Guerre en Ukraine : Obsession pour l’Est et déséquilibre des frappes… L'offensive russe en quatre infographies

CONFLIT « 20 Minutes » vous résume les enjeux du conflit entre Kiev et Moscou en infographies

20 Minutes avec AFP
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Carte de la situation en Ukraine au 8 avril à 7h GMT
Carte de la situation en Ukraine au 8 avril à 7h GMT — SIMON MALFATTO, SABRINA BLANCHARD, ELÉONORE HUGHES / AFP
  • Ce samedi, l’horreur est encore montée d’un cran dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie, avec l’attaque de Boutcha dans la région de Kiev. Après des semaines de siège, des corps de civils ont été retrouvés dans les rues de la ville, après le départ des troupes russes.
  • Les images de Boutcha ont provoqué une véritable onde de choc internationale, poussant les grands leaders occidentaux à qualifier l’attaque de « crime de guerre » et de « génocide ».
  • Dans cette optique, ce jeudi, l’Assemblée générale de l’ONU a suspendu la Russie de son siège au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies. La décision est historique.

Au 44e jour du conflit, le Russie continue de frapper fort avec une attaque aux tirs de missiles sur la gare de Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine, ce vendredi matin. Près d’une semaine après le génocide de Boutcha et malgré les sanctions internationales de plus en plus symboliques, Vladimir Poutine et ses armées ne semblent pas calmer le jeu. Pour comprendre la détermination du chef du Kremlin et l’avancée des troupes russes en Ukraine, 20 Minutes fait le point en quatre infographies.

La situation en Ukraine ce 8 avril

Carte de la situation en Ukraine au 8 avril à 7h GMT
Carte de la situation en Ukraine au 8 avril à 7h GMT - SIMON MALFATTO, SABRINA BLANCHARD, ELÉONORE HUGHES / AFP

Comme depuis le début de l’offensive le 24 février dernier, la Russie concentre ses efforts de guerre sur la région du Donbass. Inquiète de cette obsession pour l’Est du pays, les autorités ukrainiennes s’efforcent d’évacuer les civils de ces régions. Dans le Donbass, les évacuations de civils se poursuivent face à la peur d’une offensive russe permanente. Y compris sous les bombes, comme à Severodonetsk, où la ligne de front est aux portes de la ville.

Destructions à Marioupol

Carte des destructions recensées à Marioupol, selon une analyse d'images satellite réalisée par Masae Analytics, au 5 avril
Carte des destructions recensées à Marioupol, selon une analyse d'images satellite réalisée par Masae Analytics, au 5 avril - SIMON MALFATTO, SOPHIE RAMIS / AFP

Comme en témoigne cette carte, la ville de Marioupol, l’une des villes martyres de l’offensive russe, a été en partie détruite. Les autorités séparatistes prorusses ont chiffré les pertes civiles à Marioupol à environ 5.000 personnes et les logements détruits à « 60-70 % » dans cette ville qu’ils assiègent depuis des semaines avec l’armée russe, et dont ils ont admis que la prise de contrôle « prendrait du temps ».

Destructions à Kharkiv

Carte des destructions recensées à Kharkiv, selon une analyse d'images satellite réalisée par Masae Analytics, au 5 avril
Carte des destructions recensées à Kharkiv, selon une analyse d'images satellite réalisée par Masae Analytics, au 5 avril - SIMON MALFATTO, SOPHIE RAMIS, KENAN AUGEARD / AFP

A l’instar de la ville de Marioupol, celle de Kharkiv, touchée très tôt dans le conflit a beaucoup souffert des attaques russes. Avec son 1,419 million d’habitants en 2017 selon l’ONU, Kharkiv est la deuxième plus grosse ville d’Ukraine. Capitale administrative de l’oblast de Kharkiv (subdivision administrative de l’Ukraine), la ville éponyme se situe à 423 km à l’est de la capitale, Kiev. Sa proximité avec la frontière russe et son poids administratif dans la politique ukrainienne en font, après Kiev, une cible privilégiée. La carte ci-dessus en témoigne.

Les frappes russes face aux frappes ukrainiennes

Carte localisant les frappes menées par les forces russes et ukrainiennes depuis le 24 février, contre des objectifs ou des infrasctructures civiles
Carte localisant les frappes menées par les forces russes et ukrainiennes depuis le 24 février, contre des objectifs ou des infrasctructures civiles - SIMON MALFATTO, LAURENCE SAUBADU, SOPHIE RAMIS / AFP

Cette infographie montre le déséquilibre criant entre les frappes russes et ukrainiennes. L’armée de Vladimir Poutine s’illustre, à l’instar de ses multiples attaques, comme un véritable assaillant, alors que les hommes de Volodymyr Zelensky​ appliquent une stratégie défensive afin de faire barrage ou de récupérer des territoires occupés.