Guerre en Ukraine : Marioupol espère une aide humanitaire… L’étau se resserre sur Kiev…

CONFLIT Retrouvez les informations de samedi sur la guerre menée par la Russie en Ukraine

X.M., X.R., R.L.D.
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Des militaires ukrainiens se replient après des combats à Irpin, le 10 mars 2022.
Des militaires ukrainiens se replient après des combats à Irpin, le 10 mars 2022. — Marcus Yam//SIPA

L’ESSENTIEL

  • Kiev et Marioupol font partie des zones où les Russes concentrent leurs efforts. Alors que des colonnes de blindés ont été aperçues dans la banlieue de la capitale, Marioupol, assiégée depuis une douzaine de jours et constamment bombardée, est dans une situation « quasi désespérée », alerte MSF.
  • Vladimir Poutine a donné son feu vert à l’envoi de combattants « volontaires », notamment en provenance de Syrie.
  • Volodymyr Zelensky évoque « une approche fondamentalement différente » de Moscou dans les négociations.
  • Les Ukrainiens accusent dans le même temps l’armée russe d’avoir ouvert le feu sur des civils en train de fuir, tuant notamment 7 personnes, dont un enfant.

EN VIDEO

A LIRE AUSSI

 

Ce Live est désormais terminé. Merci d’avoir suivi avec nous l’évolution du conflit. La rédaction de « 20 Minutes » reste cependant mobilisée en ce dimanche avec .

 

6h52 : Frappe aérienne contre une base près de la frontière polonaise

Selon les autorités locales, les forces russes ont bombardé ce dimanche une base militaire située dans la région de Lviv, près de la frontière polonaise et jusque-là relativement épargnée par le conflit.

« Les occupants ont mené une frappe aérienne sur le Centre international pour le maintien de la paix et la sécurité. D’après les informations préliminaires, ils ont tiré huit missiles ».

 

6h05 : Marioupol espère une aide humanitaire

Dans le sud-est, la ville assiégée de Marioupol espère l’arrivée ce dimanche d’un convoi d’aide humanitaire. Celui-ci est resté plus de cinq heures bloqué à un barrage russe samedi, et l’espoir était qu’il puisse enfin parvenir aujourd'hui dans ce port stratégique, en provenance de Zaporojie via Berdiansk, a avancé samedi la vice-Première ministre ukrainienne Irina Verechtchouk.

5h53 : La pression continue de monter sur Kiev

Kiev, dont seules les routes vers le sud restent dégagées, est de plus en plus cernée par les soldats russes, qui ont détruit samedi l’aéroport avoisinant de Vassylkiv, selon les Ukrainiens. Présentes dans les faubourgs, les troupes russes tentent de neutraliser les localités environnantes pour « bloquer » la capitale, selon l’état-major ukrainien, et la banlieue nord-ouest (Irpin, Boutcha) a été lourdement bombardée ces derniers jours.

Le ministère britannique de la Défense estime que les forces russes étaient samedi à 25 kilomètres de la capitale et qu’une colonne au nord de la ville s’était dispersée, renforçant l’idée d’une volonté d’encerclement.

4h53 : La Bourse de Moscou reste fermée

La Banque centrale russe a annoncé la fermeture, pour une nouvelle semaine, de la Bourse de Moscou, selon le Moscow Times

4h44 : Explosions à Kherson

Selon des médias ukrainiens, des explosions viennent d’être entendues à Kherson

4h36 : Sommet gréco-turc à Istanbul

La guerre en Ukraine va-t-elle rapprocher Ankara et Athènes ? La visite ce dimanche à Istanbul du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et son tête-à-tête avec le président turc Recep Tayyip Erdogan nourrissent l’effort de rapprochement entre les deux voisins, membres de l’Otan et rangés du côté de l’Ukraine face à la Russie.

Cette rencontre intervient alors qu’Ankara, qui se place depuis le début du conflit en médiateur, a accueilli vendredi les premiers pourparlers entre les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et ukrainien Dmytro Kouleba depuis le début de la guerre.

3h10 : Nouvelles réunions cette semaine à l’ONU

L’Ukraine va une nouvelle fois être au cœur des discussions à partir de lundi à l’ONU. Plusieurs réunions vont ainsi être consacrées à la guerre mais sans qu’il soit acquis à ce stade qu’elles déboucheront sur l’adoption d’un texte.

Lundi, le Conseil de sécurité discutera de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Président en 2022 de l’OSCE, le ministre polonais des Affaires étrangères, Zbigniew Rau, devrait intervenir lors de la session. Durant la semaine, le Conseil de sécurité pourrait également se réunir sur les violations des droits humains, selon des diplomates.

1h44 : Zelensky parle de son échange avec Bennett

Alors que des rumeurs ont couru sur un coup de pression du Premier ministre israélien (voir notre post de 22h35), selon Volodymyr Zelensky son échange avec Naftali Bennett a porté sur les « perspectives de pourparlers de paix ». Le président ukrainien a une nouvelle fois demandé d’œuvrer pour l’arrêt de « la répression contre les civils » et pour la libération du maire de Melitopol.


 

22h55 : Une nouvelle enveloppe américaine de 200 millions de dollars pour l’Ukraine

Ni des vivres, ni du matériel médical, mais des armes. La Maison-Blanche autorise une nouvelle aide en armes de 200 millions de dollars pour l’Ukraine, afin de l’aider à se défendre contre l’invasion russe.

 BREAKING : U.S. President Joe Biden on Saturday authorized $200 million in weapons and other assistance for Ukraine, the White House said.

The decision brings total U.S. security aid provided to Ukraine over the past year to $1.2 billion, a senior administration official said. pic.twitter.com/SoYwsUyIWq
– World News 24 (@DailyWorld24) March 12, 2022

Washington avait déjà autorisé une aide en équipements militaires le 26 février de 350 millions de dollars.

22h35 : Non, Israël n’a pas dit à l’Ukraine de dire « oui » à la Russie (dit Israël)

Selon plusieurs médias israéliens, un haut fonctionnaire ukrainien aurait affirmé que le Premier ministre israélien Naftali Bennettn souhaite que l’Ukraine capitule et aurait exhorté le président ukrainien Volodymyr Zelensky à accepter les conditions de Moscou lors d’une conversation téléphonique.

