Guerre en Ukraine : Boris Johnson offre à l’Ukraine des blindés et des missiles antinavires

LIVE Revivez avec nous toute l'actualité de samedi sur le conflit en Ukraine

X.R.
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Boris Johnson est en visite surprise à Kiev.
Boris Johnson est en visite surprise à Kiev. — Tom Nicholson/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • En déplacement à Kiev, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a remis à Volodymyr Zelensky les documents pour demander l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.
  • L’enquête sur de possibles « crimes de guerre » russes, après la découverte de cadavres de civils à Boutcha et l’attaque sur la gare de Kramatorsk, se poursuit, selon Emmanuel Macron.
  • Un couvre-feu sera mis en place de samedi soir à lundi matin à Odessa, face aux « menaces » de frappes de missiles.

EN VIDEO

A LIRE AUSSI

 

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20h33 : Le Canada accroît son aide humanitaire en Ukraine

Le Canada a annoncé samedi des mesures pour faciliter l'arrivée sur son sol des réfugiés ukrainiens et s'est engagé à verser 100 millions de dollars canadiens supplémentaires (73,1 millions d'euros) pour l'aide humanitaire en Ukraine et dans les pays voisins.

Cette enveloppe additionnelle doit servir pour les soins de santé d'urgence et services de première nécessité.

Deux ministres du gouvernement Trudeau ont en outre annoncé samedi qu'Ottawa collaborait avec des compagnies aériennes canadiennes pour offrir des vols réservés aux Ukrainiens, et que le gouvernement allait aussi proposer aux réfugiés ukrainiens un soutien au revenu ainsi que deux semaines d'hôtel.

19h51 : Silvio Berlusconi « déçu et peiné » par son ami Poutine

« Je ne peux pas et je ne veux pas non plus cacher que je suis profondément déçu par le comportement de Vladimir Poutine, qui a pris une très grave responsabilité face au monde entier », a affirmé l’ex-Premier ministre italien Silvio Berlusconi lors d’une réunion publique à Rome de son parti Forza Italia (droite).

« Je l’avais connu il y a une vingtaine d’années et il m’avait toujours semblé être un démocrate et un homme de paix », a poursuivi le milliardaire de 85 ans, qui fut trois fois chef de gouvernement entre 1994 et 2011.

Lorsqu’il était au pouvoir, Silvio Berlusconi avait entretenu des liens d’amitié personnelle avec le président russe, allant jusqu’à l’inviter en vacances dans sa luxueuse villa en Sardaigne.

« Face à l’horreur des massacres de civils à Boutcha et dans d’autres localités, de véritables crimes de guerre, la Russie ne peut nier ses responsabilités », a-t-il encore dénoncé.

19h34 : Les atrocités à Boutcha ont « entaché de façon permanente » la réputation de Poutine selon Boris Johnson

Les atrocités commises à Boutcha, petite ville près de Kiev où de nombreux cadavres de personnes habillées en civil ont été retrouvés après le retrait de troupes russes, ont « entaché de façon permanente » la réputation du président russe Vladimir Poutine, a déclaré samedi le Premier ministre britannique Boris Johnson.

« Ce que Poutine a fait à Boutcha et Irpin sont des crimes de guerre et ont entaché de façon permanente sa réputation et la représentation de son gouvernement », a-t-il fustigé lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite surprise à Kiev où il a rencontré Volodymyr Zelensky.

19h12 : Berlin se dit limité dans ses possibilités de livraisons d’armes à l’Ukraine

L’Allemagne a quasiment épuisé ses possibilités d’approvisionner l’Ukraine en matériel tiré des réserves de son armée, la Bundeswehr, mais planche sur des livraisons effectuées directement par l’industrie de l’armement, a déclaré samedi la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht.

« Pour les livraisons provenant des stocks de la Bundeswehr, je dois dire honnêtement que nous sommes entre-temps arrivés à une limite », a expliqué la ministre au journal Augsburger Allgemeine.

L’armée allemande doit maintenir sa capacité d’action et être en mesure de « garantir la défense du pays et de l’Alliance atlantique (Otan), a-t-elle ajouté. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas faire plus pour l’Ukraine, c’est pourquoi nous avons clarifié ce que l’industrie peut fournir directement. »

Le conflit en Ukraine a aussi jeté une lumière crue sur l’état « alarmant » de la Bundeswehr, selon la commissaire à la défense au Bundestag (Parlement), Eva Högl, tandis qu’un des plus hauts gradés a parlé d’une armée de terre « plus ou moins à sec ».

