Guerre en Ukraine: Scholz et Macron demandent à Poutine des « négociations directes sérieuses » avec Zelensky

CONFLIT Retrouvez toutes les actualités du conflit de ce samedi 28 mai

X.R.
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Le président russe Vladimir Poutine.
Le président russe Vladimir Poutine. — Mikhail Metzel/SPUTNIK/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Alors que la guerre dure depuis plus de trois mois, la Russie concentre désormais son offensive dans le Donbass. « Nous protégeons notre terre et faisons tout pour renforcer » la défense de cette région, a assuré Volodymyr Zelensky.
  • La « république » séparatiste autoproclamée de Donetsk a indiqué avoir « pris le contrôle complet » de Lyman, une ville-clé, avec « l’appui » de l’armée russe. Mais ni Kiev, ni Moscou n’ont confirmé l’information.
  • Vladimir Poutine rejette toute responsabilité russe dans la crise alimentaire mondiale, l’Ukraine ne pouvant plus exporter ses céréales suite au blocage des ports, et accuse les Occidentaux d’en être à l’origine. De son côté, l’Allemagne prévoit un « pont ferroviaire » pour aider Kiev à contourner le blocus, selon le prochain chef des forces américaines en Europe, le général Chris Cavoli.

A VOIR

A LIRE

 

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17h01 : « Severodonetsk n’est pas coupée »

A Severodonetsk, « les bombardements continuent (…) l’armée détruit tout simplement la ville », a assuré sur son compte Telegram le gouverneur de la région de Lougansk Serguiï Gaïdaï. Selon lui, l’armée russe est entrée dans les faubourgs de la ville où ils ont subi « de lourdes pertes », tandis que les forces ukrainiennes tentaient de déloger les Russes d’un hôtel. Mais le gouverneur affirme que « Severodonetsk n’est pas coupée » par les forces russes et séparatistes. Un accès à l’aide humanitaire reste possible, selon lui.

16h26 : Le schisme dans l’Eglise orthodoxe d’Ukraine a été réclamé par la base, selon son porte-parole

La branche moscovite de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, qui vient de rompre avec la Russie, ne pouvait plus rester silencieuse face aux compromissions du patriarche russe avec le Kremlin en pleine invasion du pays, a assuré samedi son porte-parole. « Nous condamnons et nous nous dissocions des commentaires sur l’agression russe en Ukraine émis par le patriarche Kirill », le chef de l’Eglise russe, a déclaré l’évêque Kliment, à la longue robe noire et à la barbe fournie.

La position de Kirill, qui a répété à plusieurs reprises les éléments de langage du Kremlin, a suscité des remous parmi les fidèles ukrainiens qui, selon l’évêque Kliment, ont été les moteurs du schisme. « Depuis des années, on subit des pressions de l’Etat » ukrainien pour se séparer du patriarcat de Moscou, mais « aujourd’hui, il y a un besoin, une demande dans la société de l’Eglise », a-t-il dit.

15h59 : Un premier cargo de retour à Marioupol

A Marioupol, ville du Sud que les Russes ont pilonnée pendant trois mois avant de s’en emparer définitivement la semaine dernière, un premier bateau cargo est entré dans le port, selon l’agence de presse officielle TASS. La marine ukrainienne a réagi sur Facebook en qualifiant cette annonce de « manipulation » car selon elle, « tout en continuant à négliger les normes du droit maritime International, les groupes de navires de la Russie continuent de bloquer la navigation civile dans les eaux des mers Noire et d’Azov ».

15h50 : Soldats de plombs

Des soldats russes en train d'emporter un radiateur ou un toilette sale, pas sûr que ça soit produit à Moscou...



