Guerre en Ukraine : Moscou change de stratégie et se concentre sur le Donbass à l'Est...

LIVE Retrouvez les dernières informations sur la guerre menée par la Russie en Ukraine, au 30e jour du conflit

R.L.D, D.R et M.F
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L'adjoint au chef de l'Etat-major russe, le général Sergei Rudskoi, le 25 mars 2022.
L'adjoint au chef de l'Etat-major russe, le général Sergei Rudskoi, le 25 mars 2022. — Vadim Savitsky/TASS/Sipa USA/SIP

L’ESSENTIEL

  • Après Bruxelles, Joe Biden passe la journée de vendredi en Pologne et va se rendre près de la frontière ukrainienne.
  • L’Otan a promis « une réponse » à Moscou en cas de recours à des armes chimiques.
  • A Marioupol, le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a affirmé que sa milice paramilitaire a pris la mairie, mais cela n’est pas confirmé.

EN VIDEO

A LIRE AUSSI

3h00 : Ce live est terminé

On fait une courte pause, et on se retrouve à 8h00 pour suivre la journée de samedi.

1h45 : Le point sur la nouvelle stratégie russe, qui va se concentrer sur le Donbass

Officiellement, Moscou assure que cela a toujours été son objectif. Mais après un mois d’une offensive où l’armée russe n’a réussi à capturer qu’une grande ville (Kherson), difficile de ne pas y avoir un gros ajustement. Vendredi, Moscou a annoncé se concentrer sur le Donbass, à l’Est de l’Ukraine, pour "libérer" les républiques autoproclamées de Dontestsk et Lugansk. Officiellement, l’État-major russe assure que sa stratégie a été d’étirer les défenses ukrainiennes sur de nombreux fronts pour les empêcher de défendre le Donbass massivement.

De nombreux experts estiment que Poutine cherche à pouvoir revendiquer la victoire en assurant le contrôle du Donbass et en négociant le statut de la Crimée. C’est pour cela que Marioupol est particulièrement stratégique : non seulement il s’agit d’un port sur la mer d’Azov, mais cela permettrait à Moscou d’avoir un territoire continu de la Russie jusqu’à la Crimée par la terre.


 

0h20 : La foule à Varsovie

Joe Biden était à Varsovie ce soir, et des milliers de Polonais ont manifesté leur soutien aux Ukrainiens.


 

23h45 : Le point sur les contre-attaques ukrainiennes

Selon le Pentagone, la ville de Kherson, qui était sous contrôle russe, est désormais « contestée ». Les forces ukrainiennes affirment également avoir repris une banlieue de Kharkiv. A voir si certaines forces russes se retirent vers le Donbass, que Moscou a indiqué vouloir faire sa priorité.

22h25 : Sans les Russes, la Japonaise Kaori Sakamoto en or aux mondiaux de patinage

En l'absence des Russes exclues après l'invasion de l'Ukraine, la Japonaise Kaori Sakamoto, médaillée de bronze olympique il y a un mois à Pékin, a été sacrée championne du monde de patinage artistique, vendredi à Montpellier (sud de la France). Sakamoto (21 ans), jusque-là jamais montée sur un podium mondial et déjà en tête après le programme court, s'est imposée avec un total de 236,09 points. Elle a devancé la Belge Loena Hendrickx (217,70) et la jeune Américaine Alysa Liu (211,19). Après la décision de la Fédération internationale de patinage (ISU) de suivre la recommandation formulée par le Comité international olympique (CIO) et d'exclure les patineuses russes, ni Anna Shcherbakova, championne olympique et du monde en titre, ni Kamila Valieva, la championne d'Europe 2022 emportée par une retentissante affaire de dopage en pleins JO-2022, après y avoir signé les premiers quadruples sauts de l'histoire olympique du patinage féminin, ni Alexandra Trusova, récente médaillée d'argent olympique et médaillée de bronze mondiale il y a un an, n'étaient les bienvenues sur la glace française.

21h30 : Les négociations n’avancent pas

« Pas de consensus dans les négociations pour l’instant. Les positions de l’Ukraine sont claires : cessez-le-feu, garanties sécuritaires, pas de concession sur l’intégrité territoriale. Mais la Russie ne donne que des ultimatums. Pour encourager une approche plus constructive, on a besoin de deux choses : davantage de sanctions et davantage d’aide militaire à l’Ukraine », insiste le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba.


 

20h39 : L’UE va aider les pays menacés de pénuries alimentaires

Les Vingt-Sept ont annoncé le lancement d’une initiative pour atténuer les pénuries alimentaires provoquées par la guerre en Ukraine, « grenier à blé de l’Europe », dans les pays les plus touchés. Inspiré du programme international Covax de distribution de vaccins anti-Covid, ce programme, baptisé « Farm », vise notamment à une transparence accrue sur les stocks mondiaux, à assurer les approvisionnements aux pays les plus menacés et à encourager la production dans les régions fragilisées, selon les conclusions du sommet de l’UE.

20h25 : Poutine veut punir les menteurs

Le président russe a signé une loi réprimant de peines de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans les « informations mensongères » sur l’action de Moscou à l’étranger.

20h20 : Les Ukrainiens lancent une contre-offensive sur Kherson

« Les Ukrainiens tentent de reprendre Kherson », a déclaré un haut responsable du Pentagone, alors que les forces ukrainiennes ont lancé une contre-offensive sur cette ville du sud, seul centre urbain majeur conquis entièrement par les forces de Moscou. « Nous ne pouvons dire exactement qui contrôle Kherson mais le fait est qu’elle n’est plus aussi solidement sous contrôle russe qu’auparavant. »

Si les Ukrainiens parvenaient à reprendre le contrôle de la ville, les positions russes autour de Mikolaïv se retrouveraient « prises en sandwich » entre les forces ukrainiennes qui défendent Mikolaïv et celles de Kherson, a-t-il expliqué.

20h18 : Une opération pour évacuer Marioupol

« Nous allons en lien avec la Turquie et avec la Grèce lancer une opération humanitaire pour évacuer toutes celles et ceux qui souhaitent quitter Marioupol », a annoncé Emmanuel Macron. Le président français s’entretiendra sur le sujet avec le président russe Vladimir Poutine « d’ici 48 à 72 heures ».

20h16 : Joe Biden compare le courage des Ukrainiens à celui des Chinois de Tiananmen

« Quand vous voyez une femme de trente ans debout face à un char avec un fusil (…), si on parle de la place Tiananmen, c’est la place Tiananmen » en plus important encore, a estimé le président américain, louant le « courage » et la « résilience » du peuple ukrainien, lors de son déplacement en Pologne.

Petit rappel historique en photo de ce à quoi fait référence le président américain


A l’occasion de ce déplacement, Joe Biden a aussi, pour la deuxième fois, qualifié le président russe Vladimir Poutine de « criminel de guerre ».

20h14 : La Russie mis à l’écart de la recherche sur le nucléaire

Le CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire qui héberge à Genève le plus grand accélérateur de particules au monde, a durci vendredi les sanctions envers la Russie.

Parmi ces sanctions, la suspension de la participation de scientifiques du CERN à « tous les comités scientifiques d’instituts situés en Fédération de Russie et en République du Bélarus, et vice-versa ». Sont également suspendus ou annulés « tous les événements organisés conjointement par le CERN » et ces mêmes instituts.

20h09 : Achat groupé pour le gaz

La Commission européenne a reçu mandat des pays membres de l’UE pour effectuer des achats de gaz groupés, ce qui sera « le meilleur instrument pour faire baisser le prix » de cette énergie, a annoncé vendredi le président français Emmanuel Macron à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

19 heures : Des images d'évacuation de civils dans la région de Donetsk

 

18h47 : Le centre de commandement des forces aériennes ukrainiennes frappé par des missiles russes

Une salve de missiles de croisière russes a frappé le centre situé dans la ville de Vinnytsia dans le centre du pays. Plusieurs bâtiments ont été touchés, provoquant des « dommages significatifs », a affirmé l’armée ukrainienne.

18h42 : La belle histoire du jour (parce qu'il y en a quand même malgré tout)

L’ONG de pompiers volontaires GSCF a ramené d’Ukraine deux enfants de 11 et 15 ans à leur maman réfugiée en Belgique depuis le début du conflit.

 

18h31 : Un prêtre catholique français, spécialiste des crimes de masse, lance une collecte de témoignages

« On a pris la décision de collecter le maximum de témoignages de personnes, soit ayant assisté à des crimes commis, soit ayant elles-mêmes été des victimes », a expliqué le père Patrick Desbois, président de l’association Yahad In Unum, connue pour son travail sur le génocide des juifs en Europe de l’Est.

En équipe avec le mémorial de Babi Yar à Kiev, les équipes des deux institutions, à l’aide de médiateurs sur le terrain, ont pu interroger, via une application de visioconférence enregistrant l’entretien, « une vingtaine » de personnes, notamment à Marioupol (sud), Irpin (près de Kiev), Kharkiv (Est) ou encore Kherson (sud), a-t-il dit. « Ce qui apparaît, c’est que des civils sont clairement visés, tués, blessés, indépendamment de tout objectif militaire prétendu », selon lui.

18h01 : Le pape préside une cérémonie pour l’Ukraine et la Russie, en proie à une guerre « odieuse »

Le pape François a condamné vendredi la « guerre odieuse » contre « nos frères ukrainiens sans défense », lors d’une cérémonie consacrée à l’Ukraine et à la Russie au Vatican.

« Ces jours-ci, (…) les bombes détruisent les maisons de beaucoup de nos frères ukrainiens sans défense », a déclaré le souverain pontife argentin lors de ce service religieux à la basilique Saint-Pierre de Rome, avant de confier l’Ukraine et la Russie à la Vierge Marie.

« Cette guerre odieuse (…) provoque en chacun peur et désarroi », a ajouté le pape devant quelque 3.500 personnes, dont l’ambassadeur ukrainien et des représentants du corps diplomatique.

17h49 : Europe malade

On vous en parlait un peu plus tôt : l’ambassadeur de Russie à Paris a été convoqué vendredi au ministère français des Affaires étrangères après la publication de caricatures sur son compte Twitter jugées « inacceptables » par la diplomatie française.

La seconde caricature présente une allégorie de l’Europe malade, allongée sur un lit, à qui ses tortionnaires, Etats-Unis et Union européenne, injectent différentes substances intitulées « néonazisme », « russophobie » ou « Covid-19 ».

17h40 : Un soldat russe détruit plaque commémorative en l’honneur de soldats ukrainiens

 

17h26 : Le maire de Kharkiv dénonce les bombardements russes

Le maire de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, a dénoncé vendredi des bombardements russes « indiscriminés » et incessants sur sa ville, la deuxième du pays.

« La situation est aujourd’hui très difficile », a déclaré Ihor Terekhov, au cours d’un point de presse improvisé dans un lieu tenu secret et protégé des bombes. « Tous les jours, il y a des bombardements indiscriminés sur la ville et de nombreux tués », a-t-il dénoncé, en affirmant qu’ils visaient « des zones résidentielles, des civils, des infrastructures comme des écoles ».

« C’est une guerre contre Kharkiv, contre l’Ukraine, contre les civils », a fustigé l’édile, estimant que près des deux tiers des 1,5 million d’habitants ont fui la ville, située à une quarantaine de kilomètres de la frontière russe.

17h20 : La Russie accusée d’avoir « volé » des centaines d’avions de ligne

La Russie a « volé » des centaines d’avions de ligne, représentant des milliards d’euros de préjudice pour leurs loueurs étrangers, ont accusé vendredi de hauts responsables européens, après que Moscou a permis l’immatriculation de ces appareils sur son territoire.

Les compagnies aériennes russes ont jusqu’à lundi pour rendre ces appareils, aux termes des sanctions visant le secteur aérien adoptées par l’Union européenne après l’invasion de l’Ukraine par les forces russes il y a un mois.

17h14 : La France convoque l’ambassadeur de Russie après un tweet jugé « inacceptable »

L'ambassadeur de Russie à Paris a été convoqué vendredi au ministère des Affaires étrangères après la publication de caricatures sur son compte Twitter jugées «inacceptables» par la diplomatie française.

