WikiLeaks : Londres confirme l’extradition de Julian Assange aux Etats-Unis

LANCEUR D'ALERTE L’Australien de 50 ans est poursuivi par la justice américaine pour espionnage

M.d.F. avec AFP
— 
Des affiches, des badges et des dépliants représentant le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, sont affichés sur une table devant le bâtiment du Home Office, à Londres, le 17 mai 2022, lors d'une manifestation pour protester contre l'extradition d'Assange.
Des affiches, des badges et des dépliants représentant le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, sont affichés sur une table devant le bâtiment du Home Office, à Londres, le 17 mai 2022, lors d'une manifestation pour protester contre l'extradition d'Assange. — JUSTIN TALLIS / AFP

Les efforts de sa compagne et les mobilisations n’y auront rien changé. Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange risque bien d’être envoyé aux Etats-Unis. L’Australien de 50 ans, y est poursuivi pour avoir organisé la fuite massive de documents confidentiels. La ministre britannique de l’Intérieur Priti Patel a finalement signé ce vendredi son décret d’extradition de l’autre côté de l’Atlantique.

« En vertu de la loi de 2003 sur l’extradition, la ministre d’État doit signer une ordonnance d’extradition s’il n’y a aucun motif d’interdire l’ordonnance », a détaillé un porte-parole du ministère de l’Intérieur. L’Australien de 50 ans peut faire appel dans un délai de 14 jours.

« Un jour sombre pour la liberté de la presse »

WikiLeaks a dénoncé « un jour sombre pour la liberté de la presse » dans un communiqué. « Dans cette affaire, les tribunaux britanniques n’ont pas conclu qu’il serait oppressif, injuste ou un abus de procédure d’extrader M. Assange. Ils n’ont pas non plus conclu que l’extradition serait incompatible avec ses droits humains, y compris son droit à un procès équitable et à la liberté d’expression, et que pendant son séjour aux États-Unis, il sera traité de manière appropriée, y compris en ce qui concerne sa santé », a souligné le porte-parole.

Il est réclamé par la justice américaine qui veut le juger pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. Il risque 175 ans de prison. Il avait été arrêté en 2019 après avoir passé plus de sept ans réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres.