Guerre en Ukraine : La situation dans la région de Lougansk « empire d’heure en heure », selon le gouverneur régional

CONFLIT Retrouvez toutes les informations de ce mardi 24 mai sur le conflit en Ukraine

X.M., D.R.
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Lougansk, cible des frappes russes.
Lougansk, cible des frappes russes. — /SPUTNIK/SIPA

L’ESSENTIEL

  • « Les prochaines semaines de guerre seront difficiles », a prévenu lundi soir le président ukrainien dans son allocution télévisée quotidienne. La situation est même « extrêmement difficile » dans le Donbass : les Russes cherchent à y « éliminer tout ce qui est vivant », a accusé Volodymyr Zelensky.
  • Kiev continue d’insister pour s’approvisionner en armes, et reçoit en ce sens le soutien des Occidentaux. Le système lance-missiles anti-navires Harpoon, promis par le Danemark, pourrait notamment permettre à l’Ukraine de contrer le blocus imposé par la marine russe au port d’Odessa, vital pour les exportations de blé, elles-mêmes vitales pour bon nombre d’autres pays.
  • Selon les Britanniques, en trois mois, les pertes russes avoisinent celles enregistrées en neuf ans par l’Armée soviétique en Afghanistan. Depuis le 24 février, plus de huit millions d’Ukrainiens ont été déplacés à l’intérieur de leur pays, selon l’ONU. S’y ajoutent 6,5 millions qui ont fui à l’étranger, dont plus de la moitié en Pologne.

A VOIR

A LIRE

 

Merci d'avoir suivi notre live consacré aux informations sur le conflit en Ukraine. On se retrouve demain !
22h30 : La situation dans la région de Lougansk « empire d’heure en heure », selon le gouverneur régional

La situation sur le terrain dans la région de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, où l’armée russe a réalisé des progrès ces derniers jours, « empire d’heure en heure », a déclaré mardi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï.

« La situation est très difficile et malheureusement, elle ne fait que s’aggraver. Elle empire de jour en heure, d’heure en heure », a-t-il indiqué dans une vidéo postée sur sa chaîne Telegram.

21h38 : Les Etats-Unis lèvent l’exemption sur le paiement de la dette de la Russie en dollars

Les États-Unis ont décidé de mettre fin, à partir de 00h01 mercredi, heure de Washington, à une exemption permettant à Moscou de payer ses dettes avec des dollars, a annoncé mardi le Trésor américain, une décision qui pourrait précipiter le pays dans le défaut de paiement.

L’exemption aux sanctions financières drastiques imposées à Moscou après son invasion de l’Ukraine fin février va prendre fin deux jours avant la prochaine échéance de paiement de la Russie.

20h57 : Face aux critiques, l’ex-chancelier allemand renonce au conseil de surveillance de Gazprom

Gerhard Schröder, proche du président russe Vladimir Poutine et sous le feu des critiques depuis l’invasion de l’Ukraine, a annoncé avoir « renoncé à une nomination au conseil de surveillance de Gazprom depuis longtemps ».

20h55 : « L’Ukraine fait partie de la famille européenne », affirme Catherine Colonna

La ministre française de l’Europe et des affaires étrangères a rappelé que la communauté politique européenne est complémentaire des processus d’adhésion et offrira la possibilité de participer plus rapidement à des projets communs.



 

20h50 : Terrible bilan chez les enfants après trois mois de guerre

En trois mois de conflit armé, 234 enfants ont été tués et 433 blessés, a dénoncé mardi le bureau de la procureure générale d’Ukraine Iryna Venediktova.

20h44 : La France s’active pour se mettre à l’abri d’un défaut de gaz russe durant l’hiver

« L’enjeu de l’été, c’est de remplir les stockages (de gaz) correctement ; aujourd’hui nous sommes à peu près à 47 % de niveau de remplissage, donc on a bien progressé depuis le début du printemps, où on était à 19 % », a déclaré sur France Info Thierry Trouvé, le directeur général de GRTgaz, gestionnaire du réseau de transport de gaz sur la majorité du territoire.

« On a un rythme qui est assez bon et j’appelle les fournisseurs à continuer à ce rythme soutenu, il faut remplir les stockages le plus vite possible et les remplir le plus possible, ça veut dire au-delà de la réglementation qui impose 85 % de remplissage : plus on se rapproche de 100 % mieux on sera pour faire face à un aléa éventuellement cet hiver », a-t-il poursuivi.

