Guerre en Ukraine : L’armée russe assure avoir détruit un arsenal ukrainien à Dnipropetrovsk

CONFLIT Revivez avec nous les dernières informations sur le conflit en ce dimanche 29 mai

X.M., X.R.
— 
Un dépôt de carburant en flammes dans la région de Dnipropetrovsk.
Un dépôt de carburant en flammes dans la région de Dnipropetrovsk. — Manuel Bruque/EFE/SIPA

L’ESSENTIEL

  • De violents combats continuent dans l’est de l’Ukraine pour le contrôle du Donbass. Les forces russes pilonnent sans relâche la grande ville de Severodonetsk.
  • Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ont demandé à Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique, d’entamer des « négociations directes sérieuses » avec Volodymyr Zelensky. Ils lui ont aussi réclamé la libération des 2.500 combattants qui s’étaient retranchés dans l’aciérie Azovstal à Marioupol et qui se sont rendus aux forces russes.
  • Vladimir Poutine a assuré que la Russie restait « ouverte à une reprise du dialogue » avec Kiev pour régler le conflit armé, alors que les négociations de paix sont au point mort depuis mars.

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi ! On se retrouve dès demain pour suivre au plus près l'actualité de la guerre en Ukraine.
18h47 : Severodonetsk « résistera »

« Les Russes ont amené beaucoup de moyens pour prendre la ville d’assaut mais ne peuvent pas encore le faire », a assuré le maire de Severodonetsk, Olexander Stryuk. « Nous pensons que la ville résistera ». Il a alerté sur l’aggravation de la situation sanitaire dans cette ville qui comptait 100.000 habitants avant la guerre. Les « bombardements constants » compliquent beaucoup l’approvisionnement, notamment en eau potable, de la cité, privée d’électricité depuis plus de deux semaines, a-t-il écrit samedi soir sur son compte Telegram.

18h24 : L’armée russe assure avoir détruit un arsenal ukrainien à Dnipropetrovsk

Dans un communiqué publié dimanche matin, le ministère russe de la Défense a déclaré que l’armée russe avait détruit « avec des missiles de haute précision de longue portée un important arsenal des forces armées ukrainiennes », dans la région de Dnipropetrovsk, dans le sud-est.

Ces missiles ont également visé au cours des dernières 24 heures un système de défense antiaérienne ukrainien près de Mykolaïevka, dans la région de Donetsk, une station radar dans la région de Kharkiv, et cinq dépôts de munitions notamment près de Severodonetsk, selon le même communiqué.

18h10 : Les Ukrainiens continuent de voler des engins russes


 

17h37 : Biden jugé responsable de la hausse du prix de l’essence

Aux Etats-Unis, des stickers fleurissent sur les stations essences, jugeant Joe Biden coupable de la flambée des prix.



 

16h50 : La prise de Soledar pourrait couper Severodonetsk des communications

Dans le Donbass, les forces russes s’approchent de la ville de Soledar, à quelques kilomètres de Bakhmut. Or « la prise de Soledar, puis celle de Siversk depuis Ozerne au Nord, suffirait à couper Severodonetsk-Lysychansk de toute communication. Les neuf brigades et régiments ukrainiens, soit 1/6ème environ de la force opérationnelle terrestre ukrainienne, se trouveraient ainsi prises au piège », fait valoir l’historien Michel Goya.

16h23 : Nouvelle formule pour l'embargo européen sur le pétrole russe

Les représentants des Vingt-Sept vont examiner dimanche une solution pour débloquer le 6e paquet de sanctions de l'UE contre la Russie, dont la mesure phare est un embargo pétrolier d'ici la fin de l'année, a-t-on appris de sources européennes. Ces nouvelles sanctions sont bloquées par la Hongrie, pays enclavé sans accès à la mer, qui dépend du pétrole acheminé de Russie par l'oléoduc Droujba qui lui fournit 65% de sa consommation.

Budapest a jugé insuffisante la proposition d'une dérogation de deux années qui lui a été offerte, et a réclamé au moins quatre ans et près de 800 millions d'euros en financements européens pour adapter ses raffineries. La solution examinée dimanche à Bruxelles consisterait à exclure Droujba de l'embargo pétrolier pour limiter les sanctions aux seuls approvisionnements de pétrole par bateau, selon ces sources européennes. Les approvisionnements de pétrole russe à l'UE sont acheminés pour deux-tiers par tankers et pour un tiers par l'oléoduc Droujba.

15h42 : Zelensky se rend dans l’Est pour la première fois depuis l’invasion russe

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu dimanche pour la première fois depuis l’invasion russe dans l’Est du pays, dans la région de Kharkiv, d’où Moscou a retiré ces dernières semaines ses troupes pour les concentrer sur d’autres fronts. « 2.229 maisons détruites à Kharkiv et dans la région. Nous restaurerons, reconstruirons et ferons revenir la vie. À Kharkiv et dans toutes les autres villes et villages où le mal est venu », a-t-il déclaré sur Telegram, accompagnant son message d’une vidéo de sa visite.

