Guerre en Ukraine : Perpétuité requise pour le soldat russe accusé de crime de guerre, Moscou ne cache plus son ambition d’annexer le sud

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

M.F avec AFP
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Le sergent russe Vadim Shishimarin face au tribunal ukrainien, lors d'une audience à Kiev, le jeudi 19 mai 2022.
Le sergent russe Vadim Shishimarin face au tribunal ukrainien, lors d'une audience à Kiev, le jeudi 19 mai 2022. — Roman Hrytsyna/AP/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce jeudi 19 mai, le parquet ukrainien jugeait pour la première fois un soldat russe accusé de crime de guerre, les combattants d’Azovstal se sont rendus, et Moscou a le sud dans le viseur.

Vous avez raté les derniers événements liés à la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? ​La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Ses excuses n’y auront rien changé. Le parquet ukrainien, qui jugeait pour la première fois cette semaine un soldat russe accusé de crime de guerre, a requis contre lui ce jeudi la peine maximale : la prison à vie. Vadim Chichimarine, 21 ans, est accusé d’avoir abattu un civil le 28 février dans la région de Soumy, au nord-est de l’Ukraine, à bord d’une voiture volée. Il a reconnu avoir tiré et tué Oleksandre Chelipov, un homme de 62 ans, sur ordre d’un autre militaire pour éviter d’être « dénoncé ».

Face à la veuve de la victime, Vadim Chichimarine a lancé plus tôt dans la journée ce jeudi : « Je sais que vous ne pourrez pas me pardonner, mais je vous demande quand même pardon ». A la lecture du réquisitoire, il n’a pas réagi.

La phrase

« La Russie doit permettre l’exportation sûre et sécurisée des céréales stockées dans les ports ukrainiens »

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a estimé que la guerre en Ukraine avait amplifié et accéléré les facteurs contribuant à la crise alimentaire mondiale. Il a mis en garde contre le « spectre de pénuries alimentaires mondiales dans les mois à venir ».

Le chiffre

1.730 militaires ukrainiens du site sidérurgique Azovstal se sont rendus et constitués prisonniers. Cette reddition signe la fin d’une longue bataille devenue au yeux du monde le symbole de la résistance à l’invasion russe. Elle acte également la chute de Marioupol.

La tendance du jour

Au fil des jours et des déclarations de hauts responsables russes, les ambitions du Kremlin semblent de plus en plus claires : la Russie prépare l’occupation durable, voire l’annexion des territoires du sud de l’Ukraine qu’elle contrôle. « Je considère que l’avenir de cette région est de travailler au sein de l’amicale famille russe », a ainsi indiqué le vice-Premier ministre russe, Marat Khousnoulline, en déplacement dans la région de Zaporijjia.

De son côté, Sergueï Aksenov, le gouverneur de Crimée, a dit « voir l’avenir (la péninsule ainsi que les régions de Zaporijjia et Kherson) au sein d’un seul Etat », la Russie. Enfin, Vladimir Saldo, chef de l’administration pro-russe, a déclaré que si aujourd’hui, le territoire était sous contrôle de l’armée russe, la région de Kherson serait à l’avenir en Russie. Il avait d’ailleurs précédemment annoncé que le rouble allait être introduit comme monnaie dans la région.

De son côté, le Kremlin ne dément pas une éventuelle annexion, affirmant vouloir respecter la volonté des populations locales. Le gouvernement laisse planer la possibilité d’un référendum sur le sujet, alors qu’une bonne partie de la population a fui la région.