Guerre en Ukraine : La « neutralité » de l’Ukraine est « étudiée en profondeur » assure Zelensky

CONFLIT Retrouvez toutes les informations de dimanche sur la guerre en Ukraine

X.R., D.B et X.M.
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Dimanche, dans un message vidéo enregistré pour une émission destinée à lever des fonds en soutien à l'Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a répété qu'il exigeait
Dimanche, dans un message vidéo enregistré pour une émission destinée à lever des fonds en soutien à l'Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a répété qu'il exigeait — KARIM JAAFAR / AFP

L’ESSENTIEL

  • Après 30 jours de combats, l’armée russe va revoir sa stratégie et se concentrer dans l’est de l’Ukraine, dans le Donbass et à Marioupol.
  • Joe Biden a qualifié Vladimir Poutine de « boucher » lors d’une rencontre avec des réfugiés ukrainiens en Pologne samedi. Le peuple russe « n’est pas notre ennemi », a insisté le président américain, mais il a mis en garde ses dirigeants : « Ne pensez même pas à avancer d’un centimètre en territoire de l’Otan ».
  • Près de 3,8 millions de personnes ont fui l’Ukraine, majoritairement pour la Pologne, depuis l’invasion de l’armée russe le 24 février, selon l’ONU. Mais le nombre d’arrivées s’est très nettement ralenti depuis le début de la semaine.

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21h56 : Plusieurs hommes d’affaires russes ont proposé leur aide à l’Ukraine, selon Zelensky

Lors d’un entretien en visioconférence avec plusieurs médias russes, M. Zelensky a déclaré avoir reçu « des signaux » de plusieurs hommes d’affaires russes, dont le milliardaire Roman Abramovitch, un proche de Vladimir Poutine visé par des sanctions de l’Union européenne et du Royaume-Uni. « Certains ont dit qu’ils étaient prêts à aider à la reconstruction du pays après la guerre. Nous sommes prêts à transférer nos affaires en Ukraine, nous vivons en Angleterre ou quelque part en Suisse, nous le voulons. Mais comment peut-on faire pour ne pas figurer sur la liste des sanctions ? », a relaté le président.

20h17 : La question de la « neutralité » de l’Ukraine est « étudiée en profondeur », assure le président Zelensky à des médias russes

La question de la « neutralité » de l’Ukraine, l’un des points centraux des négociations avec la Russie pour mettre fin au conflit, est « étudiée en profondeur », a assuré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une interview à des médias russes.

« Ce point des négociations (…) est en discussion, il est étudié en profondeur », a-t-il déclaré dans cet entretien en ligne, diffusé sur la chaîne Telegram de l’administration présidentielle ukrainienne.

18h51 : Les exigences de Zelensky n’ont pas changé

Alors qu’un nouveau round de discussions s’ouvre demain en Turquie, la position de l’Ukraine n’a pas changé depuis l’échec du 10 mars. Dans un message vidéo enregistré pour une émission destinée à lever des fonds en soutien à l’Ukraine diffusée par la télévision polonaise TVP, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a répété qu’il exigeait « un cessez-le-feu » et « un retrait complet des troupes russes » du territoire ukrainien.

18h39 : La Maison Blanche tente de tempérer les propos de Joe Biden

En déclarant samedi, à la surprise de tous, que Vladimir Poutine ne « peut pas rester au pouvoir » après son invasion de l’Ukraine, Joe Biden a brouillé le message de sa tournée en Europe, destinée à montrer l’unité des Alliés face à la Russie et contenir le conflit en Ukraine. « Ce que le Président voulait dire, c’est que Poutine ne peut pas être autorisé à exercer un pouvoir sur ses voisins ou sur la région », a nuancé quelques minutes plus tard la Maison Blanche. « Il ne parlait pas du pouvoir de Poutine en Russie, ni d’un changement de régime. »

« Comme vous nous avez entendus le répéter, nous n’avons pas de stratégie de changement de régime en Russie, ou n’importe où ailleurs », a défendu Anthony Blinken. La déclaration fait tache, tant en Europe qu’en Amérique. « Je n’utiliserais pas ce genre de propos parce que je continue de discuter avec le président Poutine », a déclaré Emmanuel Macron.

Le sénateur républicain Jim Risch a souligné que le discours de M. Biden, prononcé à l’issue d’une journée en Pologne chargée d’émotion, avec notamment une rencontre avec des réfugiés ukrainiens, était un « bon discours ». « Mais il y avait cette énorme gaffe à la fin », a-t-il ajouté. Pour l’analyste Richard Haass, président du Council on Foreign Relations, Vladimir « Poutine va considérer cela comme la confirmation de ce qu’il croît depuis le début ».

18h14 : L’Ukraine inquiète pour Marioupol après le changement de cap russe

Depuis vendredi et l’annonce par Moscou d’une « concentration de ses efforts sur la libération du Donbass », l’Ukraine attend de voir le changement sur le terrain. Selon Oleksiï Arestovytch, conseiller à la présidence, cette annonce permet aux Ukrainiens d’espérer pouvoir « chasser l’ennemi » des régions de Kiev, Tcherniguiv, Soumy et Kharkiv, et annoncer, dans les prochaines semaines, « des victoires et des contre-attaques. » En revanche, « sur certaines lignes de front, notamment dans l’Est, la situation est loin d’être simple. Il faut y être prêt psychologiquement et du point de vue de l’organisation », a-t-il souligné. Pour Marioupol, où la situation humanitaire est catastrophique, le siège pourrait s’aggraver.

18h02 : Auchan assume de rester en Russie

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le PDG d’Auchan Retail International Yves Claude a défendu un choix « pas simple ». « Partir serait imaginable sur le plan économique mais pas du point de vue humain », a-t-il argué. Auchan, qui appartient à la galaxie Mulliez, premier employeur étranger en Russie avec 77.500 employés, réalise 10 % de ses ventes mondiales en Russie, où l’enseigne a « un positionnement de discounter ». « Nous pensons contribuer en période de forte inflation à protéger le pouvoir d’achat des habitants », souligne Yves Claude, précisant ne pas vouloir priver ses salariés, dont 40 % sont actionnaires, de leur emploi et ses clients de leur pain quotidien.

17h50 : La France appelle à poursuivre le dialogue avec Poutine

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a appelé dimanche à poursuivre le dialogue avec le président russe, Vladimir Poutine, jusqu’à ce qu’il se rende compte du « prix à payer » pour son invasion de l’Ukraine et qu’il veuille négocier. Plus tôt samedi, le président français Emmanuel Macron avait mis en garde contre une « escalade des mots et des actions en Ukraine », après les propos de son homologue américain Joe Biden qualifiant Vladimir Poutine de « boucher ».

« Il faut continuer à parler avec les Russes, il faut continuer à parler avec le président Poutine », a martelé Jean-Yves Le Drian lors du Forum de Doha, qui réunit dans la capitale du Qatar des personnalités internationales du monde politique et économique. « Il faut être dans l’exigence du dialogue, dans sa clarté, sans aucune naïveté, avec beaucoup de fermeté, mais continuer à lui parler pour qu’à un moment donné il considère que le prix à payer pour son intervention en Ukraine est tellement élevé qu’il vaut mieux négocier », a insisté Jean-Yves Le Drian.

17h20 : Des sacs de sable à Kharkiv pour protéger la statue du poète Chevtchenko

Depuis l’indépendance du pays en 1991 avec l’effondrement de l’Union soviétique, pas une ville ukrainienne qui n’ait son avenue ou sa place Chevtchenko, également nom de la plus grande université ukrainienne à Kiev, référence au poète Taras Chevtchenko, principale figure du patriotisme ukrainien du XIXe siècle. A Kharkiv, c’est une imposante statue de fonte noire de 16 mètres de haut, au milieu d’un parc du centre-ville, érigée en 1935.

Le socle en grès et les combattants staliniens disparaissent maintenant sous les sacs de sable, qui arrivent déjà à la taille du poète, masquant sa démarche conquérante, mais pas encore son regard farouche et sa moustache tombante. « Il faut protéger la ville pour que les générations futures la connaissent comme nous l’avons connue », plaide Petro, retraité de 72 ans à la casquette de cuir et aux dents en or, venu participer à l’opération comme « volontaire », alors que la ville bombardée tente de protéger son patrimoine.

17h13 : Nouvelle session de négociations russo-ukrainiennes en Turquie du 28 au 30 mars

Des délégations russe et ukrainienne vont se retrouver à partir de lundi en Turquie pour un nouveau round de négociations en présentiel, a annoncé dimanche David Arakhamia, un des négociateurs ukrainiens. « Lors de discussions aujourd’hui en visioconférence, il a été décidé de tenir le prochain round en présentiel en Turquie du 28 au 30 mars », a-t-il indiqué sur sa page Facebook. Une séance de négociations russo-ukrainiennes en présentiel avait déjà eu lieu le 10 mars en Turquie, à Antalya, entre les ministres des Affaires étrangères, sans déboucher sur des avancées concrètes.

