Variole du singe : Les cas détectés pourraient n’être que « le sommet de l’iceberg », selon l’OMS

EPIDEMIE Plus de 200 cas ont été recensés dans 19 pays différents

Romarik Le Dourneuf
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Voici à quoi ressemble la variole du singe observée au microscope.
Voici à quoi ressemble la variole du singe observée au microscope. — /AP/SIPA

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu ce vendredi que les quelque 200 cas de variole du singe détectés ces dernières semaines, dans des pays où le virus ne circule pas habituellement, pourraient n’être que « le sommet de l’iceberg ».

200 cas détectés

« Nous ne savons pas si nous ne voyons que le sommet de l’iceberg », a déclaré Sylvie Briand, directrice du département de préparation mondiale aux risques infectieux de l’OMS, lors d’une présentation aux Etats membres de l’organisation sur la propagation « inhabituelle » du virus, lors de l’Assemblée mondiale de la santé à Genève (Suisse).

Les experts tentent de déterminer ce qui a provoqué cette « situation inhabituelle », et les résultats préliminaires ne montrent pas de variation ou de mutation du virus de la variole du singe, a indiqué Briand. « Nous avons une fenêtre de tir pour arrêter la transmission maintenant », a-t-elle estimé. « Si nous mettons en place les mesures adéquates maintenant, nous pourrons probablement contenir cela rapidement. »

Le Royaume-Uni a signalé un premier cas le 7 mai. Depuis, quelque 200 cas ont été détectés dans des pays bien éloignés de ceux où le virus est endémique. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), 219 cas précisément – mais aucun décès – avaient été signalés ce mercredi.