Guerre en Ukraine : Les corps de 410 civils retrouvés dans les territoires libérés, l'ONU s'interroge sur un « crime de guerre »...

MONDE Retrouvez toutes les informations sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine sur la journée de dimanche

X.R.
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Pour les civils comme pour l'armée, l'image des corps jonchant les rues de Boutcha sera difficile à oublier.
Pour les civils comme pour l'armée, l'image des corps jonchant les rues de Boutcha sera difficile à oublier. — Sergei SUPINSKY / AFP

L’ESSENTIEL

  • Une série de frappes ont touché Odessa, principal port dans le sud du pays, ce dimanche matin, mais sans faire de victimes.
  • Après le retrait des troupes russes du nord du pays, l’armée ukrainienne annonce avoir « libéré » la totalité de la région de Kiev.
  • Les discussions diplomatiques se poursuivent entre la Russie et l’Ukraine, malgré l’échec de l’instauration d’un couloir humanitaire à Marioupol et une attaque sur le sol russe.

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Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis ! On continue à suivre l’actualité en Ukraine 24h/24, retrouvez notre nouveau live ici :

 

19h07 : « Choqué », le chef de l’ONU réclame une « enquête indépendante »

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit dimanche « profondément choqué par les images de civils tués à Boutcha », dans la région de Kiev, où de nombreux corps ont été découverts après le départ des forces russes. « Il est essentiel qu’une enquête indépendante permette de faire rendre des comptes » aux responsables, a-t-il ajouté dans un bref communiqué.

18h56 : Olaf Scholz réaffirme vouloir de nouvelles sanctions

« Nous déciderons de nouvelles mesures entre Alliés dans les prochains jours », a-t-il assuré lors d’une courte déclaration à la chancellerie. « Le président Poutine et ses soutiens en subiront les conséquences », a-t-il promis, assurant que « les meurtres de civils sont des crimes de guerre ».

18h47 : Les corps découverts à Boutcha « soulèvent de sérieuses questions quant à d’éventuels crimes de guerre » selon l’ONU

« Nous ne sommes pas encore en mesure de commenter directement les causes et les circonstances des décès de civils à Boutcha, mais ce que l’on sait à ce jour soulève clairement des questions sérieuses et inquiétantes sur de possibles crimes de guerre et de graves violations du droit international humanitaire », a déclaré le bureau des droits de l’Homme de l’ONU.

18h38 : L’Espagne demande une enquête sur les « crimes de guerre » face aux « images insoutenables » en Ukraine

« Les images insoutenables de Boutcha après le retrait des troupes russes nous indignent profondément. Toute ma solidarité avec les victimes de cette barbarie », a écrit sur Twitter le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares. « Les crimes de guerre doivent faire l’objet d’une enquête rapide et les responsables doivent être punis », a-t-il ajouté.

18h22 : Jean-Luc Mélenchon dénonce une « pure sauvagerie meurtrière »


 

18h17 : Boris Johnson qualifie de « crimes de guerre » les « attaques abjectes » contre des civils à Boutcha
18h10 : Les corps de 410 civils retrouvés dans les territoires récemment libérés près de Kiev

« 410 corps de civils morts ont été évacués des territoires libérés » autour de la capitale et « les experts médico-légaux en ont déjà examiné 140 », a annoncé la procureure générale d’Ukraine Iryna Venediktova. Parallèlement, des témoins sont recherchés dans la population locale et des preuves photo et vidéo sont rassemblées, a poursuivi la procureure. Dans la seule ville de Boutcha, au nord-ouest de Kiev, près de 300 personnes ont été enterrées dans des fosses communes, ont affirmé les autorités ukrainiennes.

17h51 : Manifestation à Pantin contre la « différence de traitement » entre les exilés ukrainiens et les autres

Quelque 250 personnes ont manifesté dimanche à Pantin, aux portes de Paris, pour dénoncer « la différence de traitement » entre les réfugiés et réclamer un accueil pour tous similaire à celui des exilés ukrainiens. Derrière une banderole « accueil pour tous » et en tête du cortège, une trentaine d’Afghans qui se sont installés depuis des mois dans un campement précaire sur un terrain mis à disposition par la mairie de Pantin.

