Guerre en Ukraine : Biden dit aux Ukrainiens « nous sommes à vos côtés », un « long combat » nous attend...

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X.R. avec AFP
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Joe Biden a rencontré des réfugiés ukrainiens.
Joe Biden a rencontré des réfugiés ukrainiens. — Brendan Smialowski / AFP

L’ESSENTIEL

  • Après 30 jours de combats, l’armée russe va revoir sa stratégie et se concentrer dans l’est de l’Ukraine, dans le Donbass et à Marioupol.
  • Dans le même temps, Kiev indique avoir lancé une contre-attaque sur Kherson, que les Russes avaient prise au début de la guerre.
  • Une opération d’évacuation de civils va être mise en place à Marioupol, toujours cernée, menée par la Grèce et la Turquie, qui y ont de nombreux ressortissants.

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22h07 : Ce live est terminé pour aujourd'hui. Pensez à !
21h06 : Kiev affirme que les Etats-Unis n’ont « pas d’objection » au transfert d’avions de combat polonais

 

Les Etats-Unis ont assuré à Kiev qu’ils n’avaient « pas d’objection » au transfert d’avions de combat polonais à l’Ukraine, a affirmé samedi le ministre des Affaires étrangères ukrainien dans un message écrit transmis à l’AFP. « Les Etats-Unis nous ont assuré qu’ils n’avaient pas d’objection au transfert des avions », a écrit Dmytro Kouleba, qui a rencontré dans la matinée le président américain Joe Biden, en visite en Pologne. « La balle est maintenant dans le camp de la Pologne » a-t-il ajouté.

19h58 : Biden n’a pas appelé à un « changement de régime » en Russie

Le président américain Joe Biden, qui a déclaré lors d’un discours à Varsovie samedi que son homologue russe Vladimir Poutine ne devait « pas rester au pouvoir », n’a pas appelé à un « changement de régime » en Russie, a précisé un responsable de la Maison-Blanche. « Ce que le président voulait dire, c’est que Poutine ne peut pas être autorisé à exercer un pouvoir sur ses voisins ou sur la région. Il ne parlait pas du pouvoir de Poutine en Russie, ni d’un changement de régime », a dit le responsable.

18h43 : « Cette guerre est d’ores et déjà un échec stratégique pour la Russie », affirme sans détour Joe Biden
18h37 : Biden dit à l’Ukraine « nous sommes à vos côtés », un « long combat » nous attend

Le président américain Joe Biden a déclaré samedi à Varsovie que la bataille « entre la démocratie et l’autocratie » allait être longue et que les Etats-Unis était « aux côtés » de l’Ukraine.

« Cette bataille ne sera pas gagnée en quelques jours ou mois. Nous devons nous armer pour un long combat devant nous », a dit M. Biden lors d’un discours au château royal de Varsovie, avant d’assurer aux Ukrainiens : « Nous sommes à vos côtés ».

16h49 : Les environs de Lviv bombardés

Selon le maire de Lviv, la fumée noire qui s’élève serait due à l’incendie d’un dépôt pétrolier à 20 km de la ville.



 

16h42 : Un concert pour « continuer à vivre » à Kharkiv malgré l’invasion russe

« Même quand les armes parlent, la musique ne s’arrête pas » : dans Kharkiv quotidiennement bombardée par l’armée russe, une poignée de musiciens ukrainiens ont offert samedi, à un public restreint mais ému, un concert de musique classique, temps suspendu au milieu de la guerre. Trois violonistes, un violoncelliste et un contrebassiste ont joué pour quelques dizaines de personnes, pendant une demi-heure, dans l’une des grandes stations de métro de la deuxième ville d’Ukraine, proche de la frontière russe.

Sous terre, protégés des roquettes et des missiles à longue portée, ces jeunes musiciens, âgés de 20 à 35 ans, ont interprété successivement l’hymne national, un extrait de la suite numéro 3 de Jean-Sébastien Bach, des Humoresques d’Antonin Dvorak, et plusieurs airs du folklore populaire ukrainien. Ils ont ensuite joué une mélodie de Myroslav Skoryk – compositeur ukrainien décédé en 2020 – souvent utilisée par le président Volodymyr Zelensky dans ses vidéos et messages diffusés sur les réseaux sociaux.