«Nous nous efforçons de maintenir un canal de dialogue exigeant avec la Russie» mais ces «agissements sont parfaitement inappropriés», a déclaré le Quai d'Orsay en référence notamment à un dessin montrant les Européens à genoux léchant les fesses de l'Oncle Sam.

17h09 : Joe Biden, en Pologne, veut défendre le «moindre pouce» du territoire de l'Otan

Joe Biden, qui a promis à plusieurs reprises de défendre «le moindre pouce» du territoire de l'Otan, a rendu visite vendredi à des militaires américains stationnés en Pologne, non loin de la frontière avec l'Ukraine.

Après avoir atterri vendredi à Rzeszow, à 80 km de la frontière, le président américain a entamé une visite très attendue, de deux jours au total, par une rencontre avec les militaires de la 82e division aéroportée américaine.

17h01 : Les images du bombardement qui a fait au moins quatre morts à Kharkiv ce vendredi matin

 

16h52 : Kiev dément les affirmations d’Ankara

Ce vendredi après-midi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré que la Russie et l’Ukraine étaient d’accord sur quatre points de négociation sur six. « Il n’y a pas de consensus avec la Russie sur les quatre points mentionnés par le président de la Turquie », a toutefois assuré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, saluant au passage « les efforts diplomatiques » de ce pays « visant à mettre fin à la guerre ».

Dmytro Kouleba et son homologue russe Sergueï Lavrov s’étaient vus à Antalya en Turquie le 10 mars dernier, à l’invitation d’Ankara, pour ce qui est la seule rencontre officielle à ce niveau depuis le début de la guerre.

16h46 : La réserve de carburant ukrainienne continue à brûler après une frappe russe jeudi soir

 

16h39 : Pour Moscou, les Occidentaux sont désormais les nazis

Autodafés, blitzkrieg, hitlérien. Le Kremlin compare désormais l’Occident soutenant l’Ukraine aux Nazis allemands, un discours mobilisateur en Russie, la victoire soviétique durant la Seconde Guerre mondiale étant au cœur de l’identité et du patriotisme russe.

Pour un pays héritier de l’URSS, qui a perdu 20 millions des siens face à l’armée d’Hitler durant la Grande Guerre patriotique, l’analogie est loin d’être anodine. En Russie, quel que soit le bord politique, ce sacrifice est fédérateur, et une frange écrasante de la population considère que les alliés anglo-saxons exagèrent leur rôle dans la défaite nazie, tout en dénigrant celui de l’Union soviétique et de Staline.

16h32 : Partir ou rester ?

De nombreux expatriés français hésitent à quitter la Russie où leur vie a été en partie bouleversée par la guerre en Ukraine. Début mars, la diplomatie française a demandé aux ressortissants français non-essentiels de « quitter le pays tant que cela est encore possible ».

Mais combien sont rentrés ? « C’est la question piège depuis le début », indique à l’AFP Emmanuel Quinet, président de la Chambre de Commerce Internationale (CCI) France Russie, estimant « qu’une majorité de Français sont restés ».

16h24 : Tuer Poutine pour arrêter la guerre ?

« Et si l’assassinat de Poutine était l’unique voie de sortie » de la guerre en Ukraine ? L’ambassadeur russe en Italie a porté plainte vendredi contre le quotidien La Stampa après la publication d’un éditorial examinant l’hypothèse de l’élimination du président russe.

Dans un article publié le 22 février, le journaliste et reporter de guerre Domenico Quirico écrit : « L’intervention militaire étant exclue, la solution diplomatique inopérante, il ne reste plus qu’à théoriser l’assassinat du Tsar de la main d’un proche ».

Mais ce reporter de guerre kidnappé à deux reprises, en Libye en 2011 puis en Syrie en 2013, conclut ainsi « Sommes-nous certains que l’élimination violente du tyran ne provoquerait pas un chaos pire encore ? On ne peut être que pessimistes ».

16h18 : Poutine fait référence à la « Cancel culture » et à l’autrice J.K. Rowling

 

16h08 : La confiance des consommateurs, au plus bas depuis dix ans aux Etats-Unis

La confiance des consommateurs américains, inquiets de voir l’inflation continuer à éroder leur pouvoir d’achat dans les mois à venir, est tombée en mars à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, la guerre en Ukraine assombrissant encore les perspectives.

L’indice mesurant la confiance est tombé à 59,4 points, selon l’estimation finale de l’enquête de l’Université du Michigan publiée vendredi, qui évolue peu par rapport aux 59,7 points de l’estimation préliminaire, publiée au milieu du mois.

16h03 : Les pourparlers avec Moscou sont « très difficiles », juge Kiev

Les pourparlers avec Moscou sont « très difficiles », a jugé vendredi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, plus d’un mois après le début de l’invasion russe.

« Le processus de négociation est très difficile », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne dans un communiqué, rejetant tout « consensus » avec Moscou à ce stade. Plus tôt dans la journée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait assuré que la Russie et l’Ukraine étaient d’accord sur quatre points de négociation sur six.

16 heures : L’armée russe affirme qu’elle va désormais se concentrer sur l’est de l’Ukraine

L’armée russe a déclaré vendredi qu’elle allait désormais se concentrer sur la « libération » de l’est de l’Ukraine, affirmant avoir atteint les objectifs initiaux de l’opération militaire qu’elle mène dans ce pays depuis le 24 février.

« Les capacités de combat des forces ukrainiennes ont été réduites de manière importante, ce qui permet (…) de concentrer le gros des efforts sur l’objectif principal : la libération du Donbass », dans l’est de l’Ukraine, a déclaré l’adjoint au chef de l’état-major russe Sergueï Roudskoï.

15h54 : Distribution d’eau, de nourriture et de médicaments

 

15h44 : « RIEN NE SE PASSE »

« RIEN NE SE PASSE. Passez votre chemin. Une opération spéciale est en cours. Personne ne s’appauvrit. L’économie est en croissance », écrit un journal de Moscou sur sa une.


 

15h38 : L’ONU dénonce les détentions arbitraires et disparitions forcées perpétrées par les forces russes

Des dizaines de responsables, journalistes et militants ukrainiens opposés à l’invasion par Moscou ont été arbitrairement détenus par les forces russes ou ont disparu, a dénoncé l’ONU vendredi, estimant que certains cas s’apparentent à des « prises d’otages ».

