Guerre en Ukraine : Kiev accuse l'Otan de ne « strictement rien faire » contre l'invasion de l'Ukraine

CONFLIT Retrouvez toutes les informations sur cette journée de guerre

X.R., D.R.
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Le drapeau de l'Ukraine et celui de l'Otan, à Bruxelles le 9 février 2021 (illustration).
Le drapeau de l'Ukraine et celui de l'Otan, à Bruxelles le 9 février 2021 (illustration). — EPN/Newscom/SIPA

L’ESSENTIEL

  • La guerre est entrée dans son quatrième mois, et la Russie intensifie ses efforts dans le Donbass, où la situation « est extrêmement difficile », reconnaît Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien accuse les Russes de vouloir « tout détruire » dans la région.
  • Moscou concentre en particulier sa puissance de feu contre les villes de Severodonetsk et de Lyssytchansk. Severodonetsk, bombardée jour et nuit et presque encerclée, est la ville la plus à l’est encore contrôlée par les Ukrainiens.
  • Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui continue de bloquer les négociations pour établir un embargo européen sur le pétrole russe, a décrété l’état d’urgence depuis minuit.

A VOIR

A LIRE

 

Merci d'avoir suivi avec nous les informations sur l'avancée du conflit. On se retrouve demain pour un nouveau live !
20h57 : Pour le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, « la Russie fait chanter le monde »


 

20h42 : Les Russes aux portes  de Severodonetsk à l'Est

L'armée russe continuait de progresser mercredi dans l'est de l'Ukraine où elle est aux portes de la ville de Severodonetsk, et Kiev, qui admet que la situation est « extrêmement difficile » pour ses troupes après trois mois de guerre, a reproché à l'Otan de ne « strictement rien faire » contre l'invasion russe.

20h17 : Washington accuse Moscou d'« assujettir » les Ukrainiens avec l’octroi de passeports russes

Les Etats-Unis ont dénoncé mercredi la décision de la Russie de faciliter l'octroi de passeports russes pour les habitants du sud de l'Ukraine comme une tentative d'«assujettir» la population désormais sous son contrôle.

Ce plan est «une tactique de la Russie pour assujettir le peuple ukrainien - pour imposer leur volonté par la force», a indiqué le porte-parole du département d'Etat, Ned Price, lors d'un point presse, ajoutant que les Etats-Unis «rejetteraient avec force» un tel projet.

19h30 : La vente du Chelsea FC, propriété de l’oligarque russe Roman Abramovitch, se précise


 

18h58 : Dmytro Kouleba, chef de la diplomatie ukrainienne, remonté contre l'OTAN

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a accusé mercredi l'Otan de ne « strictement rien faire » contre l'invasion de son pays lancée par la Russie, saluant en revanche les « décisions révolutionnaires » de l'Union européenne.

« Nous voyons l'Otan comme une alliance, comme une institution mise à l'écart et ne faisant strictement rien », a déclaré Kouleba lors du Forum économique mondial se tenant à Davos, en Suisse.

 

18h42 : Le grand retour de la soprano russe Anna Netrebko, malgré la polémique

Elle a chanté en avril à l'Opéra de Monte-Carlo, mais le concert d'Anna Netrebko à la Philharmonie de Paris mercredi marque le grand retour sur scène dans une capitale occidentale de la soprano russe star, critiquée depuis la guerre en Ukraine.

Une des plus grandes voix lyriques au monde, elle a été parmi les premiers artistes russes à être pointés du doigt après le début de l'invasion de l'Ukraine pour ne pas avoir clairement dénoncé la guerre.

18h28 : La Russie se rapproche un peu plus du défaut de paiement

En affirmant mercredi vouloir désormais rembourser sa dette extérieure en rouble, la Russie se rapproche inévitablement d'un défaut de paiement, conséquence de la guerre en Ukraine et des sanctions occidentales.

18h14 : Londres appelle Moscou à « arrêter de voler » les céréales ukrainiennes

Le ministre britannique de la Défense a appelé mercredi la Russie à « arrêter de voler » les céréales produites par l'Ukraine et à laisser ce pays les exporter, tout en écartant une levée des sanctions demandée par Moscou pour éviter une crise alimentaire mondiale.

« J'appelle la Russie à faire ce qui est juste dans un esprit d'humanité et à laisser sortir les céréales d'Ukraine », a déclaré Ben Wallace lors d'une conférence de presse à Madrid avec son homologue espagnole, Margarita Robles.

18 heures : Le chef de la diplomatie ukrainienne accuse l’Otan de ne « strictement rien faire » contre l’agression russe
17h57 : La visite de Poutine à l’hôpital ne signale pas « une nouvelle étape »

Vladimir Poutine s’est affiché avec des soldats revenus d’Ukraine. Le porte-parole du président avait précédemment indiqué que cette rencontre, alors que l’offensive en Ukraine entre dans son quatrième mois, ne signale pas « une nouvelle étape ».

« Son emploi du temps lui permet simplement d’y aller en personne », a dit Dmitri Peskov.

La Russie affirme que son offensive contre l’Ukraine, lancée le 24 février, vise à protéger les populations russophones d’un génocide et à « dénazifier » le pays. Les autorités assurent aussi qu’elle se passe comme prévu, même si face à la résistance ukrainienne acharnée, Moscou a renoncé fin mars à son offensive sur Kiev et concentré ses opérations dans l’Est.

17h54 : Poutine rassure sur l’inflation et annonce une hausse des prestations sociales

Le président russe Vladimir Poutine a tenté de rassurer mercredi sur l’inflation, galopante dans le pays, tout en annonçant une hausse des retraites et des minima sociaux pour amortir la baisse de revenus des Russes. « Je propose d’augmenter de 10 % le montant des pensions pour les retraités qui ne travaillent pas à partir du 1er juin de cette année », a-t-il déclaré lors d’une réunion avec le Conseil d’Etat.

Il a assuré qu’avec une indexation effectuée depuis le début de l’année, l’augmentation des pensions était « plus élevée que le niveau de l’inflation ». Cette dernière a atteint en avril 17,8 % annuels, un record en vingt ans.

Le président a néanmoins assuré que « selon les experts, la croissance de l’inflation a ralenti (…) d’ici la fin de 2022, elle ne dépassera pas 15 % ». Il a également promis l’augmentation des minima sociaux à partir de juin : le salaire minimum augmentera de 10 % à 15.279 roubles (240 euros au taux actuel), et les allocations familiales, notamment pour les femmes de militaires, seront relevées.

17h45 : Livraison d'équipements informatiques

On vous en parlait un peu plus tôt : la France a décidé d'envoyer un nouveau convoi de matériel informatique aux autorités ukrainiennes. Pour en savoir plus, vous pouvez lire le communiqué officiel ici : 



 

17h37 : Le manoir de l’oligarque russe Petr Aven perquisitionné

La police britannique a perquisitionné le manoir de l’oligarque russe Petr Aven, annonce le média biélorusse d’opposition Nexta. 30.000 livres (environ 35.270 euros) ont été confisquées et les forces de l’ordre enquêtent sur de possibles contournements des sanctions en place, ajoute le média. 



 

17h28 : Des mercenaires biélorusses recherchés pour crimes de guerre

Deux membres du groupe Wagner biélorusse sont accusés d’avoir tué des civils près de Kiev, rapporte nos confrères du Guardian. Il s’agit des premiers mercenaires internationaux à être menacés de poursuites judiciaires pour crimes de guerre en Ukraine. Les procureurs ukrainiens qui enquêtent sur les crimes de guerre commis dans le pays ont publié les noms de huit hommes recherchés parmi lesquels cinq soldats russes, un mercenaire russe du groupe Wagner et deux mercenaires biélorusses du groupe Wagner.

17h17 : L’Ukraine dénonce une « violation flagrante » de son intégrité territoriale

L’Ukraine a dénoncé mercredi l’instauration d’une procédure spéciale par Moscou permettant aux Ukrainiens habitant dans les régions occupées par les troupes russes d’obtenir des passeports russes, fustigeant une « violation flagrante » de son intégrité territoriale.

« L’octroi forcé de passeports aux Ukrainiens à Kherson et Zaporijia est une nouvelle preuve de l’objectif criminel de la guerre de la Russie contre l’Ukraine », a déclaré dans un communiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

17h08 : Violentes frappes au nord de Khrakiv


 

16h59 : Un village sous les bombes près de Kharkiv

« Peut-être doit-on partir ? C’est comme ça qu’on vit, en courant vers nos caves », souffle Laryssa Kossynets, infirmière à la retraite de 57 ans et fermière, alors que des obus russes commencent à tomber sur son village, à une trentaine de kilomètres de Kharkiv. Elle s’en va en toute hâte pour se mettre à l’abri alors que le commandant de l’armée ukrainienne sur place demande à la presse de quitter les lieux le plus rapidement possible.

L’armée ukrainienne, qui a accepté d’emmener des journalistes dans le village à condition de ne pas le nommer, fait partir la presse, restée une vingtaine de minutes.

Avant les tirs russes, les Ukrainiens avaient eux aussi envoyé des obus sur les positions des forces de Moscou, dans un duel d’artillerie qui dure depuis des jours à la périphérie de Kharkiv, la deuxième ville du pays, située dans le nord-est, près de la frontière.

Les Russes ont cessé leur offensive sur Kharkiv pour concentrer plus de troupes à l'est et au sud de l'Ukraine mais ils gardent des positions à l'est de la ville, tirant sur sa partie orientale et sur les villages avoisinants. Ils espèrent ainsi freiner la contre-offensive ukrainienne dans cette zone.

16h50 : Paris offre des équipements informatiques à Kiev

La France va livrer de nouveau « équipements informatiques » aux autorités ukrainiennes, a annoncé le Quai d’Orsay dans un communiqué ce mercredi. Seront notamment envoyés « des routeurs 4G, des téléphones IP, des ordinateurs fixes et portables, des serveurs ou encore des équipements réseau et WIFI ».

« Cet envoi a été effectué à la demande des autorités ukrainiennes, avec le soutien du Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, du ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, et de nombreuses entreprises françaises », précise le ministère des Affaires étrangères.

16h39 : Moscou annonce la reprise des activités du port de Marioupol

La Russie a affirmé mercredi que le port de Marioupol, dans le sud de l’Ukraine, avait repris ses activités après avoir été déminé, un mois après l’annonce de la prise de cette ville stratégique par Moscou. Situé sur la mer d’Azov, qui donne sur la mer Noire, le port de Marioupol était avant l’offensive du Kremlin du 24 février le deuxième port civil le plus important d’Ukraine après celui d’Odessa.

