.

Joe Biden fragilisé dans son pays

La Maison-Blanche balaye jusqu’ici toute lassitude occidentale face à une guerre en Ukraine qui semble vouée à durer et qui a aussi un coût pour les populations occidentales : « Nous n’avons pas vu de fractures et de fissures » au sein de l’Otan, a ainsi affirmé John Kirby. « Chaque pays s’exprime, chaque pays a ses préoccupations en termes de ce qu’il est prêt ou non à faire. Mais l’alliance n’a jamais été aussi forte ».

C’est toutefois un Joe Biden fragilisé qui a quitté les Etats-Unis. L’annulation vendredi du droit à l’avortement par une Cour suprême désormais résolument conservatrice est venue illustrer les limites à sa marge de manœuvre nationale. La conjoncture économique incertaine et une forte inflation compromettent également ses chances de sauver la mince majorité démocrate au Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre. Un raz-de-marée conservateur poserait la question du soutien du futur Congrès à de nouveaux grands plans de dépense pour l’Ukraine, même si jusqu’ici, la grande majorité des républicains est favorable à une réponse ferme à la Russie.