Guerre en Ukraine : Washington va fournir à Kiev des systèmes de lance-roquettes perfectionnés...

CONFLIT Suivez avec nous les dernières informations sur le conflit en ce mardi 31 mai 2022

X.M. et M.F et M.P
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Un système de lance-roquettes multiples américain Himars.
Un système de lance-roquettes multiples américain Himars. — U.S. Army/Cover Images/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Après s'être mis d'accord lundi sur un embargo progressif sur le pétrole russe, les 27 pays membres de l’UE poursuivent ce mardi leur sommet extraordinaire. Il doivent aborder ce mardi la transition énergétique du continent pour se passer du gaz russe et la crise alimentaire liée à la guerre en Ukraine.
  • A Poltava en Ukraine, deux nouveaux militaires russes attendent ce mardi le verdict de leur procès pour avoir tiré des roquettes sur des infrastructures civiles dans la région de Kharkiv.
  • Lundi, le journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff, qui travaillait pour la chaîne BFMTV a été tué dans le Donbass.

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

3h00 : Ce live est termminé

Merci d'avoir passé cette journée avec nous, on se retrouve dans quelques heures.

2h00 : Les systèmes de lance-roquettes américains sont de moyenne portée

Un haut responsable de la Maison Blanche a précisé dans un entretien avec la presse qu'il s'agissait de Himars (High Mobility Artillery Rocket System), c'est-à-dire des lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers. Il a indiqué que les équipements envoyés à l'armée ukrainienne auraient une portée de 80 kilomètres environ. Il ne s'agit donc pas de systèmes à très longue portée, de plusieurs centaines de kilomètres, comme en détiennent aussi les Américains.

1h00 : Washington va fournir à l'Ukraine «des systèmes de missiles plus avancés»

Les Etats-Unis «vont fournir aux Ukrainiens des systèmes de missile plus avancés et des munitions qui leur permettront de toucher plus précisément des objectifs clé sur le champ de bataille en Ukraine», écrit Joe Biden dans une contribution au New York Times, diffusée mardi par le journal. Indiquant qu'il voulait que l'Ukraine soit «dans la position la plus forte possible» en cas de négociations avec la Russie, le président américain précise toutefois: «Nous n'encourageons pas l'Ukraine et nous ne donnons pas à l'Ukraine les moyens de frapper en dehors de ses frontières».

22h30 : Washington salue l’embargo européen sur le pétrole russe

Les Etats-Unis ont « salué » mardi l’embargo sur les importations de pétrole russe décidé par les 27 pays de l’Union européenne pour « entraver » ce « point fort de la machine de guerre de la Russie ». « Nous saluons l’embargo proposé par l’UE sur le pétrole russe », a dit à Washington le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse, relevant que les Etats-Unis, moins dépendants que les Européens à l’égard de l’énergie en provenance de Moscou, avaient de leur côté déjà annoncé l’interdiction de toute importation d’hydrocarbures russes.

21h02 : Kiev souhaite la visite de Macron avant la fin de la présidence française de l’UE

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a souhaité que le président français Emmanuel Macron, qui ne s’est pas rendu en Ukraine depuis le début de l’invasion russe, visite Kiev avant la fin de la présidence française de l’UE le 30 juin, dans une interview à la chaîne française LCI. « Il est le bienvenu, peu importe quand. Il serait bon que M. Macron vienne pendant la présidence française de l’UE, et le meilleur serait qu’il vienne avec d’autres livraisons d’armes pour l’Ukraine, voici l’aide la plus précieuse que nous pouvons recevoire de la France », a déclaré Kouleba.

21 heures : Ursula von der Leyen se félicite des nouvelles sanctions contre la Russie

Le Conseil européen a débouché sur de nouvelles sanctions contre la Russie. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se félicite de ces nouvelles mesures et du travail des 27 en matière de « sécurisation de l’approvisionnement énergétique » et de « crise alimentaire mondiale » dans un tweet ce mardi soir.


 

20h54 : Le Canada sanctionne des proches de Poutine et d’autres banques russes

Le Canada a visé mardi 21 Russes, proches de Vladimir Poutine, et quatre institutions financières et banques, dans une nouvelle vague de sanctions en représailles à l’invasion de l’Ukraine.

« Nous ciblons des banques et des oligarques de l’entourage du régime Poutine, de même que celle que j’appellerais sa partenaire », a déclaré aux journalistes la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly, à Ottawa.

Parmi les personnes visées par ces nouvelles sanctions figure en effet Alina Kabaeva, ancienne gymnaste olympique russe qui entretiendrait, selon certains médias et opposants, une relation avec le président Vladimir Poutine, ce qu’il avait démenti en 2008. Selon un récent article du Wall Street Journal, qui cite des responsables américains, Alina Kabaeva est décrite par un rapport confidentiel du renseignement américain comme une bénéficiaire de la fortune de Vladimir Poutine.

20h48 : Plus d’infos sur les chars grecs

On vous en parlait un peu plus tôt… Selon les premières informations rapportées par les médias grecs, Berlin doit livrer à Athènes des chars de transport (IFV) de type Marder et en échange la Grèce doit envoyer en Ukraine des chars de combat soviétiques BMP-1, livrés en Grèce en 1994.

Kyriakos Mitsotakis a réitéré mardi le soutien de la Grèce à l’Ukraine lors du congrès du Parti populaire européen (PPE) à Rotterdam (Pays-Bas) tout en rappelant les relations « relativement proches de la Grèce avec la Russie en raison de notre géographie et de la tradition de notre Eglise orthodoxe ».