« Je vis sous une tente avec deux copains, sans douche ni toilettes et dans le froid », confie Mohammad Sadgifar. « Qu’est-ce que les Ukrainiens ont de plus que nous ? », s’est interrogé cet Afghan de 24 ans arrivé il y a quatre jours en France. « L’Afghanistan n’est pas un pays sûr. Remember les Talibans », affiche la pancarte qu’il brandit. Pendant leur parcours le long du canal de l’Ourcq, les manifestants ont appelé à offrir « un toit pour tous » et proclamé « Kaboul, Kyiv même combat ».

17h24 : La population fuit Kramatorsk par peur d’une offensive russe

Des centaines de personnes fuient la ville de Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine, par peur d’une possible offensive russe sur cette partie du pays. Ils étaient des centaines aujourd’hui, femmes, enfants et personnes âgées, à prendre le train depuis la gare de cette ville sous contrôle du gouvernement de Kiev.

Le départ s’est fait dans l’ordre, avec l’aide de volontaires sur place, mais dans un climat de tristesse, de résignation et pour beaucoup d’angoisse. « J’envoie mes enfants à l’ouest dans un endroit plus sûr, comme tout le monde », explique Andreï, dont l’épouse et les deux filles devaient embarquer dans un train en direction de Lviv.

17h06 : L’armée russe dément avoir tué des civils à Boutcha

La Russie affirme que les images de civils morts sont une fabrication de l’Ukraine. Sur une vidéo qui circule sur Internet, où des soldats ukrainiens en voiture découvrent les rues jonchées de cadavres, des internautes pro-russes prétendent voir une main bouger ou un mort se déplacer. De simples effets d’optiques dus à un reflet dans le pare-brise et à la forme du rétroviseur en réalité, facilement démontrables.

« Pendant la période au cours de laquelle cette localité était sous le contrôle des forces armées russes, pas un seul résident local n’a souffert d’actions violentes », a déclaré le ministère. Il a affirmé que les images de cadavres dans les rues de la ville étaient « une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux ».

17h04 : Plus d’un demi-million de personnes sont retournées en Ukraine

« Au cours de la semaine écoulée, 144.000 personnes ont quitté l’Ukraine et 88.000 y sont arrivées. Au total (…), environ 537.000 de nos compatriotes sont rentrés en Ukraine », a déclaré dans un communiqué le ministère ukrainien de l’Intérieur, citant les données du Service national des frontières.

16h57 : « Les autorités russes devront rendre des comptes », déclare Mario Draghi

« Les images des crimes commis à Boutcha et dans les autres zones libérées par l’armée ukrainienne nous laissent sans voix. La cruauté des massacres de civils désarmés est terrifiante et intolérable », déclare le chef du gouvernement italien dans un communiqué. « Les autorités russes devront (…) rendre des comptes ».

16h38 : Avec les sanctions, les émigrés tadjiks reviennent au pays

Au Tadjikistan, pays le plus pauvre d’Asie centrale, l’argent envoyé par les émigrés à leur famille représente un quart du PIB. La plupart des Tadjiks qui émigrent vont travailler en Russie, le russe étant l’une des langues officielles de leur pays. Mais avec les sanctions qui frappent le Kremlin, envoyer de l’argent à Douchanbé est devenu presque impossible. De nombreux émigrés préfèrent alors quitter la Russie et revenir au pays.



 

15h58 : Zelensky accuse la Russie de commettre un « génocide » en Ukraine

« Oui, c’est un génocide. L’élimination de toute la nation et des gens, nous sommes citoyens d’Ukraine. Nous avons plus de 100 nationalités. Il s’agit de la destruction et de l’extermination de toutes ces nationalités », déclare le président ukrainien sur la chaîne américain CBS, après la découverte de nombreux corps de civils à Boutcha, près de Kiev.

15h51 : « Les autorités russes devront répondre de ces crimes », affirme Macron sur Twitter


 

15h36 : Olaf Scholz veut que la lumière soit faite sur les « crimes commis par l’armée russe » contre des civils

« Nous devons faire toute la lumière sur ces crimes commis par l’armée russe », a indiqué le chef du gouvernement allemand dans une courte déclaration transmise par son service de presse. « Les auteurs de ces crimes et leurs commanditaires doivent rendre des comptes », a-t-il ajouté réclamant notamment que des organisations internationales aient accès à la région pour « documenter ces atrocités ».

