Deux hôpitaux bombardés

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Les combats entre l'armée et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul

(LTTE) ont à nouveau causé la mort d'une centaine de civils, piégés dans la zone de guerre du nord-est du Sri Lanka. Hier, 50 personnes ont été tuées dans le bombardement d'un hôpital de fortune. Mardi, une frappe identique avait fait 47 morts. Le Comité international de la Croix-Rouge, seule ONG autorisée dans la zone, a annoncé que l'un de ses employés sri-lankais et sa mère avaient été tués lors du bombardement.

L'ONU a qualifié hier la situation d'« absolument atroce », accusant les LTTE de « retenir la population comme bouclier humain » et l'armée de « continuer d'utiliser des armes lourdes ». L'Unicef a quant à elle dénoncé « un mépris total pour les plus vulnérables » et appelé les deux camps à laisser les civils quitter la zone des combats. Mardi, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et son homologue britannique, David Miliband, avaient également demandé la fin des hostilités. De leur côté, armée et Tigres tamouls s'accusent mutuellement de tuer les civils bloqués. W