« Mais pour moi, dès le premier instant, il était clair que nous devions faire le bon choix, soit soutenir l’Ukraine de toutes les manières possibles », a-t-il ajouté. L’annonce de l’envoi des chars en Ukraine a été vivement critiquée en Grèce par les partis de l’opposition de gauche, qui avaient déjà protesté contre l’aide militaire envoyée par Athènes en Ukraine.

20h26 : Qui n’a plus le droit au gaz russe ?

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé mardi l’interruption à partir de mercredi des livraisons de gaz à plusieurs clients européens – dont la liste s’allonge – ayant refusé de payer en roubles, litige né de l’offensive militaire russe contre l’Ukraine.

Gazprom a annoncé mardi matin avoir « cessé totalement ses livraisons de gaz à la société GasTerra B.V. (Pays-Bas) du fait du non-paiement en roubles ». Dans la soirée, Gazprom a ajouté que les livraisons à Ørsted (Danemark) et Shell Energy Export (Royaume-Uni) seraient interrompues dès mercredi pour la même raison. La Russie avait déjà coupé le gaz pour la même raison à la Finlande, à la Bulgarie et à la Pologne.

20h13 : Prières pour l’Ukraine

Près de 1.000 personnes ont assisté à une messe à Rome, alors que le pape François dirigeait ce mardi une séance internationale de prières pour la paix en Ukraine et dans les autres lieux frappés par la guerre. Des fidèles du monde entier en Ukraine, en Irak, en Syrie et dans d’autres pays se sont joints à la prière par vidéo.


 

20 heures : Coup d’œil dans le rétro

Chaque soir, 20 Minutes fait le point pour vous sur l’avancée du conflit en Ukraine. Entre condamnation de soldats russes, entrée de l’armée de Moscou dans Severodonetsk et discussion sur les céréales, on fait le point ici :


 

19h49 : Les séparatistes prorusse affirment que le réservoir a « explosé »

Les séparatistes prorusses ont indiqué qu’un conteneur avec de l’acide nitrique avait « explosé » dans l’usine Azot à Severodonetsk.

« À l’usine chimique Azot, un conteneur avec des produits chimiques a explosé. Selon des informations préliminaires, c’est de l’acide nitrique. Le territoire de l’usine est toujours contrôlé par des formations du régime ukrainien », a écrit sur Telegram Rodion Mirochnik, représentant de la république séparatiste Lougansk en Russie. Son message était accompagné d’une photo montrant un épais nuage rougeâtre s’élevant dans le ciel.

19h34 : « La majeure partie » de Severodonetsk sous contrôle russe

« La majeure partie » de Severodonetsk, ville-clef de l’est de l’Ukraine en proie à de violents combats entre Russes et Ukrainiens, est désormais sous contrôle de l’armée russe, a annoncé mardi le gouverneur de la région de Lougansk, Sergueï Gaïdaï.

« Malheureusement, aujourd’hui, les soldats russes contrôlent la majeure partie de la ville », a-t-il indiqué à la télévision ukrainienne, estimant Severodonetsk « détruite à 90 % ».

19h26 : L’UE sous pression de l’Afrique pour sortir les céréales bloquées en Ukraine

Appelés à la rescousse par l’Afrique, les Européens accélèrent leurs efforts pour sortir les stocks de céréales bloqués en Ukraine, notamment en négociant avec Moscou un accès sécurisé au port d’Odessa, afin d’éviter une crise alimentaire mondiale.

« La situation est préoccupante et le pire est peut-être devant nous », a averti le chef de l’Union africaine Macky Sall par visioconférence aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE réunis en sommet à Bruxelles.

Alors que l’ONU craint « un ouragan de famines » dans des pays africains qui importaient plus de la moitié de leur blé d’Ukraine ou de Russie, le président sénégalais a exhorté les Vingt-Sept à tout faire « pour libérer les stocks disponibles ».

Face au blocus imposé par l’armée russe dans la mer Noire, paralysant le port stratégique d’Odessa, l’Ukraine cherche désespérément à exporter les quelque 20 millions de tonnes de céréales entreposées dans ses silos, et ce d’ici les prochaines récoltes cet été qui nécessiteront à leur tour d’être stockées.

19h09 : Des images de la frappe sur un réservoir d’acide nitrique

 

19 heures : Un réservoir d’acide nitrique touché par une frappe russe à Severodonetsk

Un « réservoir d’acide nitrique » d’une usine chimique de Severodonetsk, dans l’est de l’Ukraine, a été « touché » mardi par une frappe russe, a annoncé le gouverneur de la région Serguiï Gaïdaï en appelant les habitants à ne pas sortir des abris anti-aériens.

« Ne quittez pas les abris » et « préparez des masques pour le visage trempés dans une solution de soude », a écrit le gouverneur sur Telegram en rappelant que l’acide nitrique pouvait notamment provoquer des lésions aux poumons ou une perte de vision.

18h46 : Comment Moscou désinforme après la mort d'un journaliste français

Frédéric Leclerc-Imhoff a été tué lundi 30 mai en l'Ukraine alors qu’il accompagnait des civils à bord d’un bus humanitaire. Le jeune journaliste de BFMTV, qui travaillait depuis six ans pour la chaîne, est présenté par la Russie comme un « mercenaire ». On vous parle plus en détail de ce nouvel élément de la propagande russe ici : 


 

18h32 : La chargée des droits humains renvoyée du Parlement faute de résultats

Lioudmyla Denissova, la chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien, a été renvoyée mardi, le parti présidentiel lui reprochant de n’avoir rien fait pour organiser des évacuations de civils et des échanges de prisonniers. Le parti présidentiel « Serviteur du peuple » a auparavant réuni des signatures pour un vote de méfiance.

« J’ai été limogée en violation de la Constitution, des lois ukrainiennes et des normes internationales. Je vais contester cette décision devant le tribunal », a réagi Mme Denissova sur sa chaîne Telegram. Pavlo Frolov, député du parti du président Volodymyr Zelensky, lui a reproché de publier « de nombreux détails sur des crimes sexuels et viols d’enfants » sur les territoires occupés qu’elle ne « pouvait pas prouver » ce qui, selon lui, détournerait l’attention des médias internationaux des « vrais besoins » de l’Ukraine.

18h10 : Obusiers australiens en Ukraine

 

18 heures : Les Bourses européennes s’essoufflent face à l’endurance de l’inflation

Les Bourses européennes ont rétrogradé mardi, déçues par l’explosion de l’inflation en zone euro qui fait grimper les taux d’emprunt et rend de plus en plus imparable la perspective de hausses des taux directeurs de la Banque centrale européenne.

La cote parisienne a fini en repli de 1,43 %, Francfort de 1,29 %, et Londres de 0,08 % après leur rebond particulièrement vigoureux de la semaine dernière.

17h37 : Au moins 264 enfants tués en Ukraine

Dans son dernier bilan, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits humains estime qu’au moins 264 enfants ont été tués depuis le début de l’invasion russe en Ukraine. Au moins 4.113 civils ont été tués, ajoute l’instance, soulignant que les véritables chiffres sont bien plus élevés.


 

17h26 : Suspension des livraisons de gaz russe au Danemark à partir du 1er juin

La société énergétique danoise Ørsted a annoncé mardi que la livraison de gaz russe vers le Danemark serait suspendue à partir du 1er juin à 6 heures, heure locale, après qu'Ørsted a refusé de régler le paiement en roubles.

« Etant donné qu’il n’y a pas de gazoduc venant directement de Russie au Danemark, la Russie ne sera pas capable de suspendre directement la fourniture en gaz au Danemark et il sera donc possible pour le Danemark de s’approvisionner en gaz. Cependant, cela suppose que le gaz pour le Danemark doit être plus largement acheté sur les marchés européens du gaz », a indiqué Ørsted dans un communiqué.

17h09 : « Je suis la maman du jeune journaliste que vous avez tué hier »

La mère de Frédéric Leclerc-Imhoff répond, ce mardi, au leader séparatiste prorusse de la république autoproclamée de Louhansk qui avait accusé le jeune journaliste français de 32 ans d’être un « mercenaire engagé dans la livraison d’armes aux forces armées ». « Votre communiqué me donne la nausée. Bien sûr vous cherchez lâchement à vous dédouaner mais sachez que jamais vous ne réussirez à salir sa mémoire », écrit la mère du reporter tué lundi en Ukraine, dans une lettre publiée sur BFMTV. Elle y rend également hommage à « l’engagement professionnel et personnel pour la démocratie, le respect humain » de son fils et au fait qu’il délivrait une « information libre, impartiale et honnête ». « Mes pensées vont à toutes les mères ukrainiennes qui pleurent leurs enfants, tous les enfants ukrainiens qui pleurent leurs parents et toutes les mères russes qui ont vu trop tôt leurs jeunes partir soldats », conclut celle qui commence sa lettre par un « à l’attention de l’agence Tass et des responsables de la RPL Bonjour. Je suis la maman du jeune journaliste que vous avez tué hier ».

16h25 : Pour Odessa, Macron propose à Poutine de passer par l’ONU

A Bruxelles, Emmanuel Macron a annoncé avoir proposé à Vladimir Poutine le vote d’une résolution à l’ONU, afin de lever le blocus russe du port d’Odessa et permettre l’exportation des céréales ukrainiennes qui y sont bloquées. « J’ai proposé, dans la discussion que nous avons eue avec [le chancelier allemand] Olaf Scholz samedi dernier, au président Poutine que nous prenions l’initiative d’une résolution aux Nations unies pour donner un cadre très clair à cette opération », a-t-il déclaré à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

16h20 : « Nous avons acté le besoin d’investir davantage » dans la défense européenne

Les « 27 » ont « acté le besoin d’investir davantage, au-delà des 500 millions d’euros » dans la défense européenne (...) Nous avons acté que notre Europe avait besoin de s’équiper davantage et de construire une base industrielle plus forte », a encore déclaré le chef de l'Etat.

16h11 : « Notre objectif est toujours le même : stopper la guerre sans participer. »

« Nous sanctionnons la Russie et nous aidons l’Ukraine parce qu’il y a sur notre continent une guerre décidée par la Russie contre un peuple, contre la démocratie. Notre objectif est toujours le même : stopper la guerre sans participer. »

16h10 : Emmanuel Macron s’exprime sur les sanctions envers la Russie

« Nous avons confirmé le mandat d’achat commun de gaz. Nous avons acté des financements communs pour permettre d’adapter nos structures à cette sortie progressive des énergies fossiles en particulier russes », a ajouté le chef de l’Etat avant de rappeler la décision des dirigeants européens d’octroyer 9 milliards d’euros au gouvernement ukrainien, afin de l’aider à couvrir ses besoins immédiats en liquidités pour faire fonctionner son économie.


