Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron annonce une aide financière et humaine pour les enquêtes sur les massacres

CONFLIT Retrouvez toutes les informations sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine du mardi 5 avril

D. R. et M. F avec AFP
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Emmanuel Macron
Emmanuel Macron — Ludovic MARIN / AFP
  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky va s’exprimer mardi devant le Conseil de sécurité de l’ONU, après la découverte de massacres imputés aux forces russes près de Kiev, et notamment à Boutcha où il s’est rendu lundi.
  • La Russie a nié toute responsabilité, assurant lundi qu’elle allait présenter des « documents » montrant, selon elle, la « vraie nature » des événements intervenus à Boutcha.
  • Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont réclamé lundi la « suspension » de la Russie du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, en réponse « aux images de Boutcha » et l’Union européenne est en discussion pour décider de sanctions sévères envers la Russie.

A LIRE

A VOIR

 

3h30 : Ce live est terminé

Bonne nuit à tous, notre couverture reprend dès 7h00.

3h10 : Le moment où une chienne a été réunie avec son maître à Boutcha

Au milieu de la mort et de l'horreur, une belle histoire.


 

1h30 : 63 républicains ont voté contre une résolution de soutien à l'Otan

63 élus républicains de la Chambre ont voté contre une résolution réaffirmant le soutien américain à l'Otan.


 

0h15 : Une vidéo montre le moment où un blindé russe a tiré sur un cycliste ukrainien à Boutcha

Un des civils tués à Boutcha est un cycliste retrouvé mort à côté de son vélo. Une vidéo de drone filmée par l'armée ukrainienne début mars montre le moment où un blindé russe BMD-4 lui a tiré dessus avec un canon 2A70 de 100 mm. C'est un document qui pourrait être crucial pour prouver la responsabilité de la Russie dans la mort de dizaine de civils de Boutcha.


 

23h00 : Zelensky remercie son «ami» Macron

Les deux présidents ont échangé au téléphone sur l'aide humanitaire pour les villes assiégées et la nécessité d'enquêter sur les «atrocités russes». «Merci, mon ami, pour tes positions de principe», conclut Zelensky.


 

22h08 : Explosions dans la région de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, selon un responsable local

Des explosions ont eu lieu ce mardi soir dans la ville de Radekhiv, à 70 kilomètres de Lviv, la grande ville de l’ouest de l’Ukraine, a annoncé un responsable local, appelant la population à se mettre à l’abri.

« Explosions dans la région de Radekhiv. Tout le monde reste à l’abri », a écrit sur Telegram Maksym Kozitskiï, à la tête de l’administration militaire régionale. Une journaliste de l’AFP à Lviv y a entendu des sirènes d’alerte antiaérienne.

21h55 : Zelensky a évoqué des «dizaines de milliers» d'Ukrainiens envoyés en Russie (et pas des centaines de milliers)

Rectification: Volodymyr Zelensky a notamment affirmé devant le Conseil de sécurité que les forces russes avaient envoyé «des dizaines de milliers» d'Ukrainiens en Russie depuis le début de la guerre, et que ce nombre pourrait plus tard atteindre «des centaines» de milliers (l'interprète de l'ONU avait traduit uniquement «des centaines de milliers»).

21h25 : Moscou dit avoir empêché l’évacuation de chefs militaires ukrainiens par hélicoptère à Maroupol

«Ce matin, 5 avril, autour de Marioupol, une nouvelle tentative du régime de Kiev pour évacuer des chefs du bataillon nationaliste Azov a été avortée. Deux hélicoptères ukrainiens Mi-8, essayant d'atteindre la ville depuis la mer, ont été abattus par des systèmes anti-aériens portatifs», a indiqué le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov.

21 heures : La France va donner des moyens financiers et humains pour les enquêtes sur les massacres

Lors d’un entretien avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron a souligné « la disponibilité de la France à soutenir la justice internationale et contribuer au travail d’enquête et de documentation des violences perpétrées contre des civils, pour faire en sorte que la Russie rende des comptes ».

Paris offre « une contribution financière exceptionnelle de 490.000 euros aux travaux de la Cour Pénale Internationale, et a anticipé le versement de sa contribution annuelle qui s’élève à 13 millions euros. Elle a également proposé de mettre à disposition de la CPI deux magistrats et dix gendarmes », indique l’Elysée dans un communiqué. La France propose également d’envoyer en Ukraine « une équipe technique pour examiner les preuves des crimes commis ».

20h56 : Encore une vidéo d’un fermier qui vole un char russe

Depuis le début du conflit, les vidéos de tracteur tirant des véhicules de l’armée russe fleurissent sur les réseaux et ravissent certains internautes.


 

20h43 : Washington va interdire « tout nouvel investissement » en Russie

Ces mesures punitives mises en place mercredi, incluront en outre « des sanctions renforcées contre les institutions financières et entreprises publiques en Russie, et des sanctions contre des responsables gouvernementaux russes et leurs proches », a indiqué une source proche du dossier.

20h17 : Boris Johnson s’adresse directement aux Russes en vidéo

« Le peuple russe mérite la vérité, vous méritez les faits », a déclaré le dirigeant conservateur en russe au début de cette courte vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, avant de poursuivre en anglais.


