Apple : Obligés de revenir trois jours par semaine au bureau, des salariés menacent de démissionner

NON C'EST NON Imposé par la direction, le retour au bureau trois jours par semaine pourrait entraîner une vague de démissions dans les rangs des employés d’Apple

avec agence
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Un magasin Apple à New York, le 16 juin 2020.
Un magasin Apple à New York, le 16 juin 2020. — Mark Lennihan/AP/SIPA

Dans une lettre adressée dimanche à la direction d’Apple, 3.184 salariés de la marque à la pomme menacent de démissionner. La raison ? Le retour au bureau, imposé trois jours par semaine au moins dès le 23 mai. Dans le cadre de la crise sanitaire, le télétravail à 100 % était autorisé depuis deux ans pour ces employés, rappelle Capital.

Mais comme l’explique le magazine américain Fortune, les employés d’Apple ont commencé à être obligés de revenir au bureau au moins un jour par semaine à partir du 11 avril. Puis deux jours à partir du 2 mai et, enfin, trois jours dès le 23 mai. Mais pour eux, c’est la goutte d’eau. Dans leur missive adressée à la direction, ils disent craindre pour leur sécurité, leur santé et leur bien-être mental.

56 % des employés d’Apple envisageraient de démissionner

« Arrêtez de nous traiter comme des écoliers à qui il faut dire quand et où être et quels devoirs faire », lancent-ils dans leur lettre. Selon une enquête menée en avril, 56 % des employés d’Apple seraient prêts à quitter l’entreprise en raison de ce nouveau plan de retour au travail en présentiel. 76 % ne seraient pas satisfaits par cette organisation.

D’après un professeur de Harvard spécialiste du travail, interrogé par le média économique Quartz, la marque à la pomme pourrait ainsi perdre certains de ses meilleurs employés, attirés par les règles plus flexibles de la concurrence. Le directeur du machine learning d’Apple aurait déjà annoncé sa décision de quitter l’entreprise en raison d’un désaccord profond avec sa politique de travail à domicile.