Guerre en Ukraine : Un tournant dans le conflit après l’avancée des pourparlers entre les délégations russe et ukrainienne ?

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous, ce mardi 29 mars comme tous les soirs, sur l’avancée du conflit en Ukraine

M.F avec AFP
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Des résidents locaux passent devant un char russe endommagé dans la ville de Trostyanets, à l'est de la capitale Kiev, en Ukraine, le lundi 28 mars 2022.
Des résidents locaux passent devant un char russe endommagé dans la ville de Trostyanets, à l'est de la capitale Kiev, en Ukraine, le lundi 28 mars 2022. — Efrem Lukatsky/AP/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur l’invasion qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe et les Etats-Unis.
  • Ce mardi, les pourparlers entre les négociateurs russes et ukrainiens en Turquie semblent – pour la première fois – avoir réellement avancé et laissent planer l’espoir d’une sortie du conflit. Des annonces toutefois accueillies avec circonspection par Washington et Londres.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Alors qu’ils s’embourbaient depuis des jours, les pourparlers entre négociateurs russes et ukrainiens à Istanbul semblent avoir enfin porté leurs premiers fruits. En effet, le vice-ministre russe de la Défense, Alexandre Fomine a déclaré que « l’activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv » allait être « radicalement » réduite. La Russie aurait pris cette décision considérant que « les négociations sur un accord sur  la neutralité et le statut non-nucléaire de l’Ukraine » étaient en bonne voie.

Après trois heures de discussions au palais de Dolmabahçe le chef de la délégation russe et représentant du Kremlin, Vladimir Medinski, a pour sa part fait état de « discussions substantielles » et dit que les propositions « claires » de Kiev seraient « étudiées très prochainement et soumises au président » Vladimir Poutine. Il a estimé qu’un sommet entre ce dernier et son homologue Volodymyr Zelensky serait possible en cas d’accord – une demande de Kiev que Moscou avait toujours écarté.

Même optimisme coté ukrainien. Le négociateur en chef ukrainien, David Arakhamia, a également déclaré que les résultats de la réunion étaient « suffisants » pour envisager une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. Les négociateurs demandent cependant un « accord international » garantissant la sécurité du pays.

La phrase

Les conditions ne sont pas réunies à ce stade

Emmanuel Macron s’est entretenu avec Vladimir Poutine au téléphone afin de lui présenter un plan d’évacuation des civils de la ville de Marioupol, assiégée par l’armée russe. Malheureusement, face à la réaction de son homologue russe, l’Elysée n’a pu que reconnaître que les conditions pour lancer cette opération dans les prochains jours ne « sont pas réunies à ce stade ».

Le chiffre

9. Neuf personnes ont été tuées et 28 autres blessées dans la frappe de missile russe qui a littéralement éventré l’imposant bâtiment de l’administration régionale de Mykolaïv dans la matinée.



La tendance du jour

L’avancée des pourparlers semble avoir redonné espoirs aux marchés. Les entreprises les plus exposées à la Russie ont ainsi vu leur cours bondir comme Renault (+10,16 %), la Société Générale (+7,68 %) ou encore Alstom (+6,62 %). Les monnaies ne sont pas en reste avec un rouble à +10,5 % et l’euro à +1,2 %. Les bourses européennes ont elles fini en forte hausse : Paris +3,08 % et Francfort +2,79 %.

Washington reste néanmoins méfiant, doutant encore du « réel sérieux » de la Russie dans les négociations, alors que Joe Biden s’entretenait par téléphone aujourd’hui avec les différents dirigeants européens. Le gouvernement britannique est aussi sur ses gardes et a averti la Russie qu’il la jugerait « sur ses actes, pas ses paroles ».