15h27 : Jens Stoltenberg pas « trop optimiste » sur une désescalade russe

Interrogé sur le départ des forces russes de la région de Kiev, que les forces ukrainiennes ont dit avoir repris, le secrétaire général de l’Otan s’est montré prudent : « Nous ne devons pas être trop optimistes » car « nous redoutons une potentielle augmentation des attaques, notamment dans le Sud et l’Est ».

15h21 : Les violences à Boutcha sont « un coup de poing à l’estomac », « cela doit s’arrêter », estime Anthony Blinken

Les violences imputées aux forces russes à Boutcha, dans la région de Kiev, sont « un coup de poing à l’estomac », « cela doit s’arrêter », a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. « Nous ne pouvons pas normaliser cela. C’est la réalité de ce qui se passe chaque jour, tant que la brutalité de la Russie contre l’Ukraine se poursuit », a-t-il dit sur la chaîne CNN, réaffirmant que les Etats-Unis contribuaient à « documenter » d’éventuels « crimes de guerre » pour que leurs responsables « rendent des comptes ».

15h13 : L’Otan dénonce des actes « horribles » et « absolument inacceptables » contre les civils

Les meurtres de civils imputés à l’armée russe à Boutcha, près de Kiev, sont « horribles », a déclaré dimanche le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, dénonçant une « brutalité inédite en Europe depuis des décennies ». « Il est absolument inacceptable que des civils soient pris pour cibles et tués, et cela souligne l’importance de mettre fin à cette guerre », a-t-il dit sur la chaîne américaine CNN.

15h05 : Jean-Yves Le Drian « condamne avec la plus grande fermeté » les faits à Boutcha

« J’ai pris connaissance des informations faisant état d’exactions massives commises par les forces russes dans des villes ukrainiennes qu’elles occupaient ces dernières semaines, en particulier dans la localité de Boutcha. Je condamne avec la plus grande fermeté de tels actes constitutifs, s’ils sont confirmés, de crimes de guerre », a déclaré le ministre Jean-Yves Le Drian dans un communiqué transmis à l’AFP.

« Nous travaillerons, en lien avec nos partenaires, les autorités ukrainiennes et les juridictions internationales compétentes, notamment la Cour pénale internationale, pour que ces actes ne restent pas impunis et que leurs responsables soient jugés et condamnés », a-t-il ajouté.

14h55 : 57 corps dans une fosse commune à Boutcha

Les corps de 57 personnes ont été retrouvés dans une fosse commune à Boutcha, ville proche de Kiev reprise par les forces ukrainiennes où de nombreux cadavres avaient déjà été découverts, a déclaré dimanche le chef des secours locaux. Une dizaine de cadavres étaient visibles, certains seulement partiellement inhumés, derrière une église du centre de cette localité située au nord-ouest de la capitale ukrainienne. Plusieurs étaient dans des sacs mortuaires noirs, d’autres portaient des vêtements civils.

14h39 : « Impossible » d’isoler la Russie dans le monde contemporain selon Moscou

« Il ne peut être aucun isolement de la Russie, c’est technologiquement impossible dans le monde contemporain », assure le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une interview à la chaîne de télévision publique russe Rossia 1, dont des extraits ont été publiés par les agences de presse russes. « La Russie elle-même est bien plus grande que l’Europe », ajoute-t-il.

Les sanctions internationales ne cessent de se multiplier contre la Russie depuis le début de son opération militaire en Ukraine le 24 février. « Mais tôt ou tard, nous devrons établir un dialogue, que quelqu’un outre-Atlantique le souhaite ou non », souligne Dmitri Peskov.

14h31 : Ursula von der Leyen « consternée » les récits après le départ des troupes russes

La présidente de la Commission européenne réclame une enquête indépendante pour faire la lumière sur les « crimes de guerre » observés à Boutcha, mais aussi dans d’autres localités reprises par l’armée ukrainienne après le départ des soldats russes.



