Guerre en Ukraine : L’armée russe dit avoir « entièrement libéré » l’usine Azovstal à Marioupol

CONFLIT Les derniers développements du conflit à l'est de l'Europe

X.R., M.A. et V.R.B.
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Ces images montrent des soldats ukrainiens blessés à l'usine d'Azovstal à Marioupol, en Ukraine.
Ces images montrent des soldats ukrainiens blessés à l'usine d'Azovstal à Marioupol, en Ukraine. — Azov Regiment/Cover Images/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Le Congrès américain a débloqué jeudi une enveloppe gigantesque de 40 milliards de dollars pour soutenir l’effort de guerre de l’Ukraine face à la Russie. Les ministres des Finances du G7 ont également commencé à faire le compte des milliards que chaque pays pourrait verser à Kiev.
  • Les bombardements russes ont fait 12 morts et 40 blessés jeudi à Severodonetsk, dans la région de Lougansk, selon le gouverneur local Serguiï Gaïdaï. Il a affirmé que la plupart des tirs avaient touché des immeubles d’habitation, et que le bilan pourrait s’alourdir. L’armée russe concentre désormais son offensive sur cette ville-clé, transformant le Donbass en « enfer » selon Volodymyr Zelensky.
  • Depuis lundi, 1.730 soldats ukrainiens retranchés dans l’usine Azovstal de Marioupol se sont rendus, selon l’armée russe. Moscou a rendu publiques des images montrant des cohortes d’hommes en tenue de combat émergeant, certains avec des béquilles ou des bandages, après une longue bataille qui était devenue un symbole de la résistance ukrainienne. Kiev n’a pas parlé de reddition, et envisage d’échanger ces hommes contre des prisonniers russes.

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A LIRE AUSSI

 

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20h55 : L’armée russe dit avoir « entièrement libéré » l’usine Azovstal à Marioupol

L’armée russe affirme avoir « entièrement libéré » l’usine sidérurgique Azovstal dans la ville stratégique de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, après la reddition des derniers soldats ukrainiens présents sur place. « Depuis le 16 mai, 2.439 nazis du (régiment) Azov et militaires ukrainiens bloqués dans l’usine se sont rendus. Aujourd’hui, 20 mai, le dernier groupe composé de 531 combattants s’est rendu », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, lors d’un briefing.

19h38 : L’ex-chancelier allemand Schröder quitte le conseil d’administration de Rosneft

L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, proche de Vladimir Poutine, sous le feu des critiques avec l’offensive russe contre l’Ukraine, va finalement quitter le conseil d’administration de Rosneft, a annoncé le groupe pétrolier russe. Selon Rosneft, Schröder a informé la compagnie qu’il ne pouvait prolonger ses fonctions de président du conseil d’administration du numéro un russe du pétrole. Cette annonce intervient au lendemain de décisions à Berlin et à Bruxelles visant l’ancien dirigeant social-démocrate, qui fut chancelier de 1998 à 2005.

19h26 : Une femme dénonce les viols russes en Ukraine sur le tapis rouge de Cannes

Une femme, torse nu, peint aux couleurs du drapeau ukrainien avec la mention en anglais « arrêtez de nous violer » et une culotte rouge sang, a fait irruption ce vendredi sur le tapis rouge du 75e Festival de Cannes, ont constaté des journalistes. L’action n’avait pas été encore revendiquée. Les services de sécurité l’ont rapidement mise sur le côté. Le Parlement européen a condamné début mai l’utilisation des violences sexuelles comme « arme de guerre » en Ukraine, envahie par la Russie, et demandé aux pays qui accueillent les femmes fuyant ce pays de leur donner accès aux soins gynécologiques, à la contraception et à l’avortement.



Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait dénoncé dès la mi-avril « des centaines de cas de viol » constatés dans les zones précédemment occupées par l’armée russe, « y compris de jeunes filles mineures et de tout petits enfants ». Des témoignages rapportés par les médias corroboraient dès mi-avril les craintes d’ONG qui relèvent des indices d’utilisation du viol comme « arme de guerre ».