 

15h27 : L’Espagne va envoyer des missiles antiaériens en Lettonie

L’Espagne va envoyer une batterie de missiles de défense antiaérienne en Lettonie, ainsi qu’une centaine de militaires, pour renforcer sa participation à la mission de l’Otan dans ce pays balte, selon le journal El Pais de samedi. Ces missiles sol-air NASAMS feront partie du renforcement prévu par l’Otan (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) dans les pays limitrophes de la Russie suite à l’entrée en Ukraine des troupes russes, précise le quotidien.

Interrogée sur ce point par la télévision d’Etat, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, s’est contentée de redire « l’engagement total » de l’Espagne dans l’Otan. L’Espagne, qui célébrera lundi le 40e anniversaire de son entrée dans l’Otan, doit accueillir fin juin le prochain sommet de l’Alliance. Depuis le début du conflit en Ukraine, Madrid a également envoyé du matériel militaire à l’Ukraine.

15h20 : Macron et Scholz demandent à Poutine de libérer 2.500 combattants d'Azovstal
15h04 : Scholz et Macron demandent à Poutine des « négociations directes sérieuses » avec Zelensky

Lors d’un entretien de 80 minutes avec le président russe, les deux dirigeants « ont insisté sur un cessez-le-feu immédiat et un retrait des troupes russes », indique un communiqué de la chancellerie allemande. Macron et Scholz ont « appelé le président russe à des négociations directes sérieuses avec le président ukrainien et à une solution diplomatique du conflit ».

14h35 : Poutine met en garde contre une « déstabilisation » ultérieure du pays après les livraisons d’armes à l’Ukraine

« Le président russe a mis l’accent sur le caractère dangereux de continuer à inonder l’Ukraine avec des armes occidentales, en mettant en garde contre des risques d’une déstabilisation ultérieure de la situation et d’une aggravation de la crise humanitaire », a indiqué le Kremlin dans un communiqué publié à l’issue de la conversation téléphonique entre le président russe et son homologue français et le chancelier allemand.

14h31 : La Russie « prête » à aider une exportation « sans entraves » des céréales de l’Ukraine

La Russie est « prête » à aider une exportation « sans entraves » des céréales de l’Ukraine, a assuré samedi le président russe Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz. « La Russie est prête à aider à trouver des options pour une exportation sans entraves des céréales, y compris des céréales ukrainiennes en provenance des ports situés sur la mer Noire », a indiqué le Kremlin dans un communiqué publié à l’issue de cette conversation téléphonique, qui a eu lieu sur fond des craintes d’une grave crise alimentaire en raison de l’offensive russe en Ukraine.

14h09 : Une petite virée en blindé léger ?


 

13h57 : Kiev réclame des lance-roquettes

Vendredi Kiev à une nouvelle fois réclamé davantage d’armes aux Occidentaux. « Certains partenaires évitent de donner les armes nécessaires par peur de l’escalade. Escalade, vraiment ? La Russie utilise déjà les armes non nucléaires les plus lourdes, brûle les gens vivants. Peut-être qu’il est temps (…) de nous donner des (lance-roquettes multiples) MLRS ? » a tweeté Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne. Le porte-parole du Pentagone John Kirby n’a pas confirmé l’existence d’un tel projet, une perspective évoquée par la presse américaine.

12h03 : L'avancée russe dans le Donbass

Severodonetsk et Lysychansk sont quasiment encerclées.



 

11h18 : Un chercheur poursuivi par RT France pour « diffamation » relaxé

Un chercheur qui était poursuivi en diffamation par RT France pour avoir évoqué une « manipulation de l’information » et des « falsifications » de cette chaîne de télévision détenue par l’Etat russe a été relaxé vendredi par le tribunal judiciaire de Paris. Directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), qui appartient au ministère des Armées, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer était visé pour cinq tweets publiés en septembre 2018.