Et de préciser : « Ce sixième paquet [de sanctions contre la Russie] est historique. Les mesures d’exemption ont été décidées pour les Etats très dépendants (…) et qui n’ont pas d’accès à la mer, dans un cadre très spécifique avec une limite de temps de dix-huit à vingt-quatre mois. » Selon Emmanuel Macron, ce « sixième paquet de sanctions » va permettre « de sanctionner plus de 80 oligarques, interdire 3 chaînes de télévision, de sortir de Swift la première banque russe qui représente 35% du marché russe et de sanctionner, pour la première fois, le pétrole, d'ici la fin de l'année, à 92% », a annoncé le président français, qui a ajouté que le soutien à l'économie ukrainienne sera accru.

16h25 : 16 heures : Macron rend hommage au journaliste tué

Emmanuel Macron s’exprime à la sortie du sommet européen à Bruxelles et rend hommage au journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff. Le chef de l’Etat revient sur la décision des « 27 » de réduire des deux tiers leurs importations de pétrole russe d’ici la fin de l’année : « C’est une mesure très structurante qui (…) va très profondément changer la manière dont les Européens s’approvisionnent. »

« La France s’est toujours battue et continuera de se battre contre l’impunité », a déclaré Emmanuel Macron au sujet de la mort de Frédéric Leclerc-Imhoff et a « condamné avec la plus grande fermeté » les propos « inacceptables » d’officiels russes, remettant en cause la présence du reporter dans l’est de l’Ukraine.

15h41 : L’Ukraine a identifié « quelques milliers » d’affaires de crimes de guerre dans le Donbass

La justice ukrainienne a identifié « quelques milliers » d’affaires de crimes de guerre présumés dans le Donbass, a déclaré sa procureure générale en visite à La Haye, alors que les forces russes progressent dans cette région de l’est, leur priorité stratégique.

« Nous avons identifié quelques milliers d’affaires sur ce que nous voyons dans le Donbass », a déclaré la procureure générale ukrainienne Iryna Venediktova lors d’une conférence de presse dans la capitale des Pays-Bas, où elle a rencontré plusieurs homologues internationaux.

Elle a précisé qu’il s’agissait notamment de soupçons de transferts de personnes, des adultes mais aussi possiblement des enfants, dans différentes parties de la Fédération de Russie. Mais cela peut aussi concerner des tortures de gens, des meurtres de civils et des destructions d’infrastructures civiles, a-t-elle ajouté.

15h38 : Emmanuel Macron sur le point de s'exprimer au sommet européen

Emmanuel Macron va s'exprimer cet après-midi au sommet européen à Bruxelles dédié aux sanctions contre la Russie. La conférence de presse a été annulée, au profit d'un rapide échange face aux micros des journalistes. 

15h36 : Des conséquences sur les prix du pétrole

Les cours du pétrole, déjà élevés ces derniers mois, progressaient ce mardi à leurs plus hauts niveaux en deux mois après la décision de l'UE, qui avait toutefois été anticipée.

Le marché ne s'est pas emballé, les experts estimant que les barils russes seront simplement redistribués à bas prix vers l'Asie dans un jeu de "vases communicants" permettant de libérer d'autres cargaisons de pétrole vers l'Europe. Et pour éviter une envolée des cours politiquement sensible, les puissances occidentales peuvent encore libérer une partie de leurs réserves stratégiques de pétrole.

Surtout, elles espèrent que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) acceptera de pomper plus ces prochains mois pour alimenter le marché. Une perspective toutefois peu probable car la cartel, allié à la Russie, profite des cours élevés.

15h13 : Quels (nouveaux) fournisseurs de pétrole ?

« De nouveaux fournisseurs de pétrole vont devoir être trouvés pour quelque trois millions de barils par jour ces prochains mois », estime Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank. « L’UE semble s’intéresser de manière plus marquée aux pays fournisseurs en Afrique de l’Ouest », relève l’expert, citant des flux en provenance du Nigeria, d’Angola et du Cameroun. « Il existe déjà en temps normal des alternatives qui sont essentiellement pour le pétrole brut le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord », explique Olivier Gantois, président de l’Ufip Énergies et Mobilités.

Commerzbank cite aussi des contrats pour faire venir d’importantes quantités de pétrole des Emirats Arabes Unis en juillet. Outre le brut, l’Europe devra trouver des sources alternatives de gazole (ou diesel), qu’elle ne produit pas en quantités suffisante. L’Ufip mentionne à cet égard « l’Inde, qui est un gros producteur ». Le groupe français TotalEnergies a aussi indiqué qu’il mobiliserait « des produits pétroliers en provenance des autres continents, notamment sa part de diesel produit par la raffinerie de Satorp en Arabie Saoudite ».

15 heures : La Russie, géant du pétrole

La Russie, plus gros exportateur au monde de pétrole, produit quelque 11 millions de barils par jour de brut, dont un peu plus de cinq millions sont exportés. La Chine est le premier pays importateur de brut russe, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE) mais l'Europe dans son ensemble est à ce jour un client écrasant, avec 2,4 millions de barils/jour l'an dernier.

La Russie exporte aussi 1,5 million de barils par jour de gazole, dont l'Europe et notamment la France - qui n'en produisent pas assez - sont très friandes. En France, la Russie représente ainsi 10 à 12% des importations de pétrole brut et 20 à 25% des importations de gazole (qui elles-mêmes couvrent la moitié des besoins), selon l'Ufip Energies et Mobilités, qui regroupe les industriels du secteur pétrolier. C'est donc environ un litre de diesel consommé en France sur huit qui venait récemment de Russie.