16h20 : L’Ossétie du Sud envoie des soldats pour aider l’armée russe

L’Ossétie du Sud, république autoproclamée qui a fait sécession de la Géorgie, a annoncé samedi avoir envoyé des soldats en Ukraine pour « aider à protéger la Russie », au 31e jour de l’invasion du territoire ukrainien par les forces russes. « Nos gars vont remplir leur devoir militaire l’étendard fièrement levé », a déclaré sur Telegram le dirigeant de la république autoproclamée Anatoli Bibilov.

Il a affirmé que les soldats « comprenaient parfaitement bien qu’ils allaient défendre la Russie, qu’ils allaient défendre l’Ossétie également ». « Si le fascisme n’est pas écrasé à des frontières éloignées, il se manifestera de nouveau demain ici », a poursuivi le dirigeant de l’Ossétie du Sud, recourant à une phraséologie proche de celle utilisée par le président russe Vladimir Poutine qui a parlé de « dénazification » à propos de l’Ukraine. La Russie était intervenue militairement en 2008 en Géorgie en faveur de l’Ossétie du Sud. L’occasion de vous reproposer la lecture de ce papier sur les « miettes de Russie ».



 

16h11 : Biden « pas sûr » que la Russie ait changé de stratégie en Ukraine

Interrogé par un journaliste sur la nouvelle stratégie russe, le président américain a répondu brièvement : « Je ne suis pas sûr qu’ils (les Russes) l’aient fait », alors que le commandement russe a déclaré vendredi vouloir « concentrer le gros des efforts sur l’objectif principal : la libération du Donbass », tranchant avec l’intention affichée du Kremlin de « démilitariser » et de « dénazifier » l’Ukraine entière.

16h05 : Impossible d’évacuer Tcherniguiv, encerclée par les Russes

On vous partageait tout à l’heure la situation de Tcherniguiv, décrite par son maire, avec 44 personnes à évacuer d’urgence. Selon l’édile, qui s’est exprimé dans un briefing en ligne au Centre des médias d’Ukraine, un pont qui allait en direction de Kiev a été détruit par les forces russes, tandis qu’un autre pont piétonnier, sous des tirs constants, menace de s’écrouler, empêchant la mise en place de couloirs humanitaires pour évacuer les civils. « La ville est réduite en cendres », se désespère-t-il. Il a par ailleurs indiqué que plus de 200 civils avaient été tués et qu’il restait encore en ville environ 120.000 habitants, contre plus de 280.000 avant l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février.

15h57 : L’Allemagne sévit contre l’emploi de la lettre « Z »

Deux grandes régions allemandes, la Bavière et la Basse-Saxe, ont indiqué vouloir poursuivre toute personne utilisant en public la lettre « Z », symbole du soutien apporté à la guerre menée par la Russie de Vladimir Poutine contre l’Ukraine. Les gens qui « expriment publiquement leur approbation de la guerre d’agression du président russe Poutine contre l’Ukraine en utilisant ce symbole » Z « doivent s’attendre à des conséquences pénales », a déclaré le ministre de l’Intérieur de Basse-Saxe, Boris Pistorius, dans un communiqué. Ces sympathisants du Kremlin arborant un « Z » en public « doivent savoir qu’ils peuvent être poursuivis pour avoir toléré des crimes », a prévenu quant à lui le ministre de la Justice du Land de Bavière, Georg Eisenreich, dans un message transmis à l’AFP.

15h42 : Joe Biden qualifie Vladimir Poutine de « boucher »

Interrogé sur « ce qu’il pensait de Vladimir Poutine, compte tenu de ce qu’il inflige à ces gens », Joe Biden a répondu d’une phrase : « C’est un boucher », alors que sa rencontre avec des réfugiés ukrainiens était transmise en direct par plusieurs chaînes de télévision depuis le stade national de Varsovie.

15h34 : Poutine candidat ?

La guerre en Ukraine est décidément omniprésente dans la campagne présidentielle. On notera le bandeau « danger/keep out » en bas de l’image.



 

15h11 : La situation se dégrade à Tcherniguiv


 

14h56 : La mine détectée à l’entrée du Bosphore a été désactivée

Une mine désamarrée qui pourrait avoir dérivé depuis l’Ukraine vers le détroit du Bosphore, en Turquie, a été désactivée par la marine turque, a annoncé samedi le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar. « Nous avons constaté qu’il s’agissait d’une mine de type ancien. Notre unité d’opération spéciale l’a emmenée vers un endroit sûr et l’a désactivée », indique le ministre.

