Guerre en Ukraine : L’UE exclut la principale banque russe de Swift

CONFLIT Suivez avec nous les dernières informations sur le conflit en ce lundi 30 mai 2022

X.M., M.F., D.R.
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Le président du Conseil européen, Charles Michel, le 30 mai 2022.
Le président du Conseil européen, Charles Michel, le 30 mai 2022. — Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • L’Ukraine affirme reprendre du terrain dans la région de Kherson, dans le Sud du pays, aux mains des Russes depuis le début de l’invasion. 
  • Volodymyr Zelensky doit s’adresser ce lundi aux dirigeants européens réunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire consacré à son pays. 
  • De nouvelles sanctions contre Moscou sont au menu de la réunion des Vingt-Sept. Outre l’embargo pétrolier, le paquet de sanctions vise l’exclusion de banques russes du système Swift et une aide à l’Ukraine allant jusqu’à neuf milliards d’euros en 2022.

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

2h00 : Ce live est terminé

Comme d'habitude, on revient dans quelques heures, bonne nuit à toutes et à tous.

1h20 : L'UE exclut la principale banque russe de Swift

L'UE s'est mise d'accord pour exclure Sberbank du réseau Swift, a annoncé Charles Michel.

0h45 : L'UE accorde 9 milliards d'euros à l'Ukraine pour ses besoins immédiats de liquidités

Les dirigeants des 27 pays membres de l'UE réunis en sommet à Bruxelles ont approuvé lundi l'octroi de 9 milliards d'euros au gouvernement ukrainien pour couvrir ses besoins immédiats en liquidités afin de faire fonctionner son économie, a annoncé le président du Conseil Charles Michel. Kiev a chiffré ses besoins à 5 milliards de dollars par mois. Les financements européens prendront la forme de «prêts à longue maturité» avec des taux d'intérêts bonifiés, a-t-on précisé de source européenne.

0h10 : L’UE s’accorde sur un embargo partiel sur le pétrole russe

Les 27 pays membres de l’Union européenne ont approuvé lundi soir un embargo sur le pétrole russe couvrant plus des « deux tiers » de leurs importations depuis ce pays, a annoncé le président du Conseil européen, Charles Michel. Cette réduction, qui sera mise en oeuvre d’ici la fin de l’année, « va supprimer une énorme source de financement à la machine de guerre » russe et exercer « une pression maximum » sur Moscou pour l’inciter à mettre fin à la guerre, a-t-il affirmé sur Twitter.


 

23h15 : L'Ossétie du Sud renonce à son référendum sur son intégration à la Russie

Les nouvelles autorités de la région séparatiste géorgienne prorusse d'Ossétie du Sud ont annoncé lundi renoncer à l'organisation d'un référendum sur son intégration à la Russie. Dans un décret, le «président» Alan Gagloev a invoqué «l'incertitude liée aux conséquences légales» d'une telle consultation, qui avait été décidée par son prédécesseur, Anatoli Bibilov, et qui devait se tenir le 17 juillet.

21h24 : Enquête ouverte pour crimes de guerre après la mort du journaliste français

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête pour crimes de guerre après la mort de Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste de BFMTV tué dans l’est de l’Ukraine alors qu’il accompagnait des civils à bord d’un bus humanitaire près de Severodonetsk.

L’enquête de flagrance confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) porte également sur « les blessures subies par son confrère Maxime Brandstaetter », présent avec lui lors du reportage, a précisé le Pnat. Au moins cinq autres enquêtes pour des faits commis au préjudice de ressortissants français en Ukraine ont été ouvertes par le Pnat depuis le début de la guerre.

20h26 : Un hélicoptère russe Mi-35MC d’une valeur de 36 millions de dollars abattus pas les forces ukrainiennes

 

19h44 : Frédéric Leclerc-Imhoff avait 32 et couvrait la guerre en Ukraine pour BFMTV. Il a été tué en Ukraine

 

19h37 : « Les querelles internes doivent cesser », demande Zelensky aux pays de l’UE

« Les querelles internes doivent cesser », a lancé lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky aux pays de l’Union européenne, les appelant à une « plus grand unité » pour permettre « l’adoption » d’un sixième paquet de sanctions contre Moscou.

19h16 : L’Unesco condamne le « meurtre » d’un journaliste français

La directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay a condamné lundi le « meurtre » de Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste français de la chaîne BFMTV tué près de Severodonetsk, dans l’est de l’Ukraine.

« Je condamne le meurtre de Frédéric Leclerc-Imhoff et demande l’ouverture d’une enquête afin que les auteurs de ce crime puissent être identifiés et poursuivis par la justice », a indiqué dans un communiqué la directrice de l’Organisation de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

18h57 : Gazprom suspend les livraisons de gaz à l’un des principaux fournisseurs

Le gazier russe Gazprom suspendra à partir de mardi les livraisons au fournisseur néerlandais GasTerra, appartenant en partie à l’Etat néerlandais, car il a refusé de payer en roubles, a annoncé la firme néerlandaise lundi.

« Gazprom a annoncé qu’il interromprait l’approvisionnement à compter du 31 mai 2022 », a déclaré GasTerra dans un communiqué, tout en soulignant avoir « anticipé cela en achetant ailleurs ».

