Guerre en Ukraine : La Pologne va indemniser les particuliers qui hébergent des réfugiés ukrainiens

ALLOCATION Une indemnité de 8 euros par jour et par personne a été annoncée par le vice-ministre polonais de l’Intérieur

X.R. avec AFP
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A leur arrivée en Pologne, les réfugiés passent souvent la nuit dans un gymnase avant de pouvoir être hébergés.
A leur arrivée en Pologne, les réfugiés passent souvent la nuit dans un gymnase avant de pouvoir être hébergés. — Licesned by Story Picture Agency/SIPA

Générosité récompensée. Les Polonais hébergeant des réfugiés ukrainiens pourront compter sur leur Etat pour compenser les dépenses engendrées par leur humanité. Une allocation de 40 zlotys (8 euros) par jour et par personne hébergée a été annoncée par le vice-ministre de l’Intérieur, Pawel Szefernaker. Elle sera versée à la demande des intéressés, a posteriori, autrement dit à l’issue de la période d’accueil, qui pourra atteindre au maximum deux mois, a-t-il précisé au cours d’une conférence de presse.

Ces deux mois de séjour doivent « permettre au citoyen ukrainien de décider ce qu’il compte faire en Pologne ». Les demandes de remboursement, qui devront comprendre des renseignements sur les personnes hébergées, pourront être déposées à partir du 16 mars. L’allocation sera rétroactive et portera sur la période démarrant avec l’arrivée des réfugiés, a ajouté le haut fonctionnaire. Si, au bout des deux mois, la famille polonaise accueille d’autres réfugiés, elle pourra redemander cette allocation.

Un simple enregistrement numérique

L’administration locale polonaise doit aussi entamer le 16 mars l’enregistrement du million et demi de réfugiés ukrainiens pour leur attribuer un numéro d’identification unique, dit Pesel, équivalent du numéro de Sécurité sociale en France. Il est largement utilisé dans les relations avec les institutions publiques polonaises, les services de santé, pour l’obtention d’un numéro de téléphone ou encore l’accès à certains services bancaires.

Les réfugiés seront photographiés et déposeront leurs empreintes digitales, mais leur enregistrement restera numérique et ne débouchera pas sur l’établissement d’un document papier du type permis de séjour, dont la fabrication doit obéir à de stricts critères de sécurité. Pawel Szefernaker a appelé les Ukrainiens à ne pas chercher à s’enregistrer tous à la fois, ce qui engorgerait les services administratifs locaux.