20h37 : Une enquête pour « crimes de guerre » dans un parc d’attractions

La justice ukrainienne enquête pour déterminer s’il est question de crime de guerre dans le parc Gorki en Ukraine. Même s’il n’y a pas eu de victimes, « frapper des objectifs civils, une infrastructure culturelle, essayer de tuer des civils et de détruire un héritage culturel, sont considérés comme des crimes de guerre », explique Roman Petrenko, pour qui il n’y a pas de doute.

« Une erreur ça peut se produire une fois ou deux, mais là il y a 56 impacts recensés pour le moment. Ce n’est pas un accident. Ils visaient le parc », accuse-t-il.

20h21 : La Russie veut « supprimer toute opposition », affirme Blinken

« Le rejet de l’appel de Navalny est un autre exemple de la volonté du Kremlin de supprimer toute opposition et toute société civile », a déclaré le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken., tout en rendant hommage aux « courageux citoyens de Russie qui protestent contre la guerre brutale et la corruption endémique de leur gouvernement » malgré les « risques » et les « détentions ».

20h12 : Derrière l’état d’urgence hongroie, la restriction des droits fondamentaux

Après l’annonce de Viktor Orban d’instaurer un second état d’urgence, l’ONG de défense des libertés civiles TASZ a dénoncé un « état d’urgence devenu permanent ». Elle a rappelé qu’il avait déjà été instauré en Hongrie, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Il devait expirer le 31 mai.

Il offre à Viktor Orban « plus de marge de manœuvre que d’habitude », lui permettant de « restreindre ou de suspendre purement et simplement les droits fondamentaux de chacun », dénonce l’ONG, qui regrette la marginalisation du parlement en Hongrie. Au pouvoir sans interruption depuis douze ans, Viktor Orban est régulièrement accusé par ses partenaires occidentaux d’abus de pouvoir dans son pays.

20 heures : Un cinéaste ukrainien se lève contre le boycott systématique des artistes russes

Décider qui sont les bons et les mauvais est « grotesque », a affirmé à Cannes le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa. « Cette attitude est inhumaine ». « Comment définissez-vous le concept de russe ? Etes-vous Russe en raison de votre passeport, de votre citoyenneté ? De votre ethnie ? C’est une pente glissante », a-t-il lancé.

« Je suis fermement convaincu qu’on doit juger les gens sur leurs déclarations, leurs actions individuelles et non en fonction de leurs passeports. Chaque cas individuel doit être jugé sur ses propres mérites », a-t-il ajouté alors que certaines voix se sont élevées contre la présence du Russe Kirill Serebrennikov, pourtant en rupture avec le régime et réfugié à Berlin.

19h55 : Des combats en cours pour le contrôle de la ville clef de Lyman

« La phase active de la libération de Krasny Liman (ancien nom de Lyman) est en cours. Des unités russes et de la milice populaire (l’armée séparatiste) sont entrées dans la ville », a indiqué le chef des séparatistes prorusses de Donetsk, Denis Pouchiline. Il a assuré qu’environ la moitié de la localité était déjà sous contrôle russe.

Lyman est un important noeud ferroviaire situé au nord-est de la ville symbole de Sloviansk. Son controle permettrait aux Russes de lever un dernier obstacle vers Sloviansk, puis Kramatorsk, tout en marquant un progrès dans la tentative d’encercler Severodonetsk et Lyssytchansk, deux autres importantes villes ukrainiennes situées plus à l’est.

19h36 : La Hongrie déclare l’état d’urgence à partir de minuit

« Le monde est au bord d’une crise économique. La Hongrie doit rester en dehors de cette guerre et protéger la sécurité financière de ses familles », a déclaré sur Facebook le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Ce second état d’urgence est mis en place dès ce soir pour face aux conséquences de la guerre en Ukraine.

 

19h34 : La Suède et la Finlande seront présentes au sommet de l’Otan

Les deux pays nordiques seront « bien sûr » à Madrid lors de ce sommet prévu du 28 au 30 juin, a assuré le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. « Ce sont deux grandes démocraties (…) et je crois qu’il est très important (…) de les avoir de notre côté en tant qu’alliés de l’Otan », a-t-il poursuivi.