Il y affirmait notamment : « RT et Sputnik (…) inventent fréquemment des faits, falsifient des documents, des traductions ou des interviews ». Il citait en exemple la « falsification » de la traduction d’un reportage sur la Syrie, objet d’une mise en demeure du CSA en juin 2018. Si trois des cinq tweets présentent bien un caractère « diffamatoire », le tribunal a relevé que la « désinformation » constituait « un sujet d’intérêt général », que le chercheur n’avait pas fait preuve d'« animosité personnelle » et qu’il disposait d’une « base factuelle suffisante lui permettant de croire légitimement à ce qu’il écrivait ». Ses avocats avaient fourni 70 exemples où les chaînes du groupe RT (ex-Russia Today) avaient selon eux fait preuve de désinformation.

11h03 : Borodianka après le passage de l'armée russe

De nouvelles images de la petite ville de Borodianka, dans la banlieue de Kiev, occupée 38 jours par l'armée russe.



 

10h54 : L’ex-président ukrainien Petro Porochenko privé de sortie du territoire

L’ex-président ukrainien Petro Porochenko, un rival du dirigeant actuel Volodymyr Zelensky, a annoncé samedi s’être vu refuser de sortir du pays pour un voyage en Lituanie, fustigeant une décision qui brise le « cessez-le-feu politique » en pleine invasion russe. Président de 2014 à 2019 de l’Ukraine, il se trouve aujourd’hui à la tête du parti Solidarité Européenne, la deuxième plus grande formation du Parlement et dans l’opposition à Zelensky.

Selon son service de presse, Porochenko « s’est vu refuser de franchir la frontière de l’Ukraine » alors qu’il devait prendre part à l’assemblée parlementaire de l’Otan à Vilnius et avait reçu « toutes les permissions formelles pour quitter le pays » en tant que membre permanent de la délégation ukrainienne. « Il y a un risque que par cette décision, les autorités ont rompu le "cessez-le-feu politique" en place en temps de guerre avec les forces de l’opposition, qui est l’un des piliers de l’unité nationale face à l’agression russe », a encore indiqué son service de presse.

10h49 : L’armée russe confirme la conquête de la localité clé de Lyman

L’armée russe a confirmé samedi la conquête de la localité clé de Lyman, dans l’est de l’Ukraine, un carrefour qui ouvre la route vers les grandes villes de Sloviansk et Kramatorsk. « A l’issue des actions communes des unités de la milice de la République populaire de Donetsk et des forces armées russes, la ville de Lyman a été entièrement libérée des nationalistes ukrainiens », a déclaré dans un communiqué le ministère russe de la Défense, en confirmant ainsi une annonce faite la veille par les séparatistes prorusses de l’Est ukrainien.

10h07 : La Russie annonce un nouveau tir réussi de missile hypersonique

L’armée russe a annoncé samedi avoir effectué avec succès un nouveau tir d’essai du missile de croisière hypersonique Zircon, au moment où Moscou intensifie son offensive en Ukraine. Le missile Zircon a été tiré depuis la frégate Amiral Gorchkov, en mer de Barents, vers une cible dans les eaux de la mer Blanche, dans l’Arctique, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué. La cible située à un millier de kilomètres « a été visée avec succès », selon la même source.

9h40 : Un abri souterrain à Koutouzivka

« On met des croix pour chaque jour passé ici en vie », raconte Nadia Ryjkova, 76 ans, dans la pénombre d’un abri souterrain du village de Koutouzivka, dans le nord-est de l’Ukraine, où vivent une cinquantaine de personnes, en majorité des femmes âgées. La doyenne de l’abri désigne un calendrier marqué de croix rouges depuis le 24 février, jour de l’invasion russe de l’Ukraine, puis caresse son chat « Mourtchik » (« Ronronneur ») qui s’étire.

Les lits sont alignés dans trois grandes pièces. Des fils électriques pendent du plafond en béton, reliant quelques faibles ampoules à des batteries de voitures placées sous des chaises. Un poêle à bois dégage une chaleur étouffante mais dès qu’on s’en éloigne une froide humidité prend le dessus. Les Russes ont cessé leur offensive sur Kharkiv, mais ils gardent des positions à l’est de la ville, tirant sur sa partie orientale et sur les villages avoisinants. Les échanges d’artillerie se poursuivent, notamment la nuit.

