Les Tigres tamouls reconnaissent la mort de leur chef

SRI LANKA C'est la première fois que les LTTE admettent officiellement que Velupillai Prabhakaran a été tué par l'armée sri-lankaise...

(Avec agence)

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Le corps présumé du  chef historique des Tigres de libération de l'Ealam tamoul (LTTE), Velupillai Prabhakaran, est transporté sur un brancard parmi des soldats sri-lankais, Mullaittivu, Sri Lanka, le 19 mai 2009.
Le corps présumé du chef historique des Tigres de libération de l'Ealam tamoul (LTTE), Velupillai Prabhakaran, est transporté sur un brancard parmi des soldats sri-lankais, Mullaittivu, Sri Lanka, le 19 mai 2009. — REUTERS

Son «dernier vœux» aurait été «que la lutte continue jusqu'à ce que nous atteignions la liberté pour son peuple». C'est ce qu'affirme le communiqué de l'organisation séparatiste des Tigres de libération de l'Eelan tamoul (LTTE), qui reconnaît la mort de Velupillai Prabhakaran.
 
«Nous annonçons aujourd'hui avec une tristesse indicible et le coeur lourd que notre leader incomparable, le commandant suprême des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), a atteint le martyre en combattant contre l'opération militaire du gouvernement sri-lankais», a déclaré dans ce texte le responsable des Tigres pour les relations internationales.
 
La direction des LTTE entièrement décapitée
 
La semaine dernière, alors que l'armée sri-lankaise affirmait avoir abattu leur chef, le site internet pro-rebelles Tamilnet affirmait encore que le leader séparatiste était toujours vivant. Alors que la dernière volonté de Velupillai Prabhakaran semble indiquer que les Tigres tamouls comptent poursuivre leur lutte, le gouvernement du président nationaliste a affirmé que la direction des LTTE avait été entièrement décapitée.
 
Son corps a été officiellement identifié mardi puis incinéré, et ses cendres ont été jetées dans l'Océan indien, a affirmé le commandant de l'armée, le général Sarath Fonseka. Les forces armées avaient lancé il y a quatre mois une offensive générale pour mettre fin à la rébellion des LTTE qui avaient établi un Etat de facto dans le nord et le nord-est de l'île.
 
Des milliers de civils, plus de 7.000 selon l'ONU, ont été tués au cours de cette offensive et plus de 300.000 personnes ont fui les zones de combat. Elles vivent dans des conditions extrêmement précaires dans des camps de réfugiés où s'est rendu samedi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avant de réclamer «un accès immédiat et sans entraves» des Nations unies à ces camps. L'armée sri-lankaise avait proclamé lundi sa victoire sur la rébellion des Tigres tamouls et la fin d'une guerre de 37 ans, qui a fait entre 80.000 et 100.000 morts.