15h37 : La Serbie prolonge de trois ans son accord avec Moscou pour recevoir du gaz russe à bas prix

La Serbie qui est candidate pour rejoindre l’Union européen est restée proche du Kremlin depuis l’invasion de l’Ukraine. Si la Serbie a condamné l’agression russe à l’ONU, elle s’est ainsi refusée à s’aligner sur les sanctions européennes contre Moscou qui continue à lui fournir du gaz à prix d’ami. Avec ce nouvel accord, la quasi totale dépendance de la Serbie à l’égard de la Russie est réaffirmée et ce, d’autant plus que Moscou détient une part majoritaire dans la compagnie nationale serbe de pétrole et de gaz.

C’est « de loin le meilleur deal en Europe », a affirmé le président Aleksandar Vucic, après un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine. « Nous aurons un hiver plus sûr en matière d’approvisionnement en gaz », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse télévisée. Actuellement, la facture « est presque trois fois moins élevée que partout en Europe et cet hiver ce sera 10 à 12 fois moindre », selon lui.

13h54 : A Soledar, les habitants entre peur et résignation

En face du stand de Tetyana Barchtchevska au marché de Soledar, dans l’Est de l’Ukraine, une épicerie réduite en cendres. La route où s’arrêtaient autrefois les bus est dévastée par l’artillerie et la mine de sel éventrée par un missile. Tetyana, elle, est surtout inquiète pour ses vaches et ses cochons. « J’ai tout investi en eux. Tout mon labeur est allé à la ferme. »

Quelques femmes âgées et des hommes au regard fermé échangent des histoires effrayantes sur leurs nuits sans sommeil et sur la mort qui guette. « Ça m’a frappé à quel point tout le monde à l’air plus vieux par rapport à la semaine dernière », souffle Tetyana en observant ses connaissances, à l’occasion d’une accalmie dans les combats qui ont lieu tout autour de Soledar. « C’est à cause de la peur. Vous pouvez le voir dans leurs yeux », ajoute-t-elle.

Une nouvelle tranchée profonde creusée au sud de Soledar illustre les craintes des locaux. Les forces russes ont avancé jusqu’aux portes de ce centre minier, tentant de prendre en tenaille les troupes ukrainiennes. Celles-ci risquent de se replier, alors que les renforts se font rares. Sur le marché, les habitants tiennent un discours de plus en plus fataliste. « Si ça me tue, alors ça me tue », lance Volodymyr Selevyorstov, un retraité qui raconte que la vache de son voisin a été tuée par un éclat d’obus et qu’il a dû tirer son cadavre du jardin, pour éviter l’odeur.

13h21 : Les Lituaniens collectent 5 millions d’euros pour offrir un drone de combat à l’Ukraine

Les Lituaniens ont collecté plus de 5 millions d’euros lors d’une quête publique destinée à acheter un drone militaire pour l’Ukraine, en soutien à ce pays qui se défend contre l’invasion russe. L’argent nécessaire à l’achat d’un drone turc Bayraktar TB2 a été réuni en trois jours et demi, lors d’une collecte de fonds terminée samedi soir tard, dans ce pays balte de 2,8 millions d’habitants.

« C’est probablement la première fois de l’histoire que les citoyens d’un État peuvent acheter et donner des armes aussi lourdes à un autre État », a déclaré l’influenceur Andrius Tapinas, fondateur de la chaîne locale de télévision en ligne Laisves TV, à l’origine de l’initiative. Laisves TV a indiqué qu’elle allait transférer l’argent collecté au ministère lituanien de la Défense qui se chargera à son tour de l’achat du drone et des munitions nécessaires. « Il y aura beaucoup de paperasse », a prévenu le ministre devant les journalistes.

En Ukraine, cet élan de générosité n’est pas passé inaperçu. Mais, à leur manière, les internautes font comprendre que cet unique drone ne suffira pas…



 

12h48 : Le patriarche russe Kirill « comprend » la décision de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine

Le patriarche russe Kirill a assuré dimanche « comprendre » la décision de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine qui a annoncé cette semaine rompre avec la Russie en raison de l’offensive russe chez son voisin ukrainien. « Nous comprenons entièrement les souffrances actuelles de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, nous comprenons que Sa Béatitude, le métropolite Onuphre (chef de cette Eglise, ndlr) et son épiscopat doivent agir de la manière la plus sage possible pour ne pas compliquer la vie de leur peuple croyant », a déclaré le patriarche Kirill, lors de la liturgie dans la Cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Patriarche de Moscou et de toute la Russie, il a dit toutefois prier pour qu’aucun obstacle « temporaire » ne puisse « détruire l’unité spirituelle » des peuples russe et ukrainien.

12h10 : Kiev célèbre ses 1540 ans


 

11h38 : Des civils touchés dans les bombardements à Lysychansk

La situation à Lysychansk s’est « largement aggravée », a assuré dimanche sur Telegram le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï. « Un obus russe est tombé sur un immeuble d’habitation, une fille est morte sur place et quatre personnes ont été hospitalisées », a-t-il dit. La journée de la veille a été « difficile » dans la ville selon le gouverneur, qui évoque un cinéma détruit et 22 immeubles endommagés.