L’Allemagne va dès cette année augmenter significativement ses dépenses militaires, et créer un fonds exceptionnel de 100 milliards d’euros pour moderniser son armée avec l’objectif d’atteindre les 2 % du PIB préconisés par l’Otan.

18h56 : Boris Johnson offre à l’Ukraine des blindés et des missiles antinavires

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, en visite samedi à Kiev, s’est engagé à fournir à l’Ukraine des véhicules blindés et des missiles antinavires, en rendant hommage à l’armée ukrainienne pour « le plus grand fait d’armes du 21e siècle ».

« C’est grâce au leadership inébranlable du président Zelensky et à l’héroïsme invincible et au courage du peuple ukrainien que les desseins monstrueux de (Vladimir) Poutine sont déjoués », a déclaré Boris Johnson après sa rencontre avec Volodymyr Zelensky, selon un communiqué de ses services.

18h24 : Des réfugiés ukrainiens quittent et rejoignent le Donetsk sous contrôle russe

Depuis plusieurs jours, les autorités ukrainiennes de Donetsk et Lougansk appellent les civils à évacuer vers l'ouest du pays. Des trains et des bus ont été mis à disposition, avec le soutien de nombreuses organisations de bénévoles.

Mais discrètement, des évacuations soutenues se poursuivent dans l'autre sens, vers les territoires prorusses, par la route.

Des convois de voitures, souvent de vieilles Lada avec la valise sur le toit, passent chaque jour vers le nord sous contrôle de l'armée russe, avec l'accord tacite des soldats ukrainiens sur les derniers check-points, a constaté un journaliste de l'AFP.

« On va là-bas car nous y avons de la famille. On trouve de la nourriture, c'est calme, il n'y a pas de problème », a déclaré un trentenaire, se préparant à passer avec sa famille.

18h12 : Evacuations chaotiques après le bombardement de Kramatorsk

Au lendemain de la frappe de missile sur une gare qui a fait plus de 50 morts, les évacuations de civils se sont poursuivies samedi à Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine.

Des mini-bus et camionnettes venaient récupérer des dizaines de rescapés du bombardement qui ont passé la nuit dans une église protestante du centre-ville, non loin de la gare, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Près de 80 personnes, en majorité des personnes âgées, ont trouvé refuge dans ce bâtiment. Les réfugiés ont dormi dans la petite église à même le sol sur des matelas, avant de prendre de prendre le bus vers l'ouest épargné par les bombes.

Selon un dernier bilan officiel des autorités régionales, 52 personnes ont été tuées et 109 blessées dans le bombardement qui a visé vendredi matin la gare bondée de Kramatorsk, principal centre des évacuations en cours dans le Donbass sous contrôle ukrainien, sous la menace d'une offensive russe majeure.

18h06 : Manifestation de jeunes champions Ukrainiens réfugiés

Une vingtaine de jeunes athlètes ukrainiens de haut niveau, accueillis dans les Hauts-de-France pour poursuivre leur préparation sportive, se sont entraînés symboliquement samedi dans un parc de Lille en soutien à leur pays.

Au total 25 athlètes ukrainiens, principalement des perchistes, sauteurs en longueur et lanceurs de javelot, sont actuellement hébergés par la Région au Creps (Centre de ressources d'expertise et de performance sportive) de Wattignies et à l'Arena Stade Couvert de Liévin, des équipements sportifs régionaux, a expliqué à l'AFP Florence Bariseau, vice-présidente en charge de la jeunesse et des sports.

Les athlètes, âgés de 14 à 24 ans, ont suivi dans les Hauts-de-France leur compatriote, Alina Shukh, 23 ans, championne du monde junior de javelots et championne d'Europe junior d'heptathlon. Venue de Bovary, à une vingtaine de kilomètres de Kiev, elle est arrivée le 18 mars au Creps avec sa mère et coach, grâce à des relations entre le comité national olympique ukrainien et des responsables locaux.

16h57 : Master Photoshop

Dans le métro de Kiev, une affiche réunit façon photo de famille Hitler, Staline et Vladimir Poutine.



