Etats-Unis : Comment les primaires de mai vont donner le pouls du leadership de Donald Trump

ELECTIONS Une dizaine d’Etats américains organisent durant le mois de mai des primaires pour déterminer quel sera leur candidat républicain pour les « midterms »

20 Minutes avec AFP
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Donald Trump n'a pas encore terminé son combat contre les institutions américaines, qui veulent éclaircir son rôle dans l'assaut sur le Capitole.
Donald Trump n'a pas encore terminé son combat contre les institutions américaines, qui veulent éclaircir son rôle dans l'assaut sur le Capitole. — John Raoux/AP/SIPA

Donald Trump a-t-il encore le pouvoir de faire et défaire les élections aux Etats-Unis ? L’influence politique de l’ex-président sera évaluée lors d’une série de primaires républicaines tout au long du mois de mai. Une dizaine d’Etats américains, à commencer par l’Ohio mardi, organisent durant le mois de mai des primaires pour déterminer quel sera leur candidat républicain pour les « midterms », les élections législatives de mi-mandat, prévues en novembre.

Ces scrutins permettront de sonder l’âme du parti républicain, où se joue une bataille particulièrement âpre entre différents candidats de la droite dure. Nombre d’entre eux se sont lancé les pires invectives pour décrocher l’attention et le soutien officiel de Donald Trump.

Signe de la mainmise qu’il détient encore sur le parti républicain, le nom de l’ancien président passe en boucle sur les spots publicitaires électoraux de la Pennsylvanie à la Géorgie, en passant par l’Alabama ou la Caroline du Nord. Et gare à qui ne prête pas allégeance à Donald Trump.

Un fervent défenseur

En Ohio, où l’on vote mardi, l’un des prétendants républicains au poste de sénateur, J.D. Vance – auteur d’un best-seller sur l’Amérique en proie à la désindustrialisation ayant inspiré une production Netflix (Une ode américaine) – l’a bien compris.

Autrefois critique du milliardaire républicain, le candidat de 37 ans vante désormais avec ferveur sa supposée proximité avec Donald Trump, qui a annoncé soutenir sa candidature au Sénat américain.

Capital politique

Cela n’a pas empêché l’ex-président d’écorcher le nom du candidat lors d’un meeting de campagne samedi… « On a soutenu J.P., n’est-ce pas ? J.D. Mandel », a lancé Trump à la foule, semblant confondre Vance avec son plus proche rival, Josh Mandel.

Le soutien de l’ancien président s’est néanmoins révélé être une énorme aubaine pour J.D Vance, qui a, depuis son annonce, pris une avance de cinq points sur ses rivaux selon les sondages. Le 17 mai, les projecteurs se braqueront ensuite sur la Pennsylvanie, un Etat anciennement célèbre pour ses aciéries, où Donald Trump a choisi de soutenir une ancienne star de la télé.

Le soutien de Donald Trump à Mehmet Oz – chirurgien superstar longtemps à la tête d’une émission médicale quotidienne très populaire – semble avoir aidé le « Dr. Oz » à dépasser son plus proche rival dans les sondages, l’ancien fonctionnaire du Trésor David McCormick.

Creuset miniature

Cela sera particulièrement crucial en Géorgie, sorte de creuset miniature des débats qui vont animer les Etats-Unis ces prochains mois. L’Etat du sud-est des Etats-Unis, connu pour sa capitale Atlanta, est à la fois au cœur d’une lutte acharnée sur l’accès au vote des Afro-Américains et l’épicentre d’une campagne de désinformation sur la fraude électorale.

Donald Trump a réprimandé à plusieurs reprises le gouverneur républicain Brian Kemp, candidat à sa réélection, pour avoir certifié les résultats de la présidentielle de 2020, où il a été battu par Joe Biden.