14h28 : Biden réaffirme que l’article 5 de l’Otan est « un devoir sacré » pour les Etats-Unis

Cet article stipule que si un pays de l’Otan est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance doit considérer cela comme une attaque dirigée contre l’ensemble des membres et prendre les mesures nécessaires pour venir en aide au pays attaqué. Le président américain a réaffirmé ce principe lors de son entretien avec le président polonais Andrzej Duda à Varsovie.

14h19 : Les troupes russes vont-elles quitter Slavoutytch (et Tchernobyl) demain ?

Comme nous l’indiquions plus tôt, l’armée russe a pris le contrôle de la ville de Slavoutytch, où réside le personnel de la centrale de Tchernobyl, arrêtant brièvement le maire et suscitant des manifestations pro-ukrainiennes. « J’ai été libéré, tout va bien, dans la mesure où c’est possible sous l’occupation », a déclaré à l’AFP au téléphone Iouri Fomitchev, maire de Slavoutytch, dont l’arrestation par les Russes avait été annoncée dans la matinée par l’administration régionale de Kiev.

Après avoir été relâché, il a pris la parole lors d’une manifestation antirusse, qui a réuni selon lui quelque 5.000 personnes, et assuré que les troupes russes allaient bientôt quitter la ville. Il a ensuite précisé à l’AFP qu’elles se retireraient dimanche. Alors que la centrale de Tchernobyl a été prise par l’armée russe le 24 février, au premier jour de l’invasion de l’Ukraine, l’armée russe pourrait-elle aussi la quitter pour aller sur le front de l’est ? Cela pourrait permettre à la centrale de retrouver un fonctionnement normal. Pendant près de quatre semaines, une centaine de techniciens ukrainiens avaient dû gérer les opérations quotidiennes sur le site de déchets radioactifs sans être relayés.

14h05 : Le maire de Kiev renonce à imposer un nouveau couvre-feu

« Nouvelle information du commandement militaire : le couvre-feu à Kiev et dans la région ne sera pas en vigueur demain (dimanche) », a indiqué le maire de la capitale, Vitali Klitschko, sur Telegram. Le couvre-feu, désormais habituel, en vigueur de 20 heures à 7 heures, sera appliqué et « on pourra se déplacer librement à Kiev dimanche dans la journée », a-t-il précisé, sans donner d’explication sur ce revirement. Il avait pourtant annoncé un couvre-feu allant de samedi soir à lundi matin il y a quelques heures seulement.

13h50 : A Hiroshima, Japon et Etats-Unis mettent en garde Moscou contre l’usage d’armes nucléaires

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida et l’ambassadeur américain au Japon Rahm Emanuel ont mis en garde la Russie contre l’usage d’armes nucléaires samedi lors d’une visite à Hiroshima, l’une des deux cibles des bombardements atomiques américains. Leur avertissement survient alors que Moscou a refusé mardi d’exclure l’hypothèse d’un déploiement de son arsenal nucléaire, assurant que la Russie pourrait y recourir en Ukraine en cas de « menace existentielle ». Alors que Fumio Kishida et Rahm Emanuel visitaient le parc du Mémorial de la Paix et son musée à Hiroshima, l’ambassadeur américain a jugé « inadmissible » la position de la Russie.

13h40 : « Les arguments économiques de Total ne sont pas recevables » pour Hidalgo

La candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo a jugé sur RMC que « les arguments économiques » de TotalEnergies pour ne pas quitter la Russie n’étaient « pas recevables », promettant de tout faire pour le groupe se plie à cette demande. Elle a renouvelé un appel à Total de sortir de Russie, à l’image d’autres grands groupes qui « ont tiré les conséquences » de l’invasion de l’Ukraine. Interrogée pour savoir comment obliger le groupe français d’hydrocarbures à cette décision, la maire de Paris a rétorqué que « British Petroleum l’a fait, je ne vois pas pourquoi Total ne le ferait pas. Je serai suffisamment convaincante pour le faire, pour l’obtenir », a-t-elle affirmé, tout en refusant d’employer le terme de « complicité de crime de guerre » contre la multinationale française, comme l’avait fait son concurrent écologiste Yannick Jadot.

13h20 : L’armée russe assure ne pas prévoir d’appeler les réservistes

« Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie n’appelle pas et ne prévoit pas d’appeler des citoyens réservistes aux commissariats militaires », a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. « Au cours des derniers jours, de nombreux hommes russes ont reçu de faux appels téléphoniques dans lesquels une voix enregistrée annonce qu’ils ont été convoqués », a-t-il indiqué. « Tous ces faux appels sont passés depuis le territoire ukrainien, ils sont absolument faux et constituent une provocation des services spéciaux ukrainiens », a-t-il ajouté.