En un peu plus d’un mois depuis le début de l’offensive ordonnée par Vladimir Poutine, le Haut-commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies a rassemblé des informations sur la détention arbitraire et la disparition forcée de 22 responsables ukrainiens locaux, dont 13 ont ensuite été libérés.

Le cas le plus célèbre est peut-être celui du maire de la ville de Melitopol, dans le sud-est de l’Ukraine, Ivan Fedorov, qui, selon les autorités ukrainiennes, a été enlevé par les forces d’occupation russes et détenu pendant plusieurs jours avant d’être libéré.

15h33 : Qu’est-ce que le régiment Azov sans cesse pointé du doigt par Moscou ?

Milice néonazie pour les uns, héros ukrainiens pour les autres : le régiment Azov, retranché dans Marioupol assiégée, est au coeur d’une guerre de propagande entre Kiev et la Russie, dont l’un des buts de guerre déclarés est la « dénazification » de l’Ukraine. Depuis sa création en 2014, au début de la guerre contre les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, le bataillon, intégré depuis à la Garde nationale – qui relève du ministère ukrainien de l’Intérieur – alimente tous les fantasmes.

Fondé par des militants d’extrême droite, dont Andriï Belitsky, issu de l’organisation paramilitaire Patriotes d’Ukraine, il recrute au départ des volontaires et arbore des emblèmes, comme le « Wolfsangel » (crochet de loup), rappelant ceux de la division SS Das Reich.

« En 2014, ce bataillon avait effectivement un fond d’extrême droite. Mais le régiment s’est ensuite "dé-idéologisé", il est devenu une unité régulière (...) Ceux qui le rejoignent n'y vont pas par idéologie mais parce qu'il a la réputation d'être une unité combattante particulièrement tenace », explique Andreas Umland, expert au Stockholm Centre for Eastern European Studies.

15h25 : Aux critiques de Zelensky, Orban oppose « les intérêts de la Hongrie »

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, ciblé par le président ukrainien dans un message aux dirigeants de l’UE, a « rejeté » vendredi les demandes de livraison d’armes et de sanctions plus dures, les jugeant « contraires aux intérêts » de son pays.

« La Hongrie veut rester en dehors de cette guerre et n’autorisera pas le transfert d’armes vers l’Ukraine », a réaffirmé Viktor Orban, selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement Zoltan Kovacs.

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, Budapest, tout en accueillant des réfugiés, refuse d’envoyer de l’aide militaire et a interdit le transfert d’armes létales par son territoire.

15h12 : Des images de la réserves de carburant bombardée à Kiev

 

14h50 : Les pourparlers russo-ukrainiens s’embourbent

« Les positions convergent sur les points secondaires. Mais sur les principales (questions) politiques, nous faisons du surplace », ont déclaré les négociateurs russes.

14h48 : Un nouveau général russe tué, affirme Kiev

« Nos troupes (…) ont tué le commandant de la 49e armée du district sud de la Russie, le général Iakov Rezantsev, dans un bombardement de l’aérodrome de Tchornobaïvka », situé dans la région de Kherson (sud), a déclaré un conseiller de la présidence ukrainienne, Oleksiï Arestovytch dans un message vidéo.

14h35 : Le champion de boxe Usyk quitte l’Ukraine pour préparer un match

Revenu en Ukraine après le déclenchement de l’invasion russe, le champion du monde poids lourds Oleksandr Usyk a quitté l’Ukraine pour préparer la revanche face au Britannique Anthony Joshua.

Le boxeur ukrainien avait déclaré : « je défendrai maison, ma femme, mes enfants, mes proches » dans une interview accordée à CNN depuis le sous-sol de sa maison dans la région de Kiev.

 

14h16 : Le flux de réfugiés ralentit

Près de 3,7 millions de personnes ont fui l’Ukraine depuis l’invasion de l’armée russe le 24 février, selon le décompte de l’ONU. L’organisation estime à presque 6,5 millions le nombre de déplacés à l’intérieur de l’Ukraine, soit au total, plus de dix millions de personnes (un quart de la population) qui ont dû quitter leur foyer. L’ONU confirme cependant un ralentissement du nombre de passages ces derniers jours.

14h06 : Les livraisons d’armes occidentales sont « une erreur » qui prolonge le conflit lance l’armée russe
14h03 : Joe Biden a atterri à Rzeszow, en Pologne, à 100 km de la frontière ukrainienne

Le président américain doit d’abord rencontrer des soldats américains stationnés dans cette ville, avant de gagner Varsovie pour des entretiens avec les dirigeants polonais et une visite dans un centre d’accueil de réfugiés ukrainiens qui ont fui l’invasion russe de leur pays.

14h02 : L’armée russe admet la mort de 1.351 de ses soldats en Ukraine

« 1.351 militaires ont été tués et 3.825 blessés », a déclaré l’adjoint au chef de l’état-major des armées Sergueï Roudskoï.

L’armée indique aussi que la Russie a accueilli 419.736 réfugiés d’Ukraine.

13h48 : Pas d’armes chimiques côté américain

Les Etats-Unis « n’ont pas l’intention d’utiliser des armes chimiques quelles que soient les circonstances », c’est-à-dire même si la Russie en emploie en Ukraine, a assuré la Maison blanche. Le conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan a cependant prévenu que Moscou payerait « un prix très élevé » en cas d’utilisation d’armes chimiques.

13h35 : Poutine compare les sanctions contre le monde de la culture russe aux autodafés nazis

« La dernière fois, ce sont les nazis en Allemagne, il y a près de 90 ans, qui ont mené une telle campagne de destruction d’une culture indésirable. On se souvient bien des images des livres brûlés sur les places publiques », a dit le président russe, lors d’une rencontre avec des personnalités de la culture.

Les autodafés sont des actions menées, à partir de 1933, par des groupes étudiants composés majoritairement de Nazis qui entreprennent de brûler les livres qu’ils revendiquent « non allemands », à savoir des œuvres d’écrivains juifs, libéraux et de gauche.

