Etudiants français tués à Londres: L'étau se resserre autour des deux meurtriers présumés

JUSTICE Daniel Sonnex a reconnu jeudi que le drame était un cambriolage qui a «dégénéré» en double meurtre...

Avec agence

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Les deux hommes accusés des meurtres sauvages de deux étudiants français fin juin à Londres ont plaidé non coupables vendredi, ouvrant la voie à un procès à partir du 21 avril, a annoncé le juge du tribunal londonien de l'Old Bailey.
Les deux hommes accusés des meurtres sauvages de deux étudiants français fin juin à Londres ont plaidé non coupables vendredi, ouvrant la voie à un procès à partir du 21 avril, a annoncé le juge du tribunal londonien de l'Old Bailey. — Ho AFP/Archives

Il refuse toujours d’avouer le passage à l’acte mais Daniel Sonnex, l'un des deux meurtriers présumés des étudiants français Laurent Bonomo et Gabriel Ferez, sauvagement tués en juin 2008 à Londres, a reconnu jeudi lors de son procès que le drame était bien un cambriolage qui a «dégénéré» en double meurtre.

Daniel Sonnex, dit «Dano», est accusé avec Nigel Farmer d'avoir tué de façon «barbare» les étudiants âgés de 23 ans, le 29 juin 2008 dans le studio loué par Laurent Bonomo dans le sud-est de Londres. Le logement avait ensuite été incendié.

Il nie toujours avoir tué les deux étudiants

Au début du procès devant le tribunal de l'Old Bailey à Londres, Sonnex a plaidé coupable de cambriolage et il a accepté mercredi l'accusation de séquestration.

Lors de la poursuite de son interrogatoire par l'avocat de l'accusation, Sonnex a reconnu jeudi matin que le drame était un cambriolage qui «a dégénéré (...) en vol avec violence».

«Et qui a dégénéré en double meurtre», l'a relancé Crispin Aylett, représentant de l'accusation. «Oui», a répondu Dano Sonnex, réitérant qu'il n'avait pas tué les deux étudiants.

Il a expliqué n'avoir été en contact avec les victimes qu'à deux reprises: pour ligoter Gabriel Ferez, puis en tombant sur le corps sans vie de Laurent Bonomo en revenant de ses expéditions solitaires à des distributeurs de billets.

En colère à cause d’un code erroné

Il a réfuté l'hypothèse présentée par Crispin Aylett qu'il était «en colère» après que la carte de Gabriel Ferez eut été avalée, soupçonnant que le Français ait sciemment donné un code erroné après avoir tenté de dissimuler sa carte.

«Je n'étais pas content, mais je n'étais pas mécontent. (...) Je n'étais pas en colère», a indiqué Dano Sonnex. «C'est alors que ça a mal tourné», lui demande Crispin Aylett. «Non, ce n'est pas exact», a répondu Sonnex.

Réquisitoire vendredi

«La vérité est que deux voyous psychologiquement instables, sous l'effet de fortes quantités d'alcool et de drogues, ont tué ces deux garçons parce qu'ils n'ont pu obtenir ce qu'ils pensaient être leur du», a lancé Crispin Aylett, en conclusion. Il devrait prononcer son réquisitoire vendredi.

Les plaidoiries sont attendues mercredi - le tribunal ne siège pas lundi, férié, ni mardi -, et le juge devrait résumer l'affaire jeudi. Les délibérations du jury pourraient débuter dès jeudi pour un verdict attendu début juin.