Brésil : Un deuxième suspect arrêté après la disparition de deux hommes en Amazonie

ENQUÊTE Le journalistique britannique et l’expert brésilien des indigènes ont été aperçus pour la dernière fois le 5 juin

20 Minutes avec agences
Un poster représentant Dom Phillips et Bruno Pereira, portés disparus début juin 2022 en Amazonie (Brésil).
Un poster représentant Dom Phillips et Bruno Pereira, portés disparus début juin 2022 en Amazonie (Brésil). — Bruna Prado/AP/SIPA

Un deuxième suspect a été interpellé ce mardi dans l’affaire de la disparition de Dom Phillips et Bruno Pereira début juin en Amazonie. Oseney da Costa de Oliveira, dit « Dos Santos », a été arrêté par la police fédérale brésilienne (PF).

L’homme est « soupçonné de participation à l’affaire », a annoncé la PF dans un communiqué. Après des vérifications, le suspect de 41 ans a été placé en garde à vue. La police a également saisi des cartouches d’armes à feu et une pagaie, sans préciser si ces objets ont été trouvés à l’endroit de l’interpellation.

Des effets personnels retrouvés

Un premier suspect âgé de 41 ans, Amarildo da Costa de Oliveira, avait été arrêté dès le 7 juin. Des témoins disaient l’avoir vu passer à vive allure à bord d’un bateau allant dans la même direction que l’embarcation de Dom Phillips et Bruno Pereira, avant leur disparition.

Des traces de sang relevées sur le bateau sont en cours d’analyse. Des effets personnels des deux disparus ont été retrouvés sous l’eau à proximité du domicile du premier suspect, qui nie son implication dans l’affaire. Aucun lien entre les deux suspects n’a été pour l’heure précisé de source officielle, mais selon le portail brésilien d’information G1, ils sont frères.

Un élan de solidarité international

Le journaliste britannique Dom Phillips, 57 ans, et le spécialiste brésilien des indigènes Bruno Pereira, 41 ans, ont été vus pour la dernière fois le 5 juin. Ils prenaient alors un bateau pour une expédition dans la région de Javari (à l’ouest de l’Amazonie), zone difficile d’accès et réputée dangereuse à cause de la présence de divers trafiquants.

Dom Phillips, collaborateur du Guardian, préparait un livre sur la préservation de l’environnement et la protection des terres indigènes dans cette région. Bruno Pereira lui servait de guide. Leur disparition a suscité une vague de solidarité internationale et un tollé contre le président brésilien Jair Bolsonaro, accusé d’encourager les invasions de terres indigènes et de sacrifier la préservation de l’Amazonie à l’exploitation économique.