18h34 : Les combats continuent dans l'est du pays

Au moins cinq civils sont morts lundi, dont une jeune fille de 14 ans, et 16 personnes ont été blessées dans des bombardements ukrainiens à Donetsk, dans l'Est séparatiste, a annoncé le Comité d'enquête russe.

18 heures : Quelques réactions empreintes de tristesse à la mort du journaliste français

Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis : « La liberté de la presse est la marque indispensable de nos libertés collectives. Au premier rang de cette grande tâche, si difficile et si malmenée, il y a toujours les courageux reporters de guerre. Hommage à Frédéric Leclerc-Imhoff et à tous ses proches et collègues ».

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF : « L’horreur de la guerre et la mort de Frédéric Leclerc-Imhoff. Il exerçait ce métier indispensable qui informe, témoigne et décrypte ».

Yannick Jadot, ex-candidat EELV à la présidentielle : « J’adresse toutes mes condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste tué en Ukraine pour nous informer du génocide en cours ».

Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris : « Il était en Ukraine pour exercer sa profession : nous informer. Pensées respectueuses et attristées »

Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement national : « Grande tristesse d’apprendre la mort d’un journaliste français, Frédéric Leclerc-Imhoff, dans le bombardement russe d’un convoi humanitaire dans le Donbass. Immense respect pour les reporters de guerre, qui défendent la liberté d’informer au péril de leur vie. »

17h35 : La Russie, riche de céréales

La Russie, un des premiers producteurs de céréales du monde, redirige les exportations entravées par les sanctions afin de remplir ses propres stocks, a indiqué lundi le président de l’Union russe des céréales, Arkadi Zlotchevski.

« Nos stocks sont d’environ 20 % plus élevés que l’an dernier. Au lieu d’approvisionner le marché mondial, on reconstitue nos stocks », a indiqué Arkadi Zlotchevski, citant l’agence statistique Rosstat. « Nous ne réduisons, ni ne limitons en aucune façon nos livraisons » à l’étranger, a-t-il indiqué, précisant néanmoins que le potentiel d’exportation de blé « est d’environ 40 millions de tonnes, et nous en exporterons 36 millions jusqu’à la fin de la saison ».

« L’hystérie informationnelle sur la famine à venir ne contribue qu’à faire monter les prix », a-t-il ajouté, assurant qu'« il n’y a pas de réelles menaces pour la sécurité alimentaire ». « Lorsque l’hystérie sera terminée (…) les prix s’effondreront », a-t-il prédit.

17h21 : La Russie prête à faciliter avec la Turquie la circulation maritime des marchandises

La Russie est prête à travailler avec la Turquie à la libre circulation des marchandises en mer Noire, y compris des céréales provenant d’Ukraine, a déclaré lundi le président Vladimir Poutine à son homologue Recep Tayyip Erdogan.

Lors d’un entretien téléphonique, Vladimir Poutine « a souligné que la partie russe était prête à faciliter le transit maritime sans entraves des marchandises, en coordination avec les partenaires turcs. Cela s’applique également à l’exportation des céréales provenant des ports ukrainiens », a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

17 heures : Le journaliste français mort en Ukraine « tué par un bombardement russe »

La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a déclaré lundi que le journaliste français Frédéric Leclerc Imhoff avait été « tué par un bombardement russe sur une opération humanitaire » dans l’est de l’Ukraine.

« Je suis profondément attristée et choquée par la mort de notre compatriote Frédéric Leclerc Imhoff, tué par un bombardement russe sur une opération humanitaire alors qu’il exerçait son devoir d’informer », a tweeté Catherine Colonna, en condamnant un « double crime qui vise un convoi humanitaire et un journaliste ».

16h58 : Gazprom suspend les livraisons de gaz à l’un des principaux fournisseurs d’énergie

Le gazier russe Gazprom suspendra à partir de mardi les livraisons au fournisseur d’énergie GasTerra, en partie propriété de l’Etat néerlandais, car il a refusé de payer en roubles, a annoncé la firme néerlandaise lundi.

« Gazprom a annoncé qu’elle interromprait l’approvisionnement à compter du 31 mai 2022 », a déclaré GasTerra dans un communiqué, tout en soulignant avoir « anticipé cela en achetant ailleurs ».

16h38 : Emmanuel Macron confirme la mort d’un journaliste français

« Journaliste, Frédéric Leclerc-Imhoff était en Ukraine pour montrer la réalité de la guerre. À bord d’un bus humanitaire, aux côtés de civils contraints de fuir pour échapper aux bombes russes, il a été mortellement touché », a déclaré le président de la République sur Twitter.


 

16h28 : Paris « renforcera » ses livraisons d’armes à l’Ukraine

La France « poursuivra et renforcera » ses livraisons d’armement à l’Ukraine, a annoncé lundi la nouvelle cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna, en visite à Kiev. Le président français Emmanuel Macron « a fait part de sa décision au président Zelensky de poursuivre et même de renforcer [son] appui » militaire à l’Ukraine, a-t-elle déclaré, lors d’une conférence de presse avec son homologue Dmytro Kouleba.