Il a estimé que les informations provenant d’Ukraine sur les atrocités attribuées à l’armée russe « à Boutcha, Irpin et ailleurs en Ukraine » avaient « horrifié le monde ». Elles sont « si choquantes, si écœurantes (qu') il n’est pas étonnant que votre gouvernement cherche à vous les cacher », a-t-il souligné. « Votre président sait que si vous pouviez voir ce qui se passe, vous ne soutiendriez pas cette guerre. »

20 heures : Pour le Kremlin, le scandale à Boutcha vise à « torpiller » les négociations russo-ukrainiennes

« Une question se pose : à quoi sert cette provocation ouverte et mensongère ? » a lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov après la découverte de cadavres dans la ville ukrainienne de Boutcha. « Nous sommes amenés à penser qu’elle sert à trouver un prétexte pour torpiller les négociations en cours », a-t-il affirmé dans un message vidéo diffusé à la télévision russe.

19h52 : Vous n’avez rien suivi de cette journée de mardi ?

Retrouvez comme chaque soir notre récap' avec les quatre infos du jour sur l’évolution du conflit en Ukraine.

 

19h16 : 659,5 millions d’euros pour la Moldavie

Une aide a été promise à cette nation parmi les plus pauvres d’Europe, qui doit faire face à un afflux massif de réfugiés ukrainiens.

19h02 : Le Royaume-Uni gèle 350 milliards de dollars du « trésor de guerre de Poutine »

Cette somme correspond à « plus de 60 % des 604 milliards de dollars de devises étrangères du régime », a indiqué la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss. « Les réserves non disponibles, nos sanctions coordonnées repoussent l’économie russe à l’ère soviétique. »

18h20 : Restaurant transformé en cantine humanitaire

Alexandre, 39 ans, a transformé l’activité de son restaurant le « Belouga » pour préparer quelque 4.000 repas chaque jour, distribués dans les territoires occupés par l’armée russe en Ukraine.

Deux des 60 bénévoles ont été tués par des tirs de mortiers et les provisions sont régulièrement confisquées par les soldats russes, révèle-t-il.

 

17h55 : Dans l'espace, Russes et Américains sont restés « amis », témoigne un astronaute

Près d'une semaine après son retour sur Terre, l'astronaute de la Nasa Mark Vande Hei a témoigné de la poursuite de la bonne entente entre astronautes américains et cosmonautes russes à bord de la Station spatiale internationale, malgré l'opposition totale entre leurs deux pays sur l'Ukraine.

17h49 : 600.000 personnes évacuées d'Ukraine vers la Russie, pas enlevées, affirme l'ambassadeur de Russie à l'ONU

La Russie a procédé à l'évacuation de « 600.000 personnes » d'Ukraine, qui ne sont pas parties « sous la contrainte ou enlevées » comme le dit l'Occident, a affirmé mardi au Conseil de sécurité l'ambassadeur russe auprès de l'ONU, Vassily Nebenzia.

17h38 : A l'ONU, la Russie conteste les accusations d'atrocités perpétrées par son armée
17h35 : Zelensky compare la guerre en Ukraine au massacre de Guernica

Il s'agit de la petite ville du Pays basque espagnol bombardée en 1937 par l'aviation nazie durant la Guerre civile espagnole, qui a causé, selon les historiens, la mort de 150 à 300 personnes.

 

17h33 : Crime de guerre, contre l’humanité ou génocide ?

On fait le point sur les trois définitions.

Les « crimes de guerre » se définissent comme des violations graves du droit international commises à l’encontre de civils ou de combattants à l’occasion d’un conflit armé. Parmi les crimes de guerre on trouve : l’homicide, la torture, les prises d’otages, l’utilisation d’enfants soldats, les déportations illégales, les attaques intentionnelles contre des civils, les viols, le pillage ou encore des attaques intentionnelles contre des missions d’aide humanitaire ou de maintien de la paix. L’utilisation de gaz, ou d’armes généralement interdites qui peuvent causer « des souffrances inutiles » ou « frapper sans discrimination » comme des armes à sous-munitions, sont également considérées comme crimes de guerre.

Le crime contre l’humanité se définit comme « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs raciaux ou religieux », selon l’article 6 des statuts du Tribunal international de Nuremberg.

Le génocide est décrit par la Convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide comme un « crime commis dans l’intention de détruire, ou tout, ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ».

 

17h26 : Zelensky mise sur le choc des images

Le président ukrainien a fait diffuser à l’ONU des images très crues de personnes tuées par les troupes russes. Ce sont des « images épouvantables », a déclaré l’ambassadrice britannique Barbara Woodward, en se disant « scandalisée ». Plusieurs corps ou parties de corps figuraient sur ces images, sur un fond sonore accentuant la dramatisation de la vidéo.

