Guerre en Ukraine : La femme enceinte photographiée après le bombardement de la maternité de Marioupol est décédée

BOMBARDEMENT La femme enceinte photographiée après le bombardement de la maternité n'a pas pu être sauvée. L'enfant qu'elle portait est également décédé

C.Po.
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La femme présente sur la photo est décédée, selon l'agence AP.
La femme présente sur la photo est décédée, selon l'agence AP. — Evgeniy Maloletka/AP/SIPA

C’est l’une des images les plus marquantes depuis le début de la guerre en Ukraine : une femme enceinte évacuée de l’hôpital pédiatrique de Marioupol, après avoir été grièvement blessée lors du bombardement de l’établissement par la Russie. Selon l’agence Associated Press, la victime et son bébé, né par césarienne, n’ont pas survécu. « Plus de 30 minutes de réanimation n’ont donné aucun résultat pour la mère et l’enfant », a déclaré le docteur Timur Marin à l’agence de presse.

Elle avait eu le bassin écrasé par les débris de l’explosion et la hanche détachée. Les médecins de l’hôpital où elle a été transportée ont tenté de sauver l’enfant en le faisant naître de toute urgence par césarienne, mais ce dernier n’a pas survécu. Très rapidement, l’état de santé de la mère s’est détérioré, précise le médecin interrogé par l’agence.

Un bombardement unanimement condamné

Le bombardement de la maternité a été unanimement condamné par la communauté internationale. « Nous avons tous été bouleversés par ces images d’une maternité » touchée « en plein centre-ville », a déclaré Emmanuel Macron jeudi, avant un sommet européen à Versailles.

Le président français a dénoncé l’objectif « manifeste de tuer les civils ». La maternité de Marioupol « est la troisième maternité » bombardée « à notre connaissance », a précisé un porte-parole de l’ONU.