Faux, a rétorqué plus tard une porte-parole du gouvernement de l’Etat hébreu. « A aucun moment le Premier ministre Bennett n’a conseillé au président Zelensky d’accepter un accord avec Poutine ».

22h08 : La menace se rapproche de Kiev et de ses alentours

Alors que les forces armées russes tentent d’encercler Kiev, la commune de Vassylkiv, au sud de la capitale, a été frappée. Des roquettes russes ont « complètement détruit » l’aéroport local et un terminal pétrolier, touché lui aussi, a pris feu, selon les Ukrainiens. Pour se rendre compte de la proximité de Vassylkiv et de Kyev, c’est par ici :



21h38 : Pas de confiance de Kiev à l’avenir

Revenons sur les pourparlers entre Kiev et Moscou : le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ne sera pas dupe malgré de possibles avancées : « l’Ukraine ne pourra pas faire confiance à la Russie après cette guerre sanglante ». Des garanties de sécurité « doivent être proposées par d’autres leaders étrangers », a-t-il estimé. Mais quels leaders pourraient correspondre ?

21h19 : Et maintenant, un faux referendum organisé par les Russes à Kherson ?

Plusieurs responsables ukrainiens accusent la Russie de vouloir mettre en scène un référendum pour créer une république indépendante à Kherson, ville proche de la Crimée. Kherson est tombée aux mains de Moscou le 3 mars dernier. 

C'est Dmytro Kouleba, le chef de la diplomatie ukrainienne, qui en parle sur Twitter : 

 Following 2014 playbook, Russians now desperately try to organize a sham ‘referendum’ for a fake ‘people’s republic’ in Kherson. Given zero popular support, it will be fully staged. Severe sanctions against Russia must follow if they proceed. Kherson is & will always be Ukraine.
— Dmytro Kuleba (@DmytroKuleba) March 12, 2022
20h46 : Des artistes donnent un concert en plein air à OdessaUne lueur dans l’obscurité. Ce samedi, des chanteurs et musiciens de l’opéra d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, ont donné une représentation en plein air, quelques heures seulement après que des sirènes d’avertissement anti-bombardement ont résonné dans la ville. Notre journaliste Clément Rodriguez vous raconte tout ici :
20h15 : La situation humanitaire en Ukraine est « catastrophique » dans certaines villes, selon Moscou

Le ministère russe de la Défense a estimé ce samedi que la situation humanitaire se dégradait en Ukraine, qui fait face à une offensive des forces de Moscou, et qu’elle était « catastrophique » dans certaines villes.

« La situation en Ukraine, malheureusement, continue de se dégrader rapidement et, dans certaines villes, elle a atteint des proportions catastrophiques », a déclaré le général Mikhaïl Mizintsev, cité par les agences de presse russes.

Il a accusé les « nationalistes » ukrainiens de miner les zones résidentielles et de détruire des infrastructures clés telles que les routes et les ponts, privant les civils de voies d’évacuation et les laissant sans électricité, sans eau, nourriture et médicaments.

19h57 : Zelensky en visioconférence avec des milliers de manifestants à Florence

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté leur soutien à l’Ukraine après l’invasion de la Russie, lors d’un rassemblement samedi à Florence (Italie), au cours duquel le président ukrainien Volodymyr Zelensky est intervenu par liaison vidéo.

Le président ukrainien a déclaré à la foule que son pays subissait des bombardements « 24 heures sur 24 », visant des écoles, des hôpitaux, des zones résidentielles, et « même les églises, même les places comme la vôtre ».

La manifestation était organisée par le maire de Florence, Dario Nardella, également président du réseau Eurocities, qui regroupe plus de 200 villes dans 38 pays.

 

19h46 : Les Ukrainiens accusent les Russes d’avoir tiré sur des femmes et des enfants en train d'évacuer, causant la mort de 7 personnes

Les soldats russes ont tiré vendredi sur des civils qui empruntaient un couloir d’évacuation près de Kiev, tuant 7 personnes dont un enfant, ont affirmé samedi les services de renseignement militaire ukrainiens sur Facebook.

« Les Russes ont tiré sur une colonne de femmes et d’enfants dans la région de Kiev, qui essayaient d’être évacués par un couloir approuvé à l’avance », selon cette source. « Le bilan de cet acte brutal est de 7 morts. L’un d’eux est un enfant ».

19h28 : Le désarroi des couples qui ont lancé une procédure de GPA en Ukraine

De nombreux couples français voient leur projet de fgestation pour autrui (GPA) en Ukraine contrarié par le conflit et s'inquiètent pour leur enfant à naître et pour le sort de leur gestatrice. 

Notre journaliste, Delphine Bancaud, a rencontré Pauline et Marie qui attendent leur bébés. A lire ici : 

 

18h35 : De nombreux rassemblements de soutien à l’Ukraine à dans les villes françaises

Comme depuis le début l’invasion de l’Ukraine par la Russie, des rassemblements de soutien au pays de Volodymyr Zelensky se sont déroulés ce samedi dans plusieurs villes françaises.

Des centaines de manifestants se sont rassemblées à Paris, Lille ou encore à Rennes au son des « Aidons l’Ukraine, boycottons le gaz et le pétrole russe. »

De nombreux Ukrainiens et Russes opposés à la guerre étaient d’ailleurs réunis sur la place de la République à Paris.

Il faut « montrer à tout le monde qu’il y a une résistance, même si on n’est pas l’arme au poing mais ça aussi c’est une arme, le fait d’être ensemble c’est une arme et on est fier d’être là », affirme Maya Dahan, 33 ans.

18h10 : Prague demande de l’aide à l’UE pour accueillir les réfugiés

La République tchèque a demandé à l’Union européenne 25 ensembles de constructions modulaires pour l’aider à accueillir jusqu’à 50.000 réfugiés ukrainiens, alors que ses ressources sont presque épuisées, a déclaré ce samedi le ministre de l’Intérieur Vit Rakusan.

La porte-parole de la direction générale des pompiers, qui jouent un rôle important dans le transport et l’accueil des réfugiés, Pavla Jakoubkova, a elle estimé que «la capacité d’absorption (de réfugiés) de la République tchèque est presque épuisée». Plus de 102.000 réfugiés ukrainiens ont été enregistrés en République tchèque depuis l’invasion russe le 24 février, a-t-elle déclaré, mais leur nombre réel atteint «certainement 200.000».

