Pakistan : Trois soldats et trois enfants tués dans un attentat suicide

TERRORISME Cette attaque terroriste s’est déroulée sur un marché au passage d’un convoi militaire, dans le nord-ouest du Pakistan. Trois soldats ont été tués ainsi que trois enfants âgés de 4 à 11 ans

M.F avec AFP
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Un soldat de l'armée pakistanaise monte la garde sur un marché à Miran Shah, une ville du Nord-Waziristan, près de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, le 27 janvier 2019.
Un soldat de l'armée pakistanaise monte la garde sur un marché à Miran Shah, une ville du Nord-Waziristan, près de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, le 27 janvier 2019. — FAROOQ NAEEM / AFP

Une attaque suicide a eu lieu dimanche au nord-ouest du Pakistan. Un kamikaze a activé son gilet explosif au passage d’un véhicule de l’armée pakistanaise sur un marché de Miran Shah, dans la province du Nord-Waziristan, à seulement 25 km de la frontière afghane. Trois enfants, âgés de 4 à 11 ans, et trois soldats ont été tués, a annoncé l’armée pakistanaise.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a estimé dans un communiqué que les « meurtriers d’enfants innocents sont les ennemis de l’humanité et de l’islam ». « Nous ne serons pas en paix tant que nous n’aurons pas pourchassé ces barbares et ceux qui les soutiennent », a-t-il ajouté.

Une nouvelle attaque du TTP ?

L’attentat n’a pas été revendiqué. Mais les talibans pakistanais du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) sont depuis longtemps actifs dans cette zone frontalière. Groupe distinct des talibans afghans, mais mû par la même idéologie et une longue histoire commune, le TTP a mené d’innombrables attentats qui ont ensanglanté le Pakistan entre sa création, en 2007, et 2014.

Affaibli ensuite par d’intenses opérations de l’armée, il est revenu en force depuis plus d’un an, obligeant Islamabad à ouvrir des négociations, accompagnées d’un cessez-le-feu, en fin d’année dernière pour la première fois depuis 2014, avec la médiation des talibans afghans. Ces discussions n’ont rien donné. Mais le TTP a déclaré au début du mois un nouveau cessez-le-feu pour la fête islamique de l’Aïd, qui a été prolongé jusqu’au 16 mai. Mais le TTP agrège différents courants, qui ne respectent pas toujours l’ensemble des décisions prises par la direction du groupe.