Guerre en Ukraine : Joe Biden est en en Pologne ce vendredi, près de la frontière ukrainienne

DIPLOMATIE Ces deux jours de visite en Pologne interviennent à la suite d’un marathon diplomatique hors du commun à Bruxelles, où Joe Biden a multiplié les sommets – Otan, G7, UE – pour vanter l’unité occidentale dans sa réponse à la Russie

20 Minutes avec AFP
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Guerre en Ukraine: la ville de Lviv, située à 70 km de la Pologne, bombardée par la Russie — 20 Minutes

Le président américain Joe Biden se rend ce vendredi en Pologne, dans la ville de Rzeszow, à environ 80 kilomètres de la frontière avec  l’Ukraine, seconde étape de son voyage en Europe. Il monte ainsi en première ligne dans l’engagement occidental contre l’invasion lancée par Moscou, qui ressemble de plus en plus à une guerre d’usure.

Arrivant de Bruxelles, il sera reçu par le président polonais Andrzej Duda à l’aéroport de cette ville située à deux heures et demie de route de Lviv, principale ville de l’ouest de l’Ukraine, où affluent les réfugiés.

Il recevra ensuite un briefing sur « la réponse humanitaire afin d’apaiser la souffrance des civils en Ukraine et de répondre au flux croissant de réfugiés qui fuient la guerre que (Vladimir) Poutine a choisie », a précisé la Maison Blanche.

Il prononcera un discours à Varsovie

Joe Biden ira à la rencontre de soldats américains positionnés dans cette région, faisant partie des plus de 100.000 militaires américains actuellement présents en Europe. Il ira ensuite à Varsovie, où il prononcera un discours « sur les efforts unis du monde libre pour soutenir le peuple ukrainien » et « tenir la Russie responsable de sa guerre brutale », selon la Maison Blanche.

Ces deux jours de visite en Pologne interviennent à la suite d’un marathon diplomatique hors du commun à Bruxelles, où Joe Biden a multiplié les sommets – Otan, G7, UE – pour vanter l’unité occidentale dans sa réponse à la Russie, un mois jour pour jour après le début de son invasion de l’Ukraine.

« Réponse » de l’Otan 

Joe Biden a promis jeudi à Bruxelles pour la première fois une « réponse » de l’Otan dans le conflit en Ukraine si la Russie y recourait à l’arme chimique. Dans cette situation, les Occidentaux ont jugé très crédible le risque d’une attaque chimique, contre lequel le président ukrainien Volodymyr Zelensky les a mis en garde jeudi.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a par ailleurs fait part jeudi soir de son « inquiétude » après avoir été informée par les autorités ukrainiennes de bombardements de la ville où vit le personnel du site de Tchernobyl.

Sur le front économique, les pays du G7 et de l’Union européenne vont sanctionner toute transaction impliquant les réserves d’or de la Russie, pour éviter que Moscou ne contourne ainsi les mesures d’isolement financières prises par les Occidentaux.