13h21 : La Finlande stoppent ses trains reliant la Russie à l’Union européenne

La compagnie ferroviaire finlandaise a annoncé l’interruption du trafic sur la ligne reliant Saint-Pétersbourg et Helsinki, où circulent les derniers trains permettant aux Russes de rejoindre l’Union européenne. Le dernier train « Allegro » en provenance de Russie doit arriver dimanche dans la capitale finlandaise, a indiqué l’opérateur national VR.

La liaison avait été maintenue pour permettre à des citoyens finlandais ou russes – seules nationalités autorisées à embarquer – de quitter la Russie. Le gouvernement finlandais estime désormais qu’un laps de temps suffisant a été laissé et qu'« opérer le service n’est plus approprié » au regard des sanctions contre la Russie.

12h59 : Face aux visées russes et chinoises, l’Otan se refuse à un « vide sécuritaire » dans l’Arctique

L’Otan ne peut se permettre de laisser s’installer un « vide sécuritaire » dans l’Arctique, objet d’une « compétition stratégique grandissante » avec la Russie mais aussi la Chine, a estimé son secrétaire général, Jens Stoltenberg, vendredi.

« Nous ne pouvons nous permettre un vide sécuritaire dans le Grand Nord. Cela pourrait nourrir les ambitions russes, exposer l’Otan et soulever le risque de malentendus », a dit Jens Stoltenberg lors d’une visite sur la base de Bardufoss, dans le nord de la Norvège où se tiennent actuellement d’importants exercices militaires.

Lors d’une conférence de presse, le responsable norvégien, dont le mandat vient d’être prolongé d’un an en raison de l’invasion russe de l’Ukraine, a noté que la Russie avait augmenté ses activités militaires dans la région ces dernières années.

12h52 : La carte des yachts russes saisis

 

12h44 : Le géant indien des logiciels Infosys minimise sa présence en Russie

Le géant indien des logiciels Infosys a minimisé l’importance de ses liens commerciaux avec la Russie vendredi, au moment où le ministre britannique des Finances Rishi Sunak est critiqué pour les parts détenues par son épouse dans cette société.

« Infosys a une petite équipe basée en Russie qui fournit des services à des clients internationaux sur place. Nous n’entretenons aucune relation commerciale avec des entreprises russes locales », a déclaré le poids lourd du service informatique dans un communiqué publié vendredi. La société a également fait savoir qu’elle a consacré un million de dollars à l’aide aux victimes de la guerre en Ukraine.

12h39 : Dessin de guerre

Depuis le début de la guerre en Ukraine, de nombreux artistes prennent position en saisissant leurs pinceaux. On vous partage ici le dessin (pro-ukrainien) de l’artiste polonais Andrzej Pągowski.


 

12h31 : Fosses communes à Marioupol

La cheffe de l’équipe des droits de l’Homme de l’ONU en Ukraine a déclaré ce vendredi que les observateurs recevaient de plus en plus d’informations sur des fosses communes dans la ville encerclée de Marioupol, en Ukraine, dont une qui semblait contenir 200 corps. « Nous avons de plus en plus d’informations sur les fosses communes qui s’y trouvent », a déclaré Matilda Bogner aux journalistes par liaison vidéo depuis l’Ukraine, affirmant que certaines des preuves provenaient d’images satellites.

12h23 : Un aumônier militaire tué en Russie par des roquettes ukrainiennes près de la frontière

Un aumônier militaire a été tué par de tirs ukrainiens de roquettes « Smertch » sur un village frontalier russe non loin de la ville ukrainienne de Kharkiv en proie à de violents combats, a annoncé vendredi l’Eglise orthodoxe.

« Le père (Oleg Artiomev) se trouvait hier (jeudi) soir dans le village de Jouravliovka lorsqu’il est tombé sous les tirs de Smertchs ukrainiens, mourant dans l’exercice de ses fonctions », a indiqué le département militaire de l’Eglise. Il s’agit du premier décès en territoire russe suite à des tirs ukrainiens qui a été rendu public depuis le début de l’offensive en Ukraine.

12h17 : Kiev confirme le bombardement russe d’une réserve de carburant

Le ministère ukrainien des Situations d’urgence a confirmé vendredi « un bombardement » jeudi « vers 18 heures GMT » (19 heures, heure française) sur « la réserve de carburant de Kalynivka », à 40 km au sud-ouest de Kiev, sans donner de détails sur l’importance de ce site.

« Il n’y a aucune menace de propagation du feu en dehors de la réserve », a ajouté la même source. L’incendie était toujours en cours vendredi matin dégageant une épaisse fumée noire, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« On a vu l’explosion, c’était vraiment puissant », a raconté un agent de sécurité du site ayant requis l’anonymat. « Heureusement, il n’y a pas de victimes », a-t-il précisé.

12h10 : Les dégâts à Irpin, près de Kiev

 

12h04 : Les Russes traversant la Lituanie confrontés aux images d’Ukraine

Les Russes traversant la Lituanie à bord de trains à destination de l’enclave russe de Kaliningrad peuvent voir à partir de vendredi de grandes photos de destructions causées par leur armée en Ukraine, affichées dans une gare de Vilnius.

Aux termes d’un accord de « transit facilité », une centaine de trains traversent chaque mois la Lituanie, transportant des voyageurs russes à qui il est interdit d’en descendre sur le territoire du pays balte. Vingt-quatre photos de quartiers bombardés de Kiev et de Marioupol ont été installées à la hauteur des fenêtres, sur le quai où ces trains s’arrêtent pour permettre aux ressortissants de l’UE de descendre ou de monter.

« Aujourd’hui, Poutine tue la population pacifique de l’Ukraine. Approuvez-vous cela ? », lit-on sur certaines photos.

11h55 : Un navire russe abattu

 

11h47 : Qu’est-ce que les bombes au phosphore que Kiev accuse Moscou d’utiliser ?

Ce sont des armes incendiaires dont l’usage est interdit contre des civils mais pas contre des cibles militaires, selon une convention internationale. Les bombes au phosphore blanc ne sont pas des armes chimiques, dont l’usage est interdit par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) entrée en vigueur en 1997. Elles entrent dans la catégorie des armes incendiaires. Leur utilisation est codifiée par le protocole III de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC) entrée en vigueur en décembre 1983, qui restreint leur emploi mais sans les interdire totalement.