 

14h40 : La situation sur le terrain au Sud

Un premier navire commercial, chargé de métal, a quitté le port ukrainien de Marioupol, conquis par les forces russes, pour rejoindre Rostov-sur-le-Don en Russie, a annoncé mardi le dirigeant séparatiste prorusse Denis Pouchiline. « Ce noeud de transport est très important pour le Donbass, a-t-il ajouté. C’est un port très important sur la mer d’Azov et le seul où l’on peut transborder tous types de marchandises y compris en hiver ».

Les forces ukrainiennes ont affirmé néanmoins regagner du terrain notamment dans la région autour de Kherson, ville proche de la Crimée passée sous contrôle russe début mars. « L’ennemi a quitté le village de Mykolaïvka, dans le nord de la région de Kherson », affirme un bulletin de l’armée ukrainienne.

L’armée russe a découvert les corps de 152 combattants ukrainiens dans l’aciérie Azovstal à Marioupol (sud-est), où les combats ont duré quasiment trois mois. Moscou est prête à les remettre à l’Ukraine, a déclaré mardi le ministère russe de la Défense.

14h30 : La situation sur le terrain à l’Est

« La situation est ultra-compliquée. Une partie de Severodonetsk est contrôlée par les Russes », a indiqué Serguiï Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk. Les Russes « ne peuvent pas avancer librement », des combattants ukrainiens « restant toujours » dans la ville, a-t-il toutefois ajouté. « Les bombardements intensifs se poursuivent, avec de probables combats de rue dans les alentours » de la ville, estime le ministère britannique de la Défense.


L’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW) suggère, pour sa part, que les Russes contrôleraient le nord-est et le sud-est de la ville et poursuivraient leur progression. Les combats font rage au sud de la ville, à Toshkivka, Ustynivka, Voronove, Borivske et Metolkine. L’institut juge aussi crédible la thèse d’une prise de contrôle russe de la rive sud de la rivière Siverskyi Donets, à l’exception de la partie qui traverse Severodonetsk.

14h15 : L’Afrique s’inquiète des conséquences des sanctions européennes

Le président de l’Union africaine, le Sénégalais Macky Sall, s’est inquiété des conséquences des sanctions européennes excluant des banques russes du système international Swift et a appelé les « 27 » à agir pour libérer les stocks de céréales bloqués en Ukraine par le conflit. « Quand le système Swift est perturbé, cela veut dire que même si les produits (à acheter) existent, le paiement devient compliqué, voire impossible. Je voudrais insister pour que des solutions idoines soient trouvées », a déclaré Macky Sall aux dirigeants réunis en sommet à Bruxelles.


Dans un message en visioconférence, le président sénégalais a également demandé aux chefs d’Etat et de gouvernement de tout faire « pour libérer les stocks de céréales disponibles » en Ukraine mais bloqués en raison de l’offensive russe qui organise un blocus en mer Noire et interdit l’accès au port d’Odessa. Il faut « assurer le transport et l’accès au marché afin d’éviter le scénario catastrophique de pénuries et de hausses généralisées des prix », a-t-il plaidé.

13h56 : Travailler dans une morgue dans la région de Kiev

Si vous êtes anglophones, on vous propose ce thread qui raconte l’histoire d’Alexander Krolikowski, qui travaille dans une morgue de la région de Kiev. Décharger les corps, prélever leur ADN pour les identifier, parler aux proches des victimes… Le quotidien de cet ancien artiste a beaucoup changé depuis l’invasion russe en Ukraine.


 

13h47 : Moscou reporte la responsabilité des céréales bloquées sur les Occidentaux

La diplomatie russe a estimé mardi que seuls Kiev et les Occidentaux pouvaient agir pour permettre les exportations des céréales ukrainiennes et russes bloquées depuis l’offensive russe contre l’Ukraine, nourrissant le risque d’une crise alimentaire mondiale.

« Les pays occidentaux, qui ont créé une tonne de problèmes artificiels en fermant leurs ports aux navires russes, en supprimant des chaînes logistiques et financières, doivent réfléchir sérieusement à ce qui compte le plus », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en référence aux sanctions contre Moscou.

« Soit faire de la com' sur la question de la sécurité alimentaire, soit résoudre ce problème avec des mesures concrètes : la balle est dans leur camp », a-t-il poursuivi, lors d’une visite officielle à Bahreïn.

13h36 : La guerre a un impact marginal sur la criminalité informatique

La guerre entre la Russie et l’Ukraine n’a eu qu’un effet marginal sur l’activité des groupes spécialisés dans la criminalité informatique dans le monde, a estimé mardi Guillaume Poupard, directeur général de l’Anssi, l’agence chargée de la cyberdéfense française.

« Le phénomène criminel est à mon avis impacté à la marge par le conflit » et « il ne faut pas se rassurer » et en profiter pour baisser la garde, a estimé Guillaume Poupard, lors d’un événement sur la cybersécurité organisé par le groupe Thales à Paris. Au début du conflit, la lutte au sein du groupe de rançongiciel Conti, entre pirates pro-russes et pirates pro-ukrainiens, avait pu laisser croire à la prochaine « disparition d’un acteur pénible », a raconté Guillaume Poupard.