« Cet appui se poursuivra », a affirmé la ministre, évoquant plus précisément « la livraison d’armements ». Emmanuel Macron avait déjà annoncé fin avril l’envoi de matériel militaire à Kiev, notamment des canons automoteurs Caesar. Ces obusiers « se sont avérés être des armes fiables et efficaces », a remercié Dmytro Kouleba. « Mais ce ne sont pas les seules armes qui arrivent depuis la France et pour chaque arme, nous sommes reconnaissants. »

Catherine Colonna a indiqué que d’autres livraisons d’équipement militaire pourraient avoir lieu dans « les prochaines semaines », estimant à deux milliards de dollars le montant total de l’aide versée par la France, sur le plan militaire comme humanitaire. « Pas plus que ses alliés, la France n’est en guerre contre la Russie mais notre engagement est fort en apportant à l’Ukraine des équipements de défense », a ajouté la ministre.

16h19 : « Je veux envoyer mes salutations à Vladimir Poutine. Nous allons l’enterrer », lance un soldat ukrainien depuis une tranchée

 

16h08 : Les soldats du régiment Azov risquent la peine de mort

Les combattants ukrainiens du régiment Azov qui se sont rendus après avoir combattu à Marioupol en Ukraine seront jugés et risquent la peine de mort, a affirmé lundi un responsable du territoire séparatiste prorusse de Donetsk. « Tous les prisonniers de guerre se trouvent sur le territoire de la DNR », a déclaré à la télévision russe Iouri Sirovatko, ministre de la Justice de cette république autoproclamée située dans l’est du pays.

« Concrètement, nous avons 2.300 prisonniers de guerre de [l’aciérie] Azovstal », a-t-il précisé, avant d’ajouter que le régiment « Azov est considéré comme une organisation terroriste » et que tous « feront l’objet d’enquêtes criminelles » en vue d’un procès.

« De tels crimes sont passibles chez nous de la peine capitale, la peine de mort », a conclu le ministre. Les derniers défenseurs ukrainiens de Marioupol, retranchés dans l’immense aciérie Azovstal, se sont rendus aux forces russes entre le 16 et le 20 mai, après trois mois d’intenses combats.

16 heures : Pas de rattrapage sur les factures d’électricité en 2023

Le « bouclier tarifaire » sur l’électricité ne se traduira pas par un « rattrapage » sur les factures l’an prochain malgré un besoin de financement supplémentaire d’environ 2 milliards d’euros pour mettre en œuvre cette mesure, a indiqué lundi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Le gouvernement s’était engagé à limiter cette année la hausse des factures d’électricité à 4 %, une mesure qui va coûter plus cher que prévu. « Je veux être très clair avec nos compatriotes, il n’y aura aucun rattrapage sur leur facture d’électricité. Les consommateurs français ne verront aucun rattrapage lié à ce besoin de financement sur leur facture en 2023 », a-t-il insisté.

15h55 : Pas d’armes longue portée pour l’Ukraine

Le président américain Joe Biden a déclaré que les États-Unis n’enverraient pas d’armes capables d’atteindre la Russie en Ukraine, rapporte l’agence de presse Reuters. Des rumeurs circulaient, affirmant que l’administration Biden se préparait à envoyer des systèmes avancés de fusées à longue portée à Kiev.

15h46 : Le point en carteChaque jour, le ministère de la Défense britannique publie une carte de la guerre en Ukraine. On peut y voir les territoires revendiqués par Moscou, les contre-offensives ukrainiennes, les lieux de combats ou encore les principaux bombardements. Voici celle de ce lundi :

 

15h35 : « Pas de compromis » sur l’embargo de l’UE sur le pétrole russe

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a affirmé lundi qu’il n’y avait « pas de compromis » acceptable « pour l’instant » concernant un embargo européen sur le pétrole russe, exigeant des « garanties » pour l’approvisionnement de son pays.

« Il n’y a pas de compromis du tout pour l’instant », a-t-il déclaré à la presse, en arrivant à un sommet de l’UE où les Vingt-Sept vont discuter d’un texte mis au point lundi matin qui vise à permettre l’adoption d’un sixième paquet de sanctions de l’UE contre Moscou, paralysé jusqu’à présent par l’opposition de Budapest.

 

15h27 : L’Allemagne prête à faciliter l’accueil d’opposants et journalistes russes

L’Allemagne va accorder des visas longue durée à des opposants et journalistes russes menacés de répression, a annoncé lundi un porte-parole du gouvernement allemand. Les personnes jugées « vulnérables » face à la répression russe, comme les « défenseurs des droits humains », des scientifiques ou des journalistes pourront bénéficier, avec leur famille, de visas longue durée, a indiqué lors d’un point de presse un porte-parole du ministère de l’Intérieur allemand.

La durée des visas pourrait ainsi être nettement supérieure aux 90 jours actuels. Des « personnes travaillant pour des organisations étrangères considérées comme des agents de l’étranger » en Russie, des « représentants de l’opposition démocratique » ou des « représentants de la société civile » pourraient eux aussi bénéficier de ces visas, selon le porte-parole, sans préciser combien de Russes pourraient in fine être éligibles.