« L’ambiance, le contexte actuel et la volonté politique des alliés est de travailler au sujet de ces deux pays », a encore dit le dirigeant socialiste espagnol, en assurant que l’Espagne allait pour sa part « accélérer le processus parlementaire » en vue de ratifier cette adhésion.

19h30 : Des caricaturistes ukrainiens à l’honneur dans Charlie Hebdo

Le journal satirique publie dans son journal de mercredi, quatre pages de reportage en Ukraine, illustrées par des caricaturistes ukrainiens.
Parmi eux, Yuriy Zhuravel :



Mais aussi Oleg Gutsol ou Oleksiy Kustovsky, alias Kusto

 

19h : L'Europe s'est montrée « cupide » et non « naïve » face à la Russie, selon Vestager

En confiant en grande partie leur approvisionnement énergétique à la Russie, les Européens se sont montrés « cupides » et non « naïfs », a estimé mardi la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager dans un entretien à plusieurs journaux européens.

18h49 : La Bourse de Paris plombée par le risque de récession

La Bourse de Paris a nettement reculé de 1,66% ce mardi. Les marchés sont dans une tendance baissière depuis le début de l'année, face aux nombreux facteurs qui pèsent sur la croissance économique. On peut citer pêle-mêle l'inflation, la guerre en Ukraine, les confinements en Chine, la hausse des taux d'intérêt des banques centrales ou la flambée des prix des matières premières.

18h18 : Second mandat à la tête de l'OMS pour l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus

Premier Africain à diriger l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, a été reconduit mardi pour un second mandat de 5 ans. Celui qui se pose en homme de paix a été marqué par une enfance plongée dans la guerre mais aussi les conflits en Ukraine, au Yémen, en Syrie et en Ethiopie au cours de son premier mandat.

17h25 : L’Elysée contredit Viktor Orban

Alors que le Premier ministre hongrois juge « très improbable » un accord concernant un embargo de l’UE sur le pétrole russe, l’Elysée a estimé que le veto hongrois pouvait encore être débloqué « dans les jours qui viennent ». « Différentes options sont sur la table pour sortir de ce blocage », a estimé la présidence française.

16h56 : Les vidéos du métro de Karkhiv, réouvert depuis ce matin


 

16h20 : Bientôt plus de droits de douane en UE pour les produits ukrainiens

Le Conseil de l'Union Européenne, qui représente les 27 Etats membres, a approuvé mardi la suspension pour un an des droits de douane sur tous les produits importés d'Ukraine afin de soutenir l'économie du pays attaqué par la Russie.

15h50 : La Russie interdit l'entrée dans le pays à 154 membres de la Chambre des Lords britannique

La Russie a interdit à 154 membres de la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement britannique, d'entrer sur son territoire, en représailles aux sanctions visant la quasi-totalité des membres du Conseil de la Fédération, a annoncé mardi la diplomatie russe.

15h34 : Un accord de l'UE au sujet de l'embargo sur le pétrole russe « très improbable » dans les prochains jours, selon Orban

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui bloque l'adoption d'un embargo européen sur le pétrole russe, a estimé « très improbable » un accord dans les prochains jours, dans une lettre au président du Conseil européen Charles Michel consultée mardi par l'AFP.

15h24 : Pour le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, l’attaque du Donbass est sans précédent

«L'offensive russe dans le Donbass est une bataille impitoyable, la plus vaste sur le sol européen depuis la Deuxième guerre mondiale. J'exhorte nos partenaires à accélérer les livraisons d'armes et de munitions», a ainsi lancé mardi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba.



 

15h12 : Kiev reconnait des difficultés dans le Donbass

Après avoir éloigné les forces russes des deux plus grandes villes du pays, la capitale Kiev fin mars et début avril, puis Kharkiv (nord-est) en mai, les Ukrainiens reconnaissent depuis quelques jours des « difficultés » dans le bassin houiller Donbass, formé par les provinces de Lougansk et de Donetsk.

 

14h59 : La CEDH demande à l'Ukraine de mettre en sécurité des migrants retenus près du front

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a demandé à Kiev de mettre « immédiatement » en sécurité deux migrants retenus près d'Odessa, non loin du front, une situation dénoncée par des ONG qui pointent d'autres cas similaires, a-t-on appris ce mardi auprès de la CEDH et de l'avocate des migrants.