Il permettait notamment d’exporter en masse la gigantesque production ukrainienne de céréales, désormais bloquée dans le pays à cause du conflit, ce qui fait craindre une crise alimentaire mondiale. « Sont terminées les opérations de déminage et de démilitarisation du port (de Marioupol), qui a commencé à fonctionner de façon régulière », a déclaré mercredi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

16h30 : Poutine rencontre pour la première fois des soldats russes blessés en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a rendu visite mercredi pour la première fois à des soldats russes blessés en Ukraine, trois mois après le début de l’invasion qu’il a ordonnée contre son voisin.

Selon des images diffusées à la télévision russe, Vladimir Poutine, vêtu d’une blouse blanche, a échangé avec plusieurs militaires, s’intéressant à leurs villes d’origine et leur situation familiale. Les militaires se tenaient debout près de leurs lits et leurs blessures n’étaient pas apparentes. S’adressant à un soldat en pyjama rayé bleu et blanc, le président a dit que son fils de neuf mois « sera fier de papa ». Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou était également présent.



 

16h19 : Nike suspend ses ventes dans des magasins partenaires en Russie

L’équipementier sportif américain Nike a annoncé mercredi la suspension de ses ventes dans des magasins partenaires en Russie et l’interruption de tous ses partenariats avec des détaillants dans le pays, deux mois après avoir fermé temporairement ses propres magasins. Le groupe de Beaverton (Oregon) a justifié cette décision par des « difficultés opérationnelles en Russie ».

Selon le quotidien russe Vedomosti, les accords de distribution qui liaient Nike à ses deux principaux partenaires commerciaux en Russie arrivent à échéance jeudi, notamment avec le groupe Inventive Retail Group (IRG), qui gère la chaîne de magasins dédiés Up & Run.

L’équipementier « a pris la décision de ne pas renouveler des accords commerciaux ou d’en nouer de nouveaux, y compris avec notre franchisé Up & Run », selon un message transmis par Nike à l’AFP.

16h10 : Kiev dénonce le « chantage » russe sur la sécurité alimentaire

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a dénoncé mercredi le « chantage » russe concernant la demande de Moscou de lever les sanctions visant la Russie en raison de la guerre en Ukraine pour éviter une crise alimentaire mondiale.

« C’est un chantage manifeste. On ne peut pas trouver un meilleur exemple de chantage dans les relations internationales. Si quelqu’un l’accepte, alors cette personne a un problème », a-t-il fustigé au Forum économique mondial à Davos en Suisse.

16h02 : Zelensky remercie son homologue autrichien

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est entretenu avec le chancelier d’Autriche

Karl Nehammer ce mercredi. Ils ont discuté des perspectives de Kiev d’adhésion à l’Union européenne et le président ukrainien a remercié son homologue autrichien pour « l’aide humanitaire, ainsi que pour la volonté de fournir un traitement et une réadaptation médicale aux citoyens ».



 

15h53 : Londres appelle Moscou à laisser l’Ukraine exporter ses céréales

Londres demande à la Russie de laisser l’Ukraine exporter ses céréales pour aider les pays où la pénurie de céréales pourrait déclencher la faim. La Russie doit « faire ce qu’il faut », a déclaré le ministre de la Défense Ben Wallace, ce mercredi alors qu'il est en déplacement à Madrid.

15h44 : « Tuez les exportations russes », exhorte à Davos le chef de la diplomatie ukrainienne

Le chef de la diplomatie ukrainien Dmytro Kouleba a appelé mercredi la communauté internationale à « tuer les exportations russes » lors du forum économique de Davos, pour pousser à la fin de la guerre en Ukraine.

« Mon message est très simple : tuez les exportations russes, à l’exception de certains produits critiques dont le monde a besoin », a déclaré Dmytro Kouleba à Davos, estimant que Moscou devait cesser de « gagner de l’argent et de l’investir dans une machine de guerre qui tue, viole et torture des Ukrainiens ».

15h35 : Le trophée de l'Eurovision aux enchères

Le groupe ukrainien Kalush Orchestra, qui a gagné l'Eurovision, a annoncé sur Instagram la mise aux enchères de son trophée. Les fonds récoltés reviendront à l'armée ukrainienne. Le chanteur, Oleh Psiuk, propose aussi de vendre son bob rose pour la même cause. 

 

15h24 : Les « Sages » appellent à négocier la paix en UkraineD’anciens responsables et dirigeants mondiaux regroupés sous le nom des « Sages » appellent mercredi à une solution négociée en Ukraine, s’alarmant notamment de l’impact du conflit sur la paix mondiale et les prix alimentaires.

Tout en condamnant avec force l’invasion russe de ce pays, dans un communiqué, ces « sages » appellent la communauté internationale « à prendre des mesures spécifiques pour réduire les risques d’une catastrophe nucléaire et l’impact de la guerre en Ukraine sur les prix alimentaires mondiaux et se préparer à des négociations pour mettre fin au conflit ».

« Mettre fin à la souffrance humaine provoquée par cette guerre par l’entremise de la diplomatie doit être la principale priorité de la communauté internationale », affirment-ils. Ils rappellent que « 14 millions d’Ukrainiens ont été contraints de fuir leurs maisons » et que « plus de 260 millions de personnes qui ne sont pas concernées par le conflit font face à une pauvreté extrême en raison » de la hausse des prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie.

15h15 : Les combats se rapprochent de Severodonetsk, la situation est « très difficile »

Les combats avec les forces russes ont atteint la périphérie de Severodonetsk, ville de l’Est de l’Ukraine où la situation est « très difficile », a annoncé mercredi le gouverneur de la région.