17h12 : La Slovénie expulse 33 diplomates russes à son tour
16h58 : « Les forces russes ont envoyé des dizaines de milliers d'Ukrainiens en Russie »
16h56 : « L’ONU doit agir immédiatement »

« Maintenant nous avons besoin de décisions du Conseil de sécurité pour la paix en Ukraine. Si vous ne savez pas comment prendre cette décision, vous pouvez faire deux choses », a déclaré le président ukrainien. « Soit exclure la Russie en tant qu’agresseur et à l’origine de la guerre afin qu’elle ne bloque pas les décisions relatives à sa propre agression. Puis faire tout ce que nous pouvons pour mettre en place la paix (…) Ou l’autre option est de montrer, s’il vous plaît, que nous pouvons nous réformer ou changer (…) S’il n’y a pas d’alternative et d’option, la prochaine option serait de vous dissoudre tous ensemble. »

16h54 : « Il faut que la Russie soit tenue responsable pour crimes de guerre »
16h53 : Volodymyr Zelensky s'exprime devant le Conseil de sécurité de l'ONU
16h51 : Après son éléminiation du Mondial 2022, la Russie retire son recours contre la Fifa

 

 

16h40 : Iryna Venediktova, procureure générale d'Ukraine, alarme sur les atrocités russes commises à Borodyanka

 

16h33 : Plus d'un milliard de personnes dans le monde affectées par la guerre russe en Ukraine, selon le chef de l'ONU

La guerre menée par la Russie en Ukraine, « en violation de la Charte des Nations unies », a des conséquences dans 74 pays en développement, touchant 1,2 milliard de personnes, a affirmé mardi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à l'ouverture d'une réunion du Conseil de sécurité.

16h24 : Marioupol a « dépassé le stade de la catastrophe humanitaire », selon son maire

Marioupol a « dépassé le stade de la la catastrophe humanitaire », a affirmé mardi le maire de cette ville du sud-est de l'Ukraine assiégée par l'armée russe, qualifiant d'« invivable » la situation des quelque 120.000 habitants toujours sur place.

15h58 : Vladimir Poutine dénonce les pressions sur Gazprom en Europe et menace de représailles

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé mardi la «pression» exercée contre Gazprom en Europe, soulignant que nationaliser des actifs russes était « une arme à double tranchant ». «La situation dans le domaine énergétique s'aggrave à cause de mesures grossières, qui ne sont pas liées au marché, notamment la pression administrative sur notre société Gazprom dans plusieurs pays européens », a-t-il dit à la télévision, lors d'une réunion consacrée au secteur agricole.

15h50 : Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken dénonce une « campagne délibérée pour tuer, torturer, violer »

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a dénoncé mardi une «campagne délibérée pour tuer, torturer, violer» à Boutcha, ville ukrainienne où ont été découverts des dizaines de cadavres après le retrait de troupes russes. « Ce que nous avons vu à Boutcha n'est pas l'acte isolé d'une unité dévoyée. C'est une campagne délibérée pour tuer, torturer, violer, commettre des atrocités », a-t-il déclaré avant de s'envoler pour Bruxelles.

15h40 : Plusieurs diplomates de la représentation de la Russie auprès de l'UE déclarés « persona non grata »

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a annoncé mardi avoir décidé de déclarer «persona non grata» plusieurs membres de la représentation de la Russie auprès de l'UE à cause «d'activités contraires» à leur statut de diplomates. « L'ambassadeur russe a été convoqué aujourd'hui par le secrétaire général du service d'actions extérieures pour lui communiquer cette décision », a-t-il précisé. Josep Borrell n'a pas précisé le nombre de diplomates russes concernés par cette mesure.

15h22 : Vladimir Poutine veut « surveiller » les exportations alimentaires vers les pays « hostiles »
15h15 : La guerre en Ukraine freine considérablement le secteur automobile allemand

Le marché et la production automobile allemande ont fortement chuté en mars, reflétant l'impact de la guerre en Ukraine qui a perturbé les chaînes d'approvisionnement et entraîné des interruptions de production.

15h05 : Le patron de l'Otan redoute la découverte « d'autres atrocités » commises par les forces Russes en Ukraine
14h48 : Bruxelles veut bannir le charbon russe et fermer les ports de l'UE aux navires russes

La Commission européenne a proposé mardi aux Vingt-Sept de durcir les sanctions contre Moscou, en arrêtant leurs achats de charbon russe, qui représentent 45% des importations de l'UE, et en fermant les ports européens aux bateaux opérés par des Russes.

14h36 : L'Espagne expulse à son tour « environ 25 » diplomates russes

L'Espagne a à son tour décidé d'expulser environ 25 diplomates russes qui représentaient une « menace pour les intérêts du pays », a annoncé ce mardi le ministre des Affaires étrangères espagnol lors d'une conférence de presse.

14h30 : La Russie ne pourra plus régler sa dette en dollars

Les Etats-Unis n'autorisent plus la Russie, à partir de mardi, à rembourser sa dette avec des dollars détenus dans des banques américaines, renforçant la pression et faisant croître le risque d'un défaut de paiement russe. « Aujourd'hui est la date limite pour que la Russie effectue un autre paiement de la dette », a indiqué à l'AFP un porte-parole du Trésor américain, précisant qu'avec cette mesure, « la Russie doit choisir entre vider ses réserves de dollars restantes ou (utiliser) de nouveaux revenus entrants, ou faire défaut ».

