Etats-Unis : grande journée de mobilisation pour défendre le droit d'avorter

MANIFESTATIONS AUX ETATS-UNIS « Pas touche à nos corps ! » : des milliers de manifestants sont attendus samedi dans les rues des Etats-Unis pour défendre le droit à l’avortement

20 minutes avec AFP
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Manifestation à Washington D.C. pour préserver le droit à l'avortement
Manifestation à Washington D.C. pour préserver le droit à l'avortement — Los Angeles Times/Polaris/Starface

Un droit à l'avortement menacé par la Cour suprême qui semble prête à revenir en arrière, 50 ans après sa décision historique de protéger l'IVG. 

Quelque 400 cortèges sont organisés à travers le pays, dont des grandes marches à Washington, New York, Chicago, Austin et Los Angeles, selon les organisateurs de cette journée d'action.

« Nous sommes préparées à affronter ce moment »

« Samedi, nos dirigeants élus, les juges de la Cour suprême, les sociétés qui financent les intérêts anti-avortements vont nous entendre », a affirmé Sonja Spoo, une responsable de l'organisation féministe UltraViolet, qui promet d'autres actions.

En attendant l'arrêt de la Cour, qui doit intervenir d'ici fin juin, « nous sommes préparées à affronter ce moment, que ce soit en manifestant dans les rues, en faisant des demandes aux élus, quoi qu'il en coûte ».

La possibilité d'avorter est déjà restreinte dans 23 Etats dirigés par les républicains et d'autres attendent la décision de la Cour suprême, désormais résolument ancrée dans le conservatisme, pour à leur tour limiter les avortements.

« Mon corps, mon choix »

Et certains manifestants protestent aux cris de « mon corps, mon choix » jusque devant le domicile de juges conservateurs de la Cour dans les banlieues cossues de la capitale.

Les élus démocrates au Congrès, qui ont promis de protéger le droit à l'avortement dans les Etats où ils sont majoritaires, ont eux aussi appelé vendredi à une mobilisation d'ampleur en se rassemblant sur les marches du Congrès qui fait face à la Cour suprême.

« Nous n'arrêterons pas de nous battre jusqu'à ce que tout le monde, et je dis bien tout le monde, ait accès à des avortements sûrs et légaux, quel que soit ses revenus, son code postal ou son origine ethnique », a promis l'élue Barbara Lee, qui a par le passé évoqué publiquement son propre avortement clandestin.