Guerre en Ukraine: La France prête à participer au déblocage du port d’Odessa...

CONFLIT Suivez avec nous les dernières informations sur le conflit en ce vendredi 10 juin 2022

M.P et M.F.
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Le corps du journaliste a été rapatrié hier.
Le corps du journaliste a été rapatrié hier. — Romain GAILLARD-POOL/SIPA

L’ESSENTIEL

  • A l’appel de Reporter sans frontière, un rassemblement en hommage au journaliste tué en Ukraine, Frédéric Leclerc-Imhoff aura lieu ce vendredi à 18h30 à Paris.
  • A Severodonetsk, d’intenses combats de rue se poursuivent contre les troupes russes, mais le président ukrainien Zelensky assure que cette ville du Donbass « tient bon ».
  • Alors que la ville pourrait être facilement reprise par les Ukrainiens grâce aux armes lourdes Occidentales, selon Kiev, le président Macron et Zelensky se sont entretenus jeudi à ce sujet et plus généralement de l’aide militaire de la France à l’Ukraine

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

23h00 : Ce live est terminé

Good night, on se retrouve demain matin!

22h45 : La Russie quitte l'Organisation mondiale du tourisme

La Russie a officialisé vendredi son retrait de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) dont elle a été suspendue en avril à la suite de l'indignation mondiale suscitée par son offensive militaire contre l'Ukraine. Le gouvernement "accepte la proposition du ministère russe des Affaires étrangères (...) concernant le retrait de la Fédération de Russie de l'Organisation mondiale du tourisme", indique un décret signé par le Premier ministre Mikhaïl Michoustine.

20h57 : une ONG contre la torture désignée « agent de l’étranger » en Russie

L’ONG russe Comité contre la torture a été désignée vendredi « agent de l’étranger » par les autorités russes, en pleine répression de la société civile en Russie. Le nom de cette organisation fondée en 2000 apparaît désormais sur la liste des organisations exerçant selon Moscou la fonction d'« agent de l’étranger », consultable sur le site du ministère de la Justice.

Le Comité contre la torture milite pour contraindre les autorités à enquêter sur les mauvais traitements infligés par les forces de sécurité et à prendre des mesures pour y mettre fin. Elle a notamment travaillé sur la situation en Tchétchénie. Déjà reconnue comme « agent de l’étranger » en 2015, puis en 2016, l’organisation avait décidé de s’auto-dissoudre avant de se reformer pour tenter d’échapper à cette dénomination infamante.

L’étiquette « agent de l’étranger », qui rappelle celle d'« ennemi du peuple » sous l’ère soviétique, est utilisée massivement contre les organisations, opposants et journalistes accusés de mener des activités politiques financées à l’étranger. Les « agents de l’étranger » sont soumis à de nombreuses contraintes et procédures fastidieuses, sous peine de lourdes sanctions. Ils doivent notamment indiquer ce statut dans toutes leurs publications.

19h40 : Images du rassemblement

 

18h02 : Un rassemblement en hommage au journaliste français tué en Ukraine

Un rassemblement est prévu à 18h30 par Reporters sans frontières et la rédaction de BFM TV place de la République, en hommage à Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste reporter d'images pour la chaîne.


 

17 heures : Berlin juge « choquante » la condamnation à mort de combattants étrangers à Donetsk

L’Allemagne a qualifié vendredi de choquante la condamnation à mort par les autorités séparatistes prorusses de trois combattants étrangers ayant combattu aux côtés des Ukrainiens, accusant la Russie de « mépris total » pour le droit humanitaire.

Les informations sur les condamnations à mort de ressortissants étrangers servant dans les forces armées ukrainiennes sont « choquantes », écrit le ministère allemand des Affaires étrangères sur son compte Twitter. « En tant que combattants, ils sont des prisonniers de guerre et ont droit à des protections spéciales en vertu de la Convention de Genève. Cela montre une fois de plus le mépris total de la Russie pour le droit humanitaire international », ajoute le ministère.