« Les troupes russes ont avancé pour être si proches qu’elles peuvent tirer au mortier » sur Severodonetsk, a indiqué sur Telegram Serguiï Gaïdaï, ajoutant que la ville « est tout simplement en train d’être détruite ».

15h06 : Dans la solitude d’un front ukrainien vidé de ses habitants

Les villes sur la ligne de front ukrainienne ont été vidées de leurs habitants. Restent des personnes traumatisées, souvent âgées, qui passent la plupart de leur temps à se cacher dans des sous-sols sombres, très souvent uniquement éclairés à la lumière des bougies.

Le traumatisme psychologique de la solitude en temps de guerre inquiète l’un des anciens collègues du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cet ancien acteur porte aujourd’hui un treillis militaire et un gilet pare-balles après avoir rejoint l’armée de volontaires et pris le nom de guerre de « Franko ». Mais il prend toujours sa guitare pour divertir les habitants, laissés seuls, lorsqu’il rend visite aux dernières personnes toujours sur place.

« La guerre endurcit les gens », analyse Franko, qui ne souhaite pas donner son identité exacte par « soucis de sécurité familiale ». « Ils perdent la raison et ont besoin d’être ramenés à la vie. Ils ont besoin de pouvoir à nouveau ressentir le bonheur », dit-il.

14h58 : Un Russe sous la bannière de la Sibérie dans la Coupe du monde de slam

La Coupe du monde de slam, événement annuel qui fait s’affronter des poètes de tous pays, fait concourir cette année à Paris un poète russe sous la bannière de la Sibérie, a indiqué l’organisation mercredi. Contrairement aux autres concurrents, ce poète, qui répond au pseudonyme de Iéjine Karavachek (également écrit Jeshen Caravashek), n’a pas pu venir au festival Grand Poetry Slam depuis sa ville de Krasnoïarsk.

« On a parlé avec lui de ce qu’il pensait de la guerre [menée par la Russie contre l’Ukraine], et on lui a demandé si ça lui posait problème d’être présenté comme Russe. Il a répondu : moi je représente la Sibérie », a expliqué à l’AFP l’organisateur du festival, un autre poète qui a pour pseudonyme Pilote le Hot.

Au lieu d’être sur scène avec traduction simultanée sur grand écran, le concurrent sibérien présente une vidéo, dans laquelle d’anciens champions de Russie de slam déclament des messages contre la guerre, hostiles au président Vladimir Poutine.

14h49 : La « passeportisation »

D’après le journaliste de Politico Christopher Miller, « il semble que Poutine ait l’intention d’annexer de facto des parties des oblasts ukrainiens de Kherson et de Zaporijia occupés par les forces russes en simplifiant la procédure d’obtention de la citoyenneté russe, un processus connu sous le nom de "passeportisation" ».



 

14h40 : La Suède assure à la Turquie ne donner ni argent ni armes « aux organisations terroristes »

La Suède a assuré mercredi à la Turquie ne livrer « ni argent ni armes » aux « organisations terroristes », alors qu’Ankara menace de bloquer son entrée de l’Otan en l’accusant de soutenir des groupes kurdes. « Nous ne versons pas d’argent aux organisations terroristes, bien sûr, ni des armes », a affirmé la Première ministre suédoise Magdalena Andersson lors d’une conférence de presse à Stockholm.

La dirigeante suédoise a affiché sa volonté de lever des « ambiguïtés » en la matière se retrouvant dans les accusations turques. Des délégations suédoise et finlandaise ont entamé mercredi des discussions à Ankara pour tenter de résoudre cette dispute qui empêche l’Otan d’entamer les négociations d’adhésion avec les deux pays nordiques.

14h29 : Coup d’œil sur la carte

Chaque jour, le ministère de la Défense britannique poste une carte de la situation en Ukraine. On peut y voir les principaux lieux de bombardement et de combats, les zones revendiquées par les forces russes et les avancées des troupes. Voici celle de ce mercredi :



 

14h20 : « Si l’Ukraine échoue, la Slovaquie sera la prochaine »

« Si l’Ukraine échoue, la Slovaquie sera la prochaine », a averti le Premier ministre Slovaque lors d’un panel au Forum économique mondial de Davos. Eduard Heger a aussi fustigé l’attitude de l’Union européenne. « Nous avons échangé nos valeurs contre du gaz et du pétrole bon marché pendant trop longtemps. Faire des compromis avec Poutine a provoqué une guerre en Ukraine. Une guerre agressive où des gens meurent », a-t-il déclaré.

14h09 : Trottinette militaire


 

13h49 : Pour le président Volodymyr Zelensky, les troupes russes veulent « tout détruire » en Ukraine


 

13h30 : La Russie remboursera sa dette extérieure en roubles

La Russie remboursera sa dette en roubles, a indiqué mercredi le ministère russe des Finances, les Etats-Unis ayant décidé de mettre fin à partir de mercredi à une exemption permettant à Moscou de payer ses dettes en dollars.

 

13h20 : L'UE reste « confiante » pour un accord sur le pétrole russe

Le président du Conseil européen Charles Michel a affirmé mercredi rester « confiant » en un accord sur un embargo de l'UE sur le pétrole russe d'ici au début du Conseil européen lundi, malgré le blocage hongrois. « Je suis toujours confiant dans notre capacité à résoudre la question avant le Conseil européen » prévu lundi et mardi à Bruxelles, a affirmé le dirigeant de l'UE lors d'une visite à Stockholm.

