Guerre en Ukraine : Le croiseur russe Moskva « gravement endommagé » par une explosion

CONFLIT Retrouvez toutes les infos de mercredi sur l’invasion de la Russie, les négociations et les sanctions occidentales

M.P et M.F avec AFP
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Le croiseur russe Moskva le 14 février en mer Noire le 14 février 2022.
Le croiseur russe Moskva le 14 février en mer Noire le 14 février 2022. — Black Sea Fleet/TASS/Sipa USA/SI

L’ESSENTIEL

  • Hier, Joe Biden a confirmé accuser Vladimir Poutine de commettre un « génocide » en Ukraine, terme qui n’était jusque-là employé que par Volodymyr Zelensky.
  • La ville de Marioupol, sur les bords de la mer d'Azov, est sur le point de tomber. Des forces séparatistes pro-russes affirment avoir le contrôle de la zone portuaire, et les derniers combattants ukrainiens sont réfugiés dans des souterrains. Les autorités ukrainiennes estiment qu’au moins 20.000 personnes sont mortes à Marioupol depuis le début de la guerre.
  • Viktor Medvedtchouk, homme d’affaires ukrainien proche de Vladimir Poutine, a été arrêté par les services de sécurité ukrainiens. Volodymyr Zelensky a proposé de l’échanger contre des Ukrainiens captifs de l’armée russe.

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A LIRE AUSSI

 

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2h30 : L’équipage du Moskva « entièrement évacué », selon Moscou

Selon l’agence de presse russe Tass, qui cite le ministère de la Défense, les 500 membres de l’équipage du navire russe qui a été endommagé en mer Noire ont été « entièrement évacués ».

1h45 : Le croiseur russe Moskva « gravement endommagé » par une explosion de munitions (ou par une frappe ukrainienne)

Le croiseur russe Moskva a été « gravement endommagé » par une explosion de munitions causée par un incendie, ont rapporté jeudi les agences d’Etat russes, citant le ministère de la Défense. « En raison d’un incendie, des munitions ont explosé à bord du croiseur lance-missiles Moskva. Le navire a été gravement endommagé », selon le ministère cité par les agences Tass et Ria Novosti. L’équipage a été entièrement évacué et une enquête est en cours pour déterminer la cause de l’incendie, a-t-il ajouté.



Un peu plus tôt, le gouverneur ukrainien de la région d’Odessa a affirmé que le Moskva a été frappé par des missiles de croisières ukrainiens Neptune, mais cela n’a pour l’instant pas été indépendamment vérifié.

23h10 : Le Pentagone pas en mesure de confirmer si des soldats ukrainiens se sont rendus à Marioupol

Dans son dernier briefing, le Pentagone a indiqué ne pas être en mesure de confirmer si 1.026 militaires ukrainiens ont déposé les armes et se sont rendus à Marioupol, comme l'a affirmé le ministère russe de la Défense plus tôt aujourd'hui.

22h02 : Quatre civils tués et 10 blessés mercredi dans des frappes russes sur Kharkiv

« Dans la journée, les occupants ont continué à bombarder des quartiers résidentiels de Kharkiv (…) Quatre civils ont péri en une journée et dix autres blessés », a annoncé sur Telegram le gouverneur de la région Oleg Synegoubov.

21h57 : «Ce n'est pas une guerre, c'est du terrorisme», dénonce le président polonais à Kiev

Le président polonais Andrzej Duda, en visite à Kiev, a estimé mercredi que la Russie ne menait pas une simple guerre en Ukraine mais était coupable de «terrorisme» et de «cruauté». «Ce n'est pas une guerre, c'est du terrorisme. Si quelqu'un envoie des avions et des soldats pour bombarder des zones résidentielles et tuer des civils, ce n'est pas la guerre. C'est de la cruauté, du banditisme, du terrorisme», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, jugeant qu'il s'agissait là «du visage de l'agression russe contre l'Ukraine».

21h39 : Kiev n'a pas reçu de demande «officielle» pour une visite du président allemand

Kiev n'a pas reçu de demande «officielle» de la part de Berlin concernant une visite du président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui avait envisagé de se rendre en Ukraine avec d'autres chefs d'Etat, a affirmé mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. «Ni moi en tant que président, ni notre bureau n'avons reçu officiellement une requête de la part du président allemand et de la présidence allemande concernant cette visite en Ukraine», a-t-il assuré au cours d'une conférence de presse à Kiev. «Nous sommes un pays libre», a déclaré M. Zelensky. «Nous pouvons nous permettre (...) d'être parmi ceux qui nous soutiennent vraiment, d'être parmi de véritables amis.»

20h35 : Zelensky juge très blessant le refus de Macron de dénoncer un « génocide » en Ukraine

Contrairement à ses homologues américain et canadien, Emmanuel Macron aurait refusé de dénoncer un « génocide » en Ukraine. « S’ils sont vrais, de tels propos sont très blessants pour nous », a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse commune avec les chefs d’Etat polonais, lituanien, estonien et letton, en visite à Kiev.

20h23 : Moscou sanctionne 398 parlementaires américains

« En réaction à une nouvelle vague de sanctions anti-russes prises le 24 mars par l’administration Biden contre 328 députés de la Douma (…) des mesures punitives + réciproques + sont prises contre 398 membres de la Chambre des représentants du Congrès des Etats-Unis », a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

20h21 : Vous n’avez rien suivi de la journée ?

Retrouvez comme chaque soir notre récap' de la journée avec les quatre infos à retenir de ce mercredi 13 avril.