14h43 : L'Otan fait une démonstration de force en Méditerranée

Le théâtre des combats en Ukraine est bien loin mais le message est clairement destiné à la Russie: l'Otan effectue cette semaine une démonstration de force en Méditerranée orientale avec en tête de pont le porte-avions américain USS Harry S. Truman. Ce lundi, un ballet incessant d'avions de combats anime l'immense piste d'atterrissage du porte-avions qui croise au nord de la ville libyenne de Benghazi. 

14h25 : A Kharkiv, deuxième ville du pays, le métro reprend du service

Après près de trois mois d'interruption en raison de l'offensive russe sur la deuxième ville d'Ukraine, le métro de Kharkiv, qui a longtemps servi d'abri contre les bombes pour les habitants, a repris son fonctionnement mardi.

14h10 : Pour Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences en science politique, la Russie n’a pas dit son dernier mot


 

13h55 : En Moldavie, l'ex-président prorusse en garde à vue pour trahison et corruption

L'ex-président prorusse de la Moldavie, Igor Dodon, a été placé mardi en garde à vue, soupçonné de trahison et corruption, a annoncé le parquet de ce pays où les tiraillements entre pro-occidentaux et prorusses se sont accentués avec le conflit en Ukraine.

13h39 : Un projet de centrale nucléaire en Finlande retiré après l'éviction de Rosatom

Le groupe finlandais Fennovoima a annoncé mardi le retrait de sa demande de permis pour un réacteur nucléaire en Finlande, trois semaines après avoir rompu son contrat avec le géant russe Rosatom du fait de la guerre en Ukraine.

13h25 : Clément Beaune, « convaincu que l'Ukraine fera partie de l'UE »

Le ministre délégué français chargé de l'Europe, Clément Beaune, s'est dit «convaincu» mardi que l'Ukraine ferait un jour partie de l'Union européenne, tout en insistant sur l'idée d'une communauté politique européenne permettant d'« ouvrir une perspective » à Kiev en attendant une adhésion effective.

« Je suis convaincu que l'Ukraine fera partie de l'Union européenne », a déclaré Beaune après un entretien avec la vice-Première ministre ukrainienne Olga Stefanichyna, en visite à Paris.

 

13h15 : Tokyo proteste après le passage d'avions militaires russes près du Japon

Des bombardiers chinois et russes ont volé ensemble mardi à proximité du territoire japonais, a annoncé le ministre nippon de la Défense Nobuo Kishi, précisant que Tokyo avait officiellement protesté contre Pékin et Moscou en exprimant ses « graves inquiétudes ».

12h55 : 200 corps retrouvés dans dans un sous-sol à Marioupol, selon le conseiller du maire


 

12h34 : Boris Bondarev, le haut diplomate russe ayant démissionné, s’exprime dans les colonnes du Telegraph

« J’ai fait mon devoir de citoyen tel que je le vois – probablement pour la première fois en 41 ans. ». Boris Bondarev, diplomate russe basé à Genève en Suisse, a rendu publique sa lettre de démission ce lundi et affirmé ne jamais avoir eu « autant honte » de son pays. Une journaliste du Telegraph est allée à sa rencontre. 



 

12h07 : Des « proches de Poutine » dans le viseur de l'ONG anticorruption Transparency International

L'ONG anticorruption Transparency International (TIF) a annoncé mardi dans un communiqué avoir déposé plainte à Paris notamment pour des faits de « blanchiment » visant de possibles biens mal acquis en France par « des hommes d'affaires et de hauts fonctionnaires proches de Vladimir Poutine ».

11h53 : Pour la star hollywoodienne Liev Schreiber, l’Ukraine peut gagner la guerre


 

11h34 : La justice russe ordonne l'arrestation d'un blogueur pour avoir discrédité l'armée

Un tribunal de Moscou a ordonné mardi le placement en détention par contumace du blogueur russe Michaïl Nake, accusé de discréditer l'armée russe et son offensive en Ukraine.

L'intéressé, qui anime hors de Russie un blog vidéo sur YouTube comptant plus de 700.000 abonnés, est accusé d'avoir diffusé des informations mensongères sur les forces armées russes, selon le tribunal Basmani de Moscou, qui a ordonné son placement en détention, selon son site.

11h20 : La justice confirme la condamnation de l'opposant Navalny à neuf ans de prison

La justice russe a confirmé mardi en appel la condamnation à neuf ans de prison en « régime sévère » du principal opposant Alexeï Navalny, jugé pour « escroquerie » et « outrage à magistrat ».