13h15 : Moscou facilite l'octroi de passeports russes aux habitants du sud de l'Ukraine

La Russie va permettre aux habitants des régions de Zaporijjia et de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, de demander un passeport russe via «une procédure simplifiée», selon un décret présidentiel publié mercredi. La région de Kherson a été entièrement conquise par l'armée russe depuis son offensive lancée le 24 février, tandis que celle de Zaporijjia est en partie contrôlée par Moscou.

13h04 : La Russie abolit la limite d’âge pour s’engager dans l’armée

Le Parlement russe a aboli mercredi la limite d’âge pour s’engager dans l’armée, en pleine offensive des forces russes en Ukraine. « L’adoption de cette proposition de loi permettra d’attirer dans l’armée des experts de spécialités recherchées », a souligné un des auteurs du texte, le député Andreï Kartapolov, cité sur le site de la Douma, la chambre basse.

Jusqu’à présent, seuls les citoyens âgés de 18 à 40 ans étaient autorisés à conclure un premier contrat avec l’armée. Pour les citoyens étrangers, la fenêtre était de 18 à 30 ans. Désormais, il sera possible à toute personne volontaire n’ayant pas atteint l’âge légal de la retraite, fixé actuellement à 61,5 ans pour les hommes, de s’engager dans l’armée.

13 heures : Moscou veut que Kiev « démine » les ports de la mer Noire

Un ministre adjoint des Affaires étrangères, Andreï Roudenko, cité par les agences de presse russes a exigé « le déminage par Kiev » des ports de la mer Noire pour que les navires puissent exporter les céréales d'Ukraine. A cet effet, le diplomate a affirmé que la Russie était « prête à assurer un couloir humanitaire » aux bateaux.

12h52 : Cadeaux militaires en provenance de Lituanie

La Lituanie va envoyer 20 véhicules blindés, des camions militaires et des véhicules de déminage à l'Ukraine, annonce le ministère de la Défense du pays, cité par Reuters. 

12h44 : Moscou suit de près le renforcement du rouble

 

Le gouvernement russe suit de près le renforcement du rouble, a assuré mercredi le porte-parole du Kremlin, alors que la monnaie russe a atteint en début de semaine son niveau le plus haut depuis quatre ans par rapport au dollar. « Le gouvernement accorde une attention particulière à ce sujet », a déclaré Dmitri Peskov.
« Ce processus de renforcement continu du rouble est sans conteste un sujet qui nécessite une attention particulière », a-t-il souligné, affirmant que ce thème était abordé dans « toutes les réunions dédiées aux questions économiques ». « La stabilité macro-économique est assurée », a-t-il ajouté.
La monnaie russe, qui tournait autour de 80 roubles pour un dollar et 90 roubles pour un euro avant le 24 février, jour de l’entrée des troupes russes en Ukraine, s’est d’abord fortement affaiblie, avant de se ressaisir à partir du 9 mars.

12h33 : Bruxelles veut faciliter la confiscation d’avoirs d’oligarques russes

La Commission européenne a présenté mercredi des propositions pour faciliter une confiscation des avoirs d’oligarques russes, et harmoniser la répression dans l’UE de la violation des sanctions décidées en réponse à la guerre en Ukraine.

Selon un projet de directive, une confiscation des avoirs serait possible pour les individus et entités qui violent ou contournent les sanctions et ceux qui sont engagés dans des activités criminelles.

12h24 : Mark & Spencer se retire entièrement du marché russe

D’après nos confrères du Parisien, l’enseigne Mark & Spencer retire entièrement sa franchise de la Russie suite à l’invasion en Ukraine. L’entreprise avait déjà cessé ses expéditions en mars.

12h15 : Les canons Caesar que la France fournit à l'Ukraine sur le terrain


 

12h06 : Entre « 90 et 100 milliards de dollars » de dégâts sur les infrastructures ukrainiennes

« Si on devait parler des transports, plus de 300 ponts ont été détruits depuis le début de la guerre, parmi eux 50 ponts de chemin de fer. 6.000 lignes de chemin de fer ont été détruits d’une manière ou d’une autre et près de 20 gares ou stations ont été détruites (…) plus de 20.000 km² de routes ont été endommagées », énumère le ministre des Infrastructures d’Ukraine ce mercredi matin sur BFMTV. Oleksandr Kubrakov chiffre ces dégâts entre « 90 à 100 milliards de dollars ».

11h57 : Les as du poker ukrainien espèrent conserver leur titre malgré la guerre

L’équipe d’Ukraine, double championne en titre, s’efforce de faire honneur à son pays à la coupe des nations de poker cette semaine, malgré la guerre et « les bombes russes [qui] tombent », assure le président de la fédération ukrainienne de poker Sergey Eifimenko.

« Je crois que le principal objectif de l’équipe n’est pas la victoire, mais une représentation de l’Ukraine digne de ce nom à la coupe des nations », résume dans un entretien accordé à l’AFP Sergey Eifimenko. « Si nous gagnons, c’est bien, et si ce n’est pas le cas, bien (…) nous serons de retour l’année prochaine. » Les quatorze sélections de la coupe des nations – le championnat du monde de match Poker, une compétition par équipe – sont rassemblées jusqu’à vendredi à Gevgelija en Macédoine du Nord.