Mais Conti a depuis resurgi, se montrant capable « de mettre à genoux un pays entier comme le Costa Rica qui vient de déclarer l’état d’urgence à cause des attaques criminelles contre son administration », a-t-il regretté. S’agissant des attaques en provenance des Etats, Guillaume Poupard a noté qu’il y avait actuellement « une concentration de l’effort russe sur l’Ukraine ». Face à cette offensive, « on voit une résilience très forte de l’Ukraine, ce qui peut donner espoir », a-t-il ajouté.



13h25 : Les canons Caesar envoyés par la France prélevés sur les stocks de l'armée

Les canons Caesar français tirent leurs projectiles sur le territoire ukrainien depuis quelques jours. Paris a envoyé six exemplaires de ces pièces d'artillerie réputées. Et d'après nos confrères de BFMTV, ils ont été prélevés sur les stocks de l'armée de Terre qui possède 76 canons Caesar. 

13h14 : Des faux seins patriotiques

On vous laisse découvrir cette publicité pour des implants mammaires aux couleurs du drapeau russe ou camouflage militaire du chirurgien plastique russe Yevgeny Dobreykin.


 

12h44 : La demande d'adhésion de l'Ukraine à l'UE examinée en juin

La demande d'adhésion de l'Ukraine à l'UE devrait être examinée en juin lors du sommet de l'Union européenne. « Le Conseil européen prend note de la préparation des avis de la Commission sur la demande d'adhésion à l'UE de l'Ukraine ainsi que de la République de Moldavie et de la Géorgie et reviendra sur la question lors de sa réunion de juin », a indiqué ce mardi le Conseil européen.

12h13 : Plus de 1.000 entreprises ont quitté la Russie

Au moins 1.037 entreprises occidentales ont quitté la Russie depuis le début du conflit (24 février 2022), selon les données de la Kyiv School of Economics. Plus de la moitié (50,2%) des entreprises étrangères ont déjà annoncé leur retrait du marché russe, 21,2% ont réduit leurs opérations courantes et suspendu de nouveaux investissements mais 28,6% restent dans le pays.

12 heures : L'inflation dans la zone euro bat un nouveau record

Le taux d'inflation dans la zone euro a battu un nouveau record en mai, à 8,1% sur un an, a annoncé Eurostat ce mardi, alors que la guerre en Ukraine attise une flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation. Ce chiffre est le plus élevé enregistré par l'office européen des statistiques depuis le début de la publication de l'indicateur en janvier 1997.


 

11h45 : La Russie n'aura aucun mal à trouver des importateurs pour son pétrole

Le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne, Mikhail Ulyanov a estimé que la Russie n'aura aucun mal à trouver des importateurs pour son pétrole, en réponse notamment à la volonté de l'Europe de cesser ses importations de pétrole russe. 


 

11h26 : A chacun sa guerre donc…

A Moscou, le chirurgien Yevgeny Dobreykin fait la promotion tranquilou de ses implants mammaires pour les « vraies patriotes ». Ils sont dispos en version « camouflage » ou « drapeau russe ».


 

11h15 : Deux soldats russes condamnés à 11 ans de prison

Un tribunal ukrainien a condamné mardi à 11 ans et demi de prison deux soldats russes accusés d’avoir bombardé au lance-missile multiple deux villages dans la région de Kharkiv, dans le nord-est du pays.

Alexandre Bobykine et et Alexandre Ivanov ont été reconnus coupable de « violation des lois et coutumes de la guerre », à l’issue d’un procès qui avait commencé mi-mai près de la ville de Poltava, selon l’agence Interfax-Ukraine, précisant que les deux accusés avaient « totalement reconnu leur culpabilité et dit qu’ils se repentaient ».


 

10h41 : Moscou se dit prêt à rendre les corps de 152 combattants ukrainiens

L’armée russe a découvert les corps de 152 combattants ukrainiens dans l’aciérie Azovstal à Marioupol (sud-est), et est prête à les remettre à l’Ukraine, a déclaré mardi le ministère russe de la Défense.

Lors de leurs opérations de recherche dans l’aciérie, où s’étaient retranchés plus de 2.000 combattants ukrainiens, notamment du régiment Azov, pendant plusieurs semaines avant de se rendre aux forces russes mi-mai, « les soldats russes ont découvert un fourgon isotherme », selon le ministère. « Dans le fourgon, dont le système de réfrigération ne fonctionnait pas, étaient entreposés 152 corps de combattants et militaires des forces ukrainiennes », a-t-il ajouté, affirmant que « quatre mines » avaient été également découvertes sous les corps.

A noter qu’il n’a pas été possible de vérifier ces affirmations de manière indépendante.

10h19 : Sberbank n’a même pas mal

La principale banque russe Sberbank a affirmé mardi que son exclusion du système financier international Swift, décidée par l’Union européenne, n’aura qu’un effet limité, le groupe ayant déjà été frappé par d’autres sanctions depuis l’offensive russe contre l’Ukraine.


« Nous travaillons normalement – les principales restrictions sont déjà en vigueur », écrit dans un communiqué la banque, qui était déjà visée par de lourdes mesures américaines et britanniques. « L’exclusion de Swift ne change rien à la situation pour les règlements internationaux », souligne-t-elle.

10h11 : « Terminator » à l’assaut

Le ministère britannique de la Défense a souligné le déploiement vraisemblable à Severodonetsk de la seule compagnie russe de tanks BMP-T Terminator, des engins technologiquement avancés par rapport aux tanks détruits par centaines par les troupes ukrainiennes ces trois premiers mois de conflit. « Avec un maximum de Terminator déployés, ils ne devraient pas avoir un impact significatif sur la campagne », a toutefois observé Londres.

