Sri Lanka: les rebelles tamouls annoncent avoir cessé le combat

CONFLIT L'armée sri-lankaise a par ailleurs assuré tous les civils «otages» des rebelles avaient été sauvés...

Avec agence

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Le Sri Lanka accordera une amnistie aux rebelles des Tigres tamouls qui déposeraient les armes face à l'offensive de l'armée gouvernementale, a annoncé jeudi au Parlement le Premier ministre Ratnasiri Wickremanayake.
Le Sri Lanka accordera une amnistie aux rebelles des Tigres tamouls qui déposeraient les armes face à l'offensive de l'armée gouvernementale, a annoncé jeudi au Parlement le Premier ministre Ratnasiri Wickremanayake. — Str AFP

Les autorités du Sri Lanka avaient affirmé samedi que les derniers rebelles tamouls avaient été écrasés dans leur enclave du nord-est. Ces derniers ont confirmés ce dimanche avoir cessé le combat selon un communiqué publié sur le site Tamilnet.com favorable à la guérilla.

«Cette bataille s'est achevée amèrement», a déclaré le responsable des relations internationales des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), Selvarasa Pathmanathan, sur Tamilnet.com. «Il ne nous reste qu'un seul choix (face) à l'ennemi qui a tué notre peuple: nous avons décidé de faire taire nos armes. Nous regrettons simplement que des vies aient été perdues», a poursuivi le porte-parole de l'insurrection séparatiste. Le chef des Tigres, Velupillai Prabhakaran, demeure toutefois toujours introuvable, selon le ministère de la Défense.

La guérilla la plus redoutable

Le porte-parole des forces armées, le général Udaya Nanayakkara, a répondu que les Tigres avaient «en fait perdu depuis un moment déjà, mais qu'ils ne le reconnaissent que maintenant». «Ils se battaient pour un "Eelam" (un Etat tamoul indépendant) qu'ils n'auraient jamais pu obtenir. Cela n'a été qu'un gâchis de vies.»

La guérilla la plus redoutable au monde fondée en 1972 par son chef Velupillaï Prabhakaran, invisible depuis 18 mois, luttait pour un Etat séparé dans le nord et l'est du Sri Lanka. En 2006, elle contrôlait un tiers des 65.000 km2 de cette île de l'océan Indien. Dimanche, le LTTE était acculé sur un rectangle de jungle de «400 m sur 600 m», dans le nord-est, selon le ministère de la Défense.

Tous les otages «libérés»

L'armée sri-lankaise a par ailleurs assuré ce dimanche que les troupes militaires avaient libéré et sauvé tous les civils «otages» des rebelles.

«Plus de 50.000 personnes sont sorties de cette zone (de guerre) au cours des trois derniers jours. Ce qui signifie que nous avons sauvé tous les civils utilisés par les Tigres comme “boucliers humains”», s'est félicité le général Udaya Nanayakkara.

Depuis des semaines, le Sri Lanka assurait que les LTTE retenaient en «otages» de 15.000 à 20.000 civils. L'ONU pensait qu'ils étaient au moins 50.000 piégés dans les combats.