16h53 : La France prête à participer au déblocage du port d’Odessa

La France est prête à participer à une « opération » permettant de lever le blocus du port d’Odessa (sud de l’Ukraine) et d’exporter les céréales ukrainiennes vers les pays qui en ont besoin, a annoncé vendredi la présidence française.

« Nous sommes à disposition des parties pour au fond que se mette en place une opération qui permettrait d’accéder au port d’Odessa en toute sécurité, c’est-à-dire de pouvoir faire passer des bateaux en dépit du fait que la mer est minée », a déclaré un conseiller présidentiel.

16h34 : La France souhaite la « victoire de l’Ukraine »

La France souhaite que l’Ukraine sorte « victorieuse » du conflit avec la Russie, a insisté vendredi la présidence française, répondant aux interrogations suscitées par un appel du président Emmanuel Macron à « ne pas humilier la Russie ».

« Comme le président a eu l’occasion de le dire, nous souhaitons la victoire de l’Ukraine. Nous souhaitons que l’intégrité territoriale de l’Ukraine soit rétablie. Nous souhaitons que ce conflit, que cette guerre de la Russie contre l’Ukraine cesse le plus vite possible », a déclaré un conseiller du président.

16h31 : Reçu par Poutine, le président turkmène prône un renforcement des liens

Le nouveau président du Turkménistan, Serdar Berdymoukhamedov, a prôné vendredi un renforcement des liens avec Moscou, son « partenaire stratégique », lors d’une rencontre au Kremlin avec Vladimir Poutine. Il s’agit de la première visite à l’étranger de Berdymoukhamedov, 40 ans, depuis qu’il a été élu en mars à la tête du Turkménistan, ex-république soviétique d’Asie centrale riche en hydrocarbures.

« Je suis convaincu que cette rencontre donnera une impulsion importante au partenariat stratégique » entre Moscou et Achkhabad, a déclaré Berdymoukhamedov, en louant notamment le caractère « égalitaire » des relations bilatérales.

16h29 : Zelensky remercie le ministre britannique de la Défense

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Londres pour son rôle moteur dans le soutien occidental à l’Ukraine, lors d’une visite à Kiev du ministre britannique de la Défense Ben Wallace. « Les mots se transforment en actions. C’est ce qui fait la différence entre les relations entre l’Ukraine et la Grande-Bretagne et celles entre l’Ukraine et d’autres pays », a déclaré le président ukrainien, dans une apparente pique à l’encontre d’autres pays européens, même s’il n’en a nommé aucun.

« Armes, finances, sanctions : dans ces trois dossiers, la Grande-Bretagne montre son leadership », a poursuivi Zelensky dans une vidéo publiée sur son compte

16h25 : Des dizaines de milliers de morts

Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Pour la seule ville de Marioupol (sud-est), tombée en mai au terme d’un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquent un bilan de l’ordre de 20.000 morts. L’ONU a recensé vendredi 4.302 civils tués, dont 272 enfants, et 5.217 blessés (439 enfants), « mais les chiffres réels sont plus élevés ».

Sur le plan militaire, un responsable occidental a évoqué jeudi pour la première fois de 15.000 à 20.000 soldats russes tués, quand les précédentes estimations des alliés de l’Ukraine étaient de 12.000 à 15.000 morts russes. Les forces ukrainiennes perdent chaque jour jusqu’à 100 soldats tués et 500 blessés, a déclaré jeudi le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov. Aucune statistique indépendante n’est disponible.

16h05 : La situation sur le terrain, au Sud

L’armée ukrainienne a affirmé vendredi avoir frappé des positions ennemies dans la région de Kherson, en quasi-totalité sous contrôle russe et où Kiev redoute que Moscou organise un référendum en vue d’une annexion.

« Notre aviation a frappé des positions russes, des sites où se concentrent équipements et personnel et des dépôts autour de cinq localités de la région de Kherson », a indiqué l’état-major ukrainien, précisant que les troupes russes ont recours à des mines soviétiques datant des années 1950 pour se protéger d’une contre-attaque.