14h25 : La Russie se prépare à prendre « le contrôle de l'ensemble » du Donbass, selon Jens Stoltenberg

La Russie se renforce pour « prendre le contrôle de l'ensemble du Donbass », dans l'est de l'Ukraine, et réaliser « un pont terrestre avec la Crimée », annexée par Moscou en 2014, a affirmé mardi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

14h12 : Les nouvelles sanctions de l'UE « devront intégrer le pétrole et le charbon », selon Jean-Yves Le Drian

Les nouvelles sanctions en discussion au sein de l'Union européenne contre la Russie « devront intégrer le pétrole et le charbon », a déclaré ce mardi à Berlin le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. « Nous travaillons ensemble, la France et l'Allemagne, à la définition de ce que pourrait être ce nouveau paquet (de sanctions) qui devra intégrer le pétrole et le charbon» russes, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères.

13h55 : Jouer aux jeux vidéo pour aider les Ukrainiens

Le studio américain Epic Games va donner 144 millions de dollars à l’aide humanitaire en Ukraine. Il s’agit de l’intégralité de ses bénéfices des deux dernières semaines réalisé avec son jeu vidéo Fortnite.

 

13h47 : Des preuves que l’Ukraine n’a pas mis en scène les civils morts de Boutcha

L’armée ukrainienne a repris il y a seulement quelques jours cette ville au nord-ouest de Kiev aux Russes. Or selon les images satellites publiées par la société américaine Maxar Technologies et qui remontent jusqu’à la mi-mars, on peut distinguer plusieurs corps de civils étendus morts dans une rue de Boutcha ou sur le bas-côté. Ces « images haute résolution (…) corroborent de récentes vidéos et photos sur les réseaux sociaux révélant la présence de corps étendus dans les rues (de Boutcha) et abandonnés depuis plusieurs semaines », indique Maxar Technologies dans un communiqué.

Dans une analyse de gros plans de la rue Iablonska fournis par Maxar, le New York Times a écrit lundi, après les avoir comparés avec des images vidéo des corps jonchant cette rue tournées les 1er et 2 avril, que nombre d’entre eux étaient là depuis trois semaines au moins, lorsque les forces russes contrôlaient la ville.

Corroborant l’analyse du New York Times, l’AFP a également pu recouper ces images satellites avec les photos prises sur place samedi par son équipe, lorsqu’elle a vu les cadavres d’au moins 22 personnes portant des vêtements de civils. De nombreux corps présents sur une image satellite, fournie par Maxar et datée du 19 mars, apparaissent dans la même position au sol et au même endroit que dans les photos de l’AFP, prises deux semaines plus tard.

13h40 : Moscou accuse Kiev de préparer des « mises en scène » de civils tués

En pleine indignation internationale après la découverte de cadavres de civils dans la ville de Boutcha, la Russie, accusée de crime de guerre, nie et donne une toute explication. « Des membres du 72e centre ukrainien des opérations psychologiques ont tourné, le soir du 4 avril, une nouvelle mise en scène filmée de civils prétendument tués par des actions violentes de l’armée russe dans le village de Mochtchoun, à 23 km au nord-ouest de Kiev », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

« Des événements similaires sont en train d’être organisés par les services spéciaux ukrainiens à Soumy (nord-est), Konotop (nord-est) et dans d’autres villes », a-t-il ajouté.

13h37 : Pourquoi le Pnat ouvre trois enquêtes pour crime de guerre en Ukraine ?

Le Parquet national antiterroriste va enquêter sur des actes commis à Marioupol, Gostomel et Tcherniguiv parce qu’il pourrait y avoir eu depuis le début de l’invasion russe des « atteintes volontaires à l’intégrité psychique, des attaques délibérées contre des personnes civiles ne prenant pas part aux hostilités, des privations délibérées de biens indispensables à la survie de personnes civiles et/ou des attaques délibérées contre des biens à caractère civil, des vols, destructions et détériorations de biens », a expliqué le parquet antiterroriste.

13h33 : L’Espagne expulse à son tour « environ 25 » diplomates russes

Ne prenant visiblement pas compte du mécontentement du Kremlin.

13h28 : Le Kremlin pas content des expulsions de diplomates

« La réduction des possibilités de communiquer au niveau diplomatique dans ces conditions difficiles » dénote un « manque de clairvoyance qui va compliquer davantage » les relations entre la Russie et l’UE, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov après l’expulsion de plus de 120 diplomates russes.

13h24 : Vigilance face au risque de trafic d’enfants

Face aux risques de traite d’être humains. La commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson a appelé les Etats membres de l’UE à bien enregistrer les enfants arrivant d’Ukraine, qui comptent pour la moitié des réfugiés. « Nous devons savoir où sont ces enfants, l’ensemble des deux millions (qui ont fui la guerre). Aucun enfant ne doit disparaître », a-t-elle insisté.