19h20 : Le CIO réévaluera « étape par étape » le sort des sportifs russes

Le Comité international olympique (CIO) réévaluera « étape par étape » ses recommandations contre les sportifs russes, qui ont conduit à leur exclusion de la quasi-totalité des compétitions internationales après l’invasion de l’Ukraine, a annoncé vendredi son président Thomas Bach. « Nous devons avancer étape par étape, nous ne savons pas comment la situation va évoluer. Nous espérons qu’il y aura la paix bientôt, dans l’idéal aussi tôt que possible, mais nous ne pouvons que suivre les avancées », a déclaré Bach à la presse.

17h28 : Sept blessés dans une frappe sur un centre culturel fraîchement reconstruit

Au moins sept personnes, dont un enfant, ont été blessés dans une puissante frappe de missile russe sur un centre culturel fraîchement reconstruit à Lozova, dans l’Est du pays, a annoncé vendredi le président Volodymyr Zelensky. « Un missile russe a frappé la maison de la culture qui venait d’être reconstruite. Sept victimes, dont un enfant de onze ans », a indiqué Zelensky sur Telegram. Selon Viktor Zabachta, un responsable des services de secours cité par l’agence Interfax-Ukraine, les sept victimes ont été blessées, mais il n’y a pas de morts.

17h : Nouveaux visages à la défense et la diplomatie françaises en pleine guerre en Ukraine

Les nouveaux ministres français des Affaires étrangères et des Armées, Catherine Colonna et Sébastien Lecornu, prennent leurs fonctions dans un contexte diplomatico-militaire sans précédent depuis des décennies, à l’heure où la guerre fait rage en Europe. Jean-Yves Le Drian, fidèle chef d’orchestre depuis 2017 de la diplomatie décidée par le président Emmanuel Macron, passe le relais à la diplomate chevronnée Catherine Colonna à la tête d’un ministère surchargé de crises, au premier rang desquelles l’Ukraine naturellement, mais aussi le Mali, grosse épine dans le pied de la France et plus largement le Sahel, ravagé par la menace djihadiste.

16h38 : Poutine ordonne de rompre la dépendance technologique envers l’étranger

Le président russe Vladimir Poutine a appelé à rompre avec les technologies étrangères pour renforcer les défenses de la Russie face aux attaques informatiques, tout en assurant que Moscou avait enrayé une grave « cyberagression ». « La numérisation qui est en cours activement au sein de la gouvernance et de l’économie russe (…) doit être protégée au maximum de toute action potentiellement négative venue de l’extérieur », a déclaré Vladimir Poutine. « La voie évidente pour réaliser cet objectif, c’est d’assurer la transition vers des équipements, des technologies, des programmes et des produits nationaux », a-t-il poursuivi, lors d’une réunion de son Conseil de sécurité. Vladimir Poutine a affirmé que la Russie, engagée depuis le 24 février dans une campagne militaire en Ukraine, faisait face à un nombre croissant d’attaques informatiques. Selon lui, ces dernières viennent de « différents Etats » et sont « finement coordonnées ».

 

16h30 : L’Italie a proposé à l’ONU un plan de sortie de crise

L’Italie a proposé à l’ONU la constitution d’un « groupe international de facilitation » pour tenter de parvenir « pas à pas » à un cessez-le-feu en Ukraine, a annoncé vendredi le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

« Le plan italien de paix est une proposition dont j’ai parlé avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à New York, il y a deux jours (mercredi), concernant la création d’un groupe international de facilitation composé d’organisations internationales comme les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse des ministres du Conseil de l’Europe près de Turin (Nord).

« L'objectif est de travailler pas à pas (…) en partant par exemple des trêves localisées, de l’évacuation des civils, de la possibilité d’ouvrir des couloirs humanitaires sécurisés, et ensuite évidemment de monter en puissance pour arriver à un cessez-le-feu général, puis une paix durable avec un véritable accord de paix », a-t-il expliqué.

14h29 : L’Allemagne opposée à un nouvel endettement européen commun pour reconstruire l’Ukraine

L’Allemagne n’est pas favorable à un nouvel endettement européen commun sur le modèle du plan de relance post-Covid 19 pour financer la reconstruction de l’Ukraine, a affirmé vendredi le ministre des Finances Christian Lindner.

La Commission européenne a dit cette semaine envisager cette piste d’un nouvel emprunt commun au sein de l’UE au profit de Kiev. « L’Allemagne refuse un fonds supplémentaire sur le modèle du mécanisme NextGenerationEU » lancé dans le cadre de pandémie, a affirmé Christian Lindner, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du G7 sur l’aide à l’Ukraine.

