Corée du Nord : Washington et Séoul veulent renforcer leurs exercices militaires face à la « menace »

INTIMIDATION Cette décision intervient à l’issue d’un sommet à Séoul entre les présidents américain Joe Biden et sud-coréen Yoon Suk-yeol

20 Minutes avec AFP
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Le secrétaire d'État des États-Unis Antony Blinken (à gauche) et le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Chung Eui-yong à Séoul, en Corée du Sud, le 17 mars 2021. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
Le secrétaire d'État des États-Unis Antony Blinken (à gauche) et le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Chung Eui-yong à Séoul, en Corée du Sud, le 17 mars 2021. (PHOTO D'ILLUSTRATION) — Lee Young Ho/Sipa USA/SIPA

Pyongyang suscite de nombreuses inquiétudes ces dernières semaines. Afin de faire face à cette « menace », les Etats-Unis et la Corée du Sud ont annoncé ce samedi leur volonté de renforcer leurs exercices militaires conjoints. Les deux dirigeants, qui se sont rencontrés à l’occasion du premier déplacement de Joe Biden en Asie en tant que président, ont néanmoins tendu la main à la Corée du Nord pour l’aider à faire face à la pandémie de Covid-19. Et ce alors que Pyongyang a accéléré son programme militaire et semble préparer un essai nucléaire.

« Compte tenu de l’évolution de la menace posée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), les deux dirigeants conviennent d’entamer des discussions en vue d’élargir la portée et l’ampleur des exercices et des entraînements militaires conjoints dans et aux alentours de la péninsule coréenne », selon un communiqué conjoint publié à l’issue d’un sommet à Séoul entre les présidents américain Joe Biden et sud-coréen Yoon Suk-yeol.

« Provocation » en vue

Cette déclaration intervient alors que les services de renseignement sud-coréens ont averti que la Corée du Nord avait terminé des préparatifs pour réaliser un essai nucléaire, qui serait le septième de son histoire et le premier depuis cinq ans. Washington n’a pas exclu une « provocation » de Pyongyang pendant ou juste après la tournée de Joe Biden en Asie.

Ajoutant aux incertitudes, la Corée du Nord, dont la population n’est pas vaccinée contre le Covid-19, fait actuellement face à une flambée épidémique, avec près de 2,6 millions de cas et 66 morts, selon les derniers chiffres officiels publiés samedi.

Propagation fulgurante du coronavirus

Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont proposé à la Corée du Nord leur aide pour combattre l’épidémie de Covid-19 qui y sévit. Joe Biden a indiqué que Washington avait proposé des vaccins à Pyongyang mais n’avait « pas obtenu de réponse ».

« Les deux dirigeants expriment leur préoccupation concernant la récente épidémie de Covid-19 » en Corée du Nord et « sont prêts à travailler avec la communauté internationale pour fournir une assistance » à Pyongyang, selon un communiqué conjoint publié à l’issue d’un sommet à Séoul entre les présidents américain Joe Biden et sud-coréen Yoon Suk-yeol.