Les bénéficiaires éventuels devront cependant établir de façon « crédible » qu’ils sont directement menacés, a fait valoir le porte-parole.

15h16 : L’UE avance sur son projet d’embargo

Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants des Vingt-Sept vont discuter d’un compromis mis au point lundi matin et qui permettrait d’adopter un sixième paquet de sanctions de l’UE contre Moscou, paralysé jusqu’à présent par l’opposition de Budapest au projet d’embargo pétrolier.

Un nouveau projet de conclusions du sommet, consulté par l’AFP, prévoit l’adoption « sans délai » du nouveau train de sanctions, incluant un embargo sur le pétrole russe d’ici la fin de l’année, « avec une exemption temporaire pour le brut acheminé par oléoduc » – afin de lever le veto de la Hongrie, inquiète pour ses approvisionnements.

« Je pense qu’on va vers un accord sur un sixième paquet de sanctions », a déclaré à son arrivée Emmanuel Macron, alors que la France occupe toujours la présidence tournante de l’UE.

15h05 : Accident entre un camion militaire et une voiture de civils dans la région russe de Belgorod

 

14h57 : La ministre des Affaires étrangères face aux « mur aux morts »

Pour sa première visite en Ukraine, Catherine Colonna s’est rendue à la mi-journée devant le « mur aux morts » qui recense les soldats ukrainiens tués depuis le début de l’invasion russe. « La France a la plus grande admiration pour le courage du peuple ukrainien qui se bat pour la liberté », a déclaré la cheffe de la diplomatie française.


 

14h46 : Catherine Colonna fait part de son « horreur » à Boutcha

« De tels actes ne peuvent rester impunis », affirme la ministre des Affaires étrangères, en visite à Boutcha ce lundi. Elle explique sur Twitter se rendre sur place pour dire « au nom de la France notre plus profonde condamnation et notre horreur des exactions russes, rendre hommage aux victimes et soutenir la lutte contre l’impunité ».


 

14h35 : Un journaliste français tué d’après le gouverneur de Lougansk

Un journaliste français a été tué ce lundi près de Sievierodonetsk, dans la région de Lougansk, d’après le gouverneur de l'oblast ukrainien. « Notre véhicule blindé d’évacuation allait récupérer 10 personnes dans la zone et a essuyé le feu ennemi. Des éclats d’obus ont percé le blindage de la voiture, une blessure mortelle au cou a été reçue par un journaliste français accrédité qui faisait des reportages sur l’évacuation », écrit Serhiy Gaïdaï sur Telegram.

14h29 : Inflation record en Allemagne

L’inflation en Allemagne a encore atteint un record en mai, à 7,9 % sur un an, poussée par la guerre en Ukraine, qui accroît les prix de l’énergie et de l’alimentation et perturbe les chaînes mondiales d’approvisionnement, selon des chiffres provisoires publiés lundi.

L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Pour trouver un chiffre d’inflation aussi élevé, il faut remonter à janvier 1952, à l’époque de l’Allemagne de l’Ouest.

14h18 : Severodonetsk, ville fantôme

« Près de 90 % des bâtiments sont endommagés. Plus des deux tiers du parc immobilier de la ville ont été complètement détruits. Et il n’y a plus de télécommunication » à Severodonetsk, a déclaré Volodymyr Zelensky ce lundi dans un discours télévisé. La ville est devenue ces dernières semaines une cible privilégiée de l’armée russe. Pour en savoir plus, vous pouvez relire ce papier :

 

14h07 : Le difficile bilan des pertes

Sur le plan militaire, le ministère ukrainien de la Défense évalue les pertes russes à plus de 30.350 hommes, 207 avions et plus de 1.350 chars depuis le début du conflit. Des sources occidentales évoquent quelque 12.000 soldats russes tués, et une source militaire française a confirmé à l’AFP un chiffre estimé à 15.000.

Ces pertes sur trois mois avoisinent celles enregistrées en neuf ans par l’armée soviétique en Afghanistan, note le ministère britannique de la Défense. Le président Zelensky a déclaré mi-avril qu’environ 2.500 à 3.000 soldats ukrainiens avaient été tués et quelque 10.000 blessés. Aucune statistique indépendante n’est disponible.

13h45 : Un tiers des Ukrainiens déplacés ou réfugiés

Plus de huit millions d'Ukrainiens étaient déplacés à l'intérieur de leur pays, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR). S'y ajoutent 6,7 millions qui ont fui à l'étranger, dont plus de la moitié - 3,6 millions - en Pologne.

13h20 : De la 3D pour restaurer la mémoire de l'Ukraine

 

13 heures : L’ex-président Porochenko autorisé à sortir du pays

L’ex-président ukrainien Petro Porochenko, un rival de l’actuel chef d’Etat Volodymyr Zelensky, a annoncé lundi avoir été autorisé à sortir du pays après avoir été « délibérément » bloqué à la frontière à deux reprises ce week-end, en pleine invasion russe du pays. « Après la pression des députés du Parlement européen et des membres des gouvernements des pays de l’UE, Petro Porochenko a pu se rendre à l’étranger pour participer au sommet et au congrès du Parti populaire européen à Rotterdam », a indiqué son service de presse dans un message à l’AFP.