 

11h48 : La guerre en Ukraine affectera durablement la sécurité autour de la Baltique

L’invasion russe de l’Ukraine aura un « impact négatif à long terme » sur la sécurité régionale autour de la mer Baltique, ont affirmé mercredi les chefs de la diplomatie des Etats riverains réunis pour la première fois depuis neuf ans, sans la Russie. Les réunions ministérielles du Conseil des Etats de la mer Baltique, une instance de coopération régionale, avaient été suspendues après l’annexion russe de la Crimée en 2014 et le soutien apporté par Moscou aux séparatistes de l’est de l’Ukraine.

Rompant avec cette longue pause, les chefs de la diplomatie des dix pays (Allemagne, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Islande, Pologne, Estonie, Lituanie, Lettonie) se sont retrouvés mardi et mercredi à Kristiansand (sud de la Norvège) en présence également du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. La Russie n’était en revanche pas représentée : après avoir vu sa participation au Conseil suspendue le 3 mars, elle s’en est retirée le 17 mai.

11h37 : Le journal The Kyiv Independent rapporte des bombardements russes à Kramatorsk, dans l'oblast de Donetsk


 

11h28 : Moscou veut faire de Marioupol « une ville balnéaire »

Le porte-parole de l’ambassade de Russie en France a estimé qu’à Marioupol « c’est la vie paisible qui reprend » depuis sa « libération » par les forces russes qui occupe la ville.

« Les autorités de la république populaire de Donetsk veulent transformer cette ville industrielle en une ville balnéaire, la plus belle de la région, c’est une question de temps », a déclaré en souriant Alexandre Makogonov, interrogé sur RMC ce mercredi matin.



 

11h17 : Des images de bâtiments de Zaporijia touchés par des frappes russes ce matin


 

11h10 : Moscou surveille l’affaire de l’ex-président prorusse de Moldavie

La Russie s’assurera que les droits de l’ex-président prorusse de la Moldavie, Igor Dodon, placé mardi en garde à vue dans son pays pour trahison et corruption, seront respectés, a déclaré mercredi un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Andreï Roudenko. « Nous considérons qu’il s’agit d’une affaire interne à la Moldavie », a indiqué le haut diplomate, cité par les agences de presse russes.

« Cependant, nous ne voudrions pas que les autorités au pouvoir commencent à régler leurs comptes avec d’anciens concurrents politiques en profitant de la situation actuelle », a-t-il ajouté. « C’est pourquoi nous allons nous assurer avec attention que les droits de Igor Dodon dans le cadre des procédures judiciaires soient respectés et conformes aux normes internationales », a-t-il souligné.

11 heures : L’Europe s’est montrée « cupide » et non « naïve » face à la Russie

En confiant en grande partie leur approvisionnement énergétique à la Russie, les Européens se sont montrés « cupides » et non « naïfs », a estimé mardi la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager dans un entretien à plusieurs journaux européens.

« Nous n’avons pas été naïfs, nous avons été cupides. Notre industrie s’est beaucoup construite autour de l’énergie russe avant tout car elle n’était pas chère », affirme Margrethe Vestager, qui est aussi vice-présidente de la Commission européenne, dans cette interview publiée en France par Les Echos. Elle ajoute que l’attitude des Européens est la même « avec la Chine pour de nombreux produits ou avec Taïwan pour les puces, où nous sommes avant tout allés chercher des coûts de production plus bas ».

Mais « il y avait une grosse prime de risque – la dépendance – que nous payons aujourd’hui » avec les conséquences de la guerre en Ukraine, explique la commissaire qui juge qu’il « faudra désormais plutôt payer une prime à la sécurité », notamment en misant sur le gaz naturel liquéfié (GNL), plus cher mais qui pourra apporter « la stabilité et la prédictibilité, qui amèneront des investissements », assure-t-elle.

10h51 : Moscou envisagera un échange de prisonniers avec Kiev après un procès

La Russie examinera la question d’un échange de prisonniers avec l’Ukraine une fois que les détenus ukrainiens auront été jugés, a indiqué mercredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko, cité par les agences russes. « Nous examinerons tout cela après que ceux qui se sont rendus auront été jugés, qu’un verdict aura été prononcé », a-t-il déclaré.

« Avant cela, les discussions sur un échange sont prématurées », a-t-il ajouté. La semaine dernière, les derniers défenseurs ukrainiens de la ville stratégique de Marioupol, retranchés pendant des semaines dans l’immense aciérie Azovstal, se sont rendus. Selon le ministère russe de la Défense, près de 4.000 soldats ukrainiens y ont été capturés.

10h39 : La belle Kiev


 

10h30 : Fuyant les sanctions, de nombreux entrepreneurs russes affluent à Dubaï

Hommes d’affaires, entrepreneurs, avocats, artistes… De plus en plus de Russes s’installent à Dubaï. Affectés par les sanctions liées à l’invasion russe de l’Ukraine, ils sont les « bienvenus » dans le riche émirat du Golfe en quête d’expatriés aisés.

A IFZA, l’une des nombreuses zones franches créées pour attirer les investissements étrangers, « le nombre d’entrepreneurs et start-up russes a été multiplié par dix par rapport à l’année dernière », affirme son directeur exécutif Jochen Knecht. « Cela a commencé avec les sociétés de technologie, de logiciels. Maintenant on trouve toute sorte de compagnies, des galeries d’art, des revendeurs, des fournisseurs de pièces de rechange », énumère-t-il.

