Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky toujours candidat à l’adhésion européenne, des étrangers condamnés à mort par des séparatistes

RECAP' Ce vendredi 10 juin, comme tous les soirs, « 20 Minutes » fait le point pour vous sur l’avancée du conflit en Ukraine

X.R. avec AFP
Volodymyr Zelensky insiste pour faire entrer l'Ukraine dans l'Union européenne.
Volodymyr Zelensky insiste pour faire entrer l'Ukraine dans l'Union européenne. — EyePress News/Shutterstock/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis
  • Ce vendredi 10 juin, Volodymyr Zelensky a encore plaidé pour une intégration de l’Ukraine dans l’UE, et des combattants étrangers ont été condamnés à mort par un tribunal prorusse.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Volodymyr Zelensky ne lâche pas sa volonté d’entrer dans l’Union européenne. Le président ukrainien a encore appelé à ne pas laisser son pays dans une « zone grise », « si tentante pour l’Etat russe », alors que les dirigeants de l’UE doivent décider d’ici fin juin s’ils lui accordent le statut officiel de candidat à l’UE. « Pourquoi, si les sondages montrent que 71 % des Européens considèrent l’Ukraine comme faisant partie de la famille européenne, y a-t-il encore des sceptiques politiques qui hésitent à nous permettre de rejoindre l’Union européenne ? », a lancé le président ukrainien, très applaudi.

La phrase du jour

« Depuis 2015, nous avons observé que le soi-disant système judiciaire de ces républiques autoproclamées ne satisfont pas aux garanties essentielles d’un procès équitable (…). De tels procès contre des prisonniers de guerre constituent un crime de guerre »

Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme, a exprimé en ces termes l’inquiétude et la désapprobation de l’organisation après la condamnation à mort par les autorités séparatistes prorusses de combattants étrangers ayant combattu aux côtés des Ukrainiens. Plusieurs dirigeants européens ont également exprimé leur « consternation » après ces procès.

Le chiffre du jour

19. C’est le prix, en milliards de roubles, du premier pont routier qui relie la Chine à la Russie, dont 14 pour réaliser la partie russe. Cela équivaut à 300 millions d’euros. Long d’un kilomètre, il n’est composé que de deux voies de circulation. Selon les médias russes, 630 camions, 164 autobus et 68 véhicules légers pourront emprunter chaque jour ce pont uniquement destiné au fret.

Il relie les villes de Heihe (province du Heilongjiang) et Blagovechtchensk (Extrême-Orient russe) en passant au-dessus du fleuve Amour. Pour la population de ces deux villes d’environ 200.000 habitants, un téléphérique transfrontalier est en construction et doit être achevé en 2023.

La tendance du jour

En coulisses, les Etats discutent pour rapatrier les étrangers condamnés à mort (deux Anglais et un Marocain) par les tribunaux des séparatistes prorusses. Des échanges ont déjà eu lieu après la prise d’Azovstal entre Kiev et Moscou, concernant principalement des blessés. Mais le cas des volontaires condamnés est bien plus épineux : s’ils ne peuvent en théorie être jugés pour leur seule participation aux combats, et doivent être traités correctement selon la convention de Genève, leur procès permet aux forces russes d’envoyer un message politique.

A Paris, une venue d’Emmanuel Macron commence à se dessiner. L’Elysée a indiqué que le président se rendrait mardi en Roumanie pour rencontrer les troupes françaises, puis mercredi en Moldavie. Mais la date d’un passage en Ukraine n’est pas fixée, et n’aura lieu qu’à un moment où elle sera « utile au président Zelensky ».