«Par conséquent, les gens devront être concentrés dans des gymnases, des halles etc.» et leur hébergement ne sera pas confortable, a ajouté Pavla Jakoubkova.

17h34 : Les parents d’élèves du Lycée français de Moscou interpellent les autorités françaises

 

Plus de 200 parents d’élèves du Lycée français de Moscou ont interpellé les autorités françaises, jugeant que le rappel de tous les enseignants, conséquence du conflit en Ukraine, mettait « en péril » l’existence de l’école et l’éducation de leurs enfants.

« Nous comprenons que la situation politique (…) est particulièrement critique. Cependant, étant donné qu’il n’y a pas de danger de sécurité pour les personnes résidant à Moscou, nous vous prions de revenir sur votre décision d’interrompre le processus d’enseignement », écrivent les 261 signataires.

Des courriers ont été adressés au ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à Brigitte Macron, l’épouse du président français et ancienne enseignante, l’ambassadeur de France et à la députée des français de l’étranger Anne Genetet.

17h14 : Volodymyr Zelensky évoque des avancées dans les pourparlers avec Moscou

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué ce samedi une «approche fondamentalement différente» de Moscou qui auparavant ne faisait  que «poser des ultimatums» dans ses pourparlers avec les Ukrainiens, lors d'une conférence de presse à Kiev.

Interrogé sur des déclarations vendredi du président russe Vladimir Poutine, qui avait évoqué des «avancées» dans les pourparlers russo-ukrainiens, le président ukrainien s'est dit «content d'avoir un signal de la Russie». 

Lors des dernières discussions, «on a commencé à parler», et Moscou «ne pose plus simplement des ultimatums», ce qui constitue «une approche fondamentalement différente», a ajouté le président ukrainien.

16h55 : Un « entretien franc et difficile ». L'Elysée annonce de nouvelles sanctions

L’Elysée a débriefé auprès de certains journalistes l’entretien entre Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Vladimir Poutine. « Il appartient à Poutine de cesser la guerre, nous mettons sur lui la pression maximum et nous ne le lâcherons pas. Nous lui demandons des comptes », annonce l’exécutif. La Russie pourrait être « mise au ban » de certaines institutions internationales, à l’image de la Syrie et de la Corée du Nord.

A l’issue de cet appel, «Vladimir Poutine n'a pas montré de volonté de stopper la guerre», selon la France. Conséquence, «Nous allons donc prendre de nouvelles mesures de sanctions, dans les prochaines heures», annonce l’Elysée.

16h44 : Marine Le Pen dénonce des « profiteurs de guerre » sur le prix de l’essence

La candidate RN à la présidentielle a dénoncé les bénéfices des pétroliers avec la hausse record des prix à la pompe depuis le début de la guerre en Ukraine. Elle demande une enquête à la DGCCRF. On vous en dit plus juste ici.

 

16h32 : La bataille des chiffres sur les morts russes

En plus d’annoncer pour la première fois un décompte officiel des morts ukrainiens, qu’il a chiffré à 1.300 soldats, le président Volodymyr Zelensky a de nouveau affirmé que l’armée russe, elle, avait perdu « environ 12.000 hommes ». C’est « un rapport d’un à dix, mais cela ne me rend pas heureux », a-t-il déclaré.

Le 2 mars, l’armée russe avait reconnu avoir perdu près de 500 soldats, mais n’a pas actualisé ses chiffres. Le 8 mars, après presque deux semaines de conflit, le Pentagone avait évoqué une estimation comprise entre 2.000 et 4.000 morts russes. Pour comprendre pourquoi ce décompte est difficile, et sa communication importante, on vous repropose la lecture de ce papier de notre journaliste Diane Regny.


 

16h21 : Macron exhorte Poutine à « lever le siège » de Marioupol, où la situation est « humainement insoutenable »

Au cours d’un nouvel appel téléphonique d’une heure et demie entre Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Vladimir Poutine, le président français et le chancelier allemand ont de nouveau appelé la Russie à « un cessez-le-feu immédiat ».

16h19 : « Environ 1.300 » militaires ukrainiens morts depuis le début de l’invasion russe, selon Zelensky

Les autorités ukrainiennes déclarent la mort d’environ 12.000 militaires russes.

16h18 : Paris dénonce comme des « mensonges » les accusations de Moscou sur les violations du droit humanitaire par l’Ukraine
15h57 : Yannick Jadot critique Total Energies

Sur France 2, le candidat écologiste à la présidentielle a plaidé pour une coupure des gazoducs russes. « Le seul moyen de pression pour que Vladimir Poutine arrête, c’est d’arrêter d’importer du gaz et du pétrole », explique-t-il, ajoutant que c’était l’occasion d’accélérer la transition énergétique. « L’écologie, c’est à la fois la paix, le climat et le pouvoir d’achat », ajoute-t-il.

Quelques minutes plus tard, Yannick Jadot participait à une marche pour le climat à Paris. A l’image de plusieurs banderoles, il a accusé le groupe TotalEnergies, qui refuse de quitter la Russie, d’être « complice » de « crimes de guerre ».

15h39 : La Pologne remboursera les particuliers hébergeant des Ukrainiens

L’Etat polonais compensera les dépenses des familles accueillant des réfugiés ukrainiens à raison de 40 zloty (8 euros) par jour et par personne, a annoncé samedi le vice-ministre de l’Intérieur Pawel Szefernaker. Cette allocation sera versée à la demande des intéressés, a posteriori, autrement dit à l’issue de la période d’accueil, qui pourra atteindre au maximum deux mois, a-t-il précisé au cours d’une conférence de presse. Ces deux mois de séjour doivent « permettre au citoyen ukrainien de décider ce qu’il compte faire en Pologne », a expliqué Pawel Szefernaker.

15h25 : 30 % de réfugiés non-Ukrainiens selon la droite et l’extrême-droite, 3 % selon la police

Alors que les déclas médiatiques sur la différence entre l’immigration « de bonne qualité » qui constitueraient des Ukrainiens « comme nous » et le discours habituel sur les migrants africains ou du Moyen-Orient sont de plus en plus dénoncées, plusieurs élus ont dénoncé le fait qu’un tiers des réfugiés ne seraient pas Ukrainiens. Selon Nicolas Bay, vice-président de Reconquête !, le parti d’Eric Zemmour, ces réfugiés « viennent d’Afrique subsaharienne notamment et qui utilisent cette nouvelle voie migratoire pour venir en Europe ».