16h58 : Presque impossible d'établir un bilan au théâtre de Marioupol

Plus de 10 jours après le bombardement du théâtre de Marioupol, on ignore toujours le sort des centaines de civils qui y avaient trouvé refuge: des communications défaillantes et l'absence d'autorités locales rendent la mission quasi-impossible, a expliqué à l'AFP une élue municipale de ce port du sud-est de l'Ukraine assiégé par les forces russes. La mairie de Marioupol, citant des témoins, a dit vendredi redouter qu'environ 300 personnes soient mortes dans le bombardement du théâtre où des centaines de personnes s'étaient abritées. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait lui déclaré le 18 mars que plus de 130 personnes avaient pu être sauvées, sans estimer le nombre de morts.

16h45 : Un responsable ukrainien craint une séparation à la coréenne

Et si le changement de cap de l’armée russe était aussi un changement de projet pour l’Ukraine dans la tête de Vladimir Poutine ? C’est l’hypothèse de Kyrylo Boudanov, patron des renseignements militaires ukrainiens. « Il y a des raisons de croire qu’il pourrait imposer une ligne de séparation entre les régions occupées et non occupées de notre pays, une tentative de créer des Corées du Sud et du Nord en Ukraine », estime-t-il sur Facebook.

Ces déclarations interviennent alors que le commandement russe a surpris vendredi en annonçant « concentrer le gros des efforts sur l’objectif principal : la libération du Donbass ». Jusque-là, le pouvoir russe affichait son intention de « démilitariser et dénazifier l’Ukraine » dans son ensemble. Autre élément, la volonté affichée par les séparatistes d’organiser un référendum. A défaut de rattacher Lougansk à la Russie, il pourrait servir à en faire la capitale d’un nouvel Etat satellite de la Russie.

16h20 : En Ukraine aussi, on surveille l'information

Plusieurs journalistes indiquent sur Twitter avoir plus de mal ces derniers à faire leur travail, entre les contrôles, les suspicions et les nouvelles règles.



 

15h09 : Près d’un Ukrainien sur deux prêt à participer aux combats

Près de la moitié des Ukrainiens de 18 à 55 ans se disent prêts à participer directement aux combats face à l’invasion russe, selon un sondage établi par des chercheurs européens malgré les contraintes de la guerre. Pour les hommes, cette part grimpe à environ 70 %, tandis qu’elle avoisine 30 % pour les femmes, selon cette enquête d’opinion dont les résultats ont été publiés par l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio) avec l’appui du sondeur local Info Sapiens.

Ce dernier a interrogé plus de 1.000 Ukrainiens considérés comme en âge de résister avec l’objectif d’établir un échantillon représentatif, malgré les difficultés d’établir un sondage en pleine guerre. 75 % des interrogés se disent par ailleurs prêts à se porter volontaires « pour aider les victimes de guerre, par exemple les civils et soldats blessés », et 80 % pour « aider la résistance à fournir un soutien non-militaire aux forces ukrainiennes (nourriture, informations, munitions…) », selon Prio.

15h03 : L’ambassadeur ukrainien en Allemagne boycotte un concert de soutien avec des solistes russes

Des musiciens de la Philharmonie de Berlin ont donné un « concert de solidarité » avec l’Ukraine au château de Bellevue, la résidence officielle du président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeier. Des œuvres de compositeurs russes, ukrainiens et polonais ont été jouées par des musiciens russes, allemands, ukrainiens ou encore biélorusses.

Mais, a dénoncé l’ambassadeur ukrainien en Allemagne, Andrij Melnyk, les solistes, dont le pianiste Ievgueni Kissine ou le baryton Rodion Pogossov, étaient tous russes, ce qui constitue selon lui un « affront » en pleine offensive contre l’Ukraine.

L’ambassadeur, très critique à l’égard de l’Allemagne depuis le début du conflit, a donc annoncé sur Twitter qu’il boycottait le concert. « Mon Dieu, pourquoi est-il si difficile pour le président fédéral de reconnaître que tant que des bombes russes tomberont sur des villes et que des milliers de civils seront assassinés jour et nuit, nous, les Ukrainiens, n’avons pas envie de + grande culture russe + », a-t-il fustigé.