 

11h01 : Après trois mois de guerre, la France a acceuilli 85.000 Ukrainiens

Trois mois après le début de la guerre en Ukraine, 85.000 Ukrainiens bénéficient de l'allocation pour demandeurs d'asile (Ada) en France, a indiqué le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) Didier Leschi.

«cAu 20 mai, 85.000 déplacés Ukrainiens étaient couverts par l'Adac», dont 45.000 cartes de paiement ont été délivrées à ce jour à des familles qui ont quitté le conflit le 24 février, a précisé le préfet Leschi.

10h47 : Les Ukrainiens utilisent de l'artillerie fournie par l'Occident

Les forces ukrainiennes pilonnent désormais les positions russes avec des systèmes d'artillerie occidentaux tout nouvellement acheminés, a indiqué un porte-parole de l'armée ukrainienne.

Les combats continuent de faire rage sur de vastes parties de l'est et du sud de l'Ukraine et une grande partie des batailles prennent la forme de heurts d'artillerie de longue portée entre armées russe et ukrainienne.

10h35 : Les Ukrainiennes engagées à Roland-Garros, seules sur le court

La décision des instances de faire de Wimbledon un tournoi sans dotations en points à cause de l'exclusion des joueurs russes met en lumière le sentiment d'abandon des joueuses ukrainiennes depuis le début de la guerre. Découvrez le reportage de notre journaliste sportif, Julien Laloye.

 

10h20 : Le Russie augmente ses attaques dans le Donbass, selon le gouvernement britanique


 

9h57 : Menace terroriste « jaune » sur le territoire russe

Le gouverneur de la région Koursk en Russie a prolongé l’alerte terroriste au niveau « jaune » pour deux semaines supplémentaires, rapporte la BBC. Les autorités russes ont affirmé à plusieurs reprises que des villages du côté russe de la frontière avec l’Ukraine avaient été la cible de tirs.

9h45 : Des images des forces ukrainiennes dans les tranchées


 

9h36 : Du grain ukrainien déporté en Crimée ?

D'après CNN, des images satellites semblent montrer des navires russes qui déchargent du grain ukrainien en Crimée. Les images datent des 19 et 21 mai et pourraient montrer des récoltes de céréales volées en Ukraine. 

9h24 : Le chef de l’OMS reconduit ce mardi

Le chef de l’OMS devrait être reconduit ce mardi pour un second mandat. Habitué à se rendre en première ligne, Tedros Adhanom Ghebreyesus a visité des hôpitaux ukrainiens bombardés.

« Plus encore que les pandémies, la guerre ébranle et détruit les fondations sur lesquelles reposaient des sociétés auparavant stables » et les conflits laissent « des cicatrices psychologiques qui peuvent mettre des années ou des décennies à se refermer », a récemment affirmé le Dr Tedros, pour qui « la paix est indispensable à la santé ».

Ces cicatrices sont autant de souffrances qu’il a lui-même endurées. « Je suis un enfant de la guerre », a lancé le chef de l’OMS, très ému, à l’ouverture de la 75e Assemblée mondiale de la santé qui réunit les Etats membres de l’organisation.

9h13 : Le destroyer américain USS Porter à Oslo


 

9h02 : « Le chemin le court pour mettre fin à la guerre »

D’après le conseiller du président ukrainien, des discussions sont en cours au Forum économique mondial de Davos pour déterminer « s’il est temps pour un cessez-le-feu ». Mykhaïlo Podoliak tance de « nouveau virus de la cécité » et rappelle le mot d’ordre de Kiev : « Le chemin le plus court pour mettre fin à la guerre – armes, argent, embargo ».



 

8h51 : Formation au déminage

Une équipe de militaires colombiens va se rendre en Europe afin de former des soldats ukrainiens aux techniques de déminage. « Onze ingénieurs militaires formeront des soldats ukrainiens au déminage militaire. Ils seront dans un pays voisin membre de l’Otan, s’entraînant, améliorant les techniques et procédures de déminage tactique », a annoncé le ministre de la Défense colombien, Diego Molano Aponte.



 

8h40 : Un embargo de l’UE sur le pétrole russe possible « d’ici quelques jours »

Un embargo européen sur le pétrole russe est possible « d’ici quelques jours », a estimé le ministre allemand de l’Économie Robert Habeck, alors que le sujet ne fait pour l’instant pas l’unanimité nécessaire au sein des Vingt-Sept.