Ce type d’armes « est interdit en toutes circonstances » contre les populations civiles, stipule ce protocole. Les armes incendiaires sont également interdites contre des cibles militaires lorsqu’elles sont proches de populations civiles. Mais ce protocole ne concerne pas le phosphore blanc lorsqu’il est utilisé pour ses propriétés fumigènes ou bien éclairantes.

11h41 : Moscou veut renforcer ses défenses en réponse à l’Otan

Lors de sa conférence téléphonique régulière avec des journalistes ce matin, Dmitri Peskov a aussi annoncé que l’armée russe soumettra des propositions au président Vladimir Poutine sur la manière dont le pays doit renforcer ses défenses en réponse à la décision de l’Otan de renforcer son flanc oriental.

11h35 : « Rien de mortel » si Moscou est exclu du G20

Le chef de la diplomatie russe a déclaré ce vendredi qu’il « ne se passera rien de mortel » si la Russie est expulsée du groupe G20 des plus grandes économies du monde, car le monde est beaucoup plus diversifié que les Etats-Unis et l’Europe. Il y a des pays, a ajouté Dmitri Peskov, qui adoptent une approche « sobre » envers la Russie et qui ne coupent pas les ponts.

« En ce qui concerne le format G20, il est important. Mais dans les circonstances actuelles, alors que la plupart des membres sont dans un état de guerre économique avec nous, il ne se passerait rien de mortel » en cas d’exclusion de Moscou, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à la presse.

11h25 : Moscou dénonce les relents « hitlériens » du discours européen contre la Russie

Le chef de la diplomatie russe a estimé vendredi que les dirigeants européens tenaient un discours aux relents « hitlériens » contre la Russie, visée par de lourdes sanctions en raison de son offensive en Ukraine.

« On nous a déclaré une véritable guerre hybride totale. Ce terme [de guerre totale] qu’utilisait l’Allemagne hitlérienne est désormais prononcé par beaucoup de politiciens européens lorsqu’ils expliquent ce qu’ils veulent faire de la Russie », a dit Sergueï Lavrov, lors d’une réunion avec des représentants d’une fondation diplomatique russe.

« Ils ne cachent pas leurs objectifs : détruire, casser, anéantir, étouffer l’économie et la Russie dans son ensemble », a ajouté le diplomate.

11h19 : Moscou, accusé d’avoir utilisé des bombes au phosphore, nie toute violation du droit international

La Russie a démenti vendredi toute violation du droit international après avoir été accusée par l’Ukraine d’avoir utilisé des bombes au phosphore dans le cadre de son intervention militaire dans ce pays voisin. 

« La Russie n’a jamais violé aucune convention internationale », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé par la presse au sujet des accusations ukrainiennes.

11h15 : L’Ukraine demande à l’UE de fermer ses frontières avec la Russie et la Biélorussie

L’Ukraine a demandé vendredi à l’Union européenne de fermer ses frontières avec la Russie et la Biélorussie, pays allié de Moscou dans l’invasion menée par l’armée russe en Ukraine depuis un mois.

« Le ministère des Infrastructures propose à l’UE de bloquer complètement les liaisons terrestres et maritimes avec la Russie et la Biélorussie », a indiqué le ministère ukrainien sur Telegram, jugeant ces « mesures nécessaires » pour « arrêter la fourniture au pays agresseur de biens à double usage pouvant être utilisés à des fins militaires ».

 

11h13 : Biden veut « détourner l’attention » du programme chimique et biologique américain en Ukraine, affirme le Kremlin

Le Kremlin a accusé vendredi le président des Etats-Unis Joe Biden de vouloir « détourner l’attention » du programme d’armement chimique et biologique américain en Ukraine avec ses déclarations sur un possible recours par la Russie aux armes chimiques en Ukraine.

« Il est clair que les Américains tentent de détourner l’attention en parlant d’une prétendue menace russe, sur fond du scandale provoqué (…) par les programmes de développement des armes chimiques et biologiques que les Etats-Unis ont mis en place dans plusieurs pays, y compris en Ukraine », a déclaré à la presse le porte-parole du kremlin, Dmitri Peskov.

11h11 : Le Parlement ukrainien continue sa vie législative

La députée Lesia Vasylenko a posté une photographie du Parlement ukrainien. « Oui, le Parlement ukrainien fonctionne toujours. Nous avons eu une séance hier. Oui, nous votons des lois. Oui, nos comités fonctionnent. Même en temps de guerre, nous avons l’intention de faire fonctionner la démocratie », écrit-elle.


 

11h03 : Erdogan veut exhorter Poutine à être « l’artisan de la paix » en Ukraine

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué vouloir demander à son homologue russe Vladimir Poutine d’être « l’artisan de la paix » en Ukraine lors d’un échange téléphonique prévu dans les prochains jours, selon des propos rapportés vendredi par la presse turque.

Le chef de l’Etat a affirmé à des journalistes lors de son vol retour du sommet de l’Otan jeudi à Bruxelles qu’il dirait à Vladimir Poutine : « Tu dois désormais être l’artisan de la paix (…) Tu dois faire un geste honorable ».

Le dirigeant turc a assuré que la Russie et l’Ukraine étaient d’accord sur quatre points de négociation sur six, dont le renoncement de Kiev à l’Otan, le retrait des obstacles à l’utilisation de la langue russe en Ukraine, le désarmement et les garanties de sécurité.

10h55 : « Programme familial ukrainien »

Le Royaume-Uni affirme avoir délivré 20.100 visas dans le cadre du « programme familial ukrainien », rapporte le ministère de l’Intérieur, cité par nos confrères du Guardian. D’après PA Media, 35.500 candidatures ont été soumises jusqu’à présent.

10h46 : Ursula von der Leyen se félicite de la coopération entre l’Union européenne et les Etats-Unis

« Notre coopération sur les sanctions contre la Russie a été exceptionnelle. Cela montre que lorsque nous agissons ensemble, nous sommes plus forts et pouvons faire la différence », se félicite la présidente de la Commission européenne.


 

10h37 : A l'intérieur du théâtre de Marioupol après le bombardement

 

10h31 : Quatre civils tués dans un bombardement russe sur un centre médical de Kharkiv

Un bombardement russe sur un centre médical de Kharkiv, dans l’Est de l’Ukraine, a fait quatre morts et au moins trois blessés, a annoncé vendredi la police régionale de la deuxième ville du pays.