Selon cette source, Petro Porochenko a montré lors du contrôle à la frontière « les mêmes documents avec lesquels il s’était vu refuser le passage les deux fois précédentes ». Son parti, Solidarité Européenne, s’est dit « convaincu que les autorités ont délibérément empêché Petro Porochenko de se rendre à une réunion de l’Assemblée parlementaire de l’Otan à Vilnius ».

12h56 : Cinq civils tués dans des bombardements à Donetsk, selon Moscou

Au moins cinq civils sont morts lundi, dont une jeune fille de 14 ans, et 16 personnes ont été blessées dans des bombardements ukrainiens à Donetsk, dans l’est séparatiste de l’Ukraine, a annoncé le Comité d’enquête russe.

« Le 30 mai les forces ukrainiennes ont bombardé le centre-ville de Donetsk », a indiqué le Comité d’enquête sur son compte Telegram. « Selon des données préliminaires, cinq civils sont morts, dont une personne adolescente née en 2009, et 16 personnes ont été blessées », ajoute cette source, précisant que trois établissements scolaires avaient été touchés.

12h50 : Zelensky va s’adresser aux 27

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit s’adresser lundi aux Vingt-Sept réunis en sommet à Bruxelles, alors qu’ils tentent de débloquer l’adoption d’un 6e paquet de sanctions de l’UE contre Moscou, paralysé jusqu’à présent par l’opposition de Budapest au projet d’embargo pétrolier.

Les chefs d’Etat et de gouvernement, réunis pour deux jours, doivent discuter d’un soutien financier accru à Kiev après plus de trois mois d’offensive russe. Le sommet doit aussi aborder les conséquences de la crise alimentaire liée à la guerre et la transformation énergétique du continent pour se passer du gaz russe.

Mais de l’avis d’un haut diplomate, l’absence d’accord sur de nouvelles sanctions risque de parasiter le sommet et d’éclipser les autres sujets. Volodymyr Zelensky, qui appelle à durcir toujours plus les mesures pour assécher le financement de l’effort de guerre de Moscou, doit s’exprimer par visioconférence.

12h42 : Le terrible travail d’un médecin légiste en temps de guerre

Yuri Fenenko, 44 ans, est médecin légiste dans la ville de Tchernihiv, au nord de Kiev. La guerre a drastiquement changé son métier, explique-t-il à nos confrères du Guardian. « Avant la guerre, j’avais vu des corps complètement déchiquetés par des explosions accidentelles mais jamais en si grand nombre », souligne-t-il, se remémorant le jour où une frappe a touché une file d’attente devant une épicerie.

« Trente personnes ont été tuées ce jour-là et elles ont toutes été amenées dans ma morgue », se souvient-il. Le plus traumatisant pour Yuri a été lorsqu’on lui a amené le corps défiguré d’une de ses amies. « La voiture qu’elle conduisait a heurté une mine alors qu’elle tentait de fuir un village où elle vivait près de Tchernihiv », explique-t-il, ajoutant qu’il n’a pas pu l’autopsier lui-même.

12h31 : Londres veut prolonger la vie de ses centrales à charbon

La guerre et l’écologie font rarement bon ménage. Face aux risques pesant sur l’approvisionnement en énergie l’hiver prochain, qui pourraient se traduire par des coupures affectant des millions de foyers, Londres se prépare à faire tourner plus longtemps ses centrales à charbon.

« Il est normal que nous explorions un large éventail d’options pour renforcer notre sécurité énergétique et notre approvisionnement » et « même s’il n’y a pas de pénurie, nous devrons peut-être garder nos centrales électriques au charbon ouvertes » cet hiver, déclare le gouvernement. Dans un scenario dans lequel la Russie réduirait encore son approvisionnement en gaz à l’Europe, des coupures de courant pendant les pics de consommation pourraient affecter jusqu’à six millions de foyers l’hiver prochain, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP, confirmant une information du quotidien The Times.

Le Royaume-Uni, très dépendant du gaz dans sa production d’électricité, importe cependant moins d’hydrocarbures russes que d’autres pays européens, et Londres a annoncé la fin de ses importations de pétrole et de charbon russes d’ici à la fin de l’année et veut aussi cesser à terme celles de gaz.

12h19 : Vol de rations militaires dans le Donbass

 

12h08 : Moscou renforce sa présence militaire dans la région de Koursk

Le gouverneur de la région de Koursk, située en Russie, au nord de la ville ukrainienne de Soumy, a annoncé le renforcement de la présence militaire russe. Moscou accuse Kiev de mener des attaques dans la région.


 

11h55 : Plus de 22.000 civils tués à Marioupol d'après le maire

« Nous avons estimé le nombre d’habitants de Marioupol morts à 22.000 » mais le bilan pourrait aller bien au-delà de ce chiffre, annonce le maire de la ville. « Au moins 16.000 Ukrainiens ont été enterrés dans des fosses communes par les occupants » et « des milliers de corps sont toujours sous les décombres, dans des cimetières naturels et dans des morgues temporaires », explique-t-il dans un message sur Telegram ce lundi. Vadym Boychenko estime qu’il s’agit d’un « génocide » commis par l’armée russe.