 

20h14 : Petit chiot sauvé des décombres

Ça sera notre belle histoire du jour. Un chiot enterré sous les décombres à la suite d’un bombardement russe dans le village de Mikhailovka, dans la région de Donetsk, a été sauvé à temps par les secours. Il a été remis à son propriétaire, un grand-père de 77 ans qui a miraculeusement survécu à la destruction de sa maison. La vidéo de toute l’opération et les retrouvailles émouvantes entre les deux copains.



 

20h19 : Justin Trudeau évoque à son tour un « génocide » en Ukraine

« On peut de plus en plus parler de génocide » en Ukraine, a-t-il déclaré le Premier ministre du Canada face à des journalistes qui l’interrogeaient sur les propos du président américain, au Québec. Un mot que Justin Trudeau avait pourtant refusé d’employer jusqu’à présent.

20h08 : Joe Biden annonce une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars à l’Ukraine

Cette nouvelle tranche d’aide contiendra des équipements « très efficaces que nous avons déjà livrés » à l’Ukraine, mais aussi « de nouvelles capacités », ce qui comprend notamment « des systèmes d’artillerie » et des « moyens de transport blindés », a précisé l’exécutif américain, qui dit avoir aussi donné son feu vert au transfert d’hélicoptères.

Qui est l’Ukrainien Viktor Medvedtchouk ?

C’est menotté, les cheveux ébouriffés et en uniforme militaire ukrainien que Viktor Medvedtchouk a fait le tour des réseaux hier, après avoir été arrêté par les services spéciaux du pays alors qu’il était en fuite depuis l’invasion russe. Mais qui est-il ?

Il s’agit d’un multi-millionnaire, jadis un des hommes les plus influents du pays où il a défendu les intérêts de son ami du Kremlin depuis plus de 20 ans. Surnommé « prince des ténèbres » par des médias, « c’est l’homme qui recevait des instructions directes et des ressources de Poutine pour préparer le terrain pour l’invasion », affirme Serguiï Lechtchenko, conseiller du chef du cabinet du président Zelensky.

Les deux hommes font connaissance au début des années 2000 : Vladimir Poutine, ancien du KGB, vient d’être élu président de Russie et M. Medvedtchouk, un avocat soupçonné d’avoir été collaborateur non officiel du KGB, dirige alors le cabinet du président ukrainien. A ce poste, il est accusé d’avoir organisé en 2004 des fraudes électorales massives en faveur d’un prorusse, ce qui déclenche le premier Maïdan, soulèvement prooccidental.

Ouvertement soutenu par Moscou, son parti Plateforme d’opposition – Pour la Vie arrive en deuxième position aux législatives, derrière le parti du président Zelensky. En mai 2021, il est inculpé pour « haute trahison » dans le cadre de la crise diplomatique russo-ukrainienne. Il lui est reproché la possession de biens immobiliers en Crimée, mais aussi d’avoir investi en 2014 dans une raffinerie russe ayant alimenté en carburant les forces séparatistes du Donbass.

19h46 : 27 jours dans le sous-sol d’une école

« 350 personnes ont passé 27 jours dans le sous-sol d’une petite école au nord de Kiev », rapporte Inna Sovsun, membre du Parlement ukrainien. « Ils disposaient d’un accès limité à l’eau, à la nourriture et à l’assainissement. Les cadavres n’étaient pas toujours autorisés à sortir », ajoute-t-elle avec une photo du lieu.



 

19h34 : Faire des doigts à l'offensive russe en tong et en legging : le programme du mercredi pour cette Ukrainienne


 

19h26 : Un cessez-le-feu à des fins humanitaires n’est « pas possible actuellement », selon l’ONU

Un objectif de « cessez-le-feu général » avait été confié à l’un des adjoints du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. « C’est ce à quoi nous appelions, pour des raisons humanitaires, mais cela ne semble pas possible », a-t-il dit lors d’une conférence de presse, en indiquant que l’ONU attendait toujours des réponses de la Russie à des propositions concrètes pour des évacuations de civils et garantir un acheminement d’aide humanitaire dans les zones en guerre.

19h10 : Moscou menace de frapper des « centres » de commandement à Kiev

« Nous voyons des tentatives de sabotage et de frappes des forces ukrainienne sur des cibles sur le territoire de la Fédération de Russie. Si de tels événements se poursuivent, des frappes seront menées par l’armée russe sur des centres de prise de décision, y compris à Kiev, ce que l’armée russe s’est retenue de faire jusqu’à présent », a déclaré Igor Konachenkov, le porte-parole du ministère russe de la Défense.

19h05 : Joe Biden et Volodymyr Zelensky se sont parlés

Le président américain a appelé son homologue ukrainien pour « le tenir au courant du soutien continu des Etats-Unis » à son pays, a indiqué la Maison Blanche.

Le président ukrainien a pour sa part déclaré sur Twitter que les deux dirigeants avaient « discuté d’un nouveau plan d’aide militaire et potentiellement économique », alors que, selon des médias américains, Washington s’apprête à annoncer la livraison à Kiev de nouveaux équipements militaires, d’une valeur cumulée de plusieurs centaines de millions de dollars.

18h48 : Paris a livré plus de 100 millions d’euros d’équipements militaires à l’Ukraine

Florence Parly, la ministre des Armées, a annoncé que plus de 100 millions d’euros d’équipements militaires avaient été livrés par la France à l’Ukraine. Elle venait auparavant de s’entretenir avec son homologue ukrainien, Oleksiy Reznikov.

« La France fournira des capacités militaires additionnelles », a-t-elle ajouté.

18h16 : Le géant indien Infosys quitte la Russie sur fond de polémique

Infosys, entreprise indienne de logiciels, indique qu’il va « transférer » ses activités présentes en Russie hors de ce pays, en raison du conflit en Ukraine. Cette annonce intervient sur fond de polémique : le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, est critiqué pour la participation d’environ 1 milliard de dollars de son épouse, Akshata Murty, dans cette société indienne cofondée par son père. Le couple est accusé de tirer profit des activités d’Infosys en Russie malgré les sanctions occidentales imposées à Moscou.