« Sept civils ont été blessés dont quatre ont succombé à leurs blessures dans un bombardement aux lance-roquettes multiples », a indiqué la police sur sa chaîne Telegram, précisant que la frappe avait eu lieu « vers 5h45 GMT » (6h30, heure française) sur « un centre médical » dans le Sud de Kharkiv.

10h26 : Ni « naïveté » ni « complaisance » de Macron vis-à-vis de Poutine

Réagissant aux critiques de Yannick Jadot, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a réfuté vendredi toute espèce de « naïveté » ou « complaisance » d’Emmanuel Macron envers Vladimir Poutine, assurant que le président « a toujours dit les choses droit dans les yeux » au président russe.

« Ensuite, la Russie ne va pas déménager, c’est un voisin, elle restera un voisin, il y aura une relation avec la Russie de toute façon. Et donc il faut continuer à dialoguer, mais en se disant les choses », a déclaré Gabriel Attal sur FranceInfo.


 

10h20 : En Russie, un fonds pour enfants incurables craint le déluge des sanctions

Mécénat en berne, pénurie de médicaments, de pièces détachées… La fondation Maison Phare pour enfants incurables craint de s’effondrer dans le flot des sanctions occidentales adoptées contre la Russie en réponse à l’offensive en Ukraine.

Depuis sa création en 2018, ce fonds non-gouvernemental accompagne dans son hospice moscovite un millier de jeunes, une bouée de sauvetage pour ces patients et leurs familles. Or, avec les vagues de sanctions croissantes depuis un mois, des pénuries de médicaments et de matériel font craindre le pire.

10h16 : Le moral des entrepreneurs allemands s’effondre en mars

Le moral des entrepreneurs allemands s’est effondré en mars, conséquence de l’invasion russe en Ukraine qui produit une chute historique des attentes économiques, pire qu’au début de la pandémie de Covid-19, selon le baromètre IFO publié vendredi.

L’indicateur a perdu près de 8 points en un mois, à 90,8 points, selon le sondage mensuel effectué auprès de 9.000 entreprises allemandes et qui donne un avant-goût de l’activité économique.

10h13 : De 40 à 55 %

L’Allemagne a déjà réduit ses importations ces dernières semaines, qui ne représentent plus que 40 %, contre 55 % avant l’invasion de l’Ukraine. Le pays a débloqué 1,5 milliard d’euros début mars pour des achats massifs de gaz liquéfiés, livrés par l’océan, et provenant de producteurs diversifiés, comme le Qatar, ou les Etats-Unis.

Mais le pays n’a pour l’instant pas de terminal pour acheminer ce gaz, et dépend donc des infrastructures situées chez ses voisins européens.

10h10 : Environ 300 morts redoutées dans la frappe du théâtre de Marioupol

Environ 300 morts sont redoutées dans le théâtre de Marioupol bombardé par l’aviation russe le 16 mars alors que des centaines de personnes y étaient abritées, a annoncé vendredi la mairie de la ville, citant des témoins.

« Des témoins ont des informations selon lesquelles environ 300 personnes sont mortes au théâtre dramatique de Marioupol à la suite d’un bombardement par un avion russe. Jusqu’au bout, on ne veut pas croire à cette horreur. Jusqu’au bout, on veut croire que tout le monde est sauf. Mais les témoignages de ceux qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment au moment de cet acte terroriste disent le contraire », écrit la mairie de Marioupol sur son compte Telegram.

10h04 : Plus d’infos sur la « task force » pour réduire la dépendance énergétique de l’Europe

Les États-Unis et l’Union européenne ont annoncé vendredi la création d’un groupe de travail visant à réduire la dépendance de l’Europe envers les énergies fossiles russes, en raison de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Les États-Unis s’efforceront de fournir à l’Europe 15 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) cette année, dans le cadre de cette initiative dévoilée par le président américain Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, selon un communiqué.

10 heures : La Bourse de Paris garde son humeur prudente

La Bourse de Paris évoluait en légère baisse de 0,05 % dans les premiers échanges vendredi, digérant les réunions diplomatiques occidentales sur l’Ukraine et suivant le voyage du président américain Joe Biden en Pologne.

Après une ouverture en légère hausse, l’indice CAC 40 lâchait 3,02 points à 6.552,75 points vers 09h35. La veille, il avait perdu 0,39 %.

09h59 : Contre-feu

Dans son analyse quotidienne de la guerre en Ukraine, le ministère britannique de la Défense rapporte que les forces ukrainiennes sont parvenues à reprendre le contrôle de villes et de positions défensives à l’est de Kiev à une distance pouvant atteindre 35 km de la capitale.


 

09h51 : L’athlète réfugiée ukrainienne Veretskaïa remporte le marathon de Jérusalem

L’athlète ukrainienne Valentina Veretskaïa, qui a récemment fui l’invasion de son pays par la Russie pour se réfugier en Israël, a remporté ce vendredi le marathon de Jérusalem chez les femmes.

Malgré la météo maussade, environ 25.000 personnes, dont une quarantaine d’athlètes ukrainiens selon les organisateurs, ont participé à ce marathon dans les rues de la ville sainte.

09h46 : Destruction de tanks dans l’oblast de Kiev

On vous partage ces images saisissantes, prises à Luk’yanivka, dans l’oblast de Kiev. On peut y voir plusieurs véhicules militaires russes détruits et une jeune femme ukrainienne, qui fait partie d’une unité de volontaires qui combattent contre l’invasion russe.


 

09h40 : L’Allemagne vise une « quasi-indépendance » au pétrole russe d’ici fin 2022

L’Allemagne a annoncé ce vendredi qu’elle allait fortement et rapidement réduire sa dépendance à l’égard des ressources énergétiques de la Russie, en se passant de son charbon d’ici l’automne et de son pétrole à la fin de l’année.

« D’ici le milieu de l’année, les importations de pétrole russe en Allemagne devraient avoir diminué de moitié, à la fin de l’année, nous visons une quasi-indépendance », a indiqué le ministère de l’Economie dans un communiqué, ajoutant que « d’ici l’automne, nous pouvons devenir globalement indépendants du charbon russe ». Pour le gaz, l’Allemagne pourra être « largement indépendante (…) d’ici mi-2024 », a-t-il ajouté.