 

16h38 : Plus de 10 milliards d’euros réunis pour l’Ukraine lors d’une collecte internationale, annonce Ursula von der Leyen

Une collecte internationale de fonds a permis de réunir 10,1 milliards d’euros destinés à soutenir l’Ukraine envahie par l’armée russe, a annoncé samedi à Varsovie la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. « Le monde a finalement promis 9,1 milliards d’euros dans le cadre de la campagne (Stand up for Ukraine, ndlr) (…) En outre, la Commission, en collaboration avec la BERD, ajoute un milliard supplémentaire pour les personnes déplacées en Ukraine. C’est fantastique. Donc 10,1 milliards d’euros », a-t-elle déclaré.

16h26 : Boris Johnson est à Kiev par « solidarité » avec le peuple ukrainien selon Downing Street

Boris Johnson s’est rendu en Ukraine « pour rencontrer le président Zelensky en personne, dans un geste de solidarité avec le peuple ukrainien » et doit y « présenter un nouvel ensemble d’aide financière et militaire », a indiqué un porte-parole des services du Premier ministre britannique.



 

16h10 : Berlin dénonce une « répression impitoyable » de la liberté d’opinion en Russie

La décision de Moscou de fermer les bureaux locaux de plusieurs ONG réputées de défense des droits humains, parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch, accentue « la répression impitoyable » de la liberté d’opinion en Russie, a dénoncé samedi l’Allemagne. « Le gouvernement russe montre une fois de plus au monde son vrai visage : par des interdictions et une censure ciblées, il réduit systématiquement au silence toutes les voix qui s’engagent pour la transparence et la vérité, la justice, les droits de l’homme et la démocratie – au détriment du peuple russe », a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Parmi les 15 ONG dont la Russie a annoncé vendredi soir la fermeture figurent, outre Amnesty (Royaume-Uni) et HRW (Etats-Unis), plusieurs fondations politiques allemandes, proches des partis, dont la Fondation Friedrich Ebert associée aux sociaux-démocrates du SPD, la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté associé au parti libéral FDP et la Fondation Heinrich Böll, proche des Verts.

16h04 : Discussions dimanche et lundi entre l'UE et la CPI sur les crimes de guerre en Ukraine

L'Union européenne discutera du soutien qu'elle apportera aux enquêtes sur les possibles crimes de guerre en Ukraine lors de réunions dimanche et lundi avec le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Karim Khan, a annoncé samedi la Commission européenne. Karim Khan doit rencontrer dimanche au Luxembourg le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell puis participer lundi à une réunion dans la capitale du Grand-Duché des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'UE.

16 heures : Boris Johnson à Kiev en train de rencontrer Zelensky

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a entamé samedi une visite surprise à Kiev par un entretien en tête-à-tête avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé Andriï Sybyga, chef adjoint de la présidence ukrainienne.​

15h45 : La Russie bloque à l’ONU une demande du Conseil de sécurité pour des « enquêtes indépendantes » à Moura

La Russie a bloqué une demande du Conseil de sécurité de l’ONU d’avoir des « enquêtes indépendantes » sur un massacre présumé fin mars de plusieurs centaines de civils à Moura au Mali par l’armée malienne et des paramilitaires russes. Cette demande figurait dans une déclaration rédigée par la France et qui a été soumise à l’approbation vendredi du Conseil de sécurité. La Russie, soutenue par la Chine, s’y est opposée, selon plusieurs diplomates.

Moscou et Pékin « ne voyaient pas la nécessité » de ce texte, jugé « prématuré » alors qu’une enquête a été ouverte par les autorités maliennes, a indiqué à l’AFP un de ces diplomates sous couvert de l’anonymat. Dans un communiqué vendredi à Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères avait félicité le Mali pour une « victoire importante » contre le « terrorisme » et qualifié de « désinformation » les allégations sur le massacre de civils par les forces maliennes, tout comme celles sur l’implication de mercenaires russes de la société privée Wagner dans l’opération.

15h34 : Quel prix pour les tomates ?

En France, 80 % de la production de tomates est réalisée hors sol dans des serres chauffées au gaz. Un poste de dépense qui a explosé ces derniers mois, notamment en raison de l’invasion russe en Ukraine. Alors, à quel prix seront vendues les tomates demain ? Notre journaliste Camille Allain est allé à la rencontre des producteurs.