16 heures : La situation sur le terrain, à l’Est

« Severodonetsk, Lyssytchansk et d’autres villes du Donbass, que les occupants considèrent maintenant comme leurs cibles, tiennent bon », déclarait jeudi le président Zelensky. Mais le Palais des Glaces, un des symboles de Severodonetsk, a été détruit dans un incendie provoqué par les bombardements russes, a annoncé vendredi Sergueiï Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk.

Et toutes les zones résidentielles de la ville sont sous contrôle russe, selon les deux camps. « La Russie va vraisemblablement finir par prendre la poche de Severodonetsk » alors que les Ukrainiens subissent « de lourdes pertes », selon un responsable occidental.

De nouvelles offensives russes sont attendues depuis Izioum, qui devraient encore fragiliser la situation des forces ukrainiennes à Severodonetsk. Mais celles-ci continuent de s’y battre car le terrain urbain « favorise le camp qui défend », estime Gustav Gressel, analyste du Conseil européen sur les relations internationales (ECFR). Lyssytchansk, ville voisine de Severodonetsk, offre aussi « de fortes positions défensives ».

15h45 : Neuf pays veulent un renforcement du flanc oriental de l’Otan

Les dirigeants de neuf pays d’Europe centrale et de l’Est se sont réunis vendredi à Bucarest pour demander un renforcement du flanc oriental de l’Otan face à l’agression russe en Ukraine. « Face aux risques accrus pour la sécurité en Roumanie et en mer Noire, consolider l’Otan sur son flanc est (…) devient d’autant plus urgent et crucial », a déclaré le président roumain Klaus Iohannis en ouvrant la réunion, coprésidée par son homologue polonais Andrzej Duda.

Le sommet de l’Alliance atlantique dessinera « une vision à long terme, à travers son nouveau concept stratégique, en mettant la défense collective et l’article 5 (de son traité) au cœur des actions », a-t-il souligné, prônant « un renforcement de la posture de dissuasion et de défense », pour répondre « aux menaces engendrées par la Russie ».

L’article 5 de ce traité stipule que si un pays de l’Otan est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendra les mesures qu’il jugera nécessaires pour venir en aide au pays attaqué.

15h24 : Le point de vue de Lavrov sur les combattants condamnés à mortSergueï Lavrov a affirmé que les deux Britanniques et le Marocain condamnés à mort jeudi dans la République populaire (prorusse) de Donetsk avaient commis des crimes sur ce territoire autoproclamé. « Pour le moment, les procès que vous avez mentionnés se déroulent sur la base de la législation de la République populaire de Donetsk, car les crimes en question ont été commis sur ce territoire », a déclaré le ministre des Affaires étrangères russe.
15h08 : La guerre en Ukraine vue par un enfant

C’est l’un des chapitres les plus sanglants de la guerre en Ukraine raconté avec les mots et les dessins d’un garçon de 8 ans. Iegor Kravtsov a tenu un journal intime secret à Marioupol, au moment où la ville tombait sous la coupe des forces russes.

Terré pendant des semaines dans une cave avec sa famille, Iegor s’est maintenu occupé en remplissant les pages de son petit cahier bleu, avec une image idyllique de la Grèce sur la couverture. « J’ai bien dormi, puis je me suis réveillé, j’ai souri et j’ai lu 25 pages. Aussi, mon grand-père est mort le 26 avril », récite le garçon en lisant une page de son journal, après s’être échappé de la ville dévastée par les combats avec sa mère et sa sœur.


Des images du cahier ont été pour la première fois publiées sur Internet par le grand-oncle de Iegor, Evguen Sosnovskiï, un photographe qui a documenté la bataille pour Marioupol avant de fuir la ville portuaire en mai. Iegor et ses proches sont aujourd’hui logés dans un abri pour déplacés à Zaporijjia et espèrent rejoindre Kiev, dans quelques jours.

 

14h35 : Londres veut faire libérer ses deux Britanniques condamnés

Downing Street dit travailler avec Kiev à la libération des deux britanniques condamnés à mort en Ukraine. La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss – qui avait qualifié jeudi le verdict de « simulacre de jugement sans légitimité » – s’est entretenue vendredi matin avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba.