 

13h59 : Boutcha comparé au massacre de Srebrenica

« Région de Kiev. L’enfer au XXIe siècle. Les corps d’hommes et de femmes qui ont été tués avec les mains liées. Les pires crimes du nazisme sont de retour en Europe. Ceci a été fait délibérément par la Russie », a tweeté un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, après la diffusion de photos montrant les cadavres de civils retrouvés en pleine rue à Boutcha.

Comparant Boutcha au massacre de Srebrenica en Bosnie en 1995, il a accusé l’Occident d’essayer « de ne pas provoquer les Russes » pour éviter une troisième guerre mondiale. « Comme résultat, le monde a vu une horreur indescriptible d’inhumanité à Boutcha, Irpin, Gostomel. Des centaines, des milliers de gens tués, déchirés, violés, attachés, violés à nouveau et tués à nouveau », a-t-il écrit sur la messagerie Telegram.

« Allez-vous encore essayer de vous détourner ? D’organiser un autre sommet pour vous inquiéter et secouer la tête ? », a-t-il lancé, s’adressant aux dirigeants européens. La chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien, Lioudmila Denissova, a pour sa part dénoncé un « génocide » et un « crime contre l’humanité », appelant à juger et infliger les peines les plus sévères à la « horde barbare de la Russie ».

13h17 : Liz Truss espère une enquête de la Cour pénale internationale

« Nous ne permettrons pas à la Russie de dissimuler son implication dans ces atrocités au moyen d’une désinformation cynique », indique la ministre des Affaires étrangères britannique après les corps retrouvés à Boutcha. Elle assure que le Royaume-Uni soutiendrait « pleinement toute enquête par la Cour pénale internationale » et a appelé une nouvelle fois à « accroître les sanctions » contre la Russie.

13h07 : Berlin dénonce « un terrible crime de guerre » à Boutcha et veut plus de sanctions contre la Russie

« Ce terrible crime de guerre ne peut pas rester sans réponse », affirme le vice-chancelier et ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck au journal allemand Bild, au lendemain de la découverte de nombreux cadavres à Boutcha, une ville au nord-ouest de Kiev, reprise aux Russes. « Je pense qu’un renforcement des sanctions est indiqué. C’est ce que nous préparons avec nos partenaires de l’UE », ajoute l’écologiste.

12h50 : Le réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius tué à Marioupol

Le réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius, 45 ans, a été tué en tentant de quitter Marioupol, ville portuaire du sud-est de l’Ukraine assiégée par les forces russes, a annoncé l’armée ukrainienne. « Les occupants russes ont tué le réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius, auteur du documentaire "Mariupolis", alors qu’il tentait de quitter Marioupol », a indiqué sur Twitter l’agence de presse du ministère ukrainien de la Défense.

La mort du documentariste a également été annoncée par le réalisateur russe Vitali Manski, fondateur du respecté festival moscovite Artdocfest auquel Mantas Kvedaravicius avait déjà été convié. Il « a été tué aujourd’hui à Marioupol, caméra à la main, dans cette guerre merdique du mal contre le monde entier », a écrit Vitali Manski sur Facebook. Né en 1976, Mantas Kvedaravicius s’était fait connaître avec « Mariupolis », tourné à Marioupol et présenté pour la première fois au Festival international du film de Berlin en 2016.

12h42 : A Malte, le pape condamne à nouveau la « guerre sacrilège » en Ukraine

Le pape François a de nouveau condamné dimanche à Malte « la guerre sacrilège » en Ukraine « martyrisée », quelques heures après la découverte de cadavres de civils qui a suscité choc et indignation. « Prions pour la paix en pensant à la tragédie humanitaire de l’Ukraine martyrisée, encore sous les bombardements de cette guerre sacrilège », a déclaré le pape à l’issue d’une messe en plein air devant au moins 12.000 personnes dans la capitale La Valette. Hier, il avait fustigé l’invasion russe, évoquant « quelque puissant, tristement enfermé dans ses prétentions anachroniques d’intérêts nationalistes », qui « provoque et fomente des conflits ».