« Les Russes jettent tous leurs efforts pour capturer Severodonetsk » où les frappes « ont été multipliées plusieurs fois ces derniers jours », avait assuré samedi soir sur Telegram le gouverneur du Lougansk, Serguiï Gaïdaï.

10 heures : Serguei Lavrov se rendra en Turquie le 8 juin

Le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov se rendra le 8 juin en Turquie pour discuter de la mise en place de « corridors sécurisés » pour le transport des céréales ukrainienne.

« Lavrov viendra en Turquie le 8 juin avec une délégation militaire pour discuter, entre autres, de l’instauration de corridors sécurisés pour le transport des céréales. C’est la question la plus importante », a indiqué le ministre qui veut « créer un centre d’observation des corridors à Istanbul ».


 

9h42 : Le Danemark vote sur son entrée dans la défense de l'UE

Resté volontairement à l'écart depuis trois décennies, le Danemark vote par référendum mercredi sur son entrée dans la politique de défense de l'Union européenne, dans un énième effet domino de l'invasion de l'Ukraine.

Le oui est grand favori parmi les 4,3 millions d'électeurs appelés aux urnes, en progressant à plus de 65% d'intentions de vote dans le dernier sondage paru dimanche.

Mais la prudence reste de mise du fait de la forte abstention attendue, dans un pays habitué à dire "nej" (non) aux référendums sur l'Europe, le dernier en 2015.

9h37 : Gazprom suspend les livraisons aux Pays-Bas

Le gazier russe Gazprom a annoncé avoir suspendu mardi les livraisons de gaz au fournisseur néerlandais GasTerra face à son refus de payer en roubles, litige né de l’offensive militaire russe contre l’Ukraine.

« Gazprom a cessé totalement ses livraisons de gaz à la société GasTerra B.V. (Pays-Bas) du fait du non-paiement en roubles », a annoncé le géant russe dans un communiqué sur sa messagerie Telegram.

9h21 : Orban salue l’accord des « 27 »

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a salué mardi l’accord des 27 pays de l’UE qui prévoit une exemption pour le pétrole acheminé par oléoduc, permettant ainsi à son pays de continuer à recevoir du brut bon marché venu de Russie. Le dirigeant nationaliste bloquait depuis plusieurs semaines le projet d’embargo européen, parlant de « bombe atomique » lancée sur son économie.

9h19 : Les Russes contrôlent « une partie » de Severodonetsk

Les forces russes contrôlent désormais « une partie » de Severodonetsk, ville de l’Est de l’Ukraine qu’elles pilonnent et essaient de prendre depuis des semaines, a annoncé mardi le gouverneur de la région.

« La situation est ultra-compliquée. Une partie de Severodonetsk est contrôlée par les Russes », a indiqué sur Telegram Serguiï Gaïdaï, à la tête de la région de Lougansk.

Il a toutefois indiqué que les Russes « ne peuvent pas avancer librement », des combattants ukrainiens « restant toujours » dans la ville. « L’ennemi planifie une opération pour nettoyer le territoire des villages avoisinants », a encore affirmé Serguiï Gaïdaï, disant ne pas avoir de nouvelles de trois médecins portés disparus depuis la veille.

 

9h26 : Emmanuel Macron souhaite « se rendre à Kiev »

Invité de France Info ce matin, l’ambassadeur de France en Ukraine est revenu sur les circonstances de la mort du journaliste français, Frédéric Leclerc-Imhoff : « Le bus a été pris pour cible » par un tir d’artillerie. Et, selon Etienne de Poncins, « ce qui est clair, lors des convois d’évacuation, il y a presque systématiquement des incidents. A Marioupol, un convoi sur deux a été ciblé ».


Alors que les séparatistes pro-russes estiment que le journaliste était un « mercenaire », « complice de l’extrême droite », l’ambassadeur a estimé que ces propos étaient « indignes et inadmissibles » avant d’annoncer une nouvelle fois qu’Emmanuel Macron souhaitait « se rendre à Kiev ».

 

8h59 : Un navire commercial chargé de métal a quitté Marioupol

C'est le premier navire commercial a quitté le port de Marioupol depuis la prise de la ville ukrainienne assiégée par les forces russes. Ce bateau transporte 2.700 tonnes de métal et doit se rendre vers l'est jusqu'à la ville russe de Rostov-on-Don. L'Ukraine a déclaré que cette cargaison équivalait à du pillage. 

8h57 : Zelensky adresse « ses sincères condoléances à la famille de Frédéric »

Le président ukrainien a réagi au décès du journaliste français dans un message vidéo.

« Aujourd’hui, dans la région de Louhansk, les occupants ont perturbé l’évacuation de zones de combat, tirant sur une voiture qui allait chercher des civils. Le journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff a été mortellement blessé par un tir », a-t-il expliqué sur BFMTV. Et d’ajouter : « J’adresse mes sincères condoléances à la famille de Frédéric », précisant que Frédéric Leclerc-Imhoff est le 32e membre de la presse à être tué depuis le 24 février.


Agé de 32 ans, Frédéric Leclerc-Ihmoff était journaliste reporter d’images pour BFMTV depuis six ans. Il couvrait la guerre en Ukraine.