Depuis le début de la guerre, l’Inde s’est abstenue lors des votes aux Nations unies pour condamner la Russie, dont elle continue d’acheter le pétrole.

18h01 : La Suisse suit l’Union européenne

Le Conseil fédéral suisse a décidé de reprendre le cinquième paquet de sanctions de l’Union européenne contre la Russie, à l’exception des transports compte tenu « de la situation géographique de la Suisse ».

Parmi ces sanctions : l’interdiction d’importer du charbon et biens qui contribuent à ses revenus, tels que le bois, le ciment ou la vodka, et d’exporter des produits susceptibles de renforcer ses capacités industrielles, dont les robots industriels ou certains produits chimiques. L’élargissement de la liste des personnes visées, incluant également les filles de Vladimir Poutine.

 

17h49 : Une aide alimentaire pour les pays les plus vulnérables

« Nous appelons la communauté internationale à soutenir d’urgence les pays vulnérables par des actions coordonnées comme la fourniture urgente de nourriture, un soutien financier, une production agricole accrue et un commerce ouvert », ont déclaré les responsables de la Banque mondiale, du FMI, du Programme alimentaire mondial des Nations Unies et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

17h26 : Jersey connection

Les autorités de Jersey, dépendance de la couronne britannique, ont annoncé mercredi le gel « d’actifs estimés à plus de 7 milliards de dollars soupçonnés d’être liés » à l’oligarque russe Roman Abramovitch, en vertu d’une décision de justice.

Des perquisitions ont aussi été effectuées dans des locaux à Jersey « soupçonnés d’être liés aux activités commerciales » de Roman Abramovitch, selon le communiqué. L’oligarque figure sur la liste de personnes sanctionnées par le Royaume-Uni dans la foulée de l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février.

 

17 heures : Deux stars ukrainiennes des échecs refusent d’exclure des Russes ?

Anna et Mariya Muzychuk, championnes d’échecs, sont menacées de suspension par la fédération de Lviv car elles auraient refusé de signer une lettre appelant à l’exclusion des joueurs russes. Elles dénoncent une « demi-vérité ». Pour en savoir plus, lisez notre « fake off » ci-dessous :

 

16h31 : Washington avertit Pékin

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a mis en garde mercredi la Chine quant à sa position vis-à-vis de la Russie, qui menace selon elle son « intégration » dans l’économie mondiale. « L’attitude du monde envers la Chine et sa volonté d’embrasser une intégration économique plus poussée, pourraient bien être affectées par la réaction de la Chine à notre appel à une action résolue contre la Russie », a averti la ministre de l’Economie et des Finances de Joe Biden, dans un discours à l’Atlantic Council, un groupe de réflexion américain.

16h29 : Tchernobyl incontrôlable

Les autorités ukrainiennes ne parviennent pas à rétablir les moyens de surveillance de la radioactivité à Tchernobyl, dans le nord de l’Ukraine, où les soldats russes ont créé selon elles un réseau souterrain lorsqu’ils ont occupé le site du pire accident nucléaire jamais survenu. « Le système pour contrôler le niveau de radioactivité dans la zone interdite ne fonctionne toujours pas », a déclaré Evguen Kramarenko, à la tête de l’agence d’Etat chargée de la zone interdite de Tchernobyl.

16h25 : Les réfugiés ukrainiens vont pouvoir convertir un peu d’argent sans frais dans l’UE

Les pays membres de l’Union européenne ont décidé mercredi de permettre aux réfugiés ukrainiens de convertir sans frais jusqu’à 10.000 hryvnias (environ 310 euros) dans la monnaie de leur pays d’accueil, a annoncé mercredi le Conseil européen.

A la suite de la guerre déclenchée par la Russie, la Banque centrale ukrainienne a suspendu les échanges de devises afin de protéger ses réserves de change, limitées. Les banques européennes s’étaient alors montrées réticentes à accepter les billets en hryvnias détenus par les réfugiés ukrainiens.

16h22 : Une artiste russe arrêtée pour avoir critiqué l’offensive en Ukraine

Alexandra Skotchilenko a été placée en détention provisoire jusqu’au 31 mai pour avoir remplacé des étiquettes de produits dans un supermarché par des messages contenant des informations jugées « fausses » par le Kremlin sur l’offensive militaire de Moscou en Ukraine.

« C’est un crime sérieux », a indiqué le service de communication des tribunaux de Saint-Pétersbourg dans un communiqué, estimant que l’artiste était « motivée par une hostilité politique envers la Fédération de Russie ».

Aux termes d’une loi récente, publier des informations considérées comme fausses par les autorités sur l’armée est passible d’une peine de 10 ans de prison, voire 15 ans en cas de « conséquences graves » pour les militaires.

16h19 : Les Etats-Unis mettent en garde la Chine

La secrétaire américaine au Trésor a averti Pékin que sa position sur la Russie menace son « intégration dans l’économie mondiale ».

16 heures : Le Kremlin n’échangera pas des prisonniers ukrainiens contre Viktor Medvedtchouk

La capture en Ukraine du député et homme d’affaires ukrainien Viktor Medvedtchouk, proche de Vladimir Poutine, a fait grand bruit hier alors que l’homme était recherché par le gouvernement ukrainien depuis le début de l’offensive russe. Le président Volodymyr Zelensky a proposé ce matin au Kremlin d’échanger l’homme « contre nos garçons et nos filles qui sont actuellement en captivité en Russie ». Une proposition immédiatement écartée par le gouvernement russe.

