Trafic de drogue sur Snapchat : Des familles de victimes demandent aux réseaux sociaux de réagir

DEALERS 70 % des overdoses mortelles recensées en 2021 aux Etats-Unis ont été provoquées par du fentanyl

20 Minutes avec agences
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Le réseau social Snapchat (illustration).
Le réseau social Snapchat (illustration). — Pixabay

Aux Etats-Unis, de nombreux adolescents sont morts après avoir consommé de la drogue frelatée achetée sur Snapchat. Ce lundi, leurs familles se sont mobilisées pour demander aux réseaux sociaux d’agir contre ce fléau.

« Je suis ici pour mettre en garde les gens contre les dangers des réseaux sociaux », a ainsi expliqué Sam Chapman, venu manifester devant le siège de Snapchat à Santa Monica (Californie). Son fils Sammy est mort en février 2021 d’un empoisonnement au fentanyl, un opiacé très puissant et addictif présent à son insu dans la pilule de drogue achetée sur Snapchat.

Hausse brutale des empoisonnements au fentanyl

L’adolescent, qui aurait dû fêter son 18e anniversaire début juin, regardait le Super Bowl dans sa chambre un dimanche soir quand ses parents l’ont retrouvé mort. « Il avait cessé de respirer, était tombé de sa chaise à la renverse et il s’est étouffé avec son propre vomi », se souvient son père.


Sur les 107.000 morts par overdose recensées en 2021 aux Etats-Unis, 70 % ont été provoquées par un empoisonnement au fentanyl. Selon les associations qui ont organisé la manifestation, il s’agit désormais de la première cause de décès pour les Américains âgés de 18 à 45 ans.

Une « technologie de pointe » inutile ?

Pour les parents des victimes, Snapchat est « devenu comme le "dark Web" pour les enfants ». Ils demandent aux plateformes plébiscitées par les jeunes d’agir concrètement pour enrayer ce phénomène. Un porte-parole de Snapchat a réagi, assurant que le réseau social travaillait « sans relâche » pour « éradiquer les vendeurs de drogues illicites » sur sa plateforme.

Selon la firme californienne, une technologie de pointe permet de « détecter de manière proactive et fermer les comptes » des dealers, et bloquer dans son moteur de recherche les résultats liés aux stupéfiants. Mais pour Sam Chapman, le système ne fonctionne pas car les dealers utilisent des émojis et des mots codés qui ne sont pas bloqués.