Les sociétés « viennent avec des employés, louent des bureaux, des entrepôts », ajoute cet expatrié à Dubaï, l’un des sept émirats qui composent les Emirats arabes unis. Etranglés par les sanctions économiques imposées à Moscou, les chefs d’entreprise sont séduits par le hub des affaires et de la finance, à la fiscalité avantageuse, de Dubaï, mais aussi la neutralité affichée du pays vis-à-vis du conflit ukrainien, estime Jochen Knecht.

10h21 : Point graines

Dans son rapport quotidien sur la guerre en Ukraine, le ministère de la Défense britannique se concentre sur les céréales du pays, bloquées par les forces russes. « Il n’y a pas eu d’activité significative de la marine marchande à destination ou en provenance d’Odessa depuis le début de la guerre », rappelle Londres, précisant que cette situation est due au « blocus naval russe ».

Le ministère de la Défense britannique s’inquiète des conséquences sur les prix de « nombreux produits de base ». Une remarque qui fait écho à la volonté de Moscou de troquer la « crise alimentaire mondiale » contre une levée des sanctions à son égard…



 

10h11 : « Nous aurons l’avantage sur la Russie quand nous serons tous vraiment unis »

« Nous aurons l’avantage sur la Russie quand nous serons tous vraiment unis », a affirmé Volodymyr Zelensky lors d’un petit-déjeuner organisé par l’Ukraine dans le cadre du forum économique de Davos en Suisse.

« Y a-t-il une unité au sujet de l’adhésion de la Suède et de la Finlande dans l’Otan ? Non. Donc l’Occident est-il uni ? Non », a renchéri le président ukrainien. « Notre point fort était l’unité au sein du pays, et maintenant ça dépend de l’unité de l’Occident, pour être fort et soutenir fermement l’Ukraine » face à la Russie, a-t-il enchaîné.

10 heures : La Russie demande la levée des sanctions pour éviter une crise alimentaire mondiale

Un haut diplomate russe a exigé mercredi la levée des sanctions visant Moscou comme condition pour éviter une crise alimentaire mondiale du fait du blocage des exportations de céréales ukrainiennes depuis le début de l’offensive du Kremlin.

« La résolution du problème alimentaire passe par une approche collective, impliquant notamment la levée des sanctions qui ont été instaurées contre les exportations russes et les transactions financières », a déclaré un ministre adjoint des Affaires étrangères, Andreï Roudenko, cité par les agences de presse russes.

9h50 : Volodymyr Zelensky déplore à Davos le manque d'« unité » des pays occidentaux

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé ce mercredi un manque d'« unité » des pays occidentaux face à la guerre en Ukraine, plus de trois mois après le début de l’invasion russe.

« Ma question est : y a-t-il unité en pratique [dans l’Occident] ? Je ne la vois pas », a-t-il regretté lors d’une prise de parole en visioconférence au forum économique de Davos en Suisse, affirmant avoir « besoin du soutien d’une Europe unie ».

9h41 : La vente du club de football de Chelsea autorisée

Le gouvernement britannique a autorisé la vente de Chelsea, qui appartient à l’oligarque russe Roman Abramovitch, cible de sanctions des Européens, a annoncé Nadine Dorries la ministre britannique de la Culture, des Médias et des Sports. « Compte tenu des sanctions que nous avons imposées aux personnes liées à Poutine et à l’invasion sanglante de l’Ukraine, l’avenir à long terme du club ne peut être assuré que par un nouveau propriétaire », a-t-elle ajouté.



 

9h30 : « Saint-Javelin », du nom du lance-missile et aux couleurs de l’Ukraine


 

9h19 : Le président ukrainien présente ses condoléances aux victimes de la tuerie au Texas

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté ce mercredi ses condoléances aux victimes de la tuerie dans une école au Texas. « Je veux présenter mes condoléances à tous les proches et familles des enfants qui ont été tués dans la terrible fusillade d’une école au Texas », a affirmé le dirigeant en préambule d’une prise de parole au cours d’un petit-déjeuner organisé par l’Ukraine à Davos.

« Il est terrible d’avoir des victimes de tireurs en temps de paix », a estimé le président ukrainien qui s’exprimait en ukrainien par visioconférence et dont les propos étaient traduits.

9h10 : L’épouse du civil tué par le soldat russe témoigne

Le sergent russe Chichimarine, 21 ans, a été condamné à la perpétuité pour avoir abattu Oleksandre Chelipov, un civil de 62 ans qui n’était pas armé. « Je n’ai pas de colère contre lui », assure sa veuve Katerina Stepanivna Shelipova sur BFMTV ce mercredi matin. « Je l’ai regardé dans le box et je n’ai vu qu’un enfant », explique-t-elle. Elle préconise de l’échanger contre des soldats ukrainiens faits prisonniers. « Si au moins une vie peut être sauvée alors la mort de mon mari n’est pas inutile », souffle-t-elle.

8h50 : Severodonetsk, la nouvelle Marioupol ?

Une grande ville, encerclée par les troupes russes, pilonnée jour et nuit et qui comporte une grande usine, ça vous rappelle quelque chose ? Juste après la chute définitive de Marioupol, c'est au tour de Severodonetsk d'incarner la résistance ukrainienne à l'invasion russe. Mais jusqu'où va la comparaison ? Un article de notre journaliste Xavier Regnier.



 

8h37 : Les canons César sur le front

L’armée ukrainienne a officialisé l’arrivée de canons Césars, fournis par l’armée française, sur le front.