11h43 : La France va « faire tout son possible pour que la paix revienne »

« Cela ne devrait pas arriver, il ne faut pas que ça recommence », a déclaré la cheffe de la diplomatie française à Boutcha après s’être rendue dans une église orthodoxe aux murs blancs immaculés, où étaient exposées des photos des exactions. « La France est à leurs côtés [aux côtés des Ukrainiens] avec ses amis, ses alliés, elle va faire tout son possible pour que la paix revienne », a-t-elle affirmé.

La ministre s’entretiendra ensuite avec le président Volodymyr Zelensky et son homologue ukrainien Dmytro Kouleba « pour évoquer en particulier le blocage des exportations de céréales et d’oléagineux d’Ukraine qui soulève des risques réels d’insécurité alimentaire », selon un communiqué du Quai d’Orsay.

11h35 : « Il faut des sépultures dignes », juge Catherine Colonna à Boutcha

La nouvelle ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna est arrivée à Boutcha, ville martyre d’Ukraine où des centaines de corps ont été découverts après le retrait des forces russes. « La plupart des corps ont pu être identifiés auprès des familles. Désormais, il faut des sépultures dignes de ce qu’ils ont été. Il en reste encore une trentaine [de corps non identifiés], on pense terminer cette semaine », a déclaré la ministre devant la caméra de BFMTV.

Seul « le résultat de l’enquête » menée par les autorités ukrainiennes permettra d’établir l’identité des responsables de ces exactions, notamment « à partir des faits que notre équipe a contribué à établir », a-t-elle ajouté.

11h24 : Plus de Netflix pour les Russes

TOUDOUM… La plateforme américaine Netflix est désormais inaccessible en Russie, a indiqué ce lundi à l’AFP le géant californien du streaming, dernière société occidentale en date à finaliser son retrait du pays à cause de l’offensive russe en Ukraine. Le site et l’application de Netflix ne sont plus disponibles en Russie depuis vendredi, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« C’est la matérialisation du retrait du marché russe » annoncé en mars, a expliqué Netflix à l’AFP, en précisant que la plateforme américaine avait attendu la fin d’un cycle de facturation pour bloquer la plateforme en Russie. Auparavant, le site était resté accessible, et les clients en Russie dotés de moyens de paiement en ligne non-russes – ceux émis par les banques russes ne passant pas en raison des sanctions occidentales - pouvaient continuer de s’abonner.

Leader de la vidéo en ligne dans le monde, avec 221,8 millions d’abonnés payants fin 2021, Netflix comptait quelque 700.000 abonnés en Russie, selon les chiffres officiels de la plateforme américaine.

11h11 : Une voiture piégée explose à Melitopol

Une voiture piégée a explosé lundi matin à Melitopol, faisant deux blessés, a indiqué l’administration prorusse de cette ville du sud de l’Ukraine occupée par les forces russes, qui accuse Kiev d’être derrière cet « attentat ».

« Vers 8 heures du matin une voiture piégée a explosé dans le centre de la ville », a écrit l’administration de la cité située près de la mer d’Azov, faisant état de deux blessés, des « bénévoles qui apportaient de l’aide humanitaire » âgés de 25 et 28 ans. Une enquête est en cours, selon cette source.

« C’est un acte terroriste cynique du régime de Kiev, un acte destiné à effrayer les habitants de notre ville, un acte dirigé contre les civils », a accusé Galina Daniltchenko, la nouvelle « maire » de la cité installée par les forces russes, citée par l’agence russe Ria Novosti. Melitopol a été conquise par les forces russes dans les premiers jours de l’offensive de Moscou en Ukraine. Le 11 mars, son maire, Ivan Fedorov, avait été enlevé par les Russes, avant d’être libéré quelques jours plus tard. Une administration prorusse a ensuite été installée dans la cité.

 

10h59 : Opération déminage dans la région de Kiev

« Les sapeurs-miniers de la Garde nationale continuent de déminer le territoire de la région de Kiev », explique le ministère de l’Intérieur ukrainien sur Telegram ce lundi matin. Depuis le retrait des troupes russes de la région, ils ont « trouvé et éliminé environ 10.500 engins explosifs », se félicite Kiev qui invite toutefois à la prudence car de nombreuses mines « non explosées doivent [encore] être éliminées » sur le territoire.

10h48 : Manifestation et concert de remerciements à Varsovie

En Pologne, à Varsovie, des centaines de réfugiés ukrainiens ont marché pour remercier les Polonais de leur accueil. Un concert a aussi été organisé. La Pologne est le pays voisin de l’Ukraine qui a accueilli le plus de civils fuyant la guerre depuis l’invasion russe.


 

10h36 : Le « Javelin coffee » à Kiev

 

10h29 : Le blé comme « arme de guerre »

D’après le haut-représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Vladimir Poutine se sert « du blé comme d’une arme de guerre ». « Il y a 20 millions de tonnes de blé stockées en Ukraine. Il faudrait l’exporter, l’amener là où les gens le consomment et faire de la place pour les prochaines récoltes », a réclamé Josep Borrell, interrogé ce lundi matin sur FranceInfo. D’après lui, il faut un accord avec la Russie, toutefois si un corridor déminé est mis en place « de la même façon qu’on peut faire sortir le blé, on peut faire entrer des bateaux de guerre », avertit-il.