Les deux ministres ont « discuté des efforts pour sécuriser la libération des prisonniers de guerre retenus par les pro-russes. Le jugement à leur encontre est une infraction flagrante à la convention de Genève », a tweeté Liz Truss.

Le député et ancien ministre conservateur Robert Jenrick, qui représente la circonscription de Aiden Aslin, l’un des prisonniers, a appelé le Foreign Office à convoquer l’ambassadeur russe au Royaume-Uni. « Vous ne pouvez pas traiter des citoyens britanniques de cette manière absolument scandaleuse », a-t-il affirmé à la BBC.

14h30 : BoJo « consterné » par la condamnation à mort de deux Britanniques

Le Premier ministre britannique Boris Johnson est « consterné » par la condamnation à mort de deux Britanniques par des séparatistes pro-russes en Ukraine. Les Britanniques Aiden Aslin et Shaun Pinner et le Marocain Brahim Saadoun, faits prisonniers en Ukraine où ils combattaient pour Kiev, ont été condamnés à mort jeudi pour mercenariat par la justice des autorités séparatistes de Donetsk.


« Le Premier ministre est consterné par la condamnation de ces hommes », a déclaré son porte-parole à la presse, insistant que Londres « soutient l’Ukraine dans ses efforts pour les libérer ». « Clairement, il servaient dans forces armées ukrainiennes et sont des prisonniers de guerre », a-t-il ajouté.

14h25 : Zelensky plaide pour la candidature de l’Ukraine à l’UE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé vendredi pour l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne. « La première chose est de supprimer enfin cette "zone grise", si tentante pour l’Etat russe (…) Dans les semaines à venir, l’Union européenne pourrait franchir une étape historique qui prouvera que les mots sur l’appartenance du peuple ukrainien à la famille européenne ne sont pas vains », a déclaré le président ukrainien par visioconférence, lors d’une conférence internationale sur la démocratie à Copenhague.


La Commission européenne doit rendre dans les jours qui viennent son avis sur la question, avant que les dirigeants de l'UE ne décident s’ils accordent à l’Ukraine le statut officiel de candidat lors d’un sommet les 23 et 24 juin.

14 heures : RT France conteste sa suspension

La chaîne d’information RT France (ex-Russia Today) a contesté devant la justice européenne la suspension de sa diffusion dans le cadre des sanctions de l’UE contre Moscou, le média d’Etat russe revendiquant sa « liberté d’expression ».

Accusés d’être des instruments de « désinformation » du Kremlin, les médias Spoutnik et RT (y compris sa version francophone RT France) ont été interdits de diffusion dans l’UE à partir du 2 mars, à la télévision comme sur internet, suite à un accord des Vingt-Sept peu après le début de l’offensive russe contre l’Ukraine.

La chaîne RT France, propriété d’une association financée par Moscou, ANO-TV Novosti, a contesté cette mesure devant la Cour de justice de l’UE à Luxembourg, arguant d’une atteinte à la liberté d’expression contraire au droit européen. Le tribunal de l’UE rendra dans les prochains mois son verdict, qui pourra être contesté en appel.

13h41 : Chine et Etats-Unis, un brin tendus, s’entretiennent à Singapour

Le ministre chinois de la Défense a rencontré pour la première fois son homologue américain à Singapour, sur fond de différends entre les deux puissances rivales. Wei Fenghe s’est entretenu avec le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, en marge du forum de sécurité du « Dialogue de Shangri-la » organisé jusqu’à dimanche dans la Cité-Etat, qui réunit de hauts responsables militaires, diplomates et des géants de l’armement. Un porte-parole du Pentagone a confirmé que les discussions étaient en cours et la télévision nationale de Singapour CCTV a indiqué qu’il s’agissait de la première rencontre entre les deux hommes depuis la prise de fonction de Lloyd Austin.

Les deux hommes avaient discuté par téléphone en avril.

Les sujets de friction se sont multipliés ces dernières années entre les deux pays : mer de Chine méridionale, influence croissante de la Chine en Asie-Pacifique, guerre en Ukraine ou encore Taïwan.

