Guerre en Ukraine : Bras de fer à Severodonetsk, l’Allemagne retourne au charbon

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

Jean Bouclier
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Un soldat ukrainien sur le front à Severodonetsk.
Un soldat ukrainien sur le front à Severodonetsk. — Oleksandr Ratushniak/AP/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce dimanche, les combats se poursuivent dans la ville clé de Severodonetsk, dans le sud-est du pays. Et sur le front de l’énergie, l’Allemagne décide de revenir vers le charbon.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

C’est « amer » mais « indispensable », reconnaît Robert Habeck, le ministre écologiste de l’Economie et du Climat. Alors que le gouvernement allemand avait promis d’abandonner le charbon comme source d’énergie d’ici à 2030, il fait machine arrière à cause du conflit en Ukraine. La baisse récente de livraison de gaz russe, dont est particulièrement dépendante l’Allemagne, l’y oblige. « Il faut utiliser moins de gaz pour produire de l’électricité. A la place, les centrales à charbon devront être davantage utilisées », a expliqué le ministre.

Concrètement, le gouvernement va permettre l’utilisation de centrales dites « de réserve », ne servant actuellement qu’en dernier recours. Mais ce plus fort recours au charbon est censé être « provisoire ».

La phrase du jour

Nous devons nous préparer à ce que cela puisse durer des années »

C’est la crainte du secrétaire général de l’Otan, dans une interview au quotidien allemand Bild. Jens Stoltenberg ajoute : « Nous ne devons pas faiblir dans le soutien à l’Ukraine, même si les coûts sont élevés, pas seulement en ce qui concerne le soutien militaire mais aussi en raison des prix de l’énergie et de l’alimentation qui montent ».

Le chiffre du jour

Jusqu’à 50 % de réduction pour les rations données aux réfugiés en Afrique par le programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU. Le PAM est contraint de donner moins notamment en Éthiopie, au Kenya, au Soudan du Sud et en Ouganda, car « les ressources disponibles ne peuvent pas suivre la demande croissante de nourriture dans le monde ». La faute notamment à la guerre en Ukraine et à l’envolée du prix des céréales.

La tendance du jour

La lutte continue de faire rage à Severodonetsk, dans l’est. Sur le terrain militaire comme sur celui de la communication. Alors que Moscou assure que « l’offensive [sur la ville] se déroule avec succès », l’armée ukrainienne affirme, elle, avoir repoussé les troupes russes dans le secteur. « [Les Russes] contrôlent la majorité de la ville, mais ils ne la contrôlent pas entièrement », a insisté le gouverneur local, Serguiï Gaïdaï. Moscou dit aussi avoir « libéré » la localité de Metolkine, quand Kiev dit avoir défendu la région de Tochkivka… Sans que ces affirmations aient pu être confirmées.