« C’est dangereux c’est sûr. Il y a les tirs, les obus mais on s’y est habitué. On n’y fait plus trop attention », affirme Vlad, 35 ans, conducteur de tracteur, en livrant une citerne d’eau aux habitants de l’abri, qui se précipitent pour remplir des bidons et des bouteilles. « Avant, ils étaient obligés d’aller chercher de l’eau au puits ». A plusieurs centaines de mètres de là, des soldats se reposent dans une maison qui a encaissé un obus laissant un trou béant dans un mur.

8h47 : Déclarations contradictoires sur Lyman et Severodonetsk

La défense territoriale de l’autoproclamée « république » séparatiste prorusse de Donetsk a indiqué hier sur Telegram avoir « pris le contrôle complet » de la localité-clé de Lyman, avec « l’appui » de l’armée russe. Ni l’armée russe, ni celle ukrainienne n’ont immédiatement commenté cette information.

Un responsable policier de la république séparatiste prorusse de Lougansk, cité par l’agence Ria Novosti, a aussi affirmé vendredi que « la ville de Severodonetsk est actuellement encerclée », et que les troupes ukrainiennes y sont piégées. Faux, a rétorqué le gouverneur de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, jugeant même erroné de dire que la région va tomber sous le « contrôle entier de l’ennemi » russe dans « un, deux ou trois jours ». « Le plus probablement ils ne vont pas » s’en emparer, mais « peut-être, pour éviter d’être encerclées il pourrait y avoir un ordre de retrait donné à nos troupes », a-t-il cependant admis.

8h38 : Pour ne rien rater

Si vous débarquez, vous pouvez toujours raccrocher les wagons avec le récap' d'hier.



 

8h31 : Kiev promet de « tout faire » pour défendre le Donbass

« La situation dans le Donbass est très, très difficile », a déclaré vendredi le président Volodymyr Zelensky dans une adresse vidéo. « Nous protégeons notre terre et faisons tout pour renforcer » la défense de cette région, a-t-il assuré.

8h24 : Rupture entre l’église orthodoxe ukrainienne et Moscou

Dans la soirée, la branche moscovite de l’Eglise orthodoxe ukrainienne a coupé les ponts avec les autorités spirituelles russes, qui soutiennent le président russe Vladimir Poutine. « Nous ne sommes pas d’accord avec le patriarche moscovite Kirill (…) en ce qui concerne la guerre en Ukraine », a expliqué dans un communiqué l’Eglise ukrainienne, à l’issue d’un concile consacré à « l’agression » russe contre son pays, durant lequel elle a prononcé « la pleine indépendance et l’autonomie de l’Eglise orthodoxe ukrainienne ».

8h15 : S&P abaisse la notation de l’Ukraine, avec perspective négative

L’agence de notation financière S&P a annoncé vendredi avoir abaissé à CCC +/C sa note sur la dette de l’Ukraine libellée en devises étrangères, « en raison des retombées plus importantes de l’attaque militaire russe ».

Elle a assorti cette note d’une « perspective négative » dans la mesure où elle s’attend « à ce que le conflit militaire russo-ukrainien se prolonge », a-t-elle expliqué dans un communiqué. Mais elle souligne avoir confirmé ses notations B-/B « en devise locale », estimant que « la dette publique ukrainienne libellée en hryvnia est moins vulnérable au défaut de paiement ».

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine, qui ne s’arrête pas le week-end. Les combats s’intensifient même dans le Donbass, que Volodymyr Zelensky assure « tout faire » pour défendre. Le combat s’étend aussi dans les esprits, l’Eglise orthodoxe d’Ukraine ayant décidé de rompre avec Moscou, à laquelle elle était rattachée.