13h17 : Allez, tout le monde dans l'UE

Le Premier ministre kosovar a annoncé vendredi que Pristina demanderait le statut de candidat à l'Union européenne d'ici la fin de l'année, en recevant le chancelier allemand Olaf Scholz lors de la première visite de celui-ci dans les Balkans occidentaux.

13 heures : La Finlande veut construire des clôtures sur sa frontière avec la Russie

La Finlande prévoit de construire de nouvelles clôtures sur certaines portions de sa frontière avec la Russie en conséquence de l'invasion de l'Ukraine par Moscou, a-t-on appris vendredi auprès du gouvernement.

Craignant notamment que Moscou utilise des migrants pour exercer une pression politique, Helsinki a soumis jeudi un projet d'amendement visant à renforcer les clôtures à certains endroits de l'immense frontière longue de près de 1.300 kilomètres. Son entrée en vigueur est souhaitée «aussi rapidement que possible».

L'annonce intervient après la candidature de la Finlande à l'Otan, qui fait redouter au pays nordique des représailles dites «hybrides», comme des cyberattaques ou des opérations de déstabilisation non militaires.

12h46 : La Cour pénale internationale remise en cause

A première vue, en matière de justice pénale internationale, la Cour pénale internationale (CPI) semble avoir pris l’ascendant. Huit jours à peine après l’entrée des troupes russes en Ukraine, elle a ouvert une enquête, avec l’aval de 42 pays. Six parquets nationaux l’épaulent désormais dans son travail. Karim Khan, Procureur de la CPI, s’est lui-même rendu à Boutcha. C’est la première fois qu’on assiste à une telle mobilisation sur le terrain d’un pays agressé, tandis que la guerre, elle, se poursuit. Pour la CPI, la guerre en Ukraine est un immense défi. Cela fait 20 ans qu’elle s’y prépare.Mais si l’institution arrive à maturité, son bilan, lui, reste maigre. (...) Difficile de ne pas remarquer que peu de criminels ont finalement été condamnés et que tous sont africains. 

France Inter revient sur le travail de la CPI dans un long format qui mérite d'être lu. C'est par  ici.

12h38 : La Banque centrale russe baisse son taux directeur de 11% à 9,50%
12h38 : La Banque centrale russe baisse son taux directeur de 11 % à 9,50 %

La Banque centrale russe a abaissé son taux directeur de 11 % à 9,50 % vendredi, estimant que malgré un environnement « difficile » pour l’économie russe, « l’inflation ralentit plus vite et le déclin de l’activité économique est moins important » qu’elle ne l’avait prévu.

La Banque centrale, qui avait drastiquement augmenté son taux de 9,50 % à 20 % dans la foulée des premières sanctions fin février, a ainsi achevé de le rétablir au niveau d’avant le début de l’intervention militaire en Ukraine.

12h37 : L’ONU inquiète

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme a fait part vendredi de sa préoccupation après la condamnation à mort par les autorités séparatistes prorusses de combattants étrangers ayant combattu aux cotés des Ukrainiens.

« Depuis 2015, nous avons observé que le soi-disant système judiciaire de ces républiques autoproclamées ne satisfont pas aux garanties essentielles d’un procès équitable (…). De tels procès contre des prisonniers de guerre constituent un crime de guerre », a déclaré une porte-parole, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

12h35 : McDo et après ?La chaîne de fast-food qui remplace McDonald's en Russie a dévoilé son nouveau logo. Le nom de cette nouvelle chaîne n'est pas encore connu.

 

12 heures : A Kharkiv, les Russes n’arriveraient plus à progresser

Oleh Synyehubov, le gouverneur de la région de Kharkiv, a indiqué que les Russes n’arrivaient plus à progresser sur ce territoire, malgré d’intenses bombardements. Sur Telegram, il a indiqué que « l’ennemi a terrorisé la population de Kharkiv avec des tirs d’artillerie et des bombardements. (…) Il n’y a pas eu d’avancée des troupes ennemies sur la ligne de front. Dans la région de Kharkiv, l’ennemi est avant tout concentré sur sa défense ».