 

10h14 : Les ruines historiques d’Ukraine en photographies

 

10h04 : Comment le russe écrase les autres langues de Russie

L’un des arguments de Moscou pour justifier son invasion de l’Ukraine est l’idée selon laquelle les russophones seraient discriminés dans le pays. Ces déclarations mettent en lumière les discriminations liées aux langues au sein même de la Russie. Plus de 90 langues vivantes coexistent sur le territoire mais elles ne sont pas logées à la même enseigne. Pour en savoir plus, on vous partage cet excellent thread de la chercheuse spécialiste des régimes post-soviétiques Anna Colin-Lebedev :


 

9h51 : Le trophée de l’Eurovision vendu aux enchères pour 900.000 dollars

Le groupe ukrainien Kalush Orchestra a gagné l’Eurovision et décidé, après la compétition, de mettre son trophée aux enchères afin d’aider Kiev à repousser l’invasion russe. Le célèbre micro en cristal a été vendu 900.000 dollars, soit près de 839.000 euros d’après la page instagram ukrainienne du concours musical. Les fonds seront reversés aux forces armées ukrainiennes et devraient permettre d’acheter des drones.

9h40 : Des « pertes dévastatrices » chez les officiers intermédiaires russes

Les officiers intermédiaires russes ont subi des « pertes dévastatrices », estime le ministère de la Défense britannique dans son analyse quotidienne de la guerre en Ukraine. « La perte d’une grande partie de la jeune génération d’officiers professionnels exacerbera probablement les problèmes persistants [de l’armée russe] en matière de commandement et de contrôle », ajoute Londres pour qui ces pertes pourraient entraîner une « nouvelle baisse du moral » et une « mauvaise discipline ».


 

9h29 : Les environs de Kharkiv bombardés

 

9h20 : Catherine Colonna en Ukraine – et en photo

 

9h11 : « On aura un accord » sur le pétrole russe, assure Josep Borrell

Interrogé sur France Info ce lundi matin, le haut-représentant de l’UE pour les Affaires étrangères assure que l’Union « aura un accord » sur le pétrole russe « à la fin ». « Il faut décider à l’unanimité, on va continuer à travailler mais cet après-midi, je pense qu’on pourra offrir un accord », ajoute Josep Borrell pour qui « l’important est de trouver un accord qui ravit tout le monde ».


 

8h49 : Zelensky a limogé le chef de la sécurité de Kharkiv

En visite dans l’est du pays pour la première fois depuis le début de l’invasion russe dimanche, le président ukrainien a limogé le chef des services de sécurité de Kharkiv. « Je suis venu, j’ai vu, et j’ai limogé le chef des services de sécurité de la région (de Kharkiv), parce qu’il ne travaillait pas à la défense de la ville depuis les premiers jours de cette guerre, mais ne pensait qu’à lui-même », a expliqué Volodymyr Zelensky dans son message vidéo quotidien.

8h38 : Un gros bonhomme gonflable pour recruter des militaires russes

Un centre de recrutement militaire a été installé sur la place du Palais à Saint Petersbourg. Un gros personnage gonflable en caoutchouc invite avec un grand sourire les passants à franchir le seuil de la porte.


 

8h25 : Les Russes progressent vers le centre de la ville clef de Severodonetsk

« Les combats se poursuivent, la situation est très difficile », a indiqué sur Telegram Serguiï Gaïdaï, à la tête de la région de Lougansk. Il a ajouté que la route reliant Severodonetsk à la ville jumelle de Lyssychansk puis à celle de Bakhmout plus au sud était trop "dangereuse" pour permettre l'évacuation des civils et le transport d'aide humanitaire.

Depuis des semaines, cette ville stratégique est pilonnée et ce sont désormais des combats de rue qui s’y déroulent.

8h21 : Apprendre l’ukrainien pour résister à l’envahisseur

En Ukraine de l’Ouest, de nombreux clubs de langue ont vu le jour depuis le début de l’invasion russe, rapporte le New York Times​. Les inscrits sont des Ukrainiens russophones de tout âge, venus de l’est du pays qui souhaitent pratiquer et à adopter l’ukrainien comme langue de leur vie quotidienne. Une façon de résister à l’ennemie.
 

8h04 : Catherine Colonna est à Kiev

La nouvelle cheffe de la diplomatie française s’est rendue dans la capitale ukrainienne pour « témoigner de la solidarité de la France à l’égard du peuple ukrainien (…) face à l’agression russe », a indiqué lundi le Quai d’Orsay.

La ministre s’entretiendra avec le président Volodymyr Zelensky et son homologue ukrainien, Dmytro Kuleba, « pour évoquer en particulier le blocage des exportations de céréales et d’oléagineux d’Ukraine qui soulève des risques réels d’insécurité alimentaire ». Elle se rendra ensuite à Boutcha, ville où ont eu lieu des massacres de civils imputés aux troupes russes.