« Concernant l’échange évoqué avec tant d’ardeur et de plaisir par différentes personnalités à Kiev, Medvedtchouk n’est pas un citoyen russe, il n’a aucun lien avec l’opération militaire spéciale (en Ukraine), c’est un politicien étranger », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. « Nous ne savons absolument pas s’il souhaite que la Russie prenne part à la résolution de l’affaire calomnieuse le visant », a-t-il poursuivi. Viktor Medvedtchouk était assigné à résidence depuis mai 2021 après avoir été inculpé de « haute trahison » et de « tentative de pillage de ressources naturelles en Crimée », la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

15h47 : Borodyanka, comme Hiroshima

Un journaliste reporter du journal The Kyiv Independent compare certains endroits de la ville de Borodyanka à « des scènes de films sur l’explosion d’Hiroshima ».



 

15h24 : Marine Le Pen souhaite « un rapprochement stratégique entre Otan et Russie »

La candidate du RN a plaidé pour cette voie « dès que la guerre russo-ukrainienne sera achevée et aura été réglée par un traité de paix », lors de la présentation de son projet diplomatique à Paris.

« C’est l’intérêt de la France et de l’Europe, mais aussi je crois des États-Unis qui n’ont (…) aucun intérêt à voir émerger une étroite union sino-russe », a-t-elle estimé.

15h06 : La Russie met en garde les Occidentaux contre une « déstabilisation » en Bosnie

Le Haut représentant de la communauté internationale en Bosnie, l’Allemand Christian Schmidt, a ordonné mardi la suspension d’une loi sur les biens publics adoptée en février par l’entité serbe, la Republika Srpska (RS). Par cette législation, la RS entendait s’approprier les biens de l’Etat sur son territoire, bâtiments publics, infrastructures ou encore terrains.

La décision du diplomate allemand a été qualifiée d'« illégitime » par l’ambassade de Russie à Sarajevo qui a réclamé dans un communiqué qu’elle soit « annulée » par le comité directeur du Conseil de la mise en œuvre de la paix en Bosnie (PIC). « Si certains membres du comité directeur du PIC continuent à céder au comportement arbitraire de Christian Schmidt (…) toute la responsabilité d’une possible déstabilisation en Bosnie-Herzégovine retombera sur des représentants de la communauté internationale », avertit l’ambassade russe.

15h02 : Action choc en Estonie contre les violences sexuelles faites aux femmes en Russie

Une vingtaine de femmes ont manifesté devant l’ambassade de Russie à Tallinn en Estonie. Leurs têtes recouvertes de sacs-poubelle, en culotte et l’entrejambe recouvert de faux sang, elles ont ainsi dénoncé les crimes de guerre et notamment les viols et agressions sexuelles subis par les femmes ukrainiennes par les soldats russes.



 

14h51 : Le Kremlin juge « inacceptable » que Biden accuse Poutine de génocide

« Notre désaccord est catégorique et nous considérons que de telles tentatives de déformer la réalité sont inacceptables, d’autant plus qu’elles viennent du président des Etats-Unis, pays dont les agissements dans l’histoire récente sont bien connus », a commenté Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.

14h36 : L’économie russe pourrait mettre deux ans à se reconstruire

« Si les sanctions restent au niveau actuel, il faudra environ deux ans de reconstruction (économique), pas moins », a estimé, le président de la Cour des comptes de Russie Alexeï Koudrine, ex-ministre des Finances très respecté dans le pays.

« Puis, il faudra rebâtir durant de nombreuses années, car ce dont on parle c’est de remplacer toute une série de produits importés », a-t-il ajouté. Il a jugé en outre que l’inflation serait comprise fin 2022 entre 17 et 20 %.

14h15 : Zelensky appelle au secours l’Europe

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé l’Europe à agir plus rapidement contre la Russie, estimant que l'« on peut soit arrêter la Russie soit perdre toute l’Europe de l’Est ».

« Si l’Europe perd du temps, la Russie utilisera ce temps pour étendre la zone de guerre à d’autres pays », a-t-il dit dans un discours prononcé à l’attention du Parlement estonien.

14h01 : Thomas Pesquet pas sûr de retourner bientôt en Russie

L’astronaute français Thomas Pesquet a déploré les conséquences à long terme de la guerre en Ukraine sur la coopération spatiale avec la Russie, avant son décollage pour une mission humanitaire en Centrafrique. « On voit bien qu’on n’engage pas les coopérations de demain et, malheureusement, dans le spatial les projets se développent à cinq, dix, 15 ans, donc les conséquences de ce qui se passe en ce moment on les verra dans quelques années ; elles ne seront pas positives, c’est certain », a regretté le spationaute de l’Agence spatiale européenne, mercredi à l’aéroport du Bourget près de Paris.

14 heures : Le Royaume-Uni élargit ses sanctions

Le Royaume-Uni a annoncé mercredi élargir, en coordination avec l’UE, la liste de personnes sanctionnées pour y intégrer 178 séparatistes prorusses, mais aussi de nouveaux oligarques et leurs proches, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Le gouvernement britannique sanctionne, en coordination avec l’UE, 178 personnes qui soutiennent les régions sécessionnistes illégales d’Ukraine », après « de nombreuses informations la semaine dernière selon lesquelles la Russie ciblait, de façon barbare, les civils dans ces régions », a annoncé l’exécutif.

13h57 : L’OSCE note des « violations manifestes » des droits par la Russie

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a constaté des violations flagrantes des droits humains de la part des troupes russes depuis l’invasion de l’Ukraine, se disant « consternée » par les milliers de blessés et morts causés par le conflit, selon un rapport publié mercredi. « Si une évaluation détaillée n’a pas été possible (…), la mission a trouvé des cas manifestes de violations par les forces russes dans leur conduite des hostilités », écrivent les trois auteurs de ce document d’une centaine de pages, présenté lors d’un Conseil permanent de l’instance basée à Vienne.