13h40 : Le G7 promet 19,8 milliards de dollars pour soutenir les finances de l’Ukraine

Les pays du G7 ont promis vendredi de mobiliser 19,8 milliards (18,7 milliards d’euros) de dollars pour soutenir les finances de l’Ukraine, confrontée depuis février à l’invasion de l’armée russe, selon leur déclaration à l’issue d’une réunion des ministres des Finances en Allemagne.

« En 2022, nous mobilisons 19,8 milliards de dollars d’aide budgétaire, dont 9,5 milliards de dollars d’engagements récents (…) afin d’aider l’Ukraine à combler son déficit financier et continuer d’accorder des services de base au peuple ukrainien », selon cette déclaration conjointe.

13h03 : Les défenseurs d’Azovstal ont reçu l’ordre de Kiev d’arrêter de combattre

Les derniers soldats ukrainiens retranchés dans l’aciérie Azovstal à Marioupol ont reçu l’ordre de Kiev d'« arrêter de défendre la ville », a déclaré un des commandants dans un message vidéo vendredi.

« Le commandement militaire supérieur a donné l’ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d’arrêter de défendre la ville », a déclaré Denys Prokopenko, commandant du régiment Azov, une des unités ukrainiennes présentes dans l’aciérie.

12h59 : Dessin morbide

De nombreux artistes communiquent sur la guerre en Ukraine. Voici un dessin de Maxim Palenko, particulièrement violent envers Vladimir Poutine. 

 

12h47 : Suspension des livraisons de gaz russe à la Finlande à partir de samedi

La livraison de gaz naturel russe sera suspendue à compter de samedi matin, a annoncé le groupe énergétique finlandais Gasum, une conséquence du refus de la Finlande de payer le géant russe Gazprom en roubles.

« Il est très regrettable que la livraison contractuelle en gaz naturel soit suspendue. Nous avons cependant veillé soigneusement à nous préparer à cette situation », a annoncé le directeur général de Gasum, Mika Wiljanen, dans un communiqué. « Il n’y aura pas de coupures dans le réseau de distribution de gaz », a-t-il assuré.

11h57 : La Russie réplique aux projets d’élargissement de l’Otan

Guerre de l’information toujours, la Russie annonce son intention de créer douze nouvelles bases militaires dans l’ouest du pays en réponse au renforcement de l’Otan et son élargissement attendue à la Finlande et la Suède.

« D’ici la fin de l’année, 12 bases militaires et unités seront déployées dans le district militaire de l’Ouest », a déclaré Sergueï Choïgou, ministre russe de la Défense, déplorant « la croissance des menaces militaires aux frontières russes » et accusant l’Otan et les Etats-Unis.

11h35 : Moscou affirme avoir presque achevé la conquête de la région ukrainienne de Lougansk

Le ministre russe de la Défense a assuré vendredi que la conquête de la région ukrainienne de Lougansk (est) était presque achevée, et que 1.908 militaires ukrainiens retranchés sur le site sidérurgique d’Azovstal de Marioupol s’étaient rendus.

« Les unités des forces armées russes, avec les divisions de la milice populaire des républiques populaires de Lougansk et Donetsk continuent d’accroître le contrôle sur les territoires du Donbass », a-t-il déclaré, cité par les agences russes.

11h06 : Le soldat russe jugé pour crime de guerre n’est « pas coupable », selon son avocat

Le procès du soldat russe jugé à Kiev pour crime de guerre en Ukraine entre dans son troisième jour. C’est le premier procès du genre depuis le début de l’invasion russe.

« Compte tenu de toutes les preuves et témoignages, je crois que M. Chichimarine n’est pas coupable du crime dont il est accusé », a dit Viktor Ovsiannykov, demandant aux juges « d’acquitter (son) client », qui s’est lui dit « (être) sincèrement désolé » d’avoir tué un homme de 62 ans dans le nord-est de l’Ukraine.

Le verdict du procès est attendu lundi.

10h17 : « Ce sont les Ukrainiens qui ont forcé Volodymyr Zelensky à devenir un héros », explique Régis Genté et Stéphane Siohan, biographes du président ukrainien

Retrouvez notre interview du vendredi « 20 Minutes avec » ces deux journalistes indépendants spécialistes de l’ex-URSS et du monde soviétique.