De nombreux parents ukrainiens ont dû faire « le choix très, très difficile » de faire partir leurs enfants sans eux pour les mettre à l’abri, a-t-elle souligné. « Ces parents ukrainiens comptent sur nous pour assurer la sécurité de leurs enfants. A nous de leur montrer qu’ils peuvent compter sur nous », a-t-elle ajouté devant les eurodéputés, alors que 3.300 mineurs non accompagnés ont été recensés, selon la commissaire.

Les autorités lituaniennes enquêtent sur un possible trafic d’adoption impliquant 43 enfants, a-t-elle dit, sans plus de précisions. « Il n’y a encore aucun cas confirmé. Mais nous savons d’expérience que le danger est bien réel », a-t-elle ajouté.

13h01 : Plus de 120 diplomates russes expulsés d'Europe en 48 heures

Après la France et l'Allemagne lundi, l'Italie, le Danemark et la Suède ont à leur tour expulsé mardi des dizaines de diplomates russes, marquant une nouvelle dégradation des relations avec Moscou après la découverte de massacres imputés aux forces russes près de Kiev.

 

12h54 : Le parquet antiterroriste français (Pnat) ouvre 3 nouvelles enquêtes pour « crimes de guerre »

Les faits visés auraient été commis à Marioupol (sud de l’Ukraine) entre le 25 février et le 16 mars, à Gostomel (région de Kiev) entre le 1er et le 12 mars et Tcherniguiv (nord) depuis le 24 février, date à laquelle les troupes russes ont envahi l’Ukraine, a précisé le Pnat, compétent pour ce type d’infraction, dans un communiqué.

Ce dernier avait déjà ouvert une enquête après le décès de Pierre Zakrzewski, un journaliste franco-irlandais, le 14 mars près de la capitale ukrainienne.

12h46 : Tout pointe vers des civils ukrainiens visés délibérément, selon l'ONU

« Tous les signes pointent vers le fait que les victimes ont été ciblées délibérément et tuées directement. Et ces preuves sont très inquiétantes », a souligné Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse régulier de l'ONU à Genève, soulignant que le droit humanitaire international interdit de s'attaquer délibérément aux civils, ce qui équivaut à un crime de guerre.

12h20 : Les forces ukrainiennes ont repris le nord, selon la Grande-Bretagne

 

12h10 : Selon le gouverneur de la région Serhiy Haidai, un réservoir d'acide nitrique a été touché par une frappe russe Roubijné

 

11h55 : Alexeï Mechkov, l'ambassade de Russie en France était au Quai d'Orsay ce matin

L'ambassadeur russe a été convoqué ce matin au Quai d'Orsay suite à l'expulsion de plusieurs diplomates russes. Durant cet entretien, la décision d'expulsion lui a été officiellement notifiée, ainsi que la liste des personnels concernés (dont il ne fait pas partie).

11h22 : Pékin réitère son appel à des pourparlers de paix

Pékin a réitéré son appel à des pourparlers de paix pour résoudre le conflit en Ukraine lors d'un entretien entre les ministres chinois et ukrainien des Affaires étrangères, alors que les forces russes sont accusées d'avoir commis des massacres. La communauté internationale a intensifié ces derniers jours ses condamnations à l'encontre de Moscou après la découverte de cadavres dans la région de Kiev imputés à l'armée russe, qui nie toute implication.

11h15 : Ursula von der Leyen et Josep Borrell se rendront « cette semaine » à Kiev

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se rendra « cette semaine » à Kiev accompagnée du chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell, a annoncé ce mardi son porte-parole. 

11h10 : L'Italie expulse 30 diplomates russes

L'Italie a décidé d'expulser 30 diplomates russes pour des raisons de « sécurité nationale », a déclaré mardi à Berlin le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio à la chaîne d'information italienne RaiNews24.

 

11h : Moscou accuse Kiev de préparer des « mises en scène » de civils tués

La Russie a accusé ce mardi les autorités ukrainiennes de préparer des « mises en scène » de civils tués par les forces de Moscou dans plusieurs villes, en pleine indignation internationale après la découverte de cadavres dans la ville de Boutcha. Accusée par les Occidentaux et les autorités ukrainiennes d'avoir massacré des civils dans cette ville proche de Kiev, l'armée russe a démenti toute responsabilité, y voyant une mise en scène appelée à se répéter.

10h10 : Des images satellite de Boutcha semblent réfuter la version russe

Comme dit plus tôt (à 8h49), des images satellite semblent réfuter les affirmations russes selon lesquelles les cadavres de personnes en vêtements civils trouvés dans la ville ukrainienne de Boutcha y étaient déjà avant que les troupes russes n’évacuent les lieux.

Sur celles publiées par la société américaine Maxar Technologies, remontant jusqu’à la mi-mars, on peut distinguer plusieurs corps de civils étendus morts dans une rue de Boutcha ou sur le bas-côté. Ces « images haute résolution (…) corroborent de récentes vidéos et photos sur les réseaux sociaux révélant la présence de corps étendus dans les rues (de Boutcha) et abandonnés depuis plusieurs semaines », indique Maxar Technologies dans un communiqué.