Des élus LR ont aussi relayé ce chiffre, issu d’un article du Figaro affirmant sans source que 30 % des déplacés arrivés en France sont des migrants d’autres nationalités, dont beaucoup d’Algériens. Le ministère de l’Intérieur a indiqué vendredi que sur les 10.007 personnes en provenance d’Ukraine contrôlées sur le territoire national par la police aux frontières depuis le 25 février, au lendemain du déclenchement du conflit, 9.761 étaient Ukrainiens, soit 97,5 %.

15h18 : Un yacht d'Abramovitch arrive au Monténégro

Le luxueux yacht Solaris, long de 140 mètres, de l'oligarque russe Roman Abramovitch, visé par des sanctions britanniques et canadiennes en représailles à l'invasion russe de l'Ukraine, est arrivé dans la matinée dans la baie de Kotor et s'est ancré au large de la marina Porto Montenegro. Roman Abramovitch possèderait une demi-douzaine de yachts, dont notamment Eclipse, long de 162 mètres.

14h56 : L’opéra d’Odessa hors les murs

Ce concert a été organisé pour soutenir l’appel du président ukrainien à instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, afin de chasser l’aviation russe. « S’il vous plaît, aidez-nous à fermer le ciel aux avions russes, permettez-nous de vivre et d’élever nos enfants en paix », supplie la directrice de l’opéra.


 

14h51 : Poutine accuse les forces ukrainiennes de « violations flagrantes » du droit humanitaire

Vladimir Poutine a évoqué, lors d’un appel téléphonique avec Emmanuel Macron et Olaf Scholz, des « assassinats extrajudiciaires d’opposants », des « prises d’otages de civils » et leur « utilisation comme boucliers humains », ainsi que le « déploiement d’armes lourdes dans des zones résidentielles, à proximité d’hôpitaux, d’écoles et de jardins d’enfants », selon un communiqué du Kremlin.

14h44 : Le Parlement ukrainien lance une com' choc

La chambre s’appuie sur un clip impressionnant pour demander à nouveau une zone d’exclusion aérienne. « Vous pensez que vous n’êtes pas concernés ? Aujourd’hui c’est l’Ukraine, demain ça sera toute l’Europe », alerte le Parlement.


 

14h35 : Premières difficultés pour le géant minier russe Nornickel

Le trafic aérien avec la Russie étant sévèrement restreint, Nornickel a rencontré des difficultés pour expédier son palladium, a déclaré dans une interview au quotidien RBK Vladimir Potanine, l’oligarque contrôlant ce groupe. « Mais nous avons pu organiser l’approvisionnement par des canaux alternatifs », a-t-il tempéré.

Le groupe produit du palladium et du nickel, deux produits qui atteignent actuellement des prix historiques. Le Wall Street Journal a indiqué lundi que le producteur de ces deux métaux, essentiels pour les batteries des véhicules électriques et les semi-conducteurs, pourrait être « trop gros pour être sanctionné ». La Russie est un des premiers producteurs du monde de ces deux métaux.

14h22 : Inquiétude des couples ayant lancé une procédure de GPA en Ukraine

La guerre a aussi son lot de conséquences sur les parents français. Alors que la France a suspendu cette semaine toute procédure d’adoption pour les enfants d’Ukraine et de Russie, les couples ayant lancé une procédure de GPA en Ukraine s’inquiètent du sort de la mère porteuse et de leur enfant. Notre journaliste Delphine Bancaud a recueilli plusieurs témoignages.


 

14h16 : La Premier League retire son agrément de dirigeant à Abramovitch

« A la suite des sanctions imposées par le gouvernement britannique, le conseil d’administration de la Premier League a enlevé à Roman Abramovitch son rôle de directeur du Chelsea Football Club », écrit l’organisateur du championnat anglais. Cette décision « n’a aucun impact sur la capacité du club à s’entraîner et à disputer des matchs, conformément aux dispositions de la licence accordée (au club) par le gouvernement et qui expirera au 31 mai », ajoute le bref communiqué.

Le gel des avoirs de Roman Abramovitch avait fait planer sur le club londonien la menace de ne plus pouvoir payer ses joueurs. La mesure était pourtant accompagnée d’une autorisation pour le club de poursuivre son activité, mais avec des restrictions importantes. Le club ne peut plus vendre de nouveaux billets, ni d’articles de merchandising, et il ne peut pas non plus recruter de joueurs ou prolonger les contrats existants. La vente du club, décidée avec Abramovitch juste avant le gel de ses avoirs, pourrait en revanche aboutir, mais le feu vert du gouvernement à la transaction serait conditionné au fait que l’oligarque n’en tire aucun profit.

14h12 : La mosquée de Marioupol pas touchée par les bombes

Le président de l’Association de la mosquée Souleiman de Marioupol, Ismail Hacioglu, a réagi aux déclarations du gouvernement ukrainien, selon lesquelles une mosquée de Marioupol a été bombardée. « Les Russes bombardent la zone (…) qui se trouve à 2 km de la mosquée, et une bombe est tombée à une distance de 700 m de la mosquée », précise-t-il sur Instagram. De plus, seuls trente civils seraient abrités dans la mosquée.

Au total, 86 citoyens turcs se trouvent encore dans la ville de Marioupol, que son association essaie de regrouper, passant de maison en maison, a indiqué Ismail Hacioglu à la télévision turque. Il a expliqué que son association avait déjà tenté à quatre reprises d’évacuer les Turcs en formant un convoi « mais les Russes ne nous ont pas laissés passer » aux barrages. « Nous allons tenter une cinquième fois », affirme-t-il.

13h29 : Zelensky demande l’aide de Macron et Scholz au sujet du maire ukrainien enlevé par les Russes

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé samedi le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz à aider à faire libérer le maire de la ville ukrainienne de Melitopol, enlevé la veille par les Russes selon Kiev.