 

10h05 : La démocratie ne va pas mieux en Biélorussie

Le voisin du nord de l’Ukraine, qui a service de base arrière à l’armée russe aux premiers jours de l’invasion, fait encore parler de lui. Et encore une fois, la démocratie n’y est pas à la fête. Le Comité d’enquête de la Biélorussie a ouvert une enquête visant deux dirigeants du média d’opposition Nexta, classée « organisation terroriste », a rapporté vendredi l’agence Belta.

Cette enquête vise Stepan Poutilo, co-fondateur de la chaîne diffusée sur YouTube et Telegram ainsi que Ian Roudik, un autre responsable de Nexta. Les deux hommes se trouvent en exil hors des frontières de la Biélorussie.

Nexta a joué un rôle clé dans la mobilisation du mouvement de protestation historique contre la réélection en août 2020 du président Alexandre Loukachenko.

Le Comité d’enquête accuse les deux hommes de tentative de « déstabilisation ».

Mercredi, la Biélorussie a publié un décret introduisant la peine de mort pour préparation d’attentat ou « tentative d’acte de terrorisme ».

8h46 : Plage minée

Pour la très touristique Odessa, la saison estivale risque de ne jamais démarrer. Et la baignade semble être une très mauvaise idée.



 

8h34 : La crise alimentaire qui s'annonce inquiète


 

8h25 : L’armée suédoise en alerte

« Maintenant, c’est pour de vrai » : avec la guerre en Ukraine et la candidature d’adhésion à l’Otan, l’armée suédoise se retrouve en position d’alerte, soucieuse de dissuader tout coup de force russe. Sur l’île du Gotland, stratégiquement située au milieu de la mer Baltique, des réservistes ont été activés ces dernières semaines et les exercices multipliés à l’approche de l’officialisation de la demande d’adhésion.

La Suède a traversé la Guerre froide avec la « peur du Russe », déjà bien ancrée dans un pays qui s’est longtemps disputé avec Moscou le contrôle de la Finlande et des rives de la Baltique. Mais tirant profit des « dividendes de la paix » après la fin de l’Union soviétique, le pays scandinave a drastiquement coupé dans ses dépenses militaires.

L’annexion de la Crimée par Moscou en 2014 avait déjà été une première alarme, déclenchant des réinvestissements dans l’armée, le retour du service militaire en 2017 et la remilitarisation du Gotland. Fermé en 2005 et rouvert officiellement en 2018, le régiment du Gotland continue à croître, avec désormais quelque 800 soldats. « Le plan actuel est de pouvoir augmenter à 4.000 en temps de guerre », indique le colonel Frykvall. Au pic de la Guerre froide, quelque 25.000 soldats et réservistes étaient stationnés au Gotland.

8h17 : Petit zoom sur carte

Une carte détaillée pour donner une idée de la situation à Severodonestk, de plus en plus prise en tenaille par l’armée russe. Cette dernière a particulièrement progressé depuis Popasna, un peu plus au sud.



 

8h08 : La course aux engrais est ouverte en Amérique latine

Prêts pour les semences, des milliers de sacs d’engrais s’entassent dans les hangars de la région de la Portuguesa, considérée comme le grenier du Venezuela. Mais les stocks sont insuffisants car la guerre en Ukraine, à 10.000 km de là, fait sentir ses effets. Environ 80 % des 180.000 tonnes métriques d’engrais dont a besoin chaque année le Venezuela viennent de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie, selon la fédération des producteurs agricoles (Fedeagro).

Une bonne fertilisation est primordiale : un hectare de maïs peut produire une récolte de 10 tonnes, mais ce chiffre peut chuter à 3 ou 4 tonnes si les conditions ne sont pas réunies. « Nous produisons à 30 % de notre capacité », se désole Celso Fantinel, le président de Fedeagro. Et toute l’Amérique latine est confrontée à ce problème.

En 2021, le Brésil a importé 80 % des 40 millions de tonnes d’engrais qu’il a utilisées, dont 20 % provenaient de Russie, selon des chiffres officiels. L’Argentine importe 60 % des 6 millions de tonnes qu’elle utilise, dont 15 % de Russie. Le Mexique, l’Equateur, la Colombie et le Pérou sont aussi plus ou moins dépendants des engrais russes.