10h05 : Course à la mémoire 3D des bâtiments

Obus et missiles pleuvent sur les villes ukrainiennes depuis le début de la guerre, prenant des vies mais endommageant également des immeubles historiques. Les services culturels cherchent à conserver leur mémoire avec de la technologie de pointe et des scans en 3D. Construite en 1887, la caserne de pompier de Kharkiv a été sévèrement endommagée par les frappes russes. L’édifice en briques rouges avec sa tour de surveillance est emblématique de la révolution industrielle de Kharkiv à la fin du XIXe siècle.

Avec son scanner laser, Emmanuel Durand, ingénieur français spécialiste de l’acquisition de données en 3D, « enregistre » le bâtiment sous toutes ses coutures. « Le scanner prend 500.00 points à la seconde. Sur cette station, on va avoir 10 millions de points. Ensuite, on va changer de station et faire tout le tour du bâtiment, extérieur comme intérieur. Un milliard de points… », explique-t-il.

Le soir, il rassemble sur un ordinateur toutes les données, « comme des pièces de puzzle », pour reconstruire virtuellement le bâtiment. Le résultat fini est une reproduction parfaite à 5 millimètres, qu’on peut ensuite tourner dans tous les sens, ou couper en tranches. On peut aussi voir les cratères des explosions dont le souffle a ébranlé la structure. Rien qu’à Kharkiv, quelques 500 bâtiments sont répertoriés comme ayant un intérêt historique, la plupart dans le centre-ville sous le feu russe.

8h50 : La bataille fait rage pour Severodonetsk

Dans le bassin minier du Donbass, l’étau russe se resserre, notamment autour de la grande ville de Severodonetsk où « l’ennemi a mené des opérations d’assaut », selon un rapport de l’état-major de l’armée ukrainienne publié ce dimanche.

« La Russie a engagé tous ses moyens pour s’emparer de Severodonetsk ou empêcher toute communication entre la région et l’Ukraine », a affirmé pour sa part samedi soir sur son compte Telegram Sergii Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk. « La semaine prochaine sera très dure », a-t-il admis, en considérant toutefois que les forces russes « ne seront pas en mesure de réussir tout ce qu’elles planifient dans un avenir proche ».

« Les Russes ont amené beaucoup de moyens pour prendre la ville d’assaut mais ne peuvent pas encore le faire », a assuré de son côté le maire de Severodonetsk, Olexander Stryuk. « Nous pensons que la ville résistera ». Il a en outre alerté sur l’aggravation de la situation sanitaire dans cette ville de 100.000 habitants avant la guerre. Les « bombardements constants » compliquent beaucoup l’approvisionnement – notamment en eau potable – de la cité, privée d’électricité depuis plus de deux semaines, a-t-il écrit samedi soir sur Telegram. L’activité du « centre d’aide humanitaire » de la ville a en outre été suspendue.

8h34 : Kiev veut des lance-roquettes multiples

Des médias américains affirment que Washington prépare la livraison de systèmes de lance-roquettes multiples (MLRS) à longue portée à Kiev, qui les réclame désespérément pour contrer le déluge de feu russe. Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, n’a pas confirmé l’envoi des MLRS M270 – des véhicules modernes très mobiles d’une portée de tir de 300 km – évoqués par la presse. Mais il a assuré que les Etats-Unis continueraient à aider l’Ukraine à « l’emporter sur le champ de bataille ».

8h20 : Poutine « prêt à aider » les exportations de céréales ukrainiennes

Vladimir Poutine a assuré à Emmanuel Macron et Olaf Scholz, que son pays était « prêt à aider à trouver des options pour une exportation sans entraves des céréales, y compris des céréales ukrainiennes en provenance des ports situés sur la mer Noire », a indiqué le Kremlin.

Selon Poutine, les difficultés liées aux livraisons alimentaires ont été provoquées par « une politique économique et financière erronée des pays occidentaux, ainsi que par les sanctions antirusses » imposées par ces pays.

8h18 : Pour Macron et Scholz, Poutine doit négocier

Lors d’un entretien téléphonique, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ont demandé à Vladimir Poutine d’entamer des « négociations directes sérieuses » avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Le président russe a pour sa part assuré que la Russie restait « ouverte à une reprise du dialogue » avec Kiev pour régler le conflit armé, alors que les négociations de paix avec l’Ukraine sont au point mort depuis mars, selon le Kremlin.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. La situation est toujours très difficile dans le Donbass où la guerre fait rage. La Russie met principalement la pression sur la grande ville de Severodonetsk où, selon Kiev, « les bombardements sont constants ». Du côté de la diplomatie, Emmanuel Macron et Olaf Scholz ont, par téléphone, tenté de convaincre Vladimir Poutine d’entamer des « négociations directes sérieuses » avec Volodymyr Zelensky.