14h42 : Le chef de la diplomatie ukrainienne appelle à boycotter les supermarchés Auchan

« Apparemment, les pertes d’emploi en Russie sont plus importantes que les morts en Ukraine », a écrit Dmytro Kouleba sur Twitter. « Si Auchan ignore les 139 enfants ukrainiens assassinés pendant ce mois d’invasion russe, ignorons Auchan et tous ses produits », a-t-il ajouté, appelant à « boycotter » les magasins Auchan, Leroy-Merlin et Decathlon, tous détenus par l’Association familiale Mulliez.

14h35 : La télévision polonaise organise un téléthon mondial pour soutenir l’Ukraine

La chaîne publique polonaise TVP a annoncé qu’elle allait diffuser dimanche un programme pour lever des fonds au bénéfice des Ukrainiens face à l’invasion russe, en anglais et dans plus de 20 pays. Le programme intitulé « Save Ukraine #StopWar » a pour objectif de collecter « des fonds pour les victimes de l’invasion russe en Ukraine », a expliqué dans un communiqué TVP World, l’antenne anglophone de la chaîne polonaise. Il sera diffusé à partir de 15h30 GMT pour une durée de deux heures, a précisé le communiqué.

Des présentateurs polonais et ukrainiens y participeront, de même que la légende du football ukrainien Andriy Shevchenko ou encore des « représentants des clubs de football de Tottenham et du Real Madrid », a assuré TVP World. Parmi les artistes, sont notamment attendus les Britanniques Fatboy Slim et Craig David. Les lauréats de l’Eurovision Salvador Sobral et Netta, les Ukrainiens Dakha Brakha, Ruslana, The Hardkiss, Jamala, Go_A, Monatik et Alyona Alyona participeront également à l’événement.

14h12 : Le retour du bloc occidental


 

14h02 : Plus de 3,8 millions de réfugiés

Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 3.821.049 réfugiés ukrainiens sur son site internet dédié, dimanche vers 11 heures GMT. Ce sont 48.450 de plus que lors du précédent pointage samedi. Depuis le 22 mars, le nombre de personnes cherchant ainsi à fuir les combats et les conditions de vie de plus en plus difficiles en Ukraine est passé nettement en dessous de 100.000 personnes par jour et même en-dessous de 50.000 ces derniers jours.

13h45 : De nouveaux couloirs humanitaires à Marioupol

Emmanuel Macron a indiqué qu’il parlerait au président russe « demain ou après-demain » pour organiser une opération d’évacuation de la ville de Marioupol, conjointement avec la Grèce et la Turquie. De nouveaux couloirs humanitaires ont déjà été organisés dimanche pour permettre l’évacuation de civils de ce port ukrainien stratégique situé sur la mer d’Azov, où plus de 2.000 civils ont été tués, selon la municipalité.

13h23 : Paris discute avec Ryad et Abou Dhabi de diversification énergétique

Comme le chancelier allemand Olaf Scholz, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian s’est rendu dans le Golfe pour diversifier l’approvisionnement énergétique de l’Europe. A l’occasion d’une rencontre avec ses homologues saoudien et émirati, « il a souligné la nécessité d’une mobilisation internationale forte pour accroître la pression sur la Russie afin de mettre un terme à l’offensive en Ukraine », a indiqué la porte-parole de la diplomatie française.

Il a aussi souligné « l’importance de poursuivre le travail engagé en vue d’une diversification des approvisionnements énergétiques européens », a ajouté Anne-Claire Legendre. L’Arabie saoudite, premier producteur mondial de pétrole, et les Emirats, également parmi les plus grands exportateurs de brut au monde, ont jusqu’ici évité de prendre position contre la Russie.

13h12 : Sanctions levées si cessez-le-feu

Les sanctions britanniques décidées contre la Russie après son invasion de l’Ukraine pourraient être levées si Moscou s’engageait à respecter un cessez-le-feu total et retirait ses troupes, a déclaré samedi la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss. Ces déclarations font écho à celles du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken indiquant que les sanctions contre la Russie « n’ont pas été conçues pour être permanentes » et qu’elles pouvaient disparaître si Moscou changeait d’attitude.

13h06 : Washington ne cherche pas à changer le régime en Russie, assure Blinken

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a affirmé dimanche que Washington ne cherchait pas à changer le régime en Russie, ajoutant que cette question était « du ressort des Russes », pour clarifier des propos tenus la veille par le président américain Joe Biden. A Varsovie samedi, le président Biden a comparé le président russe Vladimir Poutine à « un boucher » et affirmé qu’il ne pouvait « pas rester au pouvoir ». La Maison Blanche a peu de temps après précisé qu’il n’avait pas appelé à un « changement de régime » en Russie.