La crainte d’une mobilisation générale des hommes russes a provoqué une ruée à l’étranger dans les jours ayant suivi le début de l’offensive en Ukraine. Parmi les Russes réfugiés à l’étranger, il y a de très nombreux informaticiens, milieu dans lequel les Russes sont réputés. Or les autorités russes craignent de perdre ce vivier de compétences. Un texte octroyant un sursis de l’armée aux informaticiens est actuellement en préparation au gouvernement, a indiqué récemment le ministère du Développement numérique. Il est également prévu de proposer aux informaticiens des incitations financières pour rester en Russie.

13h15 : Berlin ouvert à revoir les priorités du Fonds de relance européen

Le ministre allemand des Finances s’est dit ouvert à une adaptation, à la lumière de la guerre en Ukraine, des priorités du plan de relance européen adopté par l’Union européenne pour face à la crise du Covid-19. « Je suis ouvert à une nouvelle priorisation des fonds disponibles » au sein du plan de relance dans un contexte qui « a changé », déclare Christian Lindner dans une interview à paraître dimanche dans le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Le ministre rejette a contrario l’idée d’un d’une nouvelle mutualisation des fonds européens pour faire face aux contrecoups économiques de la guerre en Ukraine, mais aussi aux dépenses de défense que la plupart des pays veulent augmenter. « Nous n’avons pas besoin de nouveaux fonds communs avec des dettes communes », plaide le ministre, président par ailleurs du parti libéral allemand FDP et à ce titre partisan de politiques budgétaires rigoureuses.

12h31 : Une mine non amarrée détectée à l’entrée du Bosphore

Les autorités turques avaient prévenu la semaine dernière : en raison d’une tempête, plusieurs mines datant de l’époque soviétique situées au large de l’Ukraine ont rompu leurs amarres, et n’ont pas été récupérées à cause de la guerre. « Ces mines peuvent dériver en mer et présenter un danger », avait déclaré la marine turque. L’une d’entre elles a été aperçue par un pêcheur à 2 km au large de Rumelifeneri, dans le nord d’Istanbul, selon la chaîne privée turque NTV.

« Des unités d’opération spéciale de la marine turque ont été dépêchées sur place à la suite de la découverte d’un objet similaire à une mine », a déclaré sur Twitter le ministère turc de la Défense. « L’objet a été placé dans un endroit sécurisé et les unités ont commencé leur intervention pour le rendre inoffensif », a ajouté le ministère. Les bateaux amarrés aux alentours ont été éloignés et le Bosphore a été temporairement fermé au trafic maritime, selon les médias turcs. Les mines sous-marines doivent être équipées de systèmes qui les rendent inoffensives en cas désamarrage, selon la Convention de La Haye de 1907.

12h20 : Au moins 59 bâtiments religieux touchés

Selon les autorités ukrainiennes, au moins 59 bâtiments religieux, majoritairement des églises orthodoxes, ont été touchés par les bombardements depuis le début de la guerre.



 

12h09 : La rencontre entre Biden et les ministres ukrainiens est terminée

Le président américain Joe Biden s’est entretenu samedi à Varsovie avec les ministres ukrainiens des Affaires étrangères et de la Défense, lors de leur rencontre avec leurs homologues américains. Arrivé vendredi en Pologne à l’issue d’une série de rendez-vous internationaux à Bruxelles, Joe Biden doit encore s’entretenir avec son homologue polonais Andrzej Duda, rencontrer des réfugiés ukrainiens dans un centre d’accueil installé au stade national de Varsovie et prononcer en fin d’après-midi un discours au château royal de Varsovie.

12h02 : Moins de 50.000 réfugiés en 24h, nette baisse

Les chiffres sont toujours impressionnants mais l’essentiel de la plus grosse vague de réfugiés que l’Europe ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale semble être passé. Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 3.772.599 réfugiés ukrainiens sur son site Internet dédié à 11 heures GMT, soit 46.793 de plus qu’hier, alors qu’ils se comptaient en centaines de milliers les premiers jours. La Pologne, qui comptait déjà avant la guerre 1,5 million d’Ukrainiens, accueille toujours plus de la moitié des réfugiés, soit environ 2.270.000 personnes. Avec les déplacés intérieurs, plus de dix millions de personnes, soit plus d’un quart de la population ukrainienne, ont dû quitter leur foyer.