12h34 : 20 Minutes a suivi les chasseurs alpins français en Estonie

Nom de code de la mission : Lynx. Le 7e bataillon de chasseurs alpins s'est envolé pour l'Estonie après le début de la guerre en Ukraine, dans le but de renforcer la défense du flanc oriental de l'Otan. Notre envoyé spécial en Estonie Mickaël Bosredon a pu les suivre lors d'un exercice sur le terrain.



 

12h28 : Près de 4,2 millions de réfugiés

Près de 4,2 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis l’invasion ordonnée par le président russe Vladimir Poutine le 24 février, et environ 40.000 de plus sont arrivés dans les dernières 24h, selon les chiffres de l’ONU. Le Haut-commissariat aux réfugiés recensait exactement 4.176.401 réfugiés ukrainiens samedi en milieu de journée. Ce sont 38.559 de plus que lors du précédent pointage vendredi.

12h08 : Les attaques contre des civils doivent faire l’objet d’une « enquête pour crimes de guerre », selon Liz Truss

« Alors que les troupes russes sont contraintes de battre en retraite, nous voyons de plus en plus en plus de preuves des actes révoltants commis par les forces d’invasions dans des villes comme Irpin et Boutcha », a déclaré Liz Truss dans un communiqué. Ces « attaques indiscriminées contre des civils innocents » doivent faire l’objet d’une « enquête pour crimes de guerre », a-t-elle ajouté.

11h57 : Onze maires et dirigeants locaux « enlevés » par les Russes en Ukraine

« A ce jour, onze chefs de communautés locales des régions de Kiev, Kherson, Kharkiv, Zaporojie, Mykolaïv et Donetsk sont en captivité », annonce la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, dans une vidéo sur Telegram. « Nous en informons le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l’ONU, toutes les organisations possible comme pour les autres civils disparus », a-t-elle ajouté en demandant « à tous de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour leur retour ».

Elle a par ailleurs annoncé que la responsable du village de Motyjine, à l’ouest de Kiev, « a été tuée en captivité » par les troupes russes. L’enlèvement d’Olga Soukhenko et son mari, également retrouvé mort samedi, avait été annoncé le 26 mars par le parquet ukrainien.

11h45 : L’Ukraine dénonce un « massacre délibéré » à Boutcha

« Le massacre de Boutcha était délibéré », a dénoncé dimanche le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba au lendemain de la découverte de nombreux cadavres dans cette ville au nord-ouest de Kiev, tout juste reprise à l’armée russe. « Les Russes veulent éliminer autant d’Ukrainiens qu’ils le peuvent. Nous devons les arrêter et les mettre dehors. J’exige de nouvelles sanctions dévastatrices du G7 MAINTENANT », a-t-il écrit sur Twitter.

11h38 : Charles Michel dénonce les « atrocités » de l’armée russe et réclame plus de sanctions

« Choqué par les images obsédantes des atrocités commises par l’armée russe dans la région libérée de Kiev », a écrit Charles Michel sur Twitter, en mentionnant le hashtag « #BuchaMassacre », du nom de la localité ukrainienne reprise aux Russes, où près de 300 personnes ont été enterrées dans des fosses communes. « L’UE aide l’Ukraine et des ONG à rassembler les preuves nécessaires pour des poursuites devant les cours internationales », a précisé le président du Conseil européen.



 

11h27 : Simon Fourcade invectivé par un biathlète ukrainien

A la télévision russe Match TV, ainsi que lors des championnats du monde junior, le français Simon Fourcade a affiché son soutien aux biathlètes russes et biélorusses, privés de drapeau et d’hymne officiel. « Aux États-Unis, quand les officiels américains ont commencé à arracher le drapeau, les symboles de la Russie, j’ai vu la grande détresse, la tristesse des athlètes et des entraîneurs. Ils ne sont pas coupables de cette guerre, ils ont été pris en otage de la situation. »

Une décla qui passe mal pour Dmytro Pidruchnyi, biathlète ukrainien qui a pris les armes contre la Russie. « L’interview de Simon Fourcade avec des journalistes russes m’a vraiment scandalisé. Tout d’abord, Martin et Simon, allez au diable, J’espère que vos enfants ne ressentiront jamais la douleur que les enfants ukrainiens ont rencontrée. Des enfants qui ont quitté leur maison, qui ont entendu le bruit des explosions, qui ont vu leurs mères violées et des proches tués. Je suis désolé d’avoir voté pour Martin à la commission des athlètes du CIO, que de si grands athlètes s’avèrent des gens de merde. »