13h01 : Fabien Roussel très clair sur la Russie

« Je n’ai aucune difficulté à qualifier Vladimir Poutine de dictateur », indique le candidat communiste à la présidentielle sur BFMTV.

12h50 : Le pape François dénonce le « martyre » de l’Ukraine

« Plus d’un mois est passé depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, depuis le début de cette guerre cruelle et insensée », a déclaré le souverain pontife à l’issue de la prière de l’Angélus sur la place Saint-Pierre au Vatican, évoquant « un acte barbare et sacrilège » contre une « Ukraine martyrisée ».

12h29 : Macron « n’utiliserait pas » les propos de Biden, qui traite Poutine de « boucher »

Emmanuel Macron a affirmé dimanche sur France 3 qu’il « n’utiliserait pas » les termes du président américain Joe Biden, qui a traité Vladimir Poutine de « boucher », en estimant qu’il ne fallait pas être « dans l’escalade ni des mots ni des actions » dans la guerre en Ukraine. Le candidat président a par ailleurs indiqué qu’il parlerait au président russe « demain ou après-demain » pour organiser une opération d’évacuation de la ville de Marioupol, dans l’est de l’Ukraine, qu’il faut « faire dans un délai rapide ».

12h10 : Menace sur le tournesol

La saison des semailles vient de commencer, notamment pour le tournesol, dont l’Ukraine représente 50 % du commerce mondial. Mais le manque de carburant menace la saison agricole et, à terme, la sécurité alimentaire de dizaines de millions de personnes dans le monde. Les semailles risquent d’être impossibles ou incomplètes, et les stocks ne peuvent s’écouler faute de ports ouverts. Avant la guerre, l’Ukraine était aussi le quatrième exportateur mondial de maïs et en passe de devenir le troisième exportateur de blé, derrière la Russie et les Etats-Unis. La Russie et l’Ukraine assurent à elles deux 30 % des exportations mondiales de blé. « Les pénuries alimentaires vont se concrétiser » avec l’invasion russe, a averti le président américain Joe Biden.

11h49 : Manifestation à Varsovie

Alors que Joe Biden venait rencontrer son homologue polonais, une manifestation de soutien à l'Ukraine s'est déroulée samedi à Varsovie. Des centaines de manifestants se sont allongés au sol pour figurer les morts civils de la guerre. 



 

11h26 : Les séparatistes de Lougansk veulent un référendum pour être rattachés à la Russie

Le territoire séparatiste de Lougansk, dont Moscou a reconnu l’indépendance, pourrait bientôt organiser un référendum pour rejoindre la Russie, a déclaré dimanche le leader de ce territoire, Léonid Passetchnik. « Je pense que dans un avenir proche, un référendum aura lieu sur le territoire de la république, au cours duquel le peuple exercera son droit constitutionnel absolu et exprimera son opinion sur l’adhésion à la Fédération de Russie », a-t-il déclaré, cité par les agences russes. « Je ne sais pas pourquoi, je suis sûr que cela sera le cas », a-t-il ajouté, sans donner de détails sur une date possible.

11h15 : La Croix-Rouge dément avoir participé à des évacuations forcées

« Le CICR n’aide jamais à organiser ou exécuter des évacuations forcées. Cela s’applique partout où nous travaillons. Nous n’apporterions jamais notre soutien à une opération allant contre la volonté des gens ou nos principes », indique le Comité international de la Croix-Rouge dans un communiqué publié samedi soir, qui ne précise pas ce qui a donné lieu à ce démenti très ferme.

Le Comité semble répondre aux accusations de Roman Rukomeda, un analyste politique ukrainien qui s’exprimait dans le média en ligne Euractiv, samedi. Dans ce qui est présenté sur ce site comme une tribune, il dénonce « l’étrange comportement du Comité de la Croix Rouge et de son président, qui a annoncé la décision d’ouvrir un bureau à Rostov pour aider les terroristes russes à déporter illégalement des citoyens ukrainiens ». Pour le CICR, ces fausses informations « pourraient avoir un impact majeur sur les gens touchés par le conflit en Ukraine. Ces fausses informations mettent aussi en danger les équipes de la Croix Rouge et les bénévoles sur le terrain et pourraient menacer notre accès à des personnes qui ont besoin d’une aide urgente ».