De son côté, Serguiï Gaïdaï, le gouverneur de la région ukrainienne de Lougansk, située dans le Donbass, a assuré vendredi sur Telegram que les forces ukrainiennes « épuisent l’ennemi » : « La zone encore libre de la région de Lougansk subie d’importants bombardements. D’intenses combats de rue continuent à Severodonetsk. Nous épuisons l’ennemi. Aujourd’hui, le 10 juin, les Russes ont encore merdé. Le centre régional est ukrainien. La route Lysyschansk-Bakhmut est encore à nous. Des évacuations calmes sont encore possibles depuis Lysyschansk et les zones montagneuses. »

11h45 : Orban critique l'embargo sur le gaz russe

Pour le Premier ministre hongrois Viktor Orban, imposer un embargo sur le gaz russe « ruinerait l'ensemble de l'Europe ». « L'Union européenne finance la situation de guerre », a affirmé Viktor Orban, ajoutant qu'il fallait « financer la paix » pour juguler l'inflation.

11h37 : Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron se sont entretenus

Le président ukrainien a dit avoir évoqué jeudi avec le président français l’aide militaire de la France à l’Ukraine, y compris en « armes lourdes », a précisé Emmanuel Macron, ainsi que la candidature de Kiev à l’entrée dans l’Union européenne.


 

11h12 : Pour un déminage rapide du port d’Odessa

Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine, a appelé au déminage du port ukrainien d’Odessa pour permettre les exportations de céréales et a dit avoir reçu l’assurance du président Vladimir Poutine que la Russie n’attaquerait pas. Sans la reprise des exportations, l’Afrique « sera dans une situation de famine très sérieuse qui pourrait déstabiliser le continent », a-t-il dit dans un entretien avec les médias français France 24 et RFI.

10h57 : Emmanuel Macron à Kiev la semaine prochaine ?

Selon nos confrères du Parisien, Emmanuel Macron pourrait se rendre à Kiev mercredi, après un déplacement en Roumanie auprès des troupes françaises déployées depuis le début de la guerre. La présidence française a précisé en ce début de soirée qu’une visite du chef de l’Etat en Ukraine se déroulerait à une date qui n’a pas été encore fixée, au moment où elle sera « utile au président (Volodymyr) Zelensky ».

 

10h36 : Poutine a tout d’un Grand (selon lui)

La Russie a célébré jeudi l’anniversaire du tsar Pierre le Grand, qui œuvra à rapprocher l’empire de l’Europe, un écho du passé qui détonne trois siècles plus tard, en pleine rupture entre Moscou et l’Occident à cause du conflit en Ukraine. Pour marquer le 350e anniversaire de la naissance de Pierre 1er, qui régna d’abord en tsar puis en empereur de 1682 à sa mort en 1725, le président Poutine a visité à Moscou une exposition qui lui est consacrée.

L’occasion de comparer sa politique à celle du tsar lorsque ce dernier avait combattu la Suède, envahissant une partie de son territoire, ainsi que la Finlande, une partie de l’Estonie et de la Lettonie. « C’est étonnant, mais presque rien n’a changé. (…) Pierre le Grand a mené la guerre du Nord pendant vingt et un ans. On a l’impression qu’en combattant la Suède, il s’emparait de quelque chose. Il ne s’emparait de rien, il reprenait. » « Apparemment, il nous incombe aussi de reprendre et de renforcer », a estimé le président russe, semblant faire allusion à l’offensive russe en Ukraine.

10h13 : La Finlande s’interroge sur son « talon d’Achille » démilitarisé

Dans l’archipel finlandais des îles Åland, toute présence militaire est impossible en vertu de traités avec la Russie remontant à plus de 160 ans. La demande d’adhésion de la Finlande à l’Otan à la suite de l’invasion de l’Ukraine par Moscou a relancé le débat sur le statut militaire de cet archipel autonome de 30.000 habitants, niché en mer Baltique à mi-chemin entre la Suède et la Finlande.

Selon un sondage publié début juin, 58 % des Finlandais souhaitent désormais une présence militaire sur ces îles, pour dissuader la Russie de tout coup de force. Dans sa demande d’adhésion à l’Otan déposée fin mai, Helsinki a précisé vouloir préserver la démilitarisation et respecter l’accord en vigueur avec la Russie. Mais la position est jugée naïve par des experts. « C’est le talon d’Achille de la défense finlandaise », souligne Alpo Rusi, ancien conseiller à la présidence à Helsinki.