 

8h26 : L’Amérique latine sous la menace d’une crise alimentaire

L’Amérique latine et les Caraïbes sont menacées par une crise alimentaire, conséquence de la guerre en Ukraine qui relance l’inflation dans une région qui n’a pas encore surmonté le choc de la pandémie de coronavirus, a averti mardi le Programme alimentaire mondial. « Les prix des matières premières et de l’énergie ont augmenté (…) La hausse de l’inflation des produits alimentaires menace la région, où plusieurs pays sont très dépendants des importations de céréales », notamment dans les îles des Caraïbes, explique le PAM.

Les prix à la tonne de produits de première nécessité comme le riz, les haricots noirs, les lentilles et l’huile ont augmenté de 27 % entre janvier et avril, et de 111 % entre janvier 2019 et avril 2022, souligne l’agence onusienne. Avant le conflit, la Russie était le premier exportateur mondial de blé, tandis que l’Ukraine se plaçait au 4e rang et était en passe de prendre la 3e place.

8h11 : Ne rien rater

Si vous aviez manquer notre live d'hier et que vous voulez savoir tout ce qu'il s'est passé, rendez-vous ici.



Et si vous préférez la version courte, notre récap' est aussi dispo !



 

8h03 : Mykolaïev confronté à des pénuries d’eau

Depuis que les combats à proximité du front ont mis hors d’état un pipeline en avril, coupant directement l’accès à l’eau, les habitants vont à pied, en voiture ou encore à vélo à la recherche de camions-citernes, dans cette ville située à quelques kilomètres des territoires contrôlés par l’armée russe. Son mari étant alité, Anna Bondar, 79 ans, passe ainsi deux à trois heures par jour à ramener de l’eau chez elle. « Je suis très fatiguée », avoue-t-elle.

« J’ai une famille de quatre personnes. Pouvez-vous imaginer la quantité d’eau dont nous avons besoin pour nous laver, pour cuisiner, pour faire du thé ? », interroge Valeriï Barichev, un boulanger de 27 ans, en attachant des bidons d’eau potable à l’arrière de son vélo. « Je dois aller chercher environ 120 litres par jour », explique-t-il, lorsqu’il comptabilise l’eau également nécessaire à son activité professionnelle. Les responsables militaires de la ville estiment qu’il faudra encore attendre « au moins un mois » avant que l’accès à l’eau du robinet ne soit rétabli.

7h50 : Alerte sur le coût d’un embargo européen sur le pétrole russe

Le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii), un organisme rattaché à Matignon, a publié une note alertant sur les conséquences qu’aurait un embargo européen sur le pétrole russe. Si l’Europe se détourne du pétrole russe en réaction à la guerre en Ukraine, « il faudra remplacer un peu plus d’un quart des importations totales » d’or noir du continent. Mais le remplacement du pétrole russe par du pétrole saoudien, brésilien ou américain n’est pas si simple.

Ces grandes puissances pétrolières sont géographiquement plus éloignées de l’Europe que la Russie et la diversification des approvisionnements européens se traduira donc par une hausse des coûts de transport, mettent en garde les auteurs de la note. Convaincre ces nouveaux partenaires d’augmenter leur production pour répondre à la demande européenne de pétrole pourrait aussi être délicat, alors que la Russie vient de signer un contrat avec des entreprises indiennes pour un baril bradé à 25 dollars. « Le signal transmis par la Russie est qu’elle n’hésitera pas à casser les prix s’ils venaient à augmenter leur production », indique le Cepii.

7h37 : Kiev veut des armes, encore

Alors que les combats se font de plus en plus violents dans plusieurs localités du Donbass, Kiev a appelé instamment les Occidentaux à lui livrer davantage d’armements. « L’offensive russe dans le Donbass est une bataille impitoyable, la plus vaste sur le sol européen depuis la Seconde guerre mondiale. J’exhorte nos partenaires à accélérer les livraisons d’armes et de munitions », a ainsi lancé mardi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba. Le président Zelensky lui-même a réclamé des « armes lourdes : grenades propulsées par des fusées, chars, armes antinavires et autres armes ».

7h29 : « Tout détruire dans le Donbass »

« Dans la région de Lougansk, les Russes avancent dans toutes les directions à la fois », a affirmé mercredi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï, sur Telegram. « La situation dans le Donbass est extrêmement difficile », a reconnu de son côté mardi soir le président Zelensky. « Toutes les forces que l’armée russe a encore ont été jetées là pour l’offensive » car ils « veulent tout détruire », a-t-il affirmé.

7h21 : Au moins 234 enfants tués

En trois mois de conflit armé, 234 enfants ont été tués et 433 blessés, a dénoncé mardi le bureau de la procureure générale d’Ukraine Iryna Venediktova. Au total, des milliers de civils et de militaires ont péri, sans qu’il existe un bilan chiffré. Pour la seule ville de Marioupol, les autorités ukrainiennes parlent de 20.000 morts.

7h15 : Kharkiv reprend goût à la vie

Malgré sa proximité avec la ville de front, la vie reprend son cours à Kharkiv, la deuxième ville du pays. Après avoir servi pendant plusieurs semaines d'abri contre les bombes, le métro a été remis en service hier.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Les combats font toujours rage dans l’est du pays, où Moscou bombarde jour et nuit les villes de Severodonetsk et Lysyschansk. Kiev continue de réclamer des armes à l’Occident, notamment des « armes lourdes : grenades propulsées par des fusées, chars, armes antinavires et autres armes », indique Volodymyr Zelensky. Dans le même temps, la Hongrie, qui refuse toujours la mise en place d’un embargo européen sur le pétrole russe, est désormais en état d’urgence.