Dans une analyse de gros plans de la rue Iablonska fournis par Maxxar, le quotidien américain New York Times écrit lundi, après les avoir comparés avec des images vidéo des corps jonchant cette rue tournées les 1er et 2 avril, que nombre d’entre eux étaient là depuis trois semaines au moins, lorsque les forces russes contrôlaient la ville.


 

10 heures : L’horreur à Boutcha, toujours

Samedi, l’AFP a vu a Boutcha les cadavres d’au moins 22 personnes portant des vêtements civils dans des rues de la ville. L’une d’elles était couchée près d’un vélo et une autre avait des sacs à provisions à côté d’elle. Un cadavre avait les mains liées dans le dos.

Lundi, les corps de cinq hommes, également avec les mains liées, ont été retrouvés dans la cave d’un sanatorium pour enfants, a annoncé le parquet général ukrainien.

Selon le maire de Boutcha, Anatoly Fedorouk, 280 personnes ont dû être enterrées par les Ukrainiens ces derniers jours dans des « fosses communes » à Boutcha, le nombre de cadavres s’accumulant.

Ce mardi, dans des jardins, on pouvait également encore voir de la terre ou de la pelouse comme labourée par endroits, avec des douilles d’obus éparpillées autour, ou plus ou moins rangées les unes contre les autres, signe de positions d’artillerie pour pilonner la région de Kiev.

9h55 : « Il y avait des hommes très rudes, surtout des officiers du FSB »

Toujours selon Olena, ceux qui ont tiré sur les habitants de Boutcha étaient plus âgés « très bien équipés, ils portaient des uniformes noirs et vert foncé », et non des uniformes de l’armée régulière russe. « Il y avait des bons gars parmi les soldats russes et il y avait des hommes très rudes, surtout des officiers du FSB », les services de sécurité russes, affirme Olena.

« Quand les agents du FSB sont arrivés, ils ont demandé "Pourquoi n’êtes-vous pas partis ?" Je leur ai dit que je vis ici depuis 43 ans, en menant une vie paisible, alors pour aller où ? Là, ils ont commencé à nous traiter de traîtres, parce que n’étions pas partis ».

 

9h50 : « Nos voisins sont sortis pour aller jeter les poubelles... Ils ne sont pas revenus »

« Au début, il y avait surtout des jeunes soldats (russes). Puis, deux semaines plus tard, il y en a eu d’autres. Plus âgés, ils avaient plus de 40 ans. Ils étaient brutaux. Ils ont maltraité tout le monde. Et c’est là que les massacres ont commencé », ajoute Olena, qui raconte le mois d'enfer à Boutcha à nos confrères de l'AFP. 

Seules les femmes étaient autorisées à sortir pour aller chercher de l’eau ou de la nourriture, les hommes, eux, n’avaient pas le droit de se rendre dans les rues et devaient rester chez eux. « Nos voisins sont sortis pour aller jeter les poubelles... Ils ne sont pas revenus. Ils ont été retrouvés par les femmes de notre immeuble, en allant chercher du bois dans la cour d’une maison. Les cadavres gisaient dans le sang sur le sol, avec des traces de balles », détaille l’habitante.

9h45 : Témoin de l’horreur à Boutcha

«Juste devant mes yeux, ils ont tiré sur un homme qui allait chercher de la nourriture au supermarché»... A Boutcha, Olena a raconté à l’AFP comment des forces russes « brutales », différentes des soldats réguliers, ont semé la terreur dans la ville. La localité a été occupée par l’armée russe dès le 27 février et les bombardements y ont cessé le 31 mars.

Pendant tout le mois d’occupation par les forces russes, Olena, 43 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, a vécu à l’abri avec ses enfants de 7 et 9 ans, dans les caves sans électricité d’un immeuble HLM de quatre étages, en compagnie d’autres habitants restés là aussi. « Il n’y avait pas d’armée ukrainienne en ville, seulement la défense territoriale, composée principalement de gardes d’entreprises locales, sans arme. Et puis ils ont fui », quand les Russes sont arrivés. 

9h40 : Démantèlement d’une importante plateforme russe du darknet ​

La « plus grande » plateforme de vente du darknet mondial, dénommée « Hydra Market » et opérant en langue russe depuis 2015, a été démantelée et des bitcoins d’une valeur de 23 millions d’euros ont été saisis, a annoncé mardi la justice allemande.

« Les serveurs du plus grand marché du darknet au monde ont été confisqués et 543 bitcoins pour une valeur totale d’environ 23 millions d’euros ont été sécurisés », selon un communiqué du parquet de Francfort. Les enquêteurs soupçonnent cette plateforme comptant environ 17 millions de clients de servir à des activités criminelles et à du blanchiment d’argent.

9h35 : Le Danemark expulse des… espions russes

Le Danemark va expulser 15 diplomates russes pour espionnage, au lendemain de l’expulsion de diplomates russes de France et d’Allemagne pour des raisons similaires.

« Nous avons établi que les 15 agents de renseignement expulsés ont mené des activités d’espionnage sur le sol danois », a déclaré à la presse le ministre danois des Affaires étrangères, Jeppe Kofod, disant vouloir « envoyer un signal clair à la Russie : l’espionnage sur le sol danois est inacceptable ».

