Guerre en Ukraine : L’élargissement de l’Otan aux pays nordiques et la sécurité alimentaire inquiètent

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

D.R. avec AFP
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Jens Stoltenberg est prêt à accueillir les pays scandinaves dans l'Otan, mais la Turquie y est moins encline.
Jens Stoltenberg est prêt à accueillir les pays scandinaves dans l'Otan, mais la Turquie y est moins encline. — Dwi Anoraganingrum / Futu/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce vendredi, l’adhésion probable de la Suède et de la Finlande à l’Otan a provoqué des tensions. Le président turc a estimé qu’il s’agissait d’une « erreur » et fait peser le risque d’un blocage de leur adhésion à l’Alliance. De son côté, la Russie va cesser de fournir de l’électricité à la Finlande, en prétextant un problème « d’impayés ».

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

L’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Otan se rapproche de jour en jour et provoque des tensions. Mais Moscou, n’est pas le seul à désapprouver. D’après le président turc, ce serait une « erreur ». L’hostilité d’Ankara est telle, qu’elle fait peser une menace de blocage de l’adhésion des deux pays nordiques à l’Alliance.

Une adhésion d’un pays à l’Otan requiert effectivement l’unanimité des membres de l’Alliance atlantique. De son côté, la Russie va suspendre ses livraisons d’électricité à la Finlande à partir de samedi. La décision ressemble à des représailles, même si le fournisseur RAO Nordic Oy évoque des impayés. L’entrée de la Finlande à l’Otan serait « assurément » une menace pour la Russie, avait réagi le Kremlin jeudi.

La phrase du jour

L’UE est passée d’une plate-forme économique constructive, telle qu’elle a été créée, à un acteur agressif et belliqueux. »

Il s’agit d’une déclaration du ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, lors d’une conférence de presse depuis Douchanbé, au Tadjikistan. A ce titre, il a jugé que « le désir de Kiev de devenir membre de l’Union européenne n’est pas anodin ».

Le chiffre du jour

500 millions. C’est le montant de la nouvelle aide militaire à l’Ukraine décidée par l’Union européenne. Le financement de l’UE pour soutenir l’effort militaire ukrainien « sera ainsi porté à 2 milliards d’euros au total » depuis le début de la guerre le 24 février, a précisé le chef de la diplomatie Josep Borrell.

La tendance du jour

Le grenier à céréales du monde se fait piller. « La Russie vole et confisque les biens et les céréales dans l’est de l’Ukraine », a déclaré Cem Özdemir, le ministre allemand de l’Agriculture ce vendredi, estimant que « c’est une manière particulièrement répugnante de mener la guerre. » Entre hausse des prix et insécurité alimentaire, « tout le monde paye le prix de la guerre », a estimé le ministre ukrainien de l’Agriculture Mykola Solsky.

« C’est une stratégie de Vladimir Poutine d’utiliser la faim comme arme de guerre, en Ukraine et au-delà », a de son côté accusé son homologue allemand Cem Özdemir, estimant que « les Ukrainiens ont connu cela par le passé en Union Soviétique », en faisant référence à la grande famine , qui eut lieu en Ukraine en 1932 et 1933 et qui fit plusieurs millions de morts.

Olaf Scholz a, de son côté, « rappelé » à Vladimir Poutine lors d’un entretien téléphonique la « responsabilité particulière » de la Russie dans l’approvisionnement alimentaire mondial, « particulièrement sous tension en raison de la guerre » en Ukraine, selon un communiqué de la chancellerie allemande.