« Durant la nuit et aujourd’hui, nous parlons à nos partenaires de la situation avec notre maire. Notre exigence est claire : il faut qu’il soit libéré immédiatement (…) J’ai déjà téléphoné au chancelier Olaf Scholz. J’ai parlé au président Emmanuel Macron (…), je parlerai à toutes les personnes nécessaires pour faire libérer nos gens », a déclaré M. Zelensky dans une vidéo diffusée par la présidence ukrainienne.

Selon le président ukrainien et le Parlement, le maire Ivan Fedorov a été enlevé vendredi par des soldats russes qui occupent Melitopol, ville du sud de l’Ukraine à mi-chemin entre Marioupol et Kherson, parce qu’il « refusait de coopérer avec l’ennemi ».

13h16 : L’Allemagne envisage de se passer du pétrole et du charbon russe d’ici fin 2022

L’Allemagne envisage de pouvoir se passer du charbon russe d’ici l’automne et du pétrole russe quasiment d’ici la fin de l’année, a annoncé ce samedi son ministre de l’Economie, Robert Habeck.
« Si nous y parvenons, nous serons indépendants du charbon russe à l’automne et presque indépendants du pétrole de Russie à la fin de l’année », a-t-il ajouté.

Actuellement, l’Allemagne importe un tiers de son pétrole et quelque 45 % de son charbon de Russie, selon les statistiques du gouvernement allemand.

13h07 : Le flot de réfugiés ralentit depuis 24 heures

Le flot de personnes fuyant le conflit en Ukraine s’est quelque peu ralenti depuis 24 heures pour approcher les 2,6 millions de réfugiés, deux semaines après l’invasion ordonnée par le président russe Vladimir Poutine, selon le dernier décompte de l’ONU publié ce samedi.

La Pologne accueille à elle seule plus de la moitié de tous les réfugiés qui ont fui depuis le début de l’invasion russe. Depuis le 24 février, 1.575.703 personnes fuyant le conflit en Ukraine sont entrées en Pologne, selon le Haut-commissariat aux réfugiés.

12h41 : La ville de Volnovakha dévastée

Hier, l'armée russe affirmait avoir pris le contrôle de cette petite ville à mi-chemin entre Donetsk et Marioupol, dans le sud-est du pays.


 

12h26 : La Russie menace de cibler les livraisons d’armes occidentales

« Nous avons averti les États-Unis que la livraison d’armes qu’ils orchestrent depuis un certain nombre de pays n’est pas seulement un geste dangereux, c’est un acte qui font des convois mentionnés en cibles légitimes », a averti le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov dans une interview à la chaîne télévisée Pervy Kanal. Il a notamment cité les systèmes de défense aérienne portables et les systèmes de missiles antichars.

12h22 : Une collecte de drones civils lancée en Pologne

Un fabricant polonais de drones a lancé une collecte de drones civils, destinés, après vérification, à aider les Ukrainiens face à l’agression russe, a annoncé samedi l’un des propriétaires de l’entreprise Spartaqs, Slawomir Huczala. Il s’agit de drones civils équipés de caméras qui peuvent rendre différents services aux Ukrainiens : « vérifier s’ils peuvent sortir en sécurité d’un bunker, localiser les victimes de bombardements, voire documenter les destructions et les crimes de guerre », a expliqué Slawomir Huczala dans un message vidéo posté sur les réseaux sociaux.

Les appareils offerts par leurs propriétaires privés sont révisés par les techniciens de Spartaqs, équipés de nouvelles piles et rendus anonymes et peu visibles, leurs feux de position étant éteints, a-t-il ajouté. Dans le cadre de cette action baptisée « Drones pour l’Est » vingt-six engins, avec des instructions techniques en ukrainien, ont d’ores et déjà été remis à la frontière aux autorités ukrainiennes, a précisé l’entreprise sur sa page web.

12h13 : Des ingénieurs russes inspectent la centrale de Zaporojie

Des responsables du géant du nucléaire russe, Rosatom, sont arrivés vendredi à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, bombardée le 4 mars et occupée depuis par les Russes, se disant là pour vérifier le niveau de radiation, a indiqué l’agence nucléaire ukrainienne Energoatom. Ces ingénieurs ont indiqué au personnel ukrainien avoir été envoyés pour « évaluer le niveau de radiation » et « aider à réparer la centrale », après les bombardements qu’elle a subis début mars, toujours selon Energoatom.

Mais le refus du personnel ukrainien de collaborer avec les Russes serait aussi une raison de leur venue, selon l’agence. L’un des Russes arrivés à la centrale avec les ingénieurs, qui s’est présenté comme le nouveau responsable de l’administration militaro-civile locale, a affirmé au personnel que la centrale était désormais considérée territoire russe et dépendante de l’agence russe Rosatom, a encore ajouté Energoatom.

12h09 : Nouvel entretien en cours entre Scholz, Macron et Poutine
12h05 : Silence d’Ankara sur le bombardement de la mosquée de Marioupol

Le gouvernement turc refuse de réagir aux informations rapportant le bombardement de la mosquée de Marioupol en Ukraine, dans laquelle de nombreux citoyens turcs auraient trouvé refuge, suscitant l’anxiété de leurs proches. Le ministère turc des Affaires étrangères a affirmé « ne pas avoir d’information ». La représentation ukrainienne en Turquie avait relayé dès vendredi auprès de plusieurs journalistes l’alerte d’un adjoint au maire de Marioupol, Petro Andryushchenko, postée sur Facebook en ukrainien et en anglais.

« Le président turc Recep Tayyip Erdogan doit savoir que (…) 86 citoyens turcs se cachent en ce moment dans la mosquée, dont 34 enfants ». « En ce moment, l’armée russe bombarde la zone y compris la mosquée », insistait-il. Cette incertitude est intenable pour les proches. « Mon frère, Sahin Beytemur, vit depuis huit ans à Marioupol (…) Nous n’avons pas de nouvelles depuis samedi dernier. Il nous avait dit qu’ils iraient à la mosquée si la situation empirait », a confié à l’AFP la sœur de ce commerçant turc de 38 ans.

