Guerre en Ukraine : L’armée ukrainienne se retire de Severodonestk, la Pologne aidée pour l’accueil des réfugiés

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

X.R. avec AFP
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Severodonestk est désormais aux mains des forces russes.
Severodonestk est désormais aux mains des forces russes. — Alexander Reka/TASS/Sipa USA/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce vendredi, les troupes ukrainiennes se sont retirées de Severodonetsk et le Conseil de l’Europe aide la Pologne à accueillir les réfugiés.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Bombardée depuis des semaines, Severodonetsk a cédé. Les forces ukrainiennes ont reçu l’ordre de se retirer de la ville en ruines, admettant leur épuisement. « Les unités ukrainiennes sont épuisées, exsangues. Elles ont eu des pertes terribles avec des bataillons complètement neutralisés », explique un haut gradé français sous couvert de l’anonymat, évoquant des unités de 300 ou 400 hommes dont il n’est resté qu’une vingtaine de valides.

« Cela ne fait plus aucun sens de rester sur des positions qui ont été constamment bombardées depuis des mois », indique Serguiï Gaïdaï, le gouverneur de Lougansk. « Toutes les infrastructures essentielles ont été détruites. 90 % de la ville est endommagée, 80 % des maisons devront être détruites », a-t-il estimé.

La phrase du jour

« Hitler sous son étendard avait rassemblé une grande partie de l’Europe pour faire la guerre contre l’Union soviétique »

Ce point Godwin est signé Sergueï Lavrov. Le ministre russe des Affaires étrangères dénonçait ainsi la volonté de l’UE et de l’Otan de vouloir « faire la guerre à la Russie » en créant une « coalition contemporaine » avec les candidatures validées de la Moldavie et de l’Ukraine à l’UE. Mais le Russe s’est aussi montré rassurant, estimant que cela ne représentait « aucun risque » pour la Russie, l’UE n’étant pas une union militaire.

Le chiffre du jour

450 millions d’euros. C’est le montant « record » du prêt accordé par la banque de développement de Conseil de l’Europe à la Pologne, pour aider Varsovie à prendre en charge les réfugiés d’Ukraine. « Ce prêt est le plus important jamais approuvé par la CEB. Il soutiendra le plan du gouvernement de Pologne visant à faire face à l’afflux massif de personnes fuyant la guerre en Ukraine », a expliqué dans un communiqué le Conseil de l’Europe.

La tendance du jour

Les analystes occidentaux prévenaient ces temps derniers : les pluies de bombes russes ont fini par user le moral des troupes de Kiev, leurs unités, leurs équipements. Voir Severodonetsk tomber, après plusieurs semaines de combats meurtriers, est donc logique. « Peut-être assiste-t-on à une phase de bascule sur l’usure morale », indique un haut gradé français, en référence à l’euphorie des premières semaines lors desquelles les Ukrainiens avaient bloqué l’avancée russe et forcé Moscou à se concentrer sur l’est du pays.

Avec de moins en moins de soldats pour Zelensky, et une « victoire pour la propagande russe », la guerre bascule-t-elle ? « La vision globale – une guerre lente de positions retranchées – n’a guère changé », répond Ivan Klyszcz, chercheur à l’université estonienne de Tartu. Le retrait de Severodonestk était anticipé, et les forces russes cherchent toujours à « éviter le contact direct » en avançant sous le couvert de leur artillerie, estime Alexander Grinberg, analyste au Jerusalem Institute for Security and Strategy.

« Combattre intelligemment dans le contexte actuel, c’est passer à une posture défensive », écrivait il y a une semaine l’ancien colonel français Michel Goya. Pour les Ukrainiens, « il faut défendre en profondeur, en acceptant de perdre du terrain à l’avant pour sauvegarder ses forces, tout en faisant payer cher en hommes et en temps chaque kilomètre carré gagné par les Russes ». Il est donc probable que les jours à venir ressemblent aux précédents.