 

15h17 : Des habitants de Sarajevo saluent « le peuple courageux de l’Ukraine »

Plusieurs centaines d’habitants de Sarajevo ont envoyé samedi un message de soutien au « courageux peuple de l’Ukraine » lors d’un rassemblement coïncidant avec le 30e anniversaire du début du siège de la capitale bosnienne. Rassemblés symboliquement sur la place Susan Sontag, du nom de l’écrivaine américaine qui s’était rendue à Sarajevo pendant le siège des années 1990, certains manifestants agitaient de petits drapeaux ukrainiens, alors que d’autres brandissaient des pancartes pour exprimer « la gloire à l’Ukraine » ou « l’amour de Sarajevo pour Kiev ».

« Nous savons très bien, par notre expérience, que les appels ne font pas arrêter la tuerie, mais nous nous rassemblons pour dire aux Ukrainiens qu’ils ne sont pas seuls. Ils se battent pour nous tous qui savons l’importance de la lutte contre le fascisme », a lancé aux manifestants le metteur en scène bosnien Dino Mustafic.

15h02 : Un troisième tableau de la collection Morozov pourrait rester en France

Tous les détails à lire dans cet article.



 

14h49 : L’Ukraine est « toujours prête » à des pourparlers avec la Russie selon Zelensky

L’Ukraine est « toujours prête » à mener des pourparlers avec la Russie, au point mort après la découverte d’atrocités dans des villes ukrainiennes libérées, a déclaré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Nous sommes prêts à nous battre et chercher parallèlement des voies diplomatiques pour arrêter cette guerre. Pour l’instant, nous envisageons parallèlement un dialogue », a assuré le président ukrainien au cours d’une conférence de presse avec le chancelier autrichien Karl Nehammer, en visite à Kiev et à Boutcha, près de la capitale ukrainienne, devenue un symbole des atrocités de l’invasion russe.

14h41 : Hugh Jackman appelle à soutenir l’Ukraine

Ceci est un message de Wolverine.



 

14h17 : Le point sur la situation sur le terrain

La région de Soumy, frontalière de la Russie dans le nord-est de l’Ukraine, a été totalement « libérée » des forces russes, a annoncé vendredi le chef de l’administration régionale Dmytro Jivitsky. La Russie a désormais totalement évacué le nord de l’Ukraine pour basculer son effort vers l’est, laissant derrière elle des villes ravagées et des accusations de violences extrêmes contre les civils.

« Les opérations russes continuent de se concentrer sur la région du Donbass, Marioupol et Mykolaïv, soutenues par des lancers en Ukraine de missiles de croisières par les forces navales », selon le ministère britannique de la Défense. « Mais les ambitions russes d’établir un couloir entre la Crimée et le Donbass continuent d’être contrecarrées par la résistance ukrainienne ». De source militaire occidentale, il resterait encore 3.000 soldats ukrainiens à l’intérieur de la ville de Marioupol, en position défensive, notamment dans une usine sidérurgique équipée de profonds souterrains.

Dans l’ouest du pays, les régions de Lviv, près de la frontière polonaise, et Odesse, sur la mer Noire, sont encore quelques fois la cible de missiles isolés.

14h08 : L’Ukraine accuse la Russie d’un nouveau « crime de guerre » à Makariv

Les forces armées ukrainiennes auraient découvert 132 corps de civils « torturés et assassinés » dans cette ville « à moitié détruite » de la région de Kiev.



 

12h56 : Plus de 4,4 millions de réfugiés recensés

Le HCR recensait exactement 4.441.663 réfugiés ukrainiens samedi. Ce sont 59.347 de plus que lors du précédent pointage vendredi.

12h44 : Plus de sanctions contre la Russie, c'est possible ?

Alors que toucher au secteur de l'énergie semblait être une ligne rouge au début de la guerre, l'UE l'a franchie cette semaine en stoppant ses importations de charbon russe. La question du pétrole et du gaz russes, dont l'Europe est dépendante, commence aussi à être soulevée. Alors, possible ou pas de prendre plus de sanctions sans pénaliser l'économie européenne ? Et est-ce vraiment efficace ? Notre journaliste Jean-Loup Delmas fait le tour de la question.