11h57 : Nathalie Artaud dénonce une guerre de « brigands » et pointe la responsabilité du « camp impérialiste »

« On ne peut qu’être saisi d’effroi, Poutine a fait le pas vers une guerre qui est fratricide et qui est monstrueuse. Mais il n’est pas le seul responsable : je pense que le camp occidental, l’impérialisme américain derrière l’Otan a une responsabilité écrasante parce qu’il y a une guerre d’influence entre le camp occidental et la bureaucratie russe depuis de longues années », a déclaré la candidate d’extrême gauche sur France Info.

« Il y a une rivalité, donc moi je me range ni dans un camp, ni dans un autre. Là on a affaire à une guerre entre brigands, entre Poutine et le camp impérialiste », a ajouté Nathalie Arthaud, ajoutant que l’Otan n’est « pas une agence de paix » et qu’elle a « ceinturé de bases militaires, bourrées de missiles, la Russie depuis 1991 ».

11h45 : Kiev en cours d’encerclement ?

Les troupes russes tentent actuellement d’encercler Kiev : présents dans les faubourgs de la capitale, ils cherchent à éliminer les défenses à l’ouest et au nord de la ville pour la « bloquer », selon l’état-major ukrainien. Kiev se prépare à une « défense acharnée », a proclamé un conseiller du président Zelensky.


 

11h32 : Emmanuel Macron prévoit des conséquences alimentaires sur de longs mois

Les pays du G7 ont demandé d’éviter toute mesure limitant les exportations de denrées alimentaires pour ne pas aggraver l’actuelle hausse des prix sur ce marché. Emmanuel Macron a averti que l’Europe et l’Afrique « seront très profondément déstabilisées sur le plan alimentaire » dans les 12 à 18 mois. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a estimé que huit à 13 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de sous-nutrition si les exportations alimentaires de l’Ukraine et de la Russie, qui produit aussi une partie des engrais européens, étaient durablement empêchées.

11h08 : La Croatie critique la non-réaction de l’Otan après la chute d’un drone sur Zagreb

Jeudi soir, un drone de fabrication soviétique de 14 mètres de long s’est écrasé dans un parc de Zagreb, endommageant une quarantaine de voitures mais sans faire de victimes. « Lancé de toute évidence sur le territoire de l’Ukraine », l’engin a volé dans l’espace aérien de la Roumanie et de la Hongrie, avant de s’écraser à Zagreb, après « sept minutes » de vol en Croatie, selon le Premier ministre croate Andrej Plenkovic. Russie et Ukraine ont affirmé que le drone ne leur appartenait pas.

Zagreb se trouve à quelque 550 kilomètres à vol d’oiseau de la frontière la plus proche de l’Ukraine. Et si « la défense aérienne et antimissile intégrée » de l’Otan « a suivi la trajectoire d’un objet qui s’est ensuite écrasé à Zagreb », selon un responsable, la Croatie n’a pas été informée lors du survol de la Hongrie. « C’est évident que la réaction n’était pas bonne, ni l’estimation du niveau du danger, ni la communication avec d’autres pays de façon prompte et rapide (…) Il s’agit d’un incident qui ne doit pas se répéter », a déploré Andrej Plenkovic. « C’est l’espace aérien de l’Otan, roumain, hongrois et croate, et nous ne pouvons plus tolérer une telle situation. Elle ne devrait pas se reproduire. Il s’agissait d’une menace évidente à laquelle on aurait dû réagir. »

10h49 : Des hôpitaux bombardés à Mykolaïv

La ville portuaire de Mykolaïv, située dans le sud de l’Ukraine, près d’Odessa, a été bombardée sans répit dans la nuit de vendredi à samedi, les tirs touchant notamment un centre de soins pour le cancer et un hôpital ophtalmologique. « Ils ont tiré sur ces zones civiles, sans aucun objectif militaire. Ici il y a un hôpital, un orphelinat, un centre ophtalmologique », tous situés dans le quartier Ingoulski au nord de la ville, a indiqué Dmytro Lagotchev, chef de l’hôpital.

Au moment des frappes, aucun patient, ni soignant ne se trouvait dans le centre contre le cancer. Mais l’hôpital ophtalmologique, lui, abritait des patients au nombre non précisé.

10h41 : Des billes de métal retrouvées dans un drone russe

Un drone russe s’est écrasé ce matin dans les rues de Kiev, sans qu’on sache pour l’heure s’il a été abattu ou était défaillant. Transportant des explosifs, il avait vraisemblablement pour mission de se crasher sur un site stratégique. Parmi les munitions, les militaires ukrainiens ont retrouvé des billes de métal, destinées à être projetées dans toutes les directions au moment de l’impact. Ce type de munitions, qui peut causer d’importants dommages collatéraux et toucher des civils, est normalement interdit.


 

10h19 : L’Italie gèle le yacht d’un oligarque russe

Les autorités italiennes ont annoncé samedi avoir gelé un yacht d’une valeur de 530 millions d’euros appartenant à l’oligarque russe Andrei Melnichenko, visé par les sanctions de l’Union européenne. Le « SY A », amarré dans le port de Trieste dans le nord-est de l’Italie, serait le plus grand yacht privé à moteur à voile du monde. Magnat multimilliardaire du charbon et de l’engrais, Andrei Melnichenko a été inscrit en début de semaine sur une liste noire de l’Union européenne et fait l’objet d’un gel des avoirs et d’une interdiction de visa.

9h53 : Une mosquée abritant 80 civils bombardée à Marioupol

« La mosquée du sultan Souleïman le Magnifique et de son épouse Roxolana à Marioupol a été bombardée par les envahisseurs russes », a déclaré le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un tweet. « Plus de 80 adultes et enfants s’abritent là, dont des citoyens turcs », a-t-il ajouté, sans préciser quand le bombardement avait eu lieu. Marioupol, port clé du sud-est de l’Ukraine, est en état de siège depuis douze jours.

9h50 : Les parents d’élèves du Lycée français de Moscou ne veulent pas que l’école s’arrête

« Nous comprenons que la situation politique (…) est particulièrement critique. Cependant, étant donné qu’il n’y a pas de danger de sécurité pour les personnes résidant à Moscou, nous vous prions de revenir sur votre décision d’interrompre le processus d’enseignement », écrivent 261 parents d’élèves du Lycée français de Moscou. Des courriers ont été adressés au ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à Brigitte Macron, l’épouse du président français et ancienne enseignante, l’ambassadeur de France et à la députée des Français de l’étranger Anne Genetet.