11h08 : L'Allemagne envisage de se doter d'un bouclier antimissiles

Le gouvernement allemand, que l'invasion russe de l'Ukraine a convaincu d'investir massivement dans la défense, envisage l'acquisition d'un système de protection antimissiles israélien, affirme dimanche le quotidien Bild.

La décision n'a pas encore été prise formellement mais le parti social-démocrate du chancelier Olaf Scholz, la principale formation de la coalition au pouvoir, y est favorable, précise le quotidien le plus lu d'Allemagne.

11h : « L’armée russe n’est plus ce qu’elle était », selon Chevènement

L’ancien Ministre des Armées a déclaré sur Europe 1 : « L’Ukraine s’est révélé comme une nation beaucoup plus résistante qu’on le croyait ». Selon lui, « Poutine est en train de redimensionner à la baisse ses objectifs. Il n’envisage plus de mettre la main sur toute l’Ukraine ».



 

10h30 : « Il est facile de nous critiquer », déclare le PDG d’Auchan Retail International

Interrogé par le JDD sur sa décision de rester en Russie, Yves Claude, le PDG d’Auchan Retail International donne des explications : « Nous sommes certains, en restant, d’aider nos collaborateurs et les populations civiles ». « Si Auchan part, nous privons d’emploi 30. 000 personnes qui sont salariées et actionnaires pour 40 % d’entre elles. Et nos clients nous demandent instamment de rester », ajoute-t-il.

10h20 : Inquiétudes de l’AIEA sur la maintenance de Tchernobyl

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a réitéré son inquiétude à propos de la centrale nucléaire de Tchernobyl, prise par l’armée russe le 24 février. L’armée russe a désormais aussi pris le contrôle de la ville de Slavoutitch, où réside le personnel de la centrale de Tchernobyl, et « il n’y a pas eu de rotation des employés depuis près d’une semaine », soit le 20 mars, sur le site, précise le communiqué de l’AIEA. L’agence s’inquiète de la capacité des employés qui gèrent les opérations quotidiennes sur le site de déchets radioactifs de rentrer chez eux se reposer.

10h12 : « Poutine a surestimé la valeur de son armée », analyse un général

« L’armée russe est confrontée à l’échec de sa stratégie initiale. Elle n’a pas su affirmer sa supériorité sur le terrain, alors qu’elle avait la certitude d’une promenade de santé », déclare dans le JDD le général Jérôme Pellistrandi. « Il n’y a pas d’unité de commandements des forces russes. Elles ont dispersé leurs efforts au lieu de les concentrer, comme l’avait théorisé le maréchal Foch ».

9h55 : Lviv attaquée samedi

La ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine et relativement épargnée par les combats jusqu'ici, a subi deux frappes russes samedi après-midi, faisant au moins cinq blessés, selon le gouverneur de la région.



 

9h45 : « 15.000 » Ukrainiens accueillis en France, selon Emmanuelle Wargon

« On évalue à environ 30.000 le nombre de personnes en provenance d’Ukraine », a déclaré ce dimanche sur France Info, la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon. Mais tous ne restent pas sur notre sol et certains vont en Espagne et au Portugal. « Aujourd’hui nous accueillons dans des logements et des hébergements, environ 15.000 personnes. Notre objectif est d’être en capacité d’en accueillir environ 100.000 le plus vite possible », a-t-elle ajouté.

 

9h30 : Les mots de Biden contre Poutine toujours très commentés

Le président américain Joe Biden a violemment attaqué son homologue russe Vladimir Poutine samedi à Varsovie, jugeant qu’il ne pouvait « pas rester au pouvoir » après son invasion de l’Ukraine. Il a qualifié la guerre en Ukraine d'« échec stratégique pour la Russie ». Une déclaration immédiatement tempérée par la Maison Blanche. « Ce que le Président voulait dire, c’est que Poutine ne peut pas être autorisé à exercer un pouvoir sur ses voisins ou sur la région », a dû nuancer la Maison Blanche : « Il ne parlait pas du pouvoir de Poutine en Russie, ni d’un changement de régime ».

9h20 : En Ukraine, les animaux prennent aussi les routes de l’exode

Un loup, un bouc, des hiboux, et bien sûr des chiens et des chats : à la « Maison pour les animaux secourus », à Lviv, on accueille désormais des animaux en tous genres. Tous ont été abandonnés par leurs maîtres qui ont fui l’Ukraine après l’invasion de la Russie.

Bonjour à toutes et à tous !

En ce 32e jour de guerre, la redaction de «20 Minutes» continue de se mobiliser pour vous permettre de suivre les dernières informations en direct sur le conflit.