Guerre en Ukraine : Des soldats de l’usine Azovstal se rendent à la Russie, la Suède et la Finlande candidates pour entrer dans l’Otan

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

X.R. avec AFP
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Fouillés par des soldats russes, des combattants ukrainiens se rendent à Azovstal.
Fouillés par des soldats russes, des combattants ukrainiens se rendent à Azovstal. — EyePress News/Shutterstock/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce mardi, Moscou a annoncé la reddition de 265 soldats ukrainiens à Marioupol, que Kiev souhaiterait pouvoir échanger contre des prisonniers russes. La Cour pénal internationale déploie sa plus grande mission d'enquête et deux pays nordiques vont déposer leurs candidatures pour intégrer l'Otan.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Moscou a annoncé la reddition de 265 soldats ukrainiens retranchés dans l’aciérie Azovstal, l’ultime poche de résistance face à l’armée russe dans le port ukrainien de Marioupol. Parmi eux, 51 sont gravement blessés. « Ces héros ukrainiens » qui ont « rempli leur mission » seront échangés contre des prisonniers russes pour leur permettre de rentrer au pays « le plus rapidement possible », promet de son côté le ministère ukrainien de la Défense.

Mais la Russie, qui accuse les militaires du bataillon Azov d’être « des bandes armées néonazies », pourrait bien les considérer comme des criminels de guerre, et les juger, plutôt que comme des prisonniers. Kiev n’a pas reprécisé le nombre des combattants ukrainiens qui se trouvent toujours dans Azovstal. Mais ordre a été donné à leurs commandants de « sauver (leur) vie », a indiqué l’état-major de l’armée ukrainienne.

La phrase du jour

Nous arriverons à nos fins. Vous vivrez mieux »

Difficile d’imaginer Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, prononcer cette phrase autrement que ponctuée d’un sourire inquiétant, genre méchant d’un livre de Dan Brown qui assure que tuer la moitié de l’humanité est un acte de charité chrétienne. « Nous sommes convaincus que tout ira bien, que nous atteindrons nos objectifs. Tout le pays soutient notre président », insiste-t-il, ajoutant que le peuple ukrainien était composé de « gens talentueux et pacifiques » à qui « depuis très longtemps on a menti à la télévision ». Alors qu’en Russie, on ne ment pas à la télévision, c’est bien connu.

Le chiffre du jour

42. Comme le nombre d’enquêteurs envoyés par la Cour pénale internationale en Ukraine. Il s’agit de la plus grande mission jamais envoyée sur le terrain par La Haye. Leur objectif sera d’enquêter sur les crimes commis pendant l’invasion russe. Karim Khan, le procureur de la CPI, avait notamment affirmé que l’Ukraine « est une scène de crime » après un déplacement à Boutcha.

La tendance du jour

L’Otan pourrait s’agrandir bientôt. La Suède et la Finlande vont déposer leurs candidatures demain, malgré la menace persistance d’un blocage turc. La ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde a signé mardi matin l’acte de candidature suédoise, lors d’une cérémonie. Et avec le feu vert à une majorité écrasante de plus de 95 % du Parlement finlandais, tout est désormais en place pour l’arrivée simultanée des demandes d’adhésion des deux pays au siège de l’alliance à Bruxelles.

Mais la Turquie « ne cédera pas », insiste son président Recep Tayyip Erdogan, malgré des discussions diplomatiques durant le week-end. Ankara reproche notamment à la Suède et à la Finlande de ne pas approuver ses demandes d’extradition des personnes qu’elle accuse d’être membres d'« organisations terroristes » comme le PKK kurde, ou d’avoir gelé des exportations d’armes vers la Turquie.