Le proviseur du Lycée français, Nicolas Ruellan, avait annoncé le 8 mars dans un très bref courriel que tous les personnels français quittaient la Russie et la mise en place d’une « continuité pédagogique à distance dès le 15 mars ». Précédemment, le ministère des Affaires étrangères avait « recommandé aux ressortissants français, dont la présence et celle de leur famille n’est pas essentielle en Russie, de quitter le pays tant que cela est encore possible », arguant de la raréfaction des liaisons aériennes du fait des sanctions occidentales.

9h36 : Quelques images satellites des environs de Kiev

 

9h20 : Le gaz russe vers la Chine ?

En croissance constante, la Chine a vu ses besoins énergétiques se multiplier ces dernières années. Le pays était ainsi le deuxième consommateur de pétrole du monde derrière les Etats-Unis et le troisième pour le gaz l’an dernier. Mais le gaz russe ne représente que 5 % de la consommation chinoise. Et si l’an dernier, l’UE a importé 155 milliards de m3 de gaz russe, selon l’AIE, soit environ 10 fois plus que la Chine, les sanctions occidentales pourraient bien changer la donne.

Le premier gazoduc Russie-Chine est entré en service en 2019. Le tronçon chinois, qui doit à terme permettre d’acheminer du gaz jusqu’à Shanghai, est divisé en trois parties dont l’une reste à construire. L’ensemble sera pleinement opérationnel en 2025. Le « Power of Siberia » aura ainsi une capacité de 38 milliards de m3 par an. Un second gazoduc, « Power of China 2 », est par ailleurs évoqué pour traverser la Mongolie. Si le projet se concrétise, il fournira 50 milliards de m3 de gaz supplémentaires à la Chine, selon la télévision publique CCTV.

8h56 : Le point en 4 infographies

Chaque semaine, 20 Minutes vous propose d'y voir plus clair dans l'avancée du conflit avec un recap' en quatre infographies. Et pour celui d'hier, c'est juste là.

 

8h44 : Un maire ukrainien enlevé par l’armée russe

Le maire de Melitopol a été enlevé vendredi par des soldats russes qui occupent cette ville du sud de l’Ukraine, ont affirmé des responsables ukrainiens, une information confirmée par le président Volodymyr Zelensky. « Un groupe de dix occupants a enlevé le maire de Melitopol Ivan Fedorov », a indiqué sur son compte Twitter la Rada, le Parlement ukrainien. « Il refusait de coopérer avec l’ennemi », a-t-elle ajouté. « Il s’agit de toute évidence d’un signe de faiblesse des envahisseurs (…) Ils sont passés à un nouveau stade de terreur dans lequel ils essaient d’éliminer physiquement les représentants des autorités ukrainiennes locales légitimes », a souligné M. Zelensky.

8h31 : L’image d’Angela Merkel écornée

Jusqu’à peu encore louée comme une des plus grandes dirigeantes européennes de l’après-guerre, l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel voit son bilan critiqué pour sa proximité avec Moscou. La politique suivie pendant près de deux décennies, visant à parier sur des contrats commerciaux pour démocratiser et amadouer les régimes autoritaires comme en Russie ou en Chine, constitue « une erreur », estime Die Welt.

Au cours de la dernière décennie, la dépendance énergétique de l’Allemagne à l’égard de la Russie est passée de 36 % de ses importations totales de gaz en 2014 à 55 % actuellement. Et c’est Angela Merkel qui a autorisé le lancement de Nord Stream 2. Du point de vue militaire, l’armée allemande pâtit depuis des années d’un sous-investissement chronique. « Après la Géorgie, la Crimée et le Donbass, nous n’avons rien préparé qui aurait vraiment dissuadé Poutine », a récemment reconnu l’ancienne ministre de la Défense et proche d’Angela Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer.

7h58 : La Russie affirme que les sanctions pourraient provoquer la chute de la Station spatiale internationale

Les sanctions occidentales introduites contre la Russie pourraient provoquer la chute de la Station spatiale internationale, a affirmé samedi Dmitri Rogozine, le patron de l’agence spatiale russe Roscosmos, demandant leur levée.

Selon lui, le fonctionnement des vaisseaux russes ravitaillant l’ISS sera perturbé par les sanctions, affectant en conséquence le segment russe de la station, qui sert notamment à corriger l’orbite de la structure orbitale. En conséquence, cela pourrait provoquer « "l’amerrissage" ou "l’atterrissage" de l’ISS pesant 500 tonnes ».

7h29 : Des images satellites, prises hier matin, de l’aéroport de Hostomel surnommé « aéroport Antonov ». Il est situé à une trentaine de kilomètres de Kiev et est normalement utilisé pour le fret. Il a une importance stratégique pour les Russes dans la conquête de la capitale

 

7h08 : Quelque 17 milliards de pertes pour les clients de BlackRock

Des fonds du gestionnaire d’actifs américain BlackRock ont enregistré des pertes de quelque 17 milliards de dollars liés à des investissements en Russie. Elles ne représentent toutefois que 0,17 % des actifs sous gestion chez le premier acteur mondial en la matière.

En un mois, la proportion des actifs russes dans le portefeuille total de BlackRock est passée de 0,18 % à 0,01 % sous l’effet d’une perte de valeur, notamment les actions. Ces pertes sont celles de clients de BlackRock et non de la société elle-même.

La Bourse de Moscou est fermée depuis le 25 février, soit le lendemain de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. « Pourquoi la Bourse de Moscou est-elle fermée ? », a lancé vendredi Joe Biden. « Parce que dès l’instant où elle rouvrira, elle sera dissoute. Elle va imploser ».

6h45 : Les idées de Loukachenko

Le président de la Biélorussie a confié à Vladimir Poutine sa stratégie pour contrer les sanctions internationales


 

6h39 : Instagram dans le viseur de Moscou

La Russie a annoncé qu’elle allait restreindre l’accès à Instagram, qu’elle accuse de propager des appels à la violence contre les Russes en lien avec le conflit en Ukraine. Cette décision intervient après que la maison mère du réseau social a assoupli son règlement sur les messages violents destinés à l’armée et aux dirigeants russes.