 

8h42 : BFMTV rend hommage à son confrère tué

 

8h35 : Frédéric Leclerc-Imhoff a été tué « d’un éclat d’obus »

Sur France Inter, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), a précisé ce matin les circonstances de la mort du journaliste français. Frédéric Leclerc-Imhoff a été tué ce lundi « d’un éclat d’obus, obus qui a explosé juste devant ce convoi humanitaire, juste devant le camion blindé dans lequel il se trouvait qui allait chercher des civils ukrainiens dans le Donbass pour les évacuer ». Selon le secrétaire, cet « obus visait ce convoi ».


« Depuis le début du conflit, des journalistes se sont fait tirer comme des lapins » par les forces russes, « il y a une responsabilité du Kremlin, de Vladimir Poutine, sur ces crimes de guerre », a ajouté Christophe Deloire.

8h25 : Verdict pour deux nouveaux militaires russes

A Poltava en Ukraine, deux nouveaux militaires russes attendent ce mardi le verdict de leur procès pour avoir tiré des roquettes sur des infrastructures civiles dans la région de Kharkiv.

8h23 : Enquête pour « crimes de guerre » ouverte après la mort d’un journaliste français

La justice française s’intéresse à la mort de Frédéric Leclerc-Imhoff. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête pour crimes de guerre après la mort de ce journaliste de BFMTV tué dans l’est de l’Ukraine alors qu’il accompagnait des civils à bord d’un bus humanitaire près de Severodonetsk.

L’enquête de flagrance confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) porte également sur « les blessures subies par son confrère Maxime Brandstaetter », présent avec lui lors du reportage, a précisé le Pnat. Pour en savoir plus, c'est par ici : 

 

8h20 : Qui était Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste tué en Ukraine ?

 

8h14 : Des tonnes de récoltes toujours bloquées en Ukraine

« 22 millions de tonnes de produits agricoles attendent d’être exportés depuis l’Ukraine », a assuré sur Twitter Lesia Vasylenko Députée à la Rada d’Ukraine. « Pour que cela se produise, la Russie doit libérer les ports de la mer Noire et de la mer d’Azov. Mais ils ne le feront pas. »

8h11 : L’UE a accordé 9 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine

La somme servira à couvrir les besoins immédiats en liquidités du gouvernement ukrainien afin de faire fonctionner son économie.

8 heures : Comment va s’appliquer le sixième paquet de sanction décidé par les 27 ?

Dans la nuit de lundi à mardi, les pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur un embargo progressif. Il concernera dans un premier temps le pétrole transporté par bateau, soit les deux tiers des achats européens d’or noir russe. Une exemption temporaire a été prévue pour le pétrole acheminé par oléoduc, afin de lever le veto de Budapest.

Ce sixième paquet de sanctions européennes comprend aussi l’exclusion de trois banques russes du système financier international Swift, dont la Sberbank, principal établissement du pays.

7h50 : Plus de 1.000 entreprises occidentales ont quitté la Russie

Selon les données analysées par la Kyiv School of Economics, au moins 1.037 entreprises occidentales ont quitté le pays depuis l’invasion russe le 24 février. Selon l'institut​, près de 21 % de celles restantes ont réduit leur activité et suspendu de nouveaux investissements.

7h34 : Un point sur l’avancée des combats ce mardi

En jaune : Les territoires contrôlés par l’armée ukrainienne
En violet : Les territoires contrôlés par les Russes avant l’invasion du 24 février
En rouge : Les territoires contrôlés par les Russes depuis l’invasion du 24 février
En rose : Les territoires où les Russes mènent actuellement des opérations

Les combats en Ukraine le 31/05/2022
Les combats en Ukraine le 31/05/2022 - Cedric mas Twitter

 

7h28 : Ça y est, les Russes ont atteint le centre-ville de Sievierodonetsk

 

7h15 : Résumé de la journée de lundi

En court avec notre récap' quotidien

En long avec notre live des dernières 24 heures

 

6h49 : Le sommet extraordinaire de l’UE se poursuit

Le sommet extraordinaire de deux jours doit aborder ce mardi la transition énergétique du continent pour se passer du gaz russe, et la crise alimentaire liée à la guerre en Ukraine qui menace en particulier le continent africain.

6h44 : Kiev dit reprendre du terrain dans le Sud

Les forces ukrainiennes affirment regagner du terrain dans le Sud, notamment dans la région autour de Kherson, ville proche de la Crimée passée sous contrôle russe début mars. « L’ennemi a quitté le village de Mykolaïvka, dans le nord de la région de Kherson », affirme un bulletin de l’armée ukrainienne publié dans la nuit de lundi à mardi, évoquant le départ en « panique » de soldats russes « démoralisés ».

6h43 : L’étau continue de se resserrer sur le Donbass

« La situation dans le Donbass reste extrêmement difficile. L’armée russe essaye d’y concentrer ses forces pour mettre de plus en plus de pression sur nos défenseurs », a déclaré le président Zelensky lundi soir. Les forces russes visent à contrôler ce bassin minier, dont des forces séparatistes prorusses appuyées par Moscou ont pris le contrôle partiel en 2014.

L’armée russe tente notamment d’encercler Severodonetsk et d’en prendre le contrôle depuis plusieurs semaines, dans une offensive qui s’est intensifiée ces derniers jours.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous donner les dernières informations sur le conflit. La journée de ce mardi va surtout être marquée par la poursuite du Sommet européen extraordinaire à Bruxelles. Les 27 se sont déjà mis d’accord dans la nuit de lundi à mardi sur un embargo progressif sur le pétrole ukrainien. Les dirigeants européens doivent ce mardi discuter de la transition énergétique du continent pour se passer du gaz russe et de la crise alimentaire qui menace.