Guerre en Ukraine : L’Union européenne refuse une adhésion en accéléré de Kiev en son sein

C'EST NON Réunis à Versailles, les 27 ont rejeté la demande du président ukrainien d’intégrer sans délai son pays à l’Union

M.F avec AFP
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Séance d'ouverture de la session plénière avec les chefs d'Etat et de gouvernement européen et le Président de la République Emmanuel Macron du Sommet européen informel, dans le cadre de la présidence tournante française du Conseil de l'Union européenne, pour échanger sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie et le futur de l'Europe, au Château de Versailles le 10 mars 2022.
Séance d'ouverture de la session plénière avec les chefs d'Etat et de gouvernement européen et le Président de la République Emmanuel Macron du Sommet européen informel, dans le cadre de la présidence tournante française du Conseil de l'Union européenne, pour échanger sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie et le futur de l'Europe, au Château de Versailles le 10 mars 2022. — ISA HARSIN/SIPA

Comme nous vous l’expliquions précédemment, une adhésion à l’Union européenne ne se fait pas (du tout) en un claquement de doigts. L’Ukraine se l’est vu confirmer jeudi. Alors que Kiev avait déposé une candidature dans l’espoir de rejoindre l’UE « sans délai », les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres, réunis en sommet à Versailles, ont rejeté cette demande. « Il n’existe pas de procédure rapide », a rappelé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

« Est-ce qu’on peut aujourd’hui ouvrir une procédure d’adhésion avec un pays en guerre ? Je ne le crois pas. Est-ce qu’on doit fermer la porte et dire jamais ? Ce serait injuste », a résumé Emmanuel Macron qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE et recevait ses hôtes dans le cadre prestigieux du Château de Versailles.

Promesse de liens plus étroits

« Sans tarder, nous renforcerons encore nos liens et approfondirons notre partenariat afin de soutenir l’Ukraine dans la poursuite de son parcours européen. L’Ukraine fait partie de notre famille européenne », ont finalement proclamé les dirigeants dans une déclaration écrite.

Le Premier ministre slovène, Janez Jansa, n’a pas caché les divisions entre ceux « qui pensent que (…) les Ukrainiens se battent pour leur vie et méritent un message politique fort (…) et ceux qui débattent encore des procédures ». Des pays d’Europe centrale, Pologne en tête, souhaitent en effet accélérer la reconnaissance de la candidature ukrainienne.