Emmanuel Macron et le président algérien Abdelmadjid Tebboune veulent « approfondir » les relations entre les deux pays

DIPLOMATIE Les deux chefs d’Etat se sont entretenus ce samedi et ont notamment évoqué des dossiers comme « le Sahel et la situation en Libye »

20 Minutes avec AFP
Abdelmadjid Tebboune, le président algérien. (archives)
Abdelmadjid Tebboune, le président algérien. (archives) — FAROUK BATICHE / PPAGENCY/SIPA

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue français  Emmanuel Macron se sont entretenus samedi au téléphone et exprimé leur volonté « d’approfondir » les relations entre les deux pays, a annoncé la présidence algérienne.

Durant cet entretien, les deux présidents « ont évoqué les relations bilatérales et affirmé leur détermination à œuvrer pour leur approfondissement (…) particulièrement après la réélection du président Macron pour un nouveau mandat », a indiqué la présidence dans un communiqué publié sur Twitter.

Les deux chefs d’Etat ont également abordé « plusieurs dossiers, en tête desquels celui du Sahel et de la situation en  Libye​, outre des questions régionales et internationales d’intérêt commun ».

Nouvel élan après une crise diplomatique

Fin avril le président Tebboune avait félicité Emmanuel Macron pour sa « brillante » réélection et l’a invité à se rendre en Algérie pour renforcer les relations bilatérales après une crise d’une rare gravité. La France et l’Algérie s’efforcent depuis plusieurs mois de donner un nouvel élan à leur relation après une grave crise diplomatique.

Alger avait en effet rappelé son ambassadeur à Paris en octobre en réaction à des propos du président Macron affirmant que l’Algérie, après son indépendance en 1962 qui a mis fin à 132 ans de colonisation française, s’était construite sur « une rente mémorielle », entretenue par « le système politico-militaire ». L’ambassadeur est retourné en France le 6 janvier.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a souligné lors d’une visite éclair à Alger à la mi-avril le caractère « indispensable » de la coopération entre la France et l’Algérie pour la stabilité de la région.