11h51 : Pas de pharmacies ni de station-service à Kiev dimanche

Les modalités du couvre-feu à venir à Kiev se précisent. Les habitants de Kiev « ne peuvent sortir que pour se rendre dans un abri en cas de sirène d’alerte. Les transports en commun, les magasins, les pharmacies et les stations-service seront fermés », indique le maire sur Telegram. Seules les personnes munies de laissez-passer pourront se déplacer dans la ville.

11h33 : La science victime de la guerre

Outre la mission ExoMars, symbole de la coopération spatiale et d’une science sans frontières, de nombreux projets scientifiques sont à l’arrêt à cause de la guerre en Ukraine. Pour Boris, chercheur américain d’origine russe qui avait fondé un centre de sciences cognitives, à Moscou, adossé à la « Higher School of economics », ce sont deux ans de travaux qui ont basculé. Officiellement le projet n’est pas arrêté, sauf que de fait « tout est bloqué », ne serait-ce que parce que les thésards en Russie ne peuvent plus financer leurs travaux à cause des sanctions bancaires.

D’autres, menacés d’arrestation pour avoir protesté, ont fui en Arménie ou en Turquie. « On se parle tous les jours par Skype ou Zoom… mais on est perdus, la guerre nous dépasse », confie, dévasté, ce quinquagénaire dont les parents avaient quitté l’URSS dans les années 1980 après l’invasion de l’Afghanistan. « Pour les étudiants qui n’ont pas connu l’époque soviétique, c’est inimaginable de vivre dans un pays coupé du monde. Ils étaient vraiment européens dans leur esprit ». Début mars, 7.000 scientifiques travaillant en Russie signaient une pétition contre la guerre, craignant notamment un décrochage scientifique du fait de l’isolement.

11h16 : Le récap d’hier

Maintenant que la matinée est bien entamée, si vous ne pouvez pas rattraper le live d’hier pour mieux comprendre où en est, voici notre récap' de la journée d’hier.

 

11h08 : Des dégâts dans le repli russe vers l’est

Sur le front autour de Donetsk et Louhansk, les deux grandes villes du Donbass, où Moscou a annoncé concentrer désormais ses efforts, l’état-major de l’armée ukrainienne assure « avoir infligé des pertes importantes aux envahisseurs russes », dans son dernier bulletin publié à l’aube. Il fait état de trois avions abattus, huit chars détruits et quelque 170 soldats tués côté russe. Le ministère russe de la Défense a fait état lui d’une bataille pour le contrôle de deux villages près de Donetsk, à Novobakhmutivka et Novomykhailivka.

10h51 : La population de Slavutych proteste contre l’enlèvement de son maire

L’armée russe est entrée ce matin dans cette petite ville au nord de Kiev, construite pour remplacer Pripiat après l’accident de Tchernobyl. Selon les autorités ukrainiennes, le maire a été enlevé, avant d’être rapidement relâché. La population de Slavutych s’était rapidement rassemblée dans la rue pour protester contre les Russes, malgré les tirs de sommation.



 

10h44 : Nouveau couvre-feu à Kiev de samedi soir à lundi matin

« Le commandement militaire a décidé de renforcer le couvre-feu. Il va durer de 20 heures samedi à 7 heures lundi 28 mars », a indiqué le maire Vitali Klitschko sur Telegram.

10h28 : Six morts à Kharkiv

Après la mort de quatre civils vendredi à Kharkiv, touchés par la mitraille de plusieurs obus, six autres personnes ont perdu la vie dans une salve de roquette alors qu’elles faisaient la queue devant un bureau de poste pour recevoir de l’aide humanitaire.

10h16 : L’aide militaire pays par pays

La fameuse « liste » de la France est bien mince comparée aux autres : du carburant et des missiles antichars.



 

9h59 : Le ministre russe de la Défense réapparaît sur les écrans après deux semaines d’absence

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a fait une première apparition publique en deux semaines, selon une vidéo publiée aujourd’hui par son ministère, après une absence qui avait nourri des interrogations que le Kremlin s’était efforcé de balayer. Les images ne sont pas datées, mais le ministre y fait référence à une réunion avec le ministre des Finances qui, selon les agences russes, a eu lieu vendredi 25 mars.