6h26 : Un siège dévastateur à Marioupol

Après douze jours de siège, Marioupol, port stratégique, se trouve sans eau, sans gaz, sans électricité, sans communications, et on y voyait ces derniers jours des gens se battre pour de la nourriture. Une situation « quasi désespérée », a alerté Médecins sans frontières.

 

6h11 : Des sirènes entendues dans les grandes villes

Les médias ukrainiens rapportent ce samedi matin que des sirènes d’avertissement anti-bombardement sont entendues sur l’ensemble du territoire, notamment les grandes villes Kiev, Odessa, Dnipro et Kharkiv

4h49 : Zelensky en appelle aux mères de soldats russes

Le président ukrainien tente de retourner la population russe en jouant sur la corde sensible. Volodymyr Zelensky vient ainsi d’appeler les mères de soldats russes à empêcher que leurs fils soient envoyés à la « guerre » en Ukraine.

« Je veux le dire encore une fois aux mères russes. Particulièrement, aux mères de conscrits. N’envoyez pas vos enfants à la guerre dans un pays étranger », a-t-il déclaré, dans une nouvelle adresse vidéo diffusée sur Telegram. « Vérifiez où est votre fils. Et si vous avez le moindre soupçon que votre fils pourrait être envoyé à la guerre contre l’Ukraine, agissez immédiatement » pour empêcher qu’il soit tué ou capturé.

4h41 : Les signalements de journalistes de RT sur Twitter critiqués

Le SNJ (Syndicat national des journalistes), SNJ-CGT et la CFDT Journalistes fustigent la « double peine pour les journalistes de RT France ». Ces syndicats ont en effet critiqué vendredi le signalement par Twitter de comptes personnels de ces journalistes, affublés de la mention « Média affilié à la Russie ».

Selon ces organisations, ce signalement touche également d’anciens journalistes de RT France. Les personnes concernées ne disposent d’aucun recours pour « s’y opposer ou même obtenir des explications de la part de Twitter ». « Alors que les journalistes de RT France sont déjà la cible de menaces de mort et d’insultes, cette étiquette collée d’autorité par Twitter les désigne encore plus distinctement et les met davantage en danger ».

Selon Twitter, peuvent être notamment signalés les médias affiliés à un État. Ces médias, « leurs rédacteurs en chef et/ou des journalistes expérimentés (…) peuvent faire appel de la décision ». Un ancien reporter de RT France, Jonathan Moadab, qui avait été signalé par Twitter, avait rapporté le 3 mars dans un tweet avoir obtenu l’effacement de cette mention, après une intervention du secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O.

4h21 : Dnipro bombardée

La grande ville de Dnipro, avec un peu moins d’un million d’habitants, est à son tour prise pour cible. Jusqu’ici épargnée par la progression des soldats russes, cette cité industrielle arrosée par le Dniepr, le fleuve qui marque la séparation entre l’est en partie prorusse de l’Ukraine et le reste de son territoire, a été visée par des raids qui ont fait au moins un mort.

« Il y a eu trois frappes aériennes sur la ville, sur un jardin d’enfants, un immeuble d’habitations et une usine de chaussures (…) où un incendie s’est ensuite déclaré », selon les services d’urgence ukrainiens.

4h14 : La sous-nutrition inquiète

Alors que les sanctions continuent de pleuvoir sur la Russie, le G7 exhorte la communauté internationale à éviter toute mesure limitant les exportations de denrées alimentaires. Le risque étant, a mis en garde l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), que huit à 13 millions de personnes supplémentaires souffrent de sous-nutrition dans le monde.

4h05 : Le Récap'

Et si vous ne souhaitez pas relire le long Live d’hier, vous trouverez les informations les plus importantes de vendredi dans ce point récap' :


 

 

 

3h59 : Retour sur les événements de vendredi

Pour celles et ceux qui ont manqué les heures précédentes, toutes les informations de vendredi sont dans ce Live :

 

3h13 : La pression monte encore sur Kiev

Les Russes continuent leur manœuvre d’encerclement de Kiev. Après avoir atteint ses faubourgs, ils cherchent à éliminer les défenses dans plusieurs localités à l’ouest et au nord de la capitale pour la « bloquer », a déclaré l’état-major ukrainien.

« Kiev est un symbole de la résistance » qui se prépare à une « défense acharnée », a en outre proclamé dans une vidéo Mykhailo Podolyak, un conseiller du président Zelensky.

3h06 : Le maire de Melitopol enlevé par des soldats russes

Le maire de Melitopol a été enlevé vendredi par des soldats russes qui occupent cette ville du sud de l’Ukraine, une information confirmée par le président Volodymyr Zelensky. Selon le Parlement ukrainien, Ivan Fedorov a été arrêté alors qu’il se trouvait au centre de crise de la ville pour s’occuper de questions d’approvisionnement.

« Il s’agit de toute évidence d’un signe de faiblesse des envahisseurs (…) Ils sont passés à un nouveau stade de terreur dans lequel ils essaient d’éliminer physiquement les représentants des autorités ukrainiennes locales légitimes », a souligné Zelensky dans un message vidéo. « La capture du maire de Melitopol est donc un crime, non seulement contre une personne en particulier, contre une communauté en particulier, et pas seulement contre l’Ukraine. C’est un crime contre la démocratie en tant que telle (…). Les actes des envahisseurs russes seront assimilés à ceux des terroristes de l’Etat islamique ».

3h : Deutsche Bank se retire de Russie

Un symbole de l’Allemagne boycotte à son tour Moscou. La première banque allemande, Deutsche Bank, a annoncé vendredi qu’elle se retirait de Russie. La veille, les banques américaines Goldman Sachs et JPMorgan Chase avaient annoncé qu’elles étaient en train de se défaire de leurs activités dans le pays.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue dans ce nouveau live de la rédaction de « 20 Minutes », mobilisée 24h/24. Au 17e jour de l’invasion, les Russes continuent leur manœuvre d’encerclement de Kiev. Après avoir atteint ses faubourgs, ils cherchent à éliminer les défenses dans plusieurs localités à l’ouest et au nord de la capitale pour la « bloquer », selon l’état-major ukrainien. Vendredi, l’ONU a mis en garde Moscou en rappelant que « cibler des civils, des hôpitaux, des écoles est inexcusable ». Les auteurs de ces actes « devront rendre des comptes ».