Guerre en Ukraine : Marioupol n'arrive plus à compter ses morts alors que les Tchétchènes arrivent en renfort

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

M.P. avec AFP
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Ce jeudi 17 mars, la ville de Marioupol était encore pilonnée par les forces russes.
Ce jeudi 17 mars, la ville de Marioupol était encore pilonnée par les forces russes. — Viktor Antonyuk/SPUTNIK/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur l'invasion qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce jeudi, les autorités locales ont dit ne pas connaître le bilan du bombardement mercredi du théâtre de Marioupol, où se cachaient « des centaines de personnes, principalement des femmes, enfants et personnes âgées ».

​Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Les autorités locales ont dit ne pas connaître le bilan du bombardement mercredi du théâtre de Marioupol, où se cachaient « des centaines de personnes, principalement des femmes, enfants et personnes âgées ». « Hier et aujourd’hui, malgré les tirs incessants, le déblaiement des débris et les opérations de sauvetage se poursuivent autant que possible », a indiqué la mairie.

Selon un message de la mairie posté sur Telegram, la situation est « critique » avec des bombardements russes « ininterrompus » et des destructions « colossales ». « Selon les premières estimations, environ 80 % du parc de logement de la ville a été détruit », a-t-elle ajouté. Si 30.000 personnes ont pu être évacuées en direction de Zaporojie ou Berdiansk via des couloirs humanitaires, 350.000 autres restent dans la ville et « continuent de se cacher dans des abris et des caves », a poursuivi la mairie, selon laquelle « 50 à 100 bombes » sont larguées par les avions russes en moyenne chaque jour.

La phrase du jour

Dans de telles situations, beaucoup de gens se révèlent être des traîtres et partent d’eux-mêmes de notre vie. Certains démissionnent, certains quittent le pays. C’est une purification. D’autres enfreignent la loi et sont punis en conformité avec la loi. »

Tels sont les mots de Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe, qui revenait sur les propos très durs tenus la veille par Vladimir Poutine. Dans un discours offensif devant son gouvernement retransmis à la télévision, le président russe avait vivement défendu son opération militaire en Ukraine et comparé l’Occident et ses sanctions aux nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

Le chiffre du jour

300. C’est en millions d’euros le montant de la nouvelle aide débloquée par la France pour l’Ukraine. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a confirmé, lors d’un entretien avec son homologue Dmytro Kouleba ce jeudi, « le déblocage dans les prochains jours d’une enveloppe d’assistance financière de 300 millions d’euros, conformément à l’engagement pris » par Emmanuel Macron auprès de  Volodymyr Zelensky.

La tendance du jour

Il a été ovationné par les députés allemands. Le président ukrainien a imploré les Occidentaux d’aider à « arrêter cette guerre », après trois semaines d’une offensive de Moscou qui ne donne aucun signe de répit malgré la poursuite de pourparlers.  « Un peuple est en train d’être détruit en Europe », a lancé Volodymyr Zelensky, en s’adressant par visioconférence au Bundestag depuis Kiev.

Des combattants volontaires tchétchènes aperçus aux environs de Marioupol.
Des combattants volontaires tchétchènes aperçus aux environs de Marioupol. - Maksim Blinov/SPUTNIK/SIPA

De leur côté, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont averti dans une déclaration commune, que les auteurs de crimes de guerre en Ukraine devront « rendre des comptes » devant la justice internationale, soulignant que la « collecte de preuves » était en cours. Mais serait en cours, également, l’arrivée des Tchétchènes en Ukraine. Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a en effet assuré ce jeudi qu’un « millier » de volontaires tchétchènes était en route pour aller combattre en Ukraine.

Sur son compte Telegram, Ramzan Kadyrov a affirmé que l’un de ses proches, Apti Alaoudinov, se trouvait « à la tête pour participer à l’opération spéciale de dénazification et démilitarisation de l’Ukraine ». Cette information a été mise en doute par des responsables ukrainiens.