7h40 : Où en est l'avancée des combats ce lundi ?

En jaune : Les territoires contrôlés par l'armée ukrainienne
En violet : Les territoires contrôlés par les Russes avant l'invasion du 24 février
En rouge : Les territoires contrôlés par les Russes depuis l'invasion du 24 février
En rose : Les territoires où les Russes mènent actuellement des opérations

l'avancée des combat en Ukraine au 30 mai 2022.
l'avancée des combat en Ukraine au 30 mai 2022. - euromaps

 

7h30 : Le vainqueur de l’Eurovision a vendu son bob rose aux enchères pour acheter des armes à l’Ukraine

Le groupe Kalush Orchestra a vendu son trophée de l’Eurovision aux enchères pour 900.000 dollars (836.640 euros), ainsi que le bob rose du chanteur pour 11 millions de Hryvnia ukrainiennes (347.078 euros). Les fonds récoltés serviront à acheter des drones PD-2 pour l’armée ukrainienne.


 

7h20 : Vous avez un peu lâché l’actu ce week-end ?

Retrouvez notre live du dimanche sur le conflit ukrainien

et même celui du samedi

 

7h13 : Kherson au cœur des combats ce lundi

« Kherson, tiens bon, nous sommes proches ! », a affirmé l’état-major ukrainien dans la nuit de dimanche à lundi, affirmant avancer dans cette région, du côté des villages de Andriyivka, Lozove et Bilohirka.

Elle indique par ailleurs que les forces russes ont fait venir des forces spéciales à Mykolayiv, la ville voisine, « dans le dessein de mener des actions offensives pour récupérer des positions perdues ».

 

6h42 : L’UE tente de lever le blocage de la Hongrie

A Bruxelles, à la veille du sommet de l’UE, les représentants des Vingt-Sept ont examiné dimanche une nouvelle proposition qui exempterait temporairement un oléoduc clé pour la Hongrie d’un embargo progressif de l’UE sur le pétrole russe. L'objectif est de tenter de lever le blocage sur leur 6e paquet de sanctions contre Moscou.

Ces nouvelles sanctions sont pour l’instant bloquées par la Hongrie, pays enclavé sans accès à la mer et dépendant du pétrole acheminé de Russie par l’oléoduc Droujba, qui lui fournit 65 % de sa consommation.

6h35 : Zelensky va s’adresser aux Européens

Le président Volodymyr Zelensky doit s’adresser ce lundi, par visioconférence depuis Kiev, aux dirigeants européens réunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire consacré à son pays. De nouvelles sanctions contre Moscou sont au menu de cette réunion des Vingt-Sept. Outre l’embargo pétrolier, le paquet de sanctions vise l’exclusion de banques russes du système financier international Swift et une aide à l’Ukraine allant jusqu’à neuf milliards d’euros en 2022.

6h30 : L’Otan n’a plus d’obligations vis-à-vis de Moscou

Le chef adjoint de l’Otan, Mircea Geoana, a estimé dimanche que l’Alliance n’était plus tenue par ses anciens engagements envers Moscou de ne pas déployer ses forces en Europe orientale. Dans l’Acte fondateur sur les relations entre l’Otan et la Russie, signé il y a 25 ans, les Russes s’étaient « engagés à ne pas agresser les voisins, c’est ce qu’ils sont en train de faire, et à tenir des consultations régulières avec l’Otan, ce qu’ils ne font pas », a déclaré Mircea Geoana. Selon lui, l’Acte fondateur « ne fonctionne simplement pas, à cause de la Russie », et l’Otan n’a désormais plus « aucune restriction » pour se doter d’une « posture robuste sur le flanc est ».

6h22 : L’Allemagne va renforcer son armée

Le gouvernement et l’opposition conservatrice en Allemagne ont trouvé dimanche soir un accord pour faire une entorse aux règles budgétaires de la constitution nationale, afin de moderniser son armée face à la menace russe. Un compromis en ce sens a été acté après des négociations difficiles qui ont duré plusieurs semaines entre les partis de la coalition – sociaux-démocrates, écologistes et libéraux – et la famille politique conservatrice de l’ancienne chancelière Angela Merkel.

L’accord va permettre de remplir la promesse qu’avait faite le chancelier Olaf Scholz fin février après le déclenchement de l’offensive russe : débloquer un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour réarmer le pays au cours des prochaines années et moderniser la Bundeswehr, dont les équipements sont vétustes. Berlin va dans le même temps pouvoir atteindre l’objectif fixé par l’Otan de consacrer 2 % du PIB national par an à la défense. Cet objectif sera atteint « en moyenne sur plusieurs années », selon le texte de l’accord.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Diplomatiquement, les tentatives de médiation entre Moscou et Kiev sont toujours au point mort. Ce week-end encore Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ont eu un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, l’enjoignant d’entamer des « négociations directes sérieuses » avec son homologue ukrainien. Sur le terrain, les forces russes, qui se sont repliées de la région de Kharkiv, continuent leur progression en direction des villes clefs de Severodonetsk, pilonnée sans relâche, et Lyssytchansk, sa ville jumelle, dans le Donbass.