« Il n’y a plus que quelques États, surtout la Hongrie, qui ont signalé des problèmes », a dit Robert Habeck lundi soir à la télévision publique ZDF. Mais « les discussions se poursuivent » et « je pense que nous allons réussir une percée d’ici quelques jours. »

Les Européens ont déjà annoncé la fin des importations de charbon russe à partir d’août prochain. Mais un embargo sur le pétrole d’ici la fin de l’année est encore en cours de discussion. « Un embargo est à portée de main », selon Robert Habeck, les sanctions européennes devant être décidées à l’unanimité.

8h31 : La gauche radicale grecque critique l’aide militaire

En Europe, de nombreux partis politiques de gauche radicale sont perplexes face à l’envoi d’aide militaire à l’Ukraine et prônent le non-alignement. C’est le cas aussi en Grèce où l’ancien Premier ministre a qualifié l’envoi d’armes à Kiev de « grande erreur » sur la chaîne grecque ANT1 TV en mars dernier.

8h22 : Le budget alimentaire des Français pourrait bondir de 224 euros en 2022

« Le pire est à venir » : dans un contexte de forte inflation, le coût de l’alimentation pourrait flamber en 2022 de plus de 200 euros par personne en France, avertit l’assureur crédit Allianz Trade dans une étude publiée mardi.

« Les prix des distributeurs alimentaires pourraient croître de 8,2 %, ce qui engendrerait une hausse des dépenses alimentaires annuelles de 224 euros par personne cette année, pour un total atteignant 2.963 euros », détaille Aurélien Duthoit, conseiller sectoriel chez Allianz Trade.

Selon l’assureur-crédit, le rythme auquel les prix de vente s’aligneront sur les prix de production demeure « très incertain, vu la volatilité de l’environnement » économique actuel marqué notamment par la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

8h11 : Un drapeau russe dressé à Melitopol


 

8 heures : Plus de déplacement à la frontière biélorusse

D'après le média biélorusse Nexta (opposée au pouvoir), Kiev a interdit tout déplacement près de la frontière biélorusse. Des restrictions qui seront en place jusqu'à la fin de la loi martiale qui a été prolongée de trois mois dimanche et aura donc cours au moins jusqu'au 23 août. 



 

7h50 : La Russie cherche à capturer Severodonetsk pour occuper Louhansk

La Russie a augmenté l’intensité de ses opérations dans le Donbass alors qu’elle cherche à encercler les villes de Severodonetsk, Lyschansk et Rubizhne afin de placer l’ensemble de l’oblast de Louhansk sous occupation russe, a expliqué le ministère britannique de la Défense dans son point quotidien sur l’invasion russe en Ukraine. « Bien qu’actuellement le principal effort de la Russie, cette opération n’est qu’une partie de la campagne russe pour s’emparer du Donbass », ajoute Londres.



 

7h37 : La négation de l'Ukraine à la télévision russe

A la télévision russe, les discours niant l’identité des Ukrainiens se multiplient. Alors que le Kremlin opère un contrôle extrêmement puissant sur les discours médiatiques, les éditorialistes russes déroulent le récit national sur le petit écran. Ici, on peut voir cet homme affirmer qu’en Ukraine, les troupes russes se battent pour « leur terre » et que l’Ukraine n’a ni langue, ni histoire, ni religion car ce sont des « choses inventées ».



 

7h25 : Rodrigo Duterte refuse d’être comparé à Vladimir Poutine

Le président des Philippines est qualifié de tueur tout comme son homologue russe Vladimir Poutine. Rodrigo Duterte est connu pour avoir lancé une croisade contre la drogue dans son pays depuis son accession au pouvoir et ce, peu importe les moyens. En 2018, France Inter estimait que 30.000 personnes avaient été abattues par la police dans le cadre de cette « guerre » contre la drogue.

Toutefois, Rodrigo Duterte refuse d’être associé à Vladimir Poutine. « Je tue des criminels, je ne tue pas des enfants et des personnes âgées », a-t-il lancé. « Nous sommes dans deux mondes différents », a ajouté Rodrigo Duterte, qui commence à critiquer l’invasion en Ukraine alors qu’il qualifie son homologue russe « d’idole ».