11h16 : Du bénéfice à retardement pour les marchands d’armes américains

Les milliers de missiles, drones et munitions envoyés par les Etats-Unis en Ukraine n’ont pas rempli directement les coffres des marchands d’armes américains mais ces derniers devraient profiter à plus long terme du conflit, avec des pays occidentaux soucieux de muscler leur défense face à la Russie. Washington, comme certains de ses alliés, a puisé dans ses stocks pour fournir à l’armée ukrainienne ses missiles Stinger et Javelin, des armes payées depuis longtemps à leurs fabricants Lockeed-Martin et Raytheon Technologies.

S’il n’y a donc pas eu d’achat supplémentaire, il va falloir reconstituer les stocks, une aubaine pour les fabricants. De plus, plusieurs pays européens ont annoncé leur intention de relever le budget de leur armée, notamment l’Allemagne. Dans ce contexte, « les pays vont aussi probablement chercher à augmenter l’interopérabilité (de leurs équipements) avec ceux des Etats-Unis, qui est quand même le pilier de l’OTAN », explique Eric Heginbotham, du Centre des études internationales du MIT. L’Allemagne a ainsi décidé mi-mars d’acquérir des avions de chasse F-35 de Lockheed, les mêmes que ceux utilisés par les Etats-Unis.

11h04 : L’horreur à Boutcha

Stupeur lors de la libération de Boutcha, une ville proche de Kiev. Les corps d’une vingtaine d’hommes, dont l’un présente une large blessure à la tête, gisent dans une rue, éparpillés sur plusieurs centaines de mètres. « Toutes ces personnes ont été abattues, tuées d’une balle à l’arrière de la tête », assure Anatoly Fedorouk, le maire de cette ville que les soldats ukrainiens ont repris aux Russes, et où près de 300 personnes ont été enterrées « dans des fosses communes ».

« Dans certaines rues, on voit 15 à 20 cadavres sur le sol » mais « je ne peux pas dire combien il y en a encore dans des cours, derrière les palissades », poursuit le maire. Plusieurs personnes retrouvées mortes ont les mains attachées par une bande de tissu blanche, utilisée pour montrer qu’elles n’avaient pas d’armes, explique-t-il. La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss s’est dite, sur Twitter, « horrifiée par les atrocités à Boutcha et d’autres villes ».

10h55 : Le chef de la diplomatie grecque à Odessa aujourd’hui

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, devrait arriver « très bientôt » à Odessa, le grand port ukrainien sur la Mer Noire bombardé dimanche matin par les forces russes, a annoncé son ministère. « Il apporte de l’aide humanitaire, qui sera remise aux autorités de la ville », et compte discuter avec eux de « la création d’un mécanisme permanent de distribution d’aide humanitaire ».

Le ministre avait annoncé en mars son intention de se rendre, avec de l’aide humanitaire, à Marioupol, qui compte la plus importante communauté grecque du pays. Mais le siège acharné de ce port stratégique de la Mer d’Azov a empêché ce voyage.

10h49 : De nouvelles images d'Irpin


 

10h41 : Le négociateur russe salue une approche « plus réaliste » de l’Ukraine

Le négociateur en chef russe dans les pourparlers de paix avec l’Ukraine, Vladimir Medinski, s’est satisfait sur Telegram que « la partie ukrainienne a adopté une approche plus réaliste des questions liées au statut neutre et dénucléarisé de l’Ukraine ». Un projet d’accord n’est toutefois pas encore prêt à être présenté aux deux présidents. Suite aux propos du négociateur ukrainien, affirmant que Moscou avait « accepté » les positions ukrainiennes, Vladimir Medinski a tenu à faire « une objection ». « En réalité (…), tous ces accords obtenus à Istanbul ne sont rien d’autre que ce que la Russie réclame depuis 2014 », notamment le statut neutre et dénucléarisé de l’Ukraine et le non-déploiement de bases militaires étrangères sur son territoire. Si David Arakhamia « qualifie tout cela de position ukrainienne, laissons-le faire cela », ajoute-t-il.

