Guerre en Ukraine : Les Etats-Unis vont tenter de faire suspendre la Russie du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

SANCTIONS Une suspension en réponse « aux images de Boutcha », ville ukrainienne où ont été retrouvés de nombreux cadavres après le départ des forces russes

20 Minutes avec AFP
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L’Assemblée générale de l'ONU, à New York le 3 mars 2022.
L’Assemblée générale de l'ONU, à New York le 3 mars 2022. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont réclamé ce lundi la « suspension » de la Russie du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, en réponse « aux images de Boutcha », ville ukrainienne où ont été retrouvés de nombreux cadavres après le départ des forces russes.

Un tweet sans équivoques

« Nous ne pouvons pas laisser un Etat membre qui est en train de saper tous les principes qui nous tiennent à cœur participer au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU », a tweeté l’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield.

Elle s’est adressée aux 140 pays qui ont « déjà voté pour condamner » l’invasion russe de l’Ukraine, dans une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU : « Les images de Boutcha et la dévastation à travers l’Ukraine nous imposent à présent de passer de la parole aux actes ».

Le Royaume-Uni solidaire

« En étroite coordination avec l’Ukraine et les autres Etats membres et partenaires à l’ONU, les Etats-Unis vont travailler à la suspension de la Russie du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU », a ajouté la diplomate, actuellement en visite en Roumanie. « On ne peut pas laisser la Russie utiliser son siège au Conseil comme outil de propagande lui permettant de suggérer qu’elle a une préoccupation légitime au sujet des droits humains », a-t-elle ajouté.

Une telle suspension doit être décidée par l’Assemblée générale des Nations unies, lors d’un vote à la majorité des deux tiers des 193 Etats membres de l’organisation mondiale. Le Royaume-Uni a immédiatement apporté son soutien à la démarche américaine. « La Russie ne peut pas demeurer membre du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU », elle « doit être suspendue », a déclaré sur Twitter la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss.