Guerre en Ukraine : La justice française ouvre trois nouvelles enquêtes pour « crimes de guerre »

POURSUITES Les faits visés auraient été commis au préjudice de ressortissants français en Ukraine depuis l'invasion de la Russie

20 Minutes avec AFP
L'une des enquêtes porte sur des faits commis à Marioupol, alors que la ville a été assiégée et pilonnée par l'armée russe.
L'une des enquêtes porte sur des faits commis à Marioupol, alors que la ville a été assiégée et pilonnée par l'armée russe. — Viktor Antonyuk/SPUTNIK/SIPA

L’annonce tombe alors que l’onde de choc du massacre de Boutcha continue à secouer le monde. Ce mardi, le Parquet national antiterroriste  (Pnat) français a annoncé l’ouverture trois nouvelles enquêtes pour «crimes de guerre ». Les faits visés auraient été commis au préjudice de ressortissants français en Ukraine depuis l’invasion de la Russie.

Ils se sont déroulés à Marioupol  (sud de l’Ukraine) entre le 25 février et le 16 mars, à Gostomel (région de Kiev) entre le 1er et le 12 mars et Tcherniguiv (nord) depuis le 24 février, date à laquelle les troupes russes ont envahi l’Ukraine, a précisé le Pnat, compétent pour ce type d’infraction, dans un communiqué.

Investigations en cours

« Ils sont susceptibles d’être qualifiés de crimes de guerre matérialisés par des atteintes volontaires à l’intégrité psychique, des attaques délibérées contre des personnes civiles ne prenant pas part aux hostilités, des privations délibérées de biens indispensables à la survie de personnes civiles et/ou des attaques délibérées contre des biens à caractère civil, des vols, destructions et détériorations de biens », a expliqué le parquet antiterroriste.

Les investigations ont été confiées à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH).

Victime ou auteur français

Le Pnat avait déjà ouvert une enquête après le décès de Pierre Zakrzewski, un journaliste franco-irlandais, le 14 mars près de la capitale ukrainienne.

La justice française ne peut ouvrir des enquêtes pour des faits commis en dehors du territoire français que si une victime est française, si l’auteur du crime de guerre allégué est français ou si l’auteur de l’infraction a sa résidence habituelle sur le sol français.