Ils évoquent les nombreuses attaques « d’hôpitaux, de maisons et d’immeubles résidentiels, de propriétés culturelles, d’écoles, d’infrastructures d’eau et d’électricité », qui aurait pu être évitées. « Il apparaît clair que des dizaines de milliers de biens ont été endommagés ou détruits avec des effets désastreux directs et indirects sur les civils », déplore la mission.

13h54 : L’Ukraine « est une scène de crime », affirme le procureur de la CPI

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le Britannique Karim Khan, a qualifié mercredi l’Ukraine de « scène de crime », lors d’une visite à Boutcha, près de Kiev.

13h30 : La Russie discrète sur l’ampleur de ses pertes

La Russie est restée très discrète sur l’ampleur de ses pertes depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Le dernier bilan officiel, communiqué le 29 mars, faisait état de 1.351 morts et 3.825 blessés mais le porte-parole du Kremlin a reconnu la semaine dernière que le pays a « subi des pertes militaires importantes ».

13h20 : Les corps de plus de 1.500 soldats russes dans les morgues de Dnipro

Les corps de plus de 1.500 soldats russes reposent dans les morgues de Dnipro, grande ville industrielle de l’est de l’Ukraine, a déclaré mercredi le maire-adjoint de la ville, Mikhaïlo Lyssenko. « On a aujourd’hui dans les morgues de Dnipro plus de 1.500 soldats russes morts, que personne ne veut récupérer », a-t-il déclaré dans une interview au média en langue russe Nastoïachtchee Vremia (Current Time), financé par Washington. « Ils reposent dans les réfrigérateurs des morgues », a-t-il poursuivi, affirmant espérer que des « mères russes puissent venir chercher leurs fils ».

13h10 : Une centaine de sites du patrimoine ukrainien endommagés

La barre des 100 sites du patrimoine ukrainien endommagés ou totalement détruits depuis le début de l’offensive militaire russe en Ukraine le 24 février est sur le point d’être franchie, alerte le directeur du centre du patrimoine mondial de l’Unesco, Lazare Eloundou Assomo.

« La barre des 100 sites endommagés ou totalement détruits va être franchie jeudi ou vendredi, nous sommes ce matin à 98 sites et monuments recensés dans huit régions du pays. Parmi ces sites, il y a des monuments historiques, certains qui datent du XI, XIIe siècle et d’autres à l’architecture de l’époque soviétique du début du 20e siècle, on a également des églises, des cathédrales, avec des objets liturgiques uniques, des théâtres, comme celui de Marioupol, des bibliothèques et d’autres bâtiments d’archives, des monuments construits à la gloire de l’histoire de l’Ukraine », détaille Lazare Eloundou Assomo. Et de rappeler que la « destruction délibérée de sites marqués par l’emblème bleu » de la convention peut être considérée comme un crime de guerre.

 

13 heures : La Finlande bientôt dans l’Otan ?

La Finlande prendra « d’ici quelques semaines » sa décision sur une possible candidature à l’Otan en conséquence de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, vient d'affirmer la Première ministre du pays nordique, Sanna Marin. « Je pense que ça interviendra assez vite. D’ici quelques semaines, pas quelques mois », a-t-elle affirmé lors d’une visite à son homologue suédoise Magdalena Andersson, alors que la Suède n’exclut pas elle non plus de rejoindre l’alliance militaire occidentale.

12h40 : Plus de 4,65 millions de réfugiés

Plus de 4,65 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis l’invasion ordonnée par le président russe Vladimir Poutine le 24 février, selon les chiffres du HCR mardi.

Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 4.656.509 réfugiés. Ce sont 40.679 de plus que lors du précédent pointage mardi.

L’Europe n’a pas connu un tel flot de réfugiés depuis la Deuxième Guerre mondiale.

12h30 : Sept personnes fusillées par des militaires russes dans un village

Selon le parquet général ukrainien

12 heures : Une purge massive en cours au sein du FSB

L'offensive sur l'Ukraine n'aurait dû durer que quelques jours. C'est en tous cas ce qu'assuraient les stratèges militaires à Vladimir Poutine qui n'auraient pas anticipé la résistance ukrainienne. Selon le journal britannique The Times, Moscou part donc à la recherche de responsables et une purge massive serait en cours au sein du FSB, les services de renseignements russes.



 

12 heures : Une purge massive en cours au sein du FSB

L'offensive sur l'Ukraine n'aurait dû durer que quelques jours. C'est en tous cas ce qu'assuraient les stratèges militaires à Vladimir Poutine qui n'auraient pas anticipé la résistance ukrainienne. Selon le journal britannique The Times, Moscou part donc à la recherche de responsables et une purge massive serait en cours au sein du FSB, les services de renseignements russes.



 

11h40 : Agents chimiques

Les Etats-Unis ont fait état mardi, par la voix du chef de la diplomatie Antony Blinken, d'« informations crédibles » sur la possibilité que la Russie fasse usage d'« agents chimiques » dans son offensive pour prendre Marioupol.

De son côté, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) s’est dite préoccupée par des allégations d’utilisation d’armes chimiques à Marioupol.

Le Royaume-Uni avait déjà annoncé lundi qu’il tentait de vérifier ces informations.

11h35 : L’économie allemande et l’arrêt du gaz russe

L’Allemagne plongerait dans la récession en 2023 en cas d’arrêt immédiat des approvisionnements en gaz russe décidé dans le sillage de la guerre en Ukraine, ont affirmé mercredi les principaux instituts allemands de prévisions économiques.

En 2023, le Produit intérieur brut de la première économie européenne reculerait de 2,2 % en cas d’arrêt des livraisons de gaz, dont l’Allemagne est particulièrement dépendante, affirment ces six organisations influentes (DIW, IFO, IfW, IWH et RWI).

