Guerre en Ukraine : Il récolte de l’argent pour des ONG en vendant des grenades en chocolat, le symbole choque

WTF Un artisan chocolatier belge fabrique des grenades en chocolat dont la moitié du produit de la vente sera reversée pour aider les réfugiés ukrainiens

Mikaël Libert
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La grenade en chocolat conçu par le chocolatier belge Beugnies.
La grenade en chocolat conçu par le chocolatier belge Beugnies. — Beugnies
  • L’offensive russe en Ukraine a été lancée il y a une vingtaine de jours.
  • Les initiatives se multiplient pour venir en aide aux Ukrainiens victimes du conflit.
  • Un artisan chocolatier belge vend des grenades en chocolat et reverse ma moitié des recettes à un consortium d’ONG humanitaires.

Dans le monde entier, on ne compte plus les initiatives collectives ou individuelles pour venir en aide au peuple ukrainien, victime de la guerre déclarée par la Russie il y a maintenant une vingtaine de jours. De son côté, l’artisan chocolatier belge Beugnies a conçu un produit spécial dont une partie du montant des ventes sera reversée à un consortium d’associations humanitaires.

L’objet en chocolat que le maître chocolatier Nicolas Beugnies a créé, c’est une grenade. Dans sa boutique, située à Courtrai, en Belgique, ce dessert un peu particulier se décline en version chocolat noir, au lait et blanc, vendu au prix de 5 euros. Si l’on en parle aujourd’hui, c’est que la grenade en chocolat n’est apparue au catalogue de l’artisan que récemment, depuis le déclenchement de l’offensive russe en Ukraine. L’idée du maître est de reverser 50 % du montant des ventes de ce produit au Consortium 12-12 rassemblant plusieurs associations humanitaires qui œuvrent pour organiser la solidarité en faveur des victimes de la crise en Ukraine.

Un geste qui fait l’objet de critiques

Ce geste louable de solidarité fait toutefois l’objet de critiques sur plusieurs tableaux. Sur les réseaux sociaux, l’artisan s’est d’abord vu reprocher le choix de l’objet représenté, puis s’est fait accuser de vouloir faire de l’argent sur la souffrance des Ukrainiens. Des attaques qui ont blessé l’intéressé à tel point qu’il a tenu à s’en expliquer. « Pourquoi pas des cœurs, des lapins, et plus encore ? », s’insurge-t-il. Pour lui, il fallait un symbole fort et la grenade en est un : « il reflète la réalité des zones de guerre. Un signal puissant qui ferait réfléchir les consommateurs », insiste Nicolas Beugnies.

Pour démonter l’accusation d’une volonté d’enrichissement, le maître chocolatier a sorti la calculatrice. « Nous vendons une grenade au prix de 5 euros. Il y a presque 30 centimes de TVA. Donc il reste 4,70 euros, moins le montant promis de 2,50 euros = 2,20 euros. Le paquet fait 1,77 euro. Soustrayez le coût de la nourriture, le coût de la main-d’œuvre, la concierge, les étiquettes, et si possible le transport, et après on saura ce qu’il reste. Rien donc », détaille-t-il.

Dans son atelier, Nicolas Beugnies va fabriquer 2.000 de ces grenades pour l’Ukraine. S’il parvient à tout vendre, cela représenterait un don de 5.000 euros au Consortium 12-12. Son entreprise ne gagnera pas un centime sur cette opération. « Mais c’est extra, puisque nous soutenons une bonne cause », se félicite le maître chocolatier.