7h14 : Coup d’œil dans le rétro

Si vous avez décroché de l’actualité en Ukraine lundi, vous pouvez retrouver toutes les informations essentielles dans notre récap' quotidien :



Et pour les plus assidus d’entre vous, voici le live de lundi pour parcourir l’actualité de la guerre tout au long de la journée d’hier :



 

6h54 : Retour en vidéo sur le 24 février

Il y a trois mois, Vladimir Poutine décidait d’attaquer l’Ukraine. Le service vidéo de 20 Minutes avait à l’époque réalisé une vidéo sur le choix du Kremlin de lancer « une opération militaire » :

 

6h50 : La guerre dure depuis trois mois

Le 24 février, la Russie lançait son offensive en Ukraine. Sur le plan militaire, le ministère ukrainien de la Défense évalue les pertes russes à plus de 29.200 hommes, 204 avions et près de 1.300 chars depuis le début de l’invasion. Le Kremlin pour sa part a admis des « pertes importantes ».

Des sources occidentales évoquent quelque 12.000 soldats russes tués, une bonne source militaire française a confirmé un chiffre estimé de l’ordre de 15.000. Surtout, ces pertes sur trois mois avoisinent celles enregistrées en neuf ans par l’Armée soviétique en Afghanistan, souligne le ministère britannique de la Défense.

L’Ukraine n’a pour sa part fourni aucune indication quant à ses propres pertes militaires.

6h45 : Vingt pays s’engagent à fournir des armes supplémentaires à Kiev

Lors d’une réunion virtuelle du « Groupe de contact pour la défense de l’Ukraine », 44 pays ont discuté lundi de l’assistance militaire à apporter à l’Ukraine. Vingt d’entre eux se sont engagés à fournir des armes supplémentaires à Kiev, et d’autres entraîneront l’armée ukrainienne, a annoncé le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin.

6h40 : Situation difficile à Bakhmout

Moscou concentre sa puissance de feu sur le réduit ukrainien de la région de Lougansk, en essayant de cerner les villes de Severodonetsk et Lyssytchansk. Le ministère ukrainien de la Défense a aussi signalé de violents combats en cours à proximité de là, près des localités de Popasna et Bakhmout, ce qui dessine une stratégie d’encerclement.

La chute de Bakhmout, dans l’oblast de Donetsk, donnerait aux Russes le contrôle d’un carrefour crucial qui sert actuellement de centre de commandement impromptu pour une grande partie de l’effort de guerre ukrainien.

Les habitants, en tout cas, rechignent à fuir, malgré les risques : « Les gens ne veulent pas partir », se désole le maire-adjoint de Bakhmout, Maxim Soutkovyï, devant un autocar à moitié vide prêt à emmener des civils vers des territoires plus sûrs. « Nous avons atteint un point où nous sommes en train de rendre les évacuations obligatoires », avance même le chef de l’administration militaire de Bakhmout, Serguiï Kalian.

6h35 : Dans le Donbass, les Russes cherchent à éliminer « tout ce qui est vivant »

« Les prochaines semaines de guerre seront difficiles », a prévenu lundi soir Volodymyr Zelensky dans son allocution télévisée quotidienne.

« Les occupants russes s’efforcent de montrer qu’ils n’abandonneront pas les zones occupées de la région de Kharkiv (nord-est), qu’ils ne rendront pas la région de Kherson (sud), les territoires occupés de la région de Zaporijjia (sud-est) et le Donbass (est). Ils avancent quelque part. Ils renforcent leurs positions ailleurs », a-t-il poursuivi. La situation est même « extrêmement difficile » dans le Donbass : les Russes cherchent à y « éliminer tout ce qui est vivant », a accusé le président ukrainien.

Bonjour et bienvenue dans ce live !

Le 24 février, Vladimir Poutine décidait de lancer l’offensive contre l’Ukraine. Trois mois après, le Kremlin a dû revoir ses objectifs. Les troupes russes ne tentent plus de prendre l’intégralité du pays, ni la capitale Kiev, mais se concentrent principalement sur le Donbass. La ville de Severodonetsk est ainsi actuellement constamment bombardée. Elle vit de plus en plus le même sort apocalyptique que Marioupol. Moscou a pour sa part fait l’objet depuis le début du conflit de nombreuses sanctions internationales. Même si son PIB s’écroule, la Russie n’a pas pour autant plié face aux Occidentaux alliés de l’Ukraine.