La perte de PIB cumulée sur 2022 et 2023 s’élèverait à environ 220 milliards d’euros, ou 6,5 % de la richesse annuelle, précisent-ils.

11h30 : Sept personnes tuées dans des frappes russes dans la région de Kharkiv en 24 heures

Sept personnes ont été tuées dans des frappes russes dans la région ukrainienne de Kharkiv (nord-est) au cours des dernières 24 heures, a indiqué mercredi le gouverneur régional. « Sept personnes ont été tuées » et 22 autres blessées, a indiqué le gouverneur Oleg Synegoubov sur Telegram en précisant qu’un garçon de deux ans blessé il y a deux jours dans un bombardement a succombé à ses blessures mardi à l’hôpital.

10h45 : Zelensky prêt à recevoir Olaf Scholz, dont il veut des armes lourdes

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky souhaite toujours instamment la venue à Kiev du chancelier Olaf Scholz, dont il attend rapidement des livraisons d’armes lourdes, a affirmé mercredi un de ses conseillers. « Notre président attend le chancelier pour qu’il puisse prendre immédiatement des décisions pratiques, y compris la livraison d’armes », a déclaré Oleksiï Arestovitch, conseiller du président Zelensky, sur la chaine publique allemande ZDF.

En particulier, le sort de Marioupol et de la population à l’est du pays « dépend des armes allemandes que nous pouvons obtenir », mais qui ne viennent pas, a affirmé Oleksiï Arestovitch.

10h30 : La Finlande lance son débat sur l’adhésion à l’Otan

La Finlande publie mercredi un rapport-clé sur sa situation stratégique après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, prélude à un débat sur une désormais probable candidature historique à l’Otan d’ici l’été. Paradoxe : une guerre lancée par Moscou en invoquant l’extension de l’alliance militaire occidentale à ses portes risque de faire basculer un de ses voisins dans les rangs de l’Otan, pour bénéficier de la protection décisive de son fameux article 5.

Avant l’invasion de l’Ukraine, voir la Finlande rompre avec sa ligne historique de non-alliance militaire n’était qu’une option rhétorique qui dormait dans un carton, faute de soutien suffisant.

11h30 : Sept personnes tuées dans des frappes russes dans la région de Kharkiv en 24 heures

 

Sept personnes ont été tuées dans des frappes russes dans la région ukrainienne de Kharkiv (nord-est) au cours des dernières 24 heures, a indiqué mercredi le gouverneur régional.

« Sept personnes ont été tuées » et 22 autres blessées, a indiqué le gouverneur Oleg Synegoubov sur Telegram en précisant qu’un garçon de deux ans blessé il y a deux jours dans un bombardement a succombé à ses blessures mardi à l’hôpital.

9h45 : Crimes de guerre ou génocide, comment qualifier les exactions en Ukraine ?

Un hôpital pédiatrique bombardé à Marioupol dans l’est de l’Ukraine, quelques jours à peine après le début de l’invasion russe. Des cadavres qui gisent en pleine rue, des hommes, des femmes et des enfants entassés dans des fosses communes, les mains parfois liées dans le dos… Un mois et demi après le début de ce conflit, les condamnations internationales se multiplient au rythme des images d’exactions.

 

9h40 : Le crime d’agression, c'est quoi ?

En décembre 2017, les 123 pays membres de la CPI (à savoir ceux ayant ratifié le Statut de Rome, les Etats-Unis et la Russie n’ont pas ratifié) ont ajouté « le crime d’agression » à la compétence de la juridiction internationale.

Ce chef d’inculpation revient à reconnaître l’attaque de la souveraineté d’un pays par un autre et à permettre de poursuivre ses dirigeants. Le « crime d’agression » était prévu dans les statuts de la CPI mais n’était jamais entré en vigueur en raison de son caractère politique.

9h35 : Un génocide, c'est quoi ?

Le terme « génocide » a été utilisé, d’un point de vue juridique, pour la première fois lors des procès de Nuremberg pour désigner l’extermination des Juifs. Il est ensuite devenu partie intégrante du droit international en 1948 en vertu de la convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide.Elle décrit le génocide comme un « crime commis dans l’intention de détruire, ou tout, ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Un exemple de condamnations pour génocide ? Le massacre de Srebrenica dans l'est de la Bosnie, lors duquel près de 8.000 garçons et hommes musulmans ont été assassinés en 1995 par les Serbes de Bosnie, a été reconnu en 2007 comme génocide par la Cour internationale de justice (CIJ). Les ex-chefs politique et militaire des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, ont été condamnés à la prison à vie.

9h30 : Les crimes contre l’humanité, c'est quoi ?

La notion de crime contre l’humanité a été créée et définie le 8 août 1945 par l’article 6 des statuts du Tribunal international de Nuremberg. Ce crime se définit comme « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs raciaux ou religieux ».

Il a été créé a posteriori pour juger les criminels nazis dont les crimes n’avaient pas été imaginés antérieurement.Cette notion a ensuite été codifiée dans l’article 7 du Statut de Rome de la CPI qui stipule que les crimes contre l’humanité sont des actes tels que le meurtre, l’extermination, le viol, la persécution et tous autres actes inhumains, commis « dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque ».

9h25 : Les crimes de guerre, c’est quoi ?

Les « crimes de guerre » se définissent comme des violations graves du droit international commises à l’encontre de civils ou de combattants à l’occasion d’un conflit armé et qui entraînent la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH).

Ces crimes correspondent à des violations des Conventions de Genève, adoptées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1949. Leur codification la plus récente se trouve à l’article 8 du Statut de Rome de 1998, fondateur de la Cour pénale internationale (CPI).