10h33 : Une raffinerie détruite à Odessa, selon Moscou

« Ce matin, des missiles maritimes et terrestres de haute précision ont détruit une raffinerie et trois sites de stockage de carburants et de lubrifiants près de la ville d’Odessa », a indiqué à Moscou le ministère russe de la Défense dans son point quotidien.

10h25 : L’Ukraine affirme que la Russie a accepté « oralement » les propositions de Kiev

Le négociateur en chef ukrainien dans les pourparlers de paix avec la Russie, David Arakhamia, a affirmé samedi que Moscou avait accepté « oralement » les principales propositions ukrainiennes, ajoutant que Kiev attendait désormais une confirmation écrite. « La Fédération de Russie a donné une réponse officielle à toutes les positions (ukrainiennes), à savoir qu’elle les accepte, sauf en ce qui concerne la question de la Crimée », annexée par Moscou en 2014, a-t-il assuré à la télévision.

Un référendum sur la neutralité de l’Ukraine, « seule façon de sortir de cette situation », a été convenu. Si les Ukrainiens ne donnent pas leur accord à un tel statut, « nous reviendrons soit à un état de guerre, peut-être, soit à de nouvelles négociations ». Le Kremlin a insisté sur le fait que l’Ukraine devait renoncer à entrer dans l’Otan et opter pour la neutralité.

10h18 : Jusqu’à 1,5 % de croissance en moins pour l’Europe

L’invasion russe de l’Ukraine pourrait coûter « un point à un point et demi » de croissance à l’Europe, en fonction de la durée du conflit, tandis que l’inflation pourrait encore augmenter « de deux points à deux points et demi », a estimé la cheffe économiste de l’OCDE, Laurence Boone, auprès du Journal du dimanche.

Si la Française précise que « le degré d’incertitude est élevé » quant à ces estimations, elle considère qu’il faudra mener « une réflexion en profondeur concernant les sujets fondamentaux, dont la sécurité alimentaire, énergétique et numérique, ainsi que l’organisation des échanges commerciaux ».

10h10 : Les Etats baltes ont cessé d’importer du gaz russe

Les Etats baltes ont cessé d’importer du gaz naturel russe qui « n’est plus acheminé vers la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie depuis le 1er avril », a indiqué samedi le dirigeant de l’entreprise de stockage lettone Conexus Baltic Grid. « Il y a des années, mon pays a pris des décisions qui nous permettent aujourd’hui de rompre sans peine les liens énergétiques avec l’agresseur », a expliqué Uldis Bariss, PDG de Conexus Baltic Grid à la radio lettone.

« Si nous pouvons le faire, le reste de l’Europe peut le faire aussi ! », a-t-il affirmé. Les pays baltes sont désormais desservis par des réserves de gaz stockées sous terre en Lettonie. Selon Eurostat, en 2020, la Russie comptait pour 93 % des importations estoniennes de gaz naturel, 100 % des importations lettones et 41,8 % des importations lituaniennes.

10 heures : Odessa touchée par plusieurs frappes, pas de mort

Une série d’explosions ont secoué ce matin Odessa, principal port de l’Ukraine, sur la mer Noire. À la suite de ces explosions, survenues vers 6 heures (3 heures GMT), plusieurs énormes colonnes de fumée noire et des flammes s’élevaient au-dessus d’une zone industrielle, selon les mêmes sources. Il s’agit d’une attaque de roquettes qui n’a pas fait de victime, a affirmé dans un communiqué un officier du commandement régional Sud, Vladislav Nazarov. Selon l’armée ukrainienne, aucune victime n’est à déplorer.

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur ce live !

On continue de suivre l’actualité de la guerre en Ukraine avec vous. A Marioupol, la Croix-Rouge tente toujours d’instaurer un couloir sanitaire, en vain, même si Kiev a acheminé des bus. Les troupes russes continuent leur mouvement de repli vers l’est, permettant à l’Ukraine d’affirmer avoir « libéré » tout le nord du pays. Mais les bombardements continuent, notamment à Odessa, touchée tôt ce matin.