9h57 : Le salon Eurosatory s'ouvre lundi, l'Ukraine en toile de fond

Eurosatory, le plus grand salon international de défense et de sécurité terrestres, s'ouvre lundi au nord de Paris dans un contexte de dépenses militaires en hausse, accentuées par les premières leçons de la guerre en Ukraine.

Le salon, qui sera inauguré par le ministre français des Armées Sébastien Lecornu et se tiendra jusqu'au 17 juin, est le premier depuis quatre ans, la précédente édition en 2020 ayant été annulée en raison de la pandémie.

9h42 : Premier pont routier entre la Russie et la Chine

La Russie et la Chine ont inauguré vendredi le premier pont routier entre les deux pays, reliant par-dessus le fleuve Amour les villes de Heihe (province du Heilongjiang) et Blagovechtchensk (Extrême-Orient russe). La construction du pont était terminée depuis deux ans mais son inauguration avait été reportée en raison de la pandémie de coronavirus. Le lancement de ce projet de longue date, pour lequel le premier accord remonte à 1995, est symbolique du rapprochement et de la hausse des échanges entre les deux pays.


 

9h36 : L’embargo sur le pétrole aura-t-il des « conséquences cataclysmiques » ?

Depuis plusieurs jours, Marine Le Pen s’oppose à l’embargo sur le pétrole russe. Pour Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières, la période ouvre de nombreuses incertitudes sur le prix des carburants, mais la mise en place progressive de l’embargo permettrait d’éviter une pénurie. On décortique tout ça dans notre « Fake off » :

 

9h23 : Ayant épuisé tout son armement, l’Ukraine dépend totalement des alliés

L’Ukraine a épuisé tout son armement de fabrication russe et soviétique et dépend désormais exclusivement des armes que lui fournissent ses alliés étrangers, notamment de l’artillerie occidentale, selon plusieurs sources militaires américaines.

Dès l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, les Occidentaux se sont mobilisés pour soutenir Kiev qui réclamait des armes et des munitions, tout en évitant à tout prix de mener toute action pouvant être vue comme une provocation par la Russie – de crainte que le conflit ne s’étende au-delà des frontières de l’Ukraine. Sans le dire, ils craignaient aussi que leurs armes de pointe ne tombent aux mains de l’armée russe.

Ils se sont donc tournés vers les anciens pays du bloc soviétique, qui disposaient encore de munitions aux standards soviétiques, pour remplacer celles que les forces ukrainiennes tiraient sur l’armée russe. Mais même ces stocks se sont épuisés, et l’arsenal européen de fabrication russe « a disparu de la surface de la planète », a indiqué un responsable militaire à l’AFP.

9h20 : Si vous n'avez pas suivi l'évolution du conflit ce jeudi

Voici notre recap, version live :

Et voici également notre récap quotidien, publié tous les soirs à 19h30 :

 

9h20 : Si vous n'avez pas suivi l'évolution du conflit ce jeudi

Voici notre recap, version live :

Et voici également notre récap quotidien, publié tous les soirs à 19h30 :

 

8h59 : Cela fait 107 jours que le conflit dure
8h40 : La question de la démilitarisation des îles finlandaises d’Åland en question

Dans l’archipel finlandais des îles Åland (des milliers d’îlots rocheux), toute présence militaire est impossible en vertu de traités avec la Russie remontant à plus de 160 ans. Si dans sa demande d’adhésion à l’Otan déposée fin mai, Helsinki a précisé vouloir respecter l’accord, mais la position est jugée naïve par des experts.

« C’est le talon d’Achille de la défense finlandaise », souligne à l’AFP Alpo Rusi, ancien conseiller à la présidence à Helsinki. « La préoccupation, c’est de savoir si la Finlande réagirait assez vite militairement en cas d’intrusion », dit ce diplomate ayant travaillé pour le prix Nobel de la Paix Martti Ahtisaari.