Cet article définit plus de 50 exemples de crimes de guerre, parmi lesquels l’homicide, la torture, les prises d’otages, l’utilisation d’enfants soldats, les déportations illégales, les attaques intentionnelles contre des civils, les viols, le pillage ou encore des attaques intentionnelles contre des missions d’aide humanitaire ou de maintien de la paix. L’utilisation de gaz, ou d’armes généralement interdites qui peuvent causer « des souffrances inutiles » ou « frapper sans discrimination » comme des armes à sous-munitions, sont également considérées comme crimes de guerre.

Les crimes de guerre relèvent de la CPI. Cette juridiction internationale dont le siège est à La Haye est née en 2002, précisément pour juger ce type de crimes ainsi que les crimes contre l’humanité, les génocides et plus récemment les crimes d’agression.

9h20 : Crime de guerre, contre l'humanité ou génocide ?

Crimes de guerre, crimes contre l'humanité, voire «génocide» comme l'a déclaré mardi pour la première fois le président américain Joe Biden: ces incriminations à l'encontre des troupes russes, qui se multiplient, sont des notions de droit international bien précises.

Nées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en même temps que la mise en place du Tribunal international de Nuremberg pour juger les crimes nazis, elles sont au coeur des compétences de la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert le 3 mars une enquête sur la situation en Ukraine.Elles peuvent aussi relever de juridictions nationales lorsque celles-ci ont des compétences en matière de justice universelle comme c'est le cas en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France ou encore en Suisse. Allez, on revient pour vous sur leur définition ci-dessus...

9h15 : Reddition de plus d’un millier de soldats ukrainiens à Marioupol, selon la Russie

Plus d’un millier de soldats ukrainiens se sont rendus aux forces russes dans la ville de Marioupol, assiégée depuis des semaines, a déclaré mercredi le ministère de la Défense russe. « Dans la ville de Marioupol, dans la zone de l’usine métallurgique Ilitch (…) 1.026 militaires ukrainiens de la 36e brigade marine ont volontairement déposé les armes et se sont rendus », a indiqué le ministère dans un communiqué.

9 heures : Les présidents polonais et baltes à Kiev

Les chefs d’Etat polonais et baltes se rendent mercredi en train à Kiev pour « soutenir » le président ukrainien Volodymyr Zelensky face à l’offensive de la Russie, ont indiqué les présidences de ces pays. « Notre objectif est de soutenir le président Zelensky et les défenseurs de l’Ukraine à un moment décisif pour ce pays », a indiqué Jakub Kumoch, un conseiller du président polonais à l’agence PAP.

8h40 : Macron ne reprend pas le mot « génocide » utilisé par Biden

Emmanuel Macron n’a pas repris mercredi le terme « génocide » utilisé par son homologue américain Joe Biden pour en accuser le président russe Vladimir Poutine en Ukraine, en mettant en doute l’utilité d’une « escalade des mots » pour mettre fin à la guerre.



Interrogé sur France 2 sur les déclarations de Joe Biden mardi, le président candidat a répondu vouloir être « prudent avec les termes ». « Je dirais que la Russie a déclenché d’une manière unilatérale une guerre brutale, qu’il est maintenant établi que des crimes de guerre ont été faits par l’armée russe et qu’il faut maintenant en trouver les responsables », a-t-il expliqué.

8h40 : Macron ne reprend pas le mot « génocide » utilisé par Biden

Emmanuel Macron n’a pas repris mercredi le terme « génocide » utilisé par son homologue américain Joe Biden pour en accuser le président russe Vladimir Poutine en Ukraine, en mettant en doute l’utilité d’une « escalade des mots » pour mettre fin à la guerre.



Interrogé sur France 2 sur les déclarations de Joe Biden mardi, le président candidat a répondu vouloir être « prudent avec les termes ». « Je dirais que la Russie a déclenché d’une manière unilatérale une guerre brutale, qu’il est maintenant établi que des crimes de guerre ont été faits par l’armée russe et qu’il faut maintenant en trouver les responsables », a-t-il expliqué.

8h30 : Il n’y aura pas de couloirs humanitaires

L’Ukraine n’ouvrira aucun couloir humanitaire mercredi, a déclaré une responsable du gouvernement en accusant les Russes de « violer les normes du droit international » ce qui rend la situation « dangereuse ».

« Malheureusement, nous n’ouvrirons pas de couloirs humanitaires aujourd’hui. Dans la région de Zaporijjia (sud), les occupants ont bloqué les bus et dans la région de Lougansk (est) ils violent le cessez-le feu », a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk sur Telegram.

8h20 : Tout comprendre à « l’ultime bataille » de Marioupol


 

8h15 : A Marioupol, des combattants cachés dans les tunnels résistent aux Russes

Plusieurs kilomètres carrés de voies ferrées, des entrepôts, des fours à coke, des usines diverses et des cheminées, le tout avec une visibilité réduite, des trous, des obstacles, des pièges à chaque pas, de l’acier et du béton à perte de vue. En dessous, des tunnels représentant près de 20 kilomètres de couloirs souterrains, jusqu’à 30 mètres de profondeur, selon certains. Voilà le décor de la dernière bataille urbaine qui se joue à Marioupol.



 

8h15 : A Marioupol, des combattants cachés dans les tunnels résistent aux Russes

Plusieurs kilomètres carrés de voies ferrées, des entrepôts, des fours à coke, des usines diverses et des cheminées, le tout avec une visibilité réduite, des trous, des obstacles, des pièges à chaque pas, de l’acier et du béton à perte de vue. En dessous, des tunnels représentant près de 20 kilomètres de couloirs souterrains, jusqu’à 30 mètres de profondeur, selon certains. Voilà le décor de la dernière bataille urbaine qui se joue à Marioupol.