9h47 : Joe Biden assistera à Varsovie à une rencontre avec deux ministres ukrainiens

Le président américain Joe Biden assistera samedi matin à Varsovie à une rencontre entre le secrétaire d’Etat Antony Blinken et secrétaire à la Défense Lloyd Austin et leurs homologues ukrainiens, a annoncé la Maison Blanche. « Ce matin, le président Biden fera une apparition à la rencontre entre les secrétaires Blinken et Austin et les ministres ukrainiens des Affaires étrangères Dmytro Kouleba et de la Défense Oleksii Reznikov », a indiqué la Maison Blanche dans un e-mail, au deuxième jour de la visite du chef de l’exécutif américain en Pologne.

9h40 : Du piano sous les bombes

Si vous avez manqué cette vidéo sur les réseaux sociaux, c'est cadeau. Pendant que les sirènes d'alertes retentissent à Lviv, un jeune homme joue Time au piano dans la rue. Hans Zimmer a même diffusé l'extrait lors d'un concert à Londres.



 

9h22 : Zelensky appelle le Qatar à augmenter la production de gaz

Au forum économique de Doha, le président ukrainien veut activer tous les leviers pour contrer la Russie. « Je vous demande d’augmenter la production d’énergie pour que tout le monde en Russie comprenne que personne ne peut utiliser l’énergie comme une arme pour faire du chantage au monde entier », explique-t-il.

9h13 : Zelensky accuse la Russie de pousser à la course aux armes nucléaires

« Ils se vantent de pouvoir détruire avec des armes nucléaires non seulement un pays en particulier, mais aussi la planète entière », a déclaré le président Zelensky dans un message vidéo diffusé au Forum de Doha devant des dirigeants politiques et économiques.

9h07 : La Chine et la Russie bloquent des sanctions contre Pyongyang

Le tir d’un missile balistique intercontinental par la Corée du Nord a provoqué une indignation internationale, mais sans aboutir à de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité de l’ONU, malgré la volonté américaine de présenter une résolution en ce sens. L’ambassadeur chinois Zhang Jun a même plaidé au contraire pour un « allègement des sanctions au moment opportun », tandis que la diplomate russe Anna Evstigneeva a dit redouter qu’un renforcement des sanctions « ne menace les citoyens nord-coréens avec des problèmes socio-économiques et humanitaires inacceptables ».

8h56 : La communauté ukrainienne de France plus soudée que jamais

Au rythme des rassemblements et des collectes de dons, la communauté ukrainienne de France a resserré les liens. « Il y a eu un regain patriotique énorme. Ici, la communauté s’est mise en ordre de bataille, tout le monde remplit une fonction : manifester, contrer la propagande en ligne, accueillir les réfugiés, collecter les dons… », énumère Anastasia Loskot, ancienne danseuse du ballet national Virsky, ruban jaune et bleu noué au sac à dos. La mobilisation rassemble les membres d’une diaspora éparse, y compris des russophones de l’est, comme Evgenia Besançon, partie en 1991 en pleine « "ukrainisation" des régions russophones », des Ukrainiens occidentaux.

8h50 : La Russie reconnaît 1.351 morts

L’armée russe, plutôt avare de chiffres, a indiqué vendredi que 1.351 de ses soldats avaient trouvé la mort depuis le début de « l’opération spéciale » en Ukraine, et que 3.825 avaient été blessés.

8h41 : La puissance de l’armée russe, « un mythe » ?

« L’armée ukrainienne a montré que l’armée russe deuxième armée du monde, ce n’était qu’un mythe. C’est juste une concentration de pouvoir médiévale, de vieilles méthodes de combat », estime le général Kyrylo Boudanov, chef du renseignement militaire ukrainien.

8h30 : La Russie mise tout sur le Donbass

Après le bombardement des grandes villes du pays et la tentative d’encerclement de Kiev, changement de plan pour l’armée russe. Le commandement russe, par la voix de l’adjoint au chef de l’état-major Sergueï Roudskoï, a annoncé que « les capacités de combat des forces ukrainiennes avaient été réduites de manière importante, ce qui permet (…) de concentrer le gros des efforts sur l’objectif principal : la libération du Donbass ». Le gros des troupes va donc se masser à l’est.

Bonjour à toutes et à tous !

En ce 31e jour de guerre, on vous propose encore de suivre les dernières informations en direct sur 20 Minutes ! Bombardement, discussion diplomatique, bilan chiffré, vous saurez tout de l’invasion de la Russie en Ukraine.