Des armées se sont ainsi disputé le contrôle d’Åland pendant les deux guerres mondiales. « Pourquoi croire, alors que cela n’a jamais été le cas lorsqu’il y a eu des guerres en mer Baltique, que des troupes ne vont pas se précipiter pour contrôler Åland le plus vite possible ? », plaide Charly Salonius-Pasternak, chercheur à l’Institut finlandais des Affaires internationales.

8h21 : Marioupol menacée par une épidémie majeure de choléra

Le ministère de la Défense britannique rapporte que depuis le mois de mai, plusieurs cas isolés de Choléra ont été enregistrés dans la ville de Marioupol, désormais aux mains des Russes. « Les services médicaux de Marioupol sont probablement déjà au bord de l’effondrement : une épidémie majeure de choléra à Marioupol aggravera encore cette situation », alerte les autorités anglaises.

Le ministère rappelle que l’Ukraine a subi une importante épidémie de choléra en 1995, et a connu des épidémies mineures depuis, en particulier autour de la côte de la mer d’Azov, dont Marioupol fait partie.

8h10 : La situation humanitaire dans les zones occupées par la Russie se dégrade

Selon le ministère de la Défense britannique, la Russie « peine à fournir les services publics de base » à la population des territoires occupés par son armée. L’accès à l’eau potable n’est pas constamment garanti, tandis que « des perturbations majeures sur les services téléphoniques et Internet se poursuivent ». « Il y a probablement une grave pénurie de médicaments à Kherson », ajoute le gouvernement britannique.

7h40 : Un hommage à Frédéric Leclerc-Imhoff ce vendredi

A l’appel de Reporter sans frontière, un rassemblement en hommage à Frédéric Leclerc-Imhoff se déroulera aujourd’hui à 18h30 à Paris, place de la République. Ce jeune journaliste français de BFMTV a été tué le 30 mai dernier en Ukraine. Il avait 32 ans.


 

7h30 : Les Ukrainiens ne cessent de réclamer des armes lourdes aux Occidentaux

Jeudi soir, Volodymyr Zelensky a évoqué avec Emmanuel Macron l’aide militaire de la France à l’Ukraine, y compris en « armes lourdes ». Ils ont aussi évoqué la candidature de Kiev à l’entrée dans l’Union européenne.

La livraison de systèmes de lance-roquettes multiples, d’une portée d’environ 80 km, soit légèrement supérieure aux systèmes russes, a été annoncée par Washington et par Londres, mais on ignore quand les Ukrainiens pourront commencer à les utiliser.

7h30 : Les Ukrainiens ne cessent de réclamer des armes lourdes aux Occidentaux

Jeudi soir, Volodymyr Zelensky a évoqué avec Emmanuel Macron l’aide militaire de la France à l’Ukraine, y compris en « armes lourdes ». Ils ont aussi évoqué la candidature de Kiev à l’entrée dans l’Union européenne.

La livraison de systèmes de lance-roquettes multiples, d’une portée d’environ 80 km, soit légèrement supérieure aux systèmes russes, a été annoncée par Washington et par Londres, mais on ignore quand les Ukrainiens pourront commencer à les utiliser.

7h20 : Mais pourquoi Severodonetsk intéresse tant la Russie ?

Prendre cette ville clef ouvrirait à Moscou la route d'une autre grande ville du Donbass, Kramatorsk, étape importante pour conquérir l'intégralité de cette région frontalière de la Russie, en partie tenue par des séparatistes prorusses depuis 2014.

7h10 : « Severodonetsk, Lyssytchansk tiennent bon »

Alors que d’intenses combats de rue se poursuivent entre troupes ukrainiennes et troupes russes à Severodonetsk, Volodymyr Zelensky a déclaré que la ville tout comme « Lyssytchansk, et d’autres villes du Donbass, que les occupants considèrent maintenant comme leurs cibles, tiennent bon ».

Le Palais des Glaces, un des symboles de la ville, a été détruit dans un incendie provoqué par les bombardements russes, a annoncé vendredi sur Telegram Sergueiï Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk.

Bonjour et bienvenu à tous dans ce live

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