7h51 : Le Congrès américain débloque 40 milliards de dollars pour l’Ukraine

Le Congrès américain a débloqué jeudi une gigantesque enveloppe de 40 milliards de dollars pour l’Ukraine, nouvelle illustration du soutien indéfectible promis par Joe Biden à Kiev. Au sein de ce grand paquet d’aide : 6 milliards de dollars qui doivent permettre à l’Ukraine de s’équiper en véhicules blindés et renforcer sa défense anti-aérienne à l’heure où les combats font rage dans l’est et le sud du pays. Près de 9 milliards de dollars sont également prévus pour assurer entre autres « la continuité des institutions démocratiques ukrainiennes », ainsi qu’un large volet humanitaire.

7h38 : Cinq pays occidentaux soutiennent l’action judiciaire de l’Ukraine

Les ministres de la Justice ou procureurs généraux des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Australie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande ont fait savoir dans un communiqué « soutenir » l’action de la procureure générale d’Ukraine Iryna Venediktova visant à faire rendre des comptes aux responsables de « crimes de guerre commis pendant l’invasion russe ».

« Nous soutenons la quête de justice de l’Ukraine et via d’autres enquêtes internationales, notamment la Cour pénale internationale » et d’autres instances, ont-ils déclaré dans leur communiqué commun. « Nous condamnons ensemble les actions du gouvernement russe et l’appelons à cesser toute violation du droit international, à stopper son invasion illégale et à coopérer » afin de pouvoir rendre des comptes, écrivent-ils.

7h26 : En bref...

Et sinon, pour les adeptes du résumé, il y a le récap' de la journée avec quatre infos à retenir.



 

7h20 : Pour ne rien rater...

Si vous voulez être sûr de n'avoir raté aucune info hier, on vous propose de revivre la journée avec notre live.

 

7h12 : Les remous de la guerre visibles jusqu’au pôle Nord

Kiev a beau être deux fois plus loin que le pôle Nord, la guerre en Ukraine crée des remous à Barentsburg, une insolite communauté de l’Arctique où mineurs russes et ukrainiens extraient du charbon côte à côte depuis des décennies. Buste de Lénine, sculpture proclamant en lettres cyrilliques rouges « notre objectif : le communisme »… Tout rappelle que la présence russe dans ce village du sud-ouest de l’archipel norvégien du Svalbard ne date pas d’hier.

Après avoir compté jusqu’à 1.500 âmes au crépuscule de la Guerre froide, Barentsburg a vu sa population péricliter après l’implosion de l’URSS. Mais 370 personnes cohabitent encore aujourd’hui dans cette ex-vitrine soviétique : aux deux tiers des Ukrainiens, la plupart originaires de la région russophone du Donbass, et des Russes pour le reste. « Il y a bien sûr des tensions et des discussions sur les réseaux sociaux tels que (les groupes internes de la communauté sur) Facebook et Telegram, mais il n’y a aucun signe de conflit visible à la surface », assure le consul russe local, Sergueï Gouchtchine. Preuve, peut-être, que la colère couve tout de même, 45 personnes ont quitté Barentsburg depuis le début de l’invasion russe.

7h04 : L’ancien président russe Medvedev dénonce des sanctions « folles »

Le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken a accusé hier, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU organisée par les Etats-Unis, la Russie de prendre en otage « l’approvisionnement alimentaire de millions d’Ukrainiens et de millions d’autres personnes dans le monde ».

« Notre pays est prêt à assumer toutes ses obligations, a réagi l’ancien président russe Dmitri Medvedev. Mais il attend également l’aide de ses partenaires commerciaux », a fait valoir l’actuel vice-président du Conseil de Sécurité de la Russie sur la messagerie Telegram. « Autrement cela n’a pas de sens : d’un côté on nous impose des sanctions folles et de l’autre on exige que nous assurions l’approvisionnement alimentaire. Ca ne marche pas comme ça, nous ne sommes pas idiots »

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur ce live !

On va suivre ensemble toutes les actualités de la 86e journée depuis le début de l'invasion russe. Sur le terrain, Moscou concentre ses forces sur la ville de Severodonetsk, avec des bombardements incessants. Le processus d'adhésion à l'Otan de la Suède et de la Finlande suit son cours, la Turquie faisant toujours obstacle, et le premier procès pour crime de guerre se poursuit à Kiev.