9h28 : Sur la même longueur d'ondes

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s'est entretenu avec son homologue ukrainien Dmytro Kuleba : « Nous partageons tous deux la conviction que mettre fin à la guerre contre l'Ukraine ».


 

09h12 : Bombardements sur Kramatorsk, principale ville aux mains de Kiev dans l’Est

Plusieurs bombardements ont touché dans la nuit de lundi à mardi Kramatorsk, grande ville contrôlée par Kiev dans l’est de l’Ukraine sous la menace d’une offensive des troupes russes.

Selon un journaliste de l’AFP, ces tirs, probablement de missiles ou de roquettes longue portée, ont notamment détruit une école du centre-ville, voisine d’un bâtiment de la police, vers 3 heures heure locale.

Au petit matin, un cratère fumant d’une dizaine de mètres de diamètre était visible dans la cour de l’école, en partie effondrée. De nombreuses vitres ont été soufflées à la ronde mais des habitants du quartier ne faisaient état d’aucune victime, l’école étant apparemment vide. Pour le moment, aucun bilan officiel n’a été communiqué.

09h05 : Sanctions de l’UE prévues mercredi

Interrogé sur RFI, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes Clément Beaune a assuré que l’Union européenne doit adopter de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie dès mercredi. « Les nouvelles sanctions seront probablement adoptées demain », a-t-il déclaré, ajoutant que l’UE devrait également agir rapidement sur les importations de gaz et de charbon en provenance de Russie.

08h58 : Capture d’un tank Russe et escalade

 

08h49 : La preuve par l’image… Satellite

Des internautes tentent de tordre le cou à la réponse russe au massacre de Boutcha. Moscou affirme que les civils découverts morts dans la ville proche de Kiev ont été tués par les Ukrainiens. En utilisant des images satellites, prises le 19 mars, certains internautes sont parvenus à montrer que de nombreux cadavres gisaient déjà sur le macadam de Boutcha. A cette date, les forces russes étaient encore en place dans la ville.


 

08h38 : « Mise en scène » et « provocation »

En Russie, la politique de la dénégation se poursuit. Le Kremlin a affirmé que les corps de civils découverts dans la région de Kiev n’étaient qu’une mise en scène du régime ukrainien, avant de changer son fusil d’épaule et d’affirmer que les corps étaient bien réels, mais que les responsables sont en réalité du régiment ukrainien Azov.

A son tour, le président du parlement russe, Vyacheslav Volodin, a réagi ce mardi. L’agence de presse Reuters rapporte qu’il a déclaré que les photographies insoutenables de civils abattus étaient une « mise en scène » et une « provocation » visant à discréditer la Russie.

08h27 : Des civils torturés dans l’oblast de Soumy

Dmytro Zhyvytsky, le gouverneur de l’oblast de Soumy, situé au nord de Kharkiv, a affirmé ce mardi que l’armée ukrainienne avait retrouvé trois corps de civils torturés. Les cadavres ont été découverts dans le quartier de Konotop, à l’ouest de l’oblast de Soumy. Les forces russes se sont retirées de la région de Soumy le dimanche 3 avril.


 

08h18 : Tatouage improvisé

Oleksandra Makoviy a écrit les noms, dates de naissances et numéros de téléphone de son mari et d’elle-même sur le dos de sa fille. Elle espère ainsi la protéger si elle se perd ou si la guerre rend sa fille orpheline. D’après le Stratcom Centre, qui dépend du ministère de la Culture ukrainien, elle n’est pas la seule à écrire sur le corps de son enfant dans l’espoir de le protéger.


 

08h07 : Les Russes en recul au nord de l’Ukraine

Dans son analyse quotidienne de la guerre en Ukraine, le ministère de la Défense britannique constate le reflux des forces russes au nord de l’Ukraine. « Les combats de bas niveau devraient se poursuivre dans certaines parties des régions nouvellement reprises, mais diminuer considérablement au cours de cette semaine alors que le reste des forces russes se retire », prédit Londres.

Le ministère de la Défense britannique estime les forces russes qui se retirent du nord vont avoir besoin « d’un rééquipement et d’une remise à neuf importante » avant leur « redéploiement » dans l’est du pays.


 

 

8 heures : Mariage dans le métro de Kharkiv

Des bombes, des soins médicaux et de l’amour… Anastasia et Anton, volontaires, prodiguent des soins médicaux aux civils et militaires dans la deuxième ville d’Ukraine. Ils ont décidé de se marier, dans le métro de Kharkiv où de nombreux civils se protègent des bombardements russes.


 

07h52 : A Moscou, photographies en miroir avec Boutcha

Un artiste russe a publié des photographies dans quatre lieux russes emblématiques (Jardin Alexandre, Cathédrale du Christ-Sauveur, Rue Nikolskaïa, Vieil Arbat). On y voit un homme, allongé le visage contre le sol, les mains liées dans le dos, en référence aux civils abattus à Boutcha dont certains ont été retrouvés dans cette même position.