09h37 : Les États-Unis et l’UE annoncent une « task force » pour réduire la dépendance européenne au gaz russe
09h34 : Berlin pourra se passer du charbon russe d’ici « cet automne », affirme un ministre allemand
09h32 : Coup d’œil dans le rétro

Chaque jour, 20 Minutes vous propose un récap' des évènements liés à la guerre en Ukraine. Pour celles et ceux qui le souhaitent, voici celui d’hier :


 

09h27 : Les Bourses européennes en légère hausse à l’ouverture

Les Bourses européennes étaient en légère progression à l’ouverture vendredi, toujours concentrées sur la guerre en Ukraine et sur la visite du président américain Joe Biden sur le Vieux continent.

A Francfort, le Dax montait de 0,41 % à 9 heures (heure française), tandis que l’indice parisien CAC 40 était lui en hausse de 0,21 %. La Bourse à Londres était proche de l’équilibre (+0,03 %).

09h24 : Systèmes de défense anti-aérienne et drones

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, affirme ce jeudi que les forces russes ont détruit plusieurs équipements militaires ukrainiens depuis la veille, dont trois systèmes de défense anti-aérienne et quatre drones.

09h20 : Des images du théâtre de Marioupol

Le 16 mars dernier, un bombardement a frappé le théâtre dramatique de Marioupol où, d’après Kiev, plus de 1.000 civils se cachaient de la guerre. Voici une nouvelle vidéo du bâtiment éventré.


 

9h13 : La Russie affirme avoir détruit la plus grande réserve de carburant de l'armée ukrainienne

La Russie a affirmé, ce vendredi, avoir détruit la veille la plus grande réserve de carburant de l'armée ukrainienne près de Kiev avec des missiles de croisière.

«La plus grande réserve de carburant qui restait à l'armée ukrainienne, qui servait à approvisionner les unités dans la partie centrale du pays, a été détruite», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov dans un communiqué.

8h41 : Le maire de Marioupol dénonce une déportation «de force» de ses habitants vers la Russie

La situation de la ville de Marioupol, sur la mer d'Azov, lourdement bombardée, se dégrade encore, les Ukrainiens dénonçant la déportation «en masse» d'habitants vers la Russie. 

Le maire de Marioupol, Vadim Boychenko, a avancé jeudi soir sur Telegram un dernier bilan de 15.000 habitants emmenés «de force» à bord de bus, ainsi que «la confiscation des passeports ukrainiens» d'habitants coincés sur place.

8h30 : Biden en Pologne, près de la frontière ukrainienne, ce vendredi

Le président américain Joe Biden se rend vendredi en Pologne, dans une ville proche de la frontière ukrainienne, montant en première ligne de l’engagement occidental contre l’invasion lancée par Moscou, qui ressemble de plus en plus à une guerre d’usure.

8h24 : La guerre en Ukraine fait craindre une « pénurie de lanceurs » spatiaux, selon une société aérospatiale américaine

La guerre en Ukraine pourrait de provoquer une « pénurie de lanceurs » spatiaux, nécessaires pour les constellations de satellites, alerte le patron de Rocket Lab (société aérospatiale américaine) Peter Beck, qui veut faire voler en 2024 son Neutron, une fusée comparable au Soyouz russe.
Dans un secteur spatial très imbriqué, la coopération est traditionnellement de mise malgré les tensions géopolitiques. Là « c’est du jamais-vu », estime dans un entretien à l’AFP le patron néo-zélandais de l’entreprise à l’origine d’Electron, seul minilanceur aujourd’hui opérationnel dans le monde.

En réaction aux sanctions européennes, la Russie a suspendu les lancements de sa fusée Soyouz au profit de ses clients occidentaux. Mais l’invasion de l’Ukraine a « un impact bien plus important que le simple lanceur Soyouz », estime-t-il.

8h17 : Zelensky vante « l’héroïsme » de son peuple

Dans une vidéo publiée sur Facebook dans la nuit de jeudi à vendredi, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a rendu hommage à « l’opposition héroïque du peuple ukrainien face à l’invasion militaire russe ». Depuis le début du conflit, des milliers d’Ukrainiens ont été tués et près de 6,5 millions d’Ukrainiens ont dû fuir.

7h28 : La filière du complotisme bat son plein et vise le fils de Joe Biden

Ce jeudi, le chef de la protection chimique et biologique de l’armée russe a indiqué que les « biolabs » présents en Ukraine seraient financés par Hunter Biden, le fils du président américain. Une information reprise par le média Sputnik puis par Fox News aux Etats-Unis.

7h22 : Ramzan Kadyrov revendique la prise de la mairie de Marioupol

Ramzan Kadyrov, dirigeant de la république russe de Tchétchénie, affirme que sa milice paramilitaire a pris la mairie de Marioupol. Une information impossible à confirmer pendant que l'armée ukrainienne assure que la ville portuaire n'est pas encore tombée.
 

07h11 : L’absence du ministre de la défense russe intrigue

Le ministre russe de la Défense n’a pas été vu depuis le 11 mars. Ce jeudi, le Kremlin a partagé la vidéo d’une visioconférence avec Vladimir Poutine sans son. Le général Shoigu y apparaît en haut à gauche avec un étrange bug visuel et semble habillé comme le 11 mars. Selon le porte-parole du Kremlin, dont les propos sont rapportés par RFI, « Le ministre de la Défense a beaucoup à faire pour le moment. Ce n’est pas le moment de l’activité médiatique. »


 

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue dans ce nouveau live de la rédaction de « 20 Minutes », mobilisée en continu. Au 30e jour de l’invasion russe, Joe Biden, qui a participé aux sommets de l’Otan, du G7 et de l’Union européenne à Bruxelles jeudi, va se rendre ce vendredi près de la frontière ukrainienne, en Pologne, pour faire le point sur la situation humanitaire. A Bruxelles, les leaders occidentaux ont promis une « réponse » si jamais Moscou avait recours à des armes chimiques, sans toutefois tracer une ligne rouge explicite synonyme d’entrée dans le conflit.