 

8h12 : Pour tout savoir de la journée d'hier

Mardi, 20 minutes vous a informé en direct sur les combats à l'est de l'Ukraine, alors que les séparatistes prorusses affirmaient que la ville de Marioupol avait été conquise. Vous jetez un oeil sur le live de la rédaction et remonter le fil des informations, c'est par ici :

 

8 heures : Joe Biden accuse Vladimir Poutine de « génocide »

C’est une petite phrase lourde de sens prononcée au détour d’un discours sur l’énergie. Joe Biden a confirmé mardi accuser son homologue russe Vladimir Poutine de « génocide » en Ukraine, quelques heures après avoir utilisé ce mot pour la première fois afin de qualifier la situation dans le pays envahi par Moscou. On vous en dit plus par ici :

 

7h55 : Emmanuel Macron estime que Vladimir « Poutine a décidé qu’il ne s’arrêterait pas »

Emmanuel Macron ne se montre pas optimiste quant à un règlement diplomatique prochain de la guerre en Ukraine. Le chef de l’Etat a en effet expliqué mardi croire « assez peu à notre capacité collective à mettre [ Vladimir Poutine] autour d’une table de négociation à court terme ». Selon lui, le maître du Kremlin a en effet « décidé qu’il n’arrêterait pas » en Ukraine car « il a besoin pour lui-même d’une victoire militaire » même s’il « a pris conscience que l’Ukraine n’allait pas se soumettre ». Pour en savoir plus, c'est ci-dessous : 

 

7h50 : Notre récap de la 48e journée de guerre

Vous avez raté les derniers événements liés à la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19 h 30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous 

 

7h49 : 23,7 milliards d'euros d'actifs russes immobilisés par la France

La France a immobilisé à ce jour 23,7 milliards d'euros d'actifs russes sur son territoire, dont des biens immobiliers pour une valeur d'acquisition de 573,6 millions, suite à la guerre en Ukraine, indique le ministère français de l'Economie et des Finances. Cette liste actualisée inclut en premier lieu 22,8 milliards d'euros qui ont été bloqués sur les comptes français de la Banque centrale de Russie, confirmant un article du journal Le Parisien. S'y ajoutent 178 millions d'euros d'avoirs bancaires divers, détaille le ministère.

La France a également immobilisé quatre cargos, quatre yachts, dont le dernier mardi à Marseille, pour une valeur supérieure à 125,2 millions d'euros; six hélicoptères pour une valeur supérieure à 60 millions d'euros; et pour 7 millions d'euros d'oeuvres d'art.

7h42 : Zelensky propose d'« échanger » le proche de Poutine arrêté contre les Ukrainiens en captivité

Hier soir, les autorités ukrainiennes annonçaient l’arrestation du député et homme d’affaires ukrainien Viktor Medvedtchouk, proche du président russe Vladimir Poutine. « Je propose à la Fédération de Russie d’échanger cet homme contre nos garçons et nos filles qui sont actuellement en captivité en Russie. C’est pourquoi il est important que nos forces de l’ordre et nos militaires envisagent également cette possibilité », a déclaré Volodymyr Zelensky dans une allocution vidéo publiée sur Telegram, peu après cette annonce.

7h31 : La Finlande lance son débat sur l’adhésion à l’Otan

Un rapport-clé sur la situation stratégique de la Finlande après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, prélude à un débat sur une désormais probable candidature historique à l’Otan d’ici l’été, doit être publié aujourd’hui. Paradoxe : une guerre lancée par Moscou en invoquant l’extension de l’alliance militaire occidentale à ses portes risque de faire basculer un de ses voisins dans les rangs de l’Otan, pour bénéficier de la protection décisive de son fameux article 5.

Avant l’invasion de l’Ukraine, voir la Finlande rompre avec sa ligne historique de non-alliance militaire n’était qu’une option rhétorique qui dormait dans un carton, faute de soutien suffisant. En quelques semaines, tout a basculé : le soutien à l’adhésion, qui végétait à 20-30 % depuis des décennies, a plus que doublé au-delà des 60 %. Le dernier sondage publié lundi le crédite même de 68 % pour seulement 12 % d’opinions défavorables. Au Parlement aussi, une nette majorité se dessine, avec le revirement de plusieurs partis jusque-là opposés.

7h23 : Crainte d’utilisation d’armes chimiques

Selon le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, « les forces russes pourraient utiliser différents agents anti-émeutes, notamment des gaz lacrymogènes mélangés avec des agents chimiques » face aux « combattants et civils ukrainiens » à Marioupol. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) s’est elle aussi dite mardi « préoccupée » par ces informations, sur lesquelles le Royaume-Uni avait déjà mis en garde lundi.

7h15 : Marioupol est sur le point de tomber

Les forces russes resserrent leur emprise sur la ville, où « des dizaines de milliers » de personnes ont péri et où « 90 % des maisons » ont été détruites, selon le conseiller présidentiel ukrainien Mykhaylo Podolyak. Selon Pavlo Kirilenko, gouverneur de la région de Donetsk, « entre 20 et 22.000 personnes sont mortes » à Marioupol depuis le début de la guerre.

« Les soldats ukrainiens sont encerclés et bloqués », ajoute Mykhaylo Podolyak. Alors que les séparatistes revendiquent le contrôle du port, les derniers combattants ukrainiens seraient réfugiés dans les souterrains d’un complexe industriel.

Bonjour et bienvenue sur ce live !

On se retrouve à nouveau pour un live dédié à la guerre en Ukraine. Poutine qui accuse l’Ukraine de fabriquer de fausses accusations de crimes de guerre, hausse des prix, mouvements de troupes, sanctions occidentales et discussions pour un cessez-le-feu, on vous dira tout de l’actualité à Kiev, Moscou et dans le Donbass.