 

07h43 : Descendante de Tolstoï, elle choisit d’accueillir des réfugiés ukrainiens

Sous le regard perçant de Léon Tolstoï, l’arrière-petite-fille du vénéré écrivain russe écoute intensément les horreurs qu’a vécues Anastasia Sheludko avant de fuir l’Ukraine pour la Suisse.

L’invasion de l’Ukraine par le pays natal de son illustre ancêtre a été un choc immense, confie Marta Albertini, poussant la dame de 84 ans à vouloir faire quelque chose. Elle prête un appartement à Anastasia Sheludko et sa mère, dans le petit village alpin de Lens, non loin de la station très huppée de Crans-Montana.

07h34 : La banane d’Equateur, victime de la guerre en Ukraine

L’Equateur, premier exportateur mondial de bananes, subit les conséquences des sanctions internationales contre la Russie : invendus, surproduction et baisse des cours entraînent l’arrêt de sites de production et chômage forcé.

Destination de 21 % des exportations équatoriennes de bananes (698 millions de dollars par an), la Russie a cessé de recevoir des cargaisons depuis son invasion de l’Ukraine.

Selon la Banque mondiale, l’Equateur était en 2020 le premier exportateur mondial de bananes (3,83 milliards de dollars de recettes) mais l’Equateur est fortement dépendant du marché russe.

07h27 : Face aux sanctions, la ville-usine de Lada au bord du gouffre

Togliatti, ville « mono-industrielle », ne fait qu’un avec la gigantesque usine de voitures Avtovaz, premier constructeur de Russie. Mais à cause des sanctions internationales, cette cité et ses ouvriers risquent d’être entraînés dans un gouffre.

« Pour Togliatti, l’usine, c’est tout. Toute la ville a été construite autour » à l’époque soviétique, raconte Irina Mialkina, 33 ans, qui travaille dans un entrepôt de pièces détachées depuis onze ans. La construction de l’usine a commencé en 1966 avec le concours de Fiat dans cette ville nommée d’après le communiste italien Palmiro Togliatti.

Du fait des sanctions, composants et pièces détachées n’arrivent plus. Les ouvriers sont au chômage technique, payés aux deux tiers. Irina touche donc 13.000 de ses 20.000 roubles mensuels, soit moins de 140 euros.

07h18 : 20 réfugiés ukrainiens à Tokyo

Le Japon, habituellement très réfractaire à l'accueil de réfugiés, a accueilli mardi 20 Ukrainiens ayant fui la guerre et qui sont arrivés à l'aéroport de Tokyo à bord d'un avion gouvernemental japonais.

Ces personnes, qui se trouvaient en Pologne à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, sont arrivées avec le ministre japonais des Affaires étrangères Yoshimasa Hayashi qui était en visite à Varsovie. 

Le Japon n'accepte généralement que quelques dizaines de réfugiés par an sur des milliers de candidats, et ses frontières sont actuellement fermées à quasiment tous les visiteurs étrangers dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

07h15 : Récolte amère pour les vergers moldaves

Dans un entrepôt du nord de la Moldavie, les caisses remplies de pommes toutes rouges s’empilent jusqu’au plafond mais pour le patron des lieux, cette abondance n’a rien de réjouissant. Depuis l’invasion de l’Ukraine voisine par la Russie le 24 février, de nombreux agriculteurs ne savent plus où écouler leur marchandise traditionnellement destinée à la Russie.

Ancienne république soviétique de 2,6 millions d’habitants nichée entre la Roumanie et l’Ukraine, la Moldavie « se trouve dans une situation difficile », s’inquiète le secrétaire général du gouvernement, Dumitru Udrea, interrogé par l’AFP.

La guerre en Ukraine a entraîné un afflux de réfugiés à l’impact conséquent sur l’économie du pays, qui souffre aussi de la rupture des chaînes d’approvisionnement et de la flambée des factures de gaz et d’électricité. « En 2022, nous redoutons une contraction de l’économie de 3 % dans un scénario optimiste et de 15 % dans le plus sombre », détaille-t-il, alors que l’inflation pourrait atteindre 30 % d’ici la fin de l’année.

07h10 : Zelensky attendu devant l’ONU ​

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky va s’exprimer mardi devant le Conseil de sécurité de l’ONU, après la découverte de massacres imputés aux forces russes près de Kiev, et notamment à Boutcha où il s’est rendu lundi.

Le dirigeant, qui a dénoncé des « crimes de guerre » et un « génocide » après la mise à jour de dizaines de cadavres portant des vêtements civils à Boutcha et dans d’autres localités près de la capitale ukrainienne, interviendra devant le Conseil de sécurité pour la première fois depuis l’invasion de son pays par la Russie, a indiqué le Royaume-Uni qui préside actuellement cette instance des Nations unies.

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur ce live !

On continue de suivre l’actualité de la guerre en Ukraine avec vous. Après que de nombreux corps de civils ont été découvert à Boutcha, près de Kiev, la communauté internationale se met en mouvement. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont réclamé lundi la « suspension » de la Russie du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, en réponse « aux images de Boutcha » et l’Union européenne est en discussion pour décider de sanctions sévères envers la Russie. De son côté, Moscou nie la responsabilité de son armée.