 

12h29 : Berlin se dit limité dans ses possibilités de livraisons d’armes à l’Ukraine

L’Allemagne a quasiment épuisé ses possibilités d’approvisionner l’Ukraine en matériel tiré des réserves de son armée, la Bundeswehr, mais planche sur des livraisons effectuées directement par l’industrie de l’armement, a déclaré samedi la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht. « Pour les livraisons provenant des stocks de la Bundeswehr, je dois dire honnêtement que nous sommes entre-temps arrivés à une limite », a expliqué la ministre au journal Augsburger Allgemeine.

L’armée allemande doit maintenir sa capacité d’action et être en mesure de « garantir la défense du pays et de l’Alliance » atlantique (Otan), a-t-elle ajouté. Depuis plusieurs années, la Bundeswehr souffre d’un sous-équipement régulièrement dénoncé. Ces dernières semaines, le gouvernement allemand a annoncé son intention d’augmenter le budget de l’armée pour la moderniser.

12h18 : Les évacuations continuent à Kramatorsk

Les évacuations de civils se poursuivaient samedi matin par la route à Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, au lendemain de la frappe de missile d'une gare qui a fait plus de 50 morts. Des mini-bus et camionnettes venaient récupérer des dizaines de rescapés du bombardement qui ont passé la nuit dans une église protestante du centre-ville, non loin de la gare. Vingt-quatre heures après la tragédie, la gare était fermée samedi matin, ses accès interdits par du ruban de police.

12h10 : Un boulanger alsacien part faire son pain pour les réfugiés

Chacun sa manière d'aider. Jean-François Nowak, boulanger alsacien, a décidé de baisser le rideau de son commerce pour aller faire cuire son pain à la frontière entre la Pologne et l'Ukraine, afin de le distribuer aux réfugiés. Notre journaliste Thibault Gagnepain l'a rencontré.



 

11h58 : Nos fleuristes ont du talent

Pendant ce temps aux Pays-Bas, on créé des tulipes aux couleurs de l'Ukraine.



 

11h35 : Deux tableaux de la collection Morozov, dont un appartenant à un oligarque russe, restent en France

Deux tableaux de la collection Morozov, dont celui d’un oligarque russe et un autre appartenant à un musée ukrainien, exposés à la Fondation Vuitton à Paris depuis septembre, vont « rester en France », a annoncé le ministère de la Culture. Le premier tableau « restera en France tant que son propriétaire, un oligarque russe, demeurera visé par une mesure de gel d’avoirs », a indiqué le ministère, sans donner le nom du propriétaire, tandis que le second, appartenant au musée des Beaux-Arts de Dnipropetrovsk en Ukraine, restera « jusqu’à ce que la situation du pays permette son retour en sécurité ».

11h26 : Le directeur de la Croix Rouge britannique ne veut plus demander de visas aux Ukrainiens

Sur la BBC, le directeur de la Croix Rouge britannique, Mike Adamson, a expliqué que seul un petit nombre de réfugiés avaient réussi à venir au Royaume-Uni. « Cela restera un processus avec les accords de visa actuellement en place, et ce n’est que si nous les supprimons que l’on commencera vraiment à voir un flux régulier », explique-t-il, pointant le fait que le reste de l’Europe a suspendu l’obligation d’avoir un visa.

11h12 : Moscou accuse YouTube d’avoir bloqué le compte de la chaîne parlementaire russe

Des responsables russes ont accusé samedi le service vidéo YouTube, propriété du géant américain Google, d’avoir bloqué le compte de la chaîne de la chambre basse du Parlement russe, « Douma-TV », et ont promis des représailles. Le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, a assuré que Washington violait ainsi « les droits des Russes », tandis que la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a affirmé que YouTube « avait signé sa propre condamnation ».

11h05 : Malgré les sanctions, le rouble est en pleine forme

Après un plongeon au début de la guerre, et malgré une plus grande difficulté à se convertir en euros ou en dollars à cause des sanctions occidentale, le rouble relève la tête. Mais cette seule monnaie ne permettra pas à la Russie d'échapper au défaut de paiement.



 

10h38 : La sénatrice Mélanie Vogel témoigne

Sénatrice des Français de l'étranger, Mélanie Vogel s'est rendue à Kiev et Boutcha avec la délégation européenne hier. Elle raconte ce qu'elle a vu de la ville en ruines.



 

9h50 : La Russie en défaut « sélectif » sur ses paiements en devises, déclare l’agence S & P

L’agence de notation financière S & P Global Ratings a abaissé samedi la note de la Russie pour ses paiements en devises étrangères au niveau de « défaut de paiement sélectif », après que Moscou a réglé en roubles une dette en dollars au début de la semaine. La notation de l’agence, pour les paiements en devises étrangères comme le dollar, est abaissée à « SD », tandis que la note reste à « CC » pour les paiements en roubles, selon un communiqué de l’agence, qui annonce également arrêter immédiatement ses notations sur la Russie, conformément aux exigences de l’Union européenne.

Il ne reste qu’un cran plus bas que SD dans l’échelle de l’agence : la note « D », pour défaut. « Nous ne pensons pas que les investisseurs seront en mesure de convertir ces paiements en roubles en dollars équivalents aux montants dus initialement, ni à ce que le gouvernement convertisse ces paiements dans le délai de grâce de 30 jours », estime S & P.

9h21 : Des missiles de croisière tirés par la Russie

De nombreuses photos et vidéos montrent que la Russie a tiré plusieurs missiles de croisière ce matin depuis Makeevka, près de Donetsk.



 

9h05 : Le récap' d’hier

Vous avez loupé notre live hier ? Pas de soucis, on vous propose un récap' pour vous mettre à la page en moins de deux !



 

8h57 : Le président sud-africain évoque un échange « productif » avec Biden au sujet de l’Ukraine

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est entretenu vendredi par téléphone avec le président américain Joe Biden, au lendemain du vote à l’Assemblée générale des Nations unies d’une résolution suspendant la Russie du Conseil des droits de l’homme. L’Afrique du Sud, dont le gouvernement a été critiqué pour avoir refusé de condamner l’invasion de l’Ukraine par Moscou, figure parmi les 58 pays qui se sont abstenus de voter sur cette résolution.

« Nous avons partagé nos points de vue sur le conflit en Ukraine et sommes convenus de la nécessité d’un cessez-le-feu et d’un dialogue entre l’Ukraine et la Russie », a écrit Cyril Ramaphosa sur Twitter. « La formation actuelle du Conseil de sécurité des Nations unies est dépassée et non représentative », avait-il critiqué jeudi. « Elle désavantage les pays dont l’économie est en développement », a-t-il ajouté.

8h45 : Zelensky demande « une réponse mondiale ferme » après le massacre de Kramatorsk

« C’est un autre crime de guerre de la Russie pour lequel chacun parmi ceux impliqués sera tenu responsable », condamne Volodymyr Zelensky dans un message vidéo, évoquant la frappe de missile qui a tué vendredi 52 personnes, dont 5 enfants, selon un dernier bilan des autorités locales. « Les puissances mondiales ont déjà condamné l’attaque de la Russie contre Kramatorsk. Nous attendons une réponse ferme mondiale à ce crime de guerre », a-t-il poursuivi.

8h33 : Le point sur la frappe contre la gare de Kramatorsk

Les nouvelles se sont enchaînées après les explosions à la gare de Kramatorsk, une ville de l’Est par laquelle transitent les civils fuyant le conflit. Notre journaliste Camille Poher résume ce que l’on sait de cette attaque.



 

8h20 : La guerre en quatre infographies

Chaque semaine, 20 Minutes vous propose de suivre l'évolution de la guerre en quatre infographies. C'est à retrouver juste ici.



 

8h12 : Couvre-feu à Odessa

Un couvre-feu sera en vigueur de samedi soir à lundi matin à Odessa, le grand port ukrainien sur la mer Noire, face à la « menace » de frappes de missiles, ont annoncé les autorités locales. Après le bombardement de la gare de Kramatorsk, « une menace d’attaque au missile plane à Odessa ».

Bonjour et bienvenue sur ce live !

Même en plein week-end, on continue de vous informer sur le déroulement de la guerre en Ukraine. Le bilan des morts à la gare de Kramatorsk, vicitme hier de tirs de roquettes, risque de s'alourdir. Dans ce contexte, ajouté à la découverte de corps de civils dans les villes libérées